Après 11 tentatives de commercialisation, le Rafale a une chance d’être enfin vendu à l’Inde. Si le contrat venait à être signé, 126  avions de chasse seront livrés, dont 18 directement, pour 12 milliards de dollars.

Rien est encore gagné. En 2007, l’Inde avait lancé l’un des plus grands appels d’offres du secteur de l’aéronautique militaire. Et c’est sur l’avion de chasse de Dassault Aviation Rafale, qui équipe l’armée française depuis 1998, que le gouvernement indien a jeté son dévolu. Alors que Dassault est sur le point de signer son premier contrat de vente pour le rafale, la société française pourrait bien faire les frais de la dégradation du roupie pas rapport au dollar, qui motiverait l’Inde a repoussé la signature du contrat à plusieurs années.

L’annonce faite pas le gouvernement français doit donc être prise avec quelques pincettes. En 2010, Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé qu’un contrat avait été conclu avec le Brésil pour la vente de 36 rafales, contrat qui avait capoté quelques temps après. Dassault Aviation et ses partenaires sont également en discussion avec les Emirats Arabes Unis (EAU) pour un contrat de 60 Rafales. Selon un haut responsable français, la décision des EAU pourraient intervenir « en février ».

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Toujours pas de résolution trouvée concernant le problème Syrien. Alors que la répression continue depuis mars 2011, la Russie et la Chine bloquent toujours une quelconque possibilité d’intervention. «Nous nous réunissons pour que cesse le silence scandaleux de ce Conseil» a déclaré William hague, chef de la diplomatie britannique.

Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni,  ont appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir les efforts de la Ligue Arabe, mais les russes et les chinois s’y opposent, usant de leur droit de véto. Principal argument porté par les deux soutiens indefectibles au régime de Bachar Al-Assad, ils ne veulent pas d’une « deuxième Lybie », et refusent toute « ingérence ».

Les liens entre les deux pays sont forts: une amitié remontant à la fin de la première guerre mondiale, basée sur des accords économiques importants, vente de matériel militaire… Les russes ont même été rappelés à l’ordre par la communauté internationale, concernant les ventes d’armes et de munitions en faveur du régime Syrien: « Nous sommes fondamentalement en désaccord. Il est plus qu’évident  que transférer des armes dans le cadre d’une situation instable et  violente est irresponsable et ne fait qu’aggraver le bain de sang », a t-on pu entendre au Conseil de Sécurité, sans jamais citer explicitement la Fédération en question.

Mardi soir, Alain Juppé dénoncait le « silence scandaleux » de l’ONU, et a demandé l’arrêt d’une « boucherie ». La répression aurait tué plus de cinq mille opposants au régime Syrien depuis mars 2011.

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Quatre voitures piégées ont explosé mardi dans des quartiers majoritairement chiites de Bagdad, faisant 14 morts et 75 blessés, selon la police et les hopitaux. Depuis le retrait des forces américaines fin 2011, sur fond de guerre civile entre chiites et sunnites, les attentats se succèdent.

La première voiture a explosé aux alentours de 6h45, près d’un groupe de travailleurs, et la deuxième près d’une boulangerie, une demi-heure plus tard, dans le quartier de Sadr City. Les deux autres ont visé des écoles secondaires dans le nord de Bagdad, causant la mort de trois personnes, et en blessant une trentaine d’autres. C’est la série d’attentats la plus meurtrière depuis le retrait des troupes américaines, en décembre dernier.

Le site jihadiste Honein,  prévient que « les attaques violentes contre les Rawafid (infidèles, nom donné aux chiites par les extrémistes sunnites) vont se poursuivre », rajoutant que « les lions de l’Etat islamique d’Irak ne cesseront pas leurs opérations tant que le gouvernement safavide restera au pouvoir ». Le gouvernement « safavide », du nom d’une dynastie iranienne, désigne l’actuel gouvernement irakien majoritairement chiite, que les extrémistes sunnites jugent inféodés à l’Iran.

 

 

« Honte à toi, France » titrait ce matin un grand quotidien turc, Vatan, suite à la loi votée par le Sénat, pénalisant la négation du génocide arménien. La crise entre les deux pays, n’a jamais été aussi profonde, depuis le référundum de 2005.

L’ensemble de la presse turque s’est déchaînée: pour le journal populaire Posta, « le président français Sarkozy a tourné le dos à la liberté et à la Turquie pour quelques votes », alors que pour Hürriyet, on parle de « massacre de la démocratie ». Le ministre turc des Affaires étrangères a même menacé la France d’une « rupture totale » des relations diplomatiques, et s’est dit « déterminé à prendre toutes les mesures nécessaires contre cette mesure injuste ». Ankara prévoit de réduire sa présence diplomatique en France, l’ambassadeur turc, Tahsin Burcuoglu parlant déjà de « départ définitif ».

Si la Turquie met en oeuvre toutes ces sanctions, les relations diplomatiques seraient reléguées au niveau des chargés d’affaires, soit la dernière classe de la mission diplomatique. Du côté de Paris, on tente de drédramatiser, on préfère parler de « faute », ou « d’erreur », et Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et donc, premier homme politique concerné, juge cette loi « inopportune » et a appelé la Turquie au « sang-froid ». Mais pas sûr que le message ait bien été reçu du côté d’Ankara, car le Premier ministre turc, Recep Erdogan, dénonçait mardi, une loi « discriminatoire » et « raciste ».

En cette période de crise, la France pourra t-elle se passer d’un allier économique aussi conséquent que la Turquie? Et en cette période de révolutions dans le monde arabe, et plus précisémment en Syrie, la France pourra t-elle s’amputer d’une frontière aussi importante? Toutes ces questions restent ouvertes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi, Kodak a annoncé le dépôt de bilan. Officiellement placement sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, la célèbre marque de photographie pourra se restructurer sans subir les pressions de ses créanciers.

Le passage à l’ère numérique n’a pas réussi à Kodak. Mondialement connue pour ses pellicules argentiques, la marque jaune et rouge était l’emblème du capitalisme américain. Pendant plus de soixante ans, la société avait figuré dans le club très fermé des trente valeurs qui composent l’indice Dow Jones. A la veille du dépôt de bilan, elle ne valait plus que 150 millions de dollars en bourse. En un an, l’action est passée de 5,20 $ à 0,55 $.

Placée sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, la société Kodak dispose d’une facilité de crédit de 950 millions de dollars négociée auprès de la banque Citigroup. Dans un communiqué, elle a jugé « suffisantes » les liquidités dont elle dispose « pour effectuer ses activités dans le cadre du chapitre 11, et continuer à fournir produits et services à ses clients comme à l’ordinaire. »

Depuis 2003, Kodak a fermé treize usines et cent trente laboratoires et supprimé quarante-sept mille postes. La société entend aujourd’hui terminer sa reconversion et réaliser 75 % de son activité dans le numérique, en se concentrant sur la vente de son riche portefeuille de brevets et de licence dans les techniques d’impression. Le PDG n’a rien annoncé concernant les 18 000 salariés que compte le groupe à travers le monde.

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Aux Etats-Unis, les candidats à la présidentielle doivent montrer patte blanche pour avoir un espoir d’être élu, et rendre publique les feuilles d’impôts. Ce rituel de transparence ne date pas d’hier, puisque George W. Romney, père de Mitt Romney, avait dévoilé les détails de ses douze dernières années fiscales lors de sa candidature à l’investiture en 1968.

Tel père, tel fils ? Pas vraiment… Mitt Romney manque un peu d’enthousiasme pour montrer ses feuilles d’impôts. Suite à la polémique sur son taux d’imposition, le candidat républicain a annoncé lundi, lors d’un débat entre prétendants républicains en Caroline du Sud, qu’il rendrait en définitive publique les informations relatives à l’exercice fiscal 2011, mais pas avant avril. Pourquoi ? Parce que c’est le mois durant le lequel sont retournées au fisc les déclarations des contribuables et où tous les prétendants à l’élection mettent cartes sur tables.

L’attitude réfractaire de Mitt Romney provoque la coalition de ses adversaires contre lui. Néanmoins, l’ancien gouverneur du Massachusetts a dévoilé mardi que son taux d’imposition avoisine les 15%, un taux nettement inférieur à celui de la plupart des citoyens américains. Mitt Romney a tenté de justifier ce taux, en expliquant que la plupart de ses revenus provenaient d’« investissements réalisés dans le passé, plutôt que de revenus ordinaires ou plutôt que de revenus acquis annuellement ». Autrement dit, il « vit de ses rentes ».

En 2008, Barack Obama avait dévoilé publiquement ses feuilles d’impôts sur les six années précédentes. Son taux d’imposition s’élevait à 26 % en 2010.

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Mardi, les autorités en charge des recherches ont annoncé que 5 autres corps ont été retrouvés dans l’épave du Costa Concordia, le bateau de croisière qui s’est échoué vendredi au large de l’île de Giglio.

Le bilan du naufrage s’alourdit, avec 11 morts, 24 disparus et une soixantaine de blessés. Le commandant général des gardes-côtes italiens, Marco Brusco, a déclaré dans un communiqué lundi soir qu’il « reste un lueur d’espoir » pour les disparus, puisqu’il « y a encore des zones à contrôler » dans le navire.

Avec plus de 4200 personnes à son bord, le Costa Concordia s’est échoué vendredi à 150 mètres des côtes de l’île Giglio, après avoir heurté un rocher. Le commandant du paquebot, Francesco Schettino, se serait rapproché dangereusement du rivage pour saluer le père du chef des stewards, habitant sur l’île.

En plus d’avoir changé l’itinéraire du bateau, le commandant n’a pas respecté les règles en vigueur dans la marine, en quittant le navire avant que tous les passagers aient été évacués. Un enregistrement avec les garde-côtes prouvent aussi ce dernier a refusé de remonter à bord lorsque cela lui a été demandé.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=KgG95Mi1_RY[/youtube]

 

Un enregistrement d’une conversation avec les garde-côtes italiens révèle que Francesco Schettino, le commandant du Costa Concordia, a bien quitté le navire, échoué, avant la fin de l’évacuation des passagers.

Le commandant sur Costa Condordia, le bateau de croisière qui s’est échoué au large de la Toscane (Italie), ne cesse de faire parler de lui. Entre manque de compétences et non respect des ordres, Francesco Schettino a montré qu’il était dénué de tout professionnalisme.

En total contradiction avec ses déclarations, la bande son est une preuve que le commandant n’a pas respecté les règles en vigueur dans la marine et qu’il a même refusé de remonter à bord lorsque cela lui a été demandé.

« Commandant, c’est un ordre, c’est moi qui commande maintenant, vous devez aller à la proue, remonter à bord et coordonner les secours« , lui intime un officier de la capitainerie, selon une retranscription diffusée par l’agence Ansa.

Mardi, le bilan du naufrage restait toujours incertain. Les autorités en charge de l’affaire font état de 6 morts, 29 personnes portées disparues et une soixantaine de blessés. La découverte d’une septième victime, annoncée par le site Internet du quotidien italien La Stampa, n’a pas été confirmée.

Interrompues à cause de l’instabilité du bateau, les recherches ont repris pour contrôler les zones qui ne l’ont pas été.

Le Costa Condordia transportait 4 229 personnes, dont un peu plus de 3 200 touristes et un millier de membres d’équipage.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9fCBpItpLHk&feature=player_embedded[/youtube]

Lundi, les autorités italiennes ont revu à la hausse le nombre de personnes portées disparues vendredi dans le naufrage du bateau de croisière Costa Concordia, au large de l’île du Giglio en Toscane. Le nouveau bilan fait état de 29 personnes portées disparues, 60 blessés et 6 morts.

Vendredi, le Costa Concordia s’est échoué après avoir heurté un rocher à 150 mètres de la côte de l’île du Giglio. Avec 4 200 passagers et membres d’équipage à son bord, le paquebot de 290 mètres de long effectuait une manoeuvre pour se rapprocher au maximum des côtes. Selon un père du chef des stewards, habitant sur l’île, son fils l’aurait appelé un peu avant l’accident, pour lui annoncer que l’équipage le saluerait en faisant résonner la sirène du navire en passant à proximité de Giglio.

Cette version des faits a été démenti par le commandant du navire, Francesco Schettino, qui a déclaré avoir voulu effectué une « manoeuvre touristique » à 300 mètres des côtes, alors que le bateau se trouvait en réalité à 150 mètres seulement. Il a aussi précisé que le rocher que le navire a percuté ne figurait pas sur la carte maritime. Lors d’une conférence de presse à Gênes, le PDG de Costa Croisières, Pier Luigi Foschi, a spécifié que les navires ont interdiction de changer d’itinéraire ou de s’approcher à moins de 500 mètres de la côte de l’île du Giglio.

Le commandant du paquebot, Francesco Schettino, a été arrêté samedi pour homicides involontaires multiples et d’abandon du navire avant que la totalité des passagers et membres d’équipage aient été évacués. Le patron de Costa Croisières a déclaré que « la compagnie [allait] se rapprocher du capitaine » pour « lui fournir toute l’assistance nécessaire ». Il a assuré reconnaitre « les faits » et « une erreur humaine. »

L’évacuation étant terminée, les inquiétudes se portent désormais sur les 2.300 tonnes de carburant que renferment les soutes du navire. Le ministre italien de l’Environnement, Corrado Clini, a déclaré qu’il allait décréter l’état d’urgence, étant donné le risque important de fuites dans le parc national de l’archipel toscan.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9fCBpItpLHk[/youtube]

Vendredi, un bateau de croisière a percuté un rocher près du rivage en Italie. Le paquebot, qui contenait 4 200 passagers et membres d’équipage, a été évacué mais 14 personnes sont toujours portées disparues. Le commandant, qui a quitté le navire avait la fin de l’évacuation, pourrait avoir commis des erreurs de commandement.

Vendredi matin, le Costa Concordia, un bateau de croisière de 290 mètre de long, a touché un rocher au large de la Toscane (Italie) alors qu’il transportait 4 200 personnes à son bord. La bateau étant à demi immergé, l’évacuation a été difficile. 6 personnes ont trouvé la mort dans l’accident et plus de 60 sont blessées. 14 personnes étant toujours portées disparues, le bilan humain pourrait s’aggraver dans les heures à venir.

Le commandant du navier, Francesco Schettino, pourrait être à l’origine de l’accident. Selon la compagnie Costa Crociere, il aurait commis « de graves erreurs de jugement« , ce qui aurait provoqué la collision. La compagnie a aussi indiqué que « l’itinéraire suivi par le navire était trop rapproché de la côte, et il semble que les décisions (prises par Schettino) n’ont pas été conformes aux procédures d’urgence en vigueur chez Costa Crociere. » 

Le commandant a aussi quitté le navire avant la fin de l’évacuation. Selon les garde-côtes, il a refusé de retourner à bord du navire quand cela lui a été demandé. Arrêté samedi, il est accusé d’homicides involontaires multiples et d’abandon du navire.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ArVjn1zOnDs[/youtube]

Largement diffusée sur Internet, la vidéo montrant quatre soldats américains en train d’uriner sur des cadavres d’insurgés afghans, probablement lors d’une opération militaire, a lancé la polémique aux Etats-Unis et en Afghanistan. Après l’ouverture une enquête pour juger de l’authenticité de la vidéo , l’armée américaine a déclaré jeudi avoir identifié l’unité et les soldats en question.

Mise en ligne mercredi, la vidéo a été diffusée sur plusieurs sites Internet et a fait le tour du monde. Rapidement, Washington a annoncé l’ouverture d’une enquête, afin de faire la lumière sur cet indicent et punir les responsables.

Les images, très choquantes, montrent quatre soldats en uniforme militaire américain en train d’uriner sur les cadavres d’insurgés afghans, tout à fait conscient d’être filmés. La vidéo semble avoir été tournée en Afghanistan lors d’une opération militaire américaine. L’un des soldats se permet même de dire à l’intention d’un des cadavres : « Passe une bonne journée mon pote. »

Cette affaire est plutôt fâcheuse pour les Etats-Unis, puisqu’elle intervient au moment où le gouvernement de Kaboul et les insurgés afghans s’apprêtent à entrer en négociation pour mettre fin au conflit. Hamid Karzaï, qui a déclaré être « profondément perturbé » par cette « profanation des corps de trois Afghans par des soldats américains« , réclame « la punition la plus sévère » pour les soldats coupables de cet acte. Néanmoins, le président afghan a assuré que cela n’affecterait en rien les négociations.

Jeudi, le corps des Marines a annoncé avoir identifié l’unité et les soldats dont il est question dans la vidéo. « Nous pensons avoir identifié l’unité. Nous ne pouvons pas dévoiler son nom pour le moment car l’incident fait toujours l’objet d’une enquête« , a déclaré le porte-parole des Marines à l’AFP. A Washington, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a fait part de sa « consternation » et a déclaré que « quiconque [ayant] participé ou été au courant » de cet acte « devra rendre des comptes« .

Selon différentes sources, les soldats identifiés pourraient appartenir au 3e bataillon du 2e régiment de Marines de la base de Camp Lejeune (Caroline du Nord, est des Etats-Unis) ou à une équipe de tireurs d’élite. Ces soldats seront poursuivis pour violation du code de justice militaire américain.

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Le 14 janvier 2011, Zine El Abidine Ben Ali fuyait la Tunisie après 23 ans de règne. Premier despote arabe chassé par le peuple, son départ donna le coup d’envoi aux « printemps arabes ».  Les premières élections libres se sont déroulées en octobre dernier, mais la Tunisie est confrontée à l’urgence sociale et à des défis démocratiques majeurs.

Alors que Ben Ali s’est enfui en Arabie Saoudite avec son épouse, les Tunisiens sont, eux, libérés mais attendent toujours les fruits de leur révolution. Pour eux, « Ben Ali, ça a été un traumatisme, un dégoût politique ». S’il ne représente plus de danger, la page n’est pas totalement tournée pour autant. « Les vices qui caractérisaient et ont entraîné la chute de l’ancien régime sont toujours là: corruption, chômage, manque d’expérience démocratique » analyse Yadh Ben Achour, juriste.

Les régions déshéritées du centre de la Tunisie sont ravagées par le chômage. La moyenne nationale est de 19%, mais le taux peut atteindre 50% dans l’intérieur du pays. La « révolution de jasmin », portée par un ras-le-bol général contre un système de corruption exacerbé, n’a guère amélioré la situation, au contraire. « La corruption se poursuit avec une ampleur extraordinaire », accuse le Dr Sami Remadi, président d’une association créée après la révolution, dénonçant « l’inertie » des autorités tunisiennes depuis un an. Selon le classement « Indice de perception de la corruption » établi par l’organisation spécialisée Transparency International, la Tunisie a régressé entre 2010 et 2011 de la 59e à la 73e place sur 183 pays.

On se souvient du jeune tunisien, Sidi Bouzid, qui s’était immolé après un contrôle de police, et devint le symbole de la révolution. Encore cette année, plusieurs tentatives d’immolation par le feu ont eu lieu. L’Etat a déjà versé 20.000 dinars (10.000 euros) à chaque famille des morts de la révolution et 3.000 dinars (1.500 euros) à chaque blessé.
« Cette somme suffit à peine à se soigner », estime Lamia Farhani, présidente de l’Association des familles des martyrs et blessés de la révolution tunisienne et soeur d’un « martyr » abattu le 13 janvier.

Les Tunisiens dénoncent aussi le manque « d’expérience démocratique ». « Ben Ali est parti, mais le reste de la meute est toujours là », selon la formule d’un jeune cadre commercial. La plupart des anciens responsables au pouvoir, « se sont recyclés dans les autres formations politiques, sauf dans les partis d’extrême gauche et nationalistes arabes », constate Salem Labiadh, professeur de sociologie politique à Tunis.  « C’est inévitable, mais cela entretient le doute sur l’enracinement du régime démocratique, crucial pour le développement et l’avenir du pays ». La plupart des Tunisiens estiment aussi qu’il sera difficile de retrouver une liberté d’expression. Plusieurs journalistes de l’ère Ben Ali ont été récemment promus par le nouveau pouvoir islamique en place depuis le 23 octobre. Pour ce 14 janvier 2012, les nouvelles autorités ont prévu une amnistie et une cérémonie officielle. Plusieurs dirigeants arabes ont été invités. Des appels à venir se souvenir, avenue Bourguiba, circulent sur Facebook.

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source : France Info

Mercredi, le corps des Marines américains a déclaré qu’il ouvrirait une enquête suite à la vidéo montrant des soldats américains urinant sur trois cadavres d’insurgés afghans. Diffusée sur Internet, les images sont choquantes et ont lancé la polémique, alors que le gouvernement américain encourage Kaboul et les insurgés à négocier pour la paix.

La vidéo, choquante, montre quatre hommes en treillis militaire américain urinant sur les corps de trois insurgés talibans morts. L’un des militaires se permet même de dire, à l’attention d’un des cadavres, « passe une bonne journée mon pote« .

Si l’enquête montre l’authenticité de la vidéo et que le type de casque et l’arme des militaires correspondent bien au matériel américain utilisé par des tireurs de précision, l’affaire pourrait enflammer le sentiment anti-américain en Afghanistan. Ce scandale survient à un moment délicat, alors que les autorités américaines encouragent des négociations de paix entre le gouvernement afghan et les insurgés talibans avant le retrait des soldats américains du pays.

Suite à la polémique, le corps des Marines des Etats-Unis a déclaré mercredi avoir ouvert une enquête. «Nous n’avons pas encore vérifié l’origine ou l’authenticité de cette vidéo, mais ces actes ne correspondent en rien à nos valeurs et ne sont pas le reflet des Marines», précise t-il dans un communiqué. «Cela m’a retourné l’estomac, a réagi le porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau John Kirby. Quelles que soient les circonstances ou quelles que soient les personnes dans cette vidéo, c’est un comportement dégoûtant, monstrueux et inacceptable pour toute personne en uniforme.»

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Le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter dévastait Haïti, faisant 220 000 morts, 300 000 blessés et 1,6 million de sans-abri. Près de 1000 enfants avaient été évacués vers la France, mais leur statut légal pose toujours problème. 

Il faut rappeler que le ministère français des Affaires étrangères a annoncé le 23 décembre dernier la reprise des « adoptions internationales en Haïti, en accord avec les autorités haïtiennes ». Une décision intervenue suite à la ratification par Haïti de la Convention de La Haye et à une modernisation de la législation haïtienne pour ne plus accepter d’adoptions sans un intermédiaire agréé. Après le séisme de 2010, la France avait mis en suspens les adoptions afin d’éviter tout abus préjudiciable aux enfants concernés et demandé à Haïti de revoir sa législation. Une décision qui avait été mal comprise par de nombreuses familles françaises ayant engagé des procédures d’adoption avant le tremblement de terre.

Depuis certaines familles n’ont toujours pas obtenu l’adoption plénière, un statut juridique qui fait pleinenement de l’enfant leur fils/fille, doté de droits équivalents à ceux d’un enfant biologique. Les familles ayant adopté réclament la pleine reconnaissance des droits de leurs enfants. « Je considère qu’il est pleinement mon fils mais c’est vrai que je n’ai pas de livret de famille », raconte à Europe 1 Stéphane. « Ses grands-parents n’ont pas les mêmes droits que si c’était un enfant qui serait directement inscrit dans une filiation. Il n’est pas français. Il a la nationalité haïtienne », ajoute le père de Jean-Fritz. Les familles disposent en effet du statut dit d’adoption simple, moins sécurisante, alors qu’ils sont parents à part entière. Leur enfant n’a donc pas de papiers français. « On est très fâchés parce qu’on ne comprend pas pourquoi l’Etat français s’arc-boute. Ils ne veulent pas définitivement régulariser la situation, que ces enfants soient français, qu’on n’en parle plus », conclut Stéphane.

Diffusée sur YouTube, une vidéo montrant quatre soldats urinant sur des cadavres d’insurgés talibans fait polémique aux Etats-Unis. L’armée américaine a vivement condamné cet acte barbare, et a annoncé qu’elle ouvrait une enquête afin de faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé.

Cette vidéo amateur diffusée sur Internet a probablement été tournée en Afghanistan, lors d’une opération militaire. Les images, particulièrement choquantes, montrent quatre soldats en treillis militaire américaine en train d’uriner sur trois cadavres, probablement des insurgés talibans. On peut aussi entendre l’un d’entre eux lancer un « passe une bonne journée mon pote » à l’adresse d’un cadavre.

Suite à la polémique, le corps des Marines des Etats-Unis a déclaré mercredi avoir ouvert une enquête. «Nous n’avons pas encore vérifié l’origine ou l’authenticité de cette vidéo, mais ces actes ne correspondent en rien à nos valeurs et ne sont pas le reflet des Marines», précise t-il dans un communiqué. «Cela m’a retourné l’estomac, a réagi le porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau John Kirby. Quelles que soient les circonstances ou quelles que soient les personnes dans cette vidéo, c’est un comportement dégoûtant, monstrueux et inacceptable pour toute personne en uniforme.»

Si l’enquête montre l’authenticité de la vidéo et que le type de casque et l’arme des militaires correspondent bien au matériel américain utilisé par des tireurs de précision, l’affaire pourrait enflammer le sentiment anti-américain en Afghanistan. Ce scandale survient à un moment délicat, alors que les autorités américaines encouragent des négociations de paix entre le gouvernement afghan et les insurgés talibans avant le retrait des soldats américains du pays.

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Le tremblement de terre, qui avait fait 250 000 morts et 1,5 million de sans-abri, a laissé des traces. Le 12 janvier 2010, le pays était frappé par un séisme d’une très forte puissance. Après l’urgence, l’heure est aujourd’hui est à la construction et la situation commence à s’améliorer pour les Haïtiens. 

Le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud s’apprête à commémorer le deuxième anniversaire du séisme de magnitude 7,3 qui a dévasté Port-au-Prince. Le bilan était aussi impressionnant que la gravité du séisme, laissant 1,5 millions de sans-abris. Aujourd’hui, l’effort de reconstruction a permis de sortir le pays du chaos. Mais deux ans après le séisme, le nombre de personnes vivant dans les camps reste d’un demi-million, selon l’estimation de l’Organisation internationale pour les migrations. Une baisse significative puisque ces réfugiés hébergés de manière précaire étaient 1,5 million en juillet 2010.

Les fonds débloqués grâce à la solidarité internationale financent l’aide au développement à hauteur de 3 milliards de dollars,  et la dette du pays de 1 milliard de dollars a été annulée. Les ONG ont elles apportées 2, 6 milliards de dollars.  Mais les Haïtiens font toujours face à des « défis considérables », selon Mark Feierstein, un responsable de l’agence américaine pour le développement (USAID), chargé de l’Amérique latine et des Caraïbes. « Vous ne pouvez pas espérer du pays le plus pauvre du monde qu’il se remette sur pied un ou deux ans seulement après avoir été dévasté par un séisme ».

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Mais il insiste sur les progrès effectués : « L’économie a connu une croissance de 6% l’an passé et USAID y a participé de plusieurs manières ». De plus, « nous avons dégagé la moitié des débris et si vous allez à Haïti aujourd’hui, vous pouvez constater qu’ils sont à peine visibles ». Mais ce pays qualifié de « république des ONG » n’est toujours pas prêt à se passer de l’aide des associations humanitaires, qui fournissent aux sinistrés des secours que l’Etat s’avère toujours incapable d’apporter. Effectivement, il reste encore 777 camps et 500 000 personnes vivant sous des tentes grâce à l’aide humanitaire.

Deux ans après la tragédie, la fin de la période d’urgence complique désormais l’action des humanitaires. « Le contexte de transition politique dans le pays et la réduction des financements de la communauté internationale rendent l’action plus difficile », constate Médecins du monde, qui a réalisé 250.000 consultations en 2011. Dans un pays exposé aux catastrophes naturelles et où la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour, Médecins sans frontières estime que « deux ans après le tremblement de terre, le système de santé tarde à s’organiser à Port-au-Prince et dans ses environs et l’accès aux soins d’urgence demeure difficile pour une majorité d’Haïtiens ».

 

Gilles Jacquier, grand reporter pour France 2, a été tué mercredi 11 janvier en Syrie alors qu’il se trouvait en reportage à Homs. Ce journaliste est le premier reporter occidental tué dans ce pays depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar Al-Assad, le 15 mars.

Gilles Jacquier était reporter pour France 2 depuis 1999 et avait en particulier couvert l’Irak, l’Afghanistan, le Kosovo et le conflit israëlo-palestinien : il avait obtenu, avec son confrère Bertrand Coq, le prix Albert-Londres en 2003 pour son travail durant la deuxième Intifada. Il avait également emporté le grand prix Jean-Louis Calderon, catégorie vidéo, en 2009, pour son reportage Afghanistan : école, le tableau noir. 

Les  circonstances du drame sont encore à élucider. Sept autres personnes, principalement syriennes, auraient trouvé la mort au même endroit. Le journaliste, âgé de 43 ans, était accompagné de son caméraman Christophe Kenck. Ce dernier a été légèrement blessé. Le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, a demandé que« toute la lumière » soit faite sur la mort du journaliste.

Selon les premières informations recueillies sur place, des obus sont tombés sur le secteur où se trouvaient les journalistes alors qu’ils interviewaient des commerçants. Six Syriens ont également été tués selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Le directeur de l’information de France Télévision, Thierry Tuillier fait état d’une« série de tirs, de mortier ou de roquette » lors d’une manifestation couverte par le journaliste. L’origine des tirs est inconnue indique M. Thuillier, qui tient à souligner que Gilles Jacquier était en Syrie de façon autorisée.

Ce journaliste était reconnu pour être un professionnel aguerri, ni tête brûlée ou casse coup« Sur les terrains difficiles, il n’y a pas que de la tension, il faut aussi du courage pour aller chercher les images, se trouver au bon endroit, au bon moment, sans prendre trop de risques. Il y a aussi la chance qui intervient », expliquait Gilles Jacquier, il y a une dizaine d’années à propos de son travail de journaliste reporter d’images dans des zones de conflit.

Un responsable du site nucléaire de Natanz, dans le centre de l’Iran, a été tué mercredi dans l’explosion d’une voiture près d’une faculté à Téhéran. Les autorités iraniennes accusent Israël d’être responsable de cet attentat.

Le vice-gouverneur de Téhéran, cité par la télévision iranienne en langue arabe Al-Alam, a accusé mercredi Israël d’être derrière l’attentat qui a visé le scientifique iranien Mostafa Ahmadi Roshan. « La méthode ressemble à celle utilisée dans les (autres) attentats contre les scientifiques iraniens », a déclaré Safar-Ali Baratloo. Cette attaque, la troisième à viser un scientifique travaillant sur des sites nucléaires depuis 2010, survient en pleine crise entre les grandes puissances et l’Iran au sujet de son programme nucléaire controversé. Au parlement, les députés ont crié « mort à Israël » et « mort à l’Amérique » après l’annonce de l’attentat.

L’attentat s’est produit près de l’université Allameh Tabatabai, située dans l’est de Téhéran. Il a été provoqué par l’explosion d’une voiture piégée. En plus de la mort du scientifique, il a fait deux blessés. Des agences de presse iraniennes ont parlé d’une bombe magnétique placée sur le véhicule par un motard. Mostafa Ahmadi Roshan travaillait sur le centre de Natanz, principal site d’enrichissement nucléaire de l’Iran, qui compte plus de 8000 centrifugeuses.

L’Iran a démarré cette semaine une autre usine d’enrichissement, celle de Fordo, située à 150 km au sud-ouest de Téhéran pour y faire de l’enrichissement à 20%. Cette annonce a été condamnée par les pays occidentaux, qui craignent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire, ce que dément l’intéressé. Ils cherchent à renforcer les sanctions économiques contre l’Iran pour l’obliger à arrêter son enrichissement. Les pays européens, notamment, envisagent d’imposer des sanctions pour arrêter les achats de pétrole afin de faire pression contre Téhéran.

Source : AFP

La Cour pénale internationale a annoncé mardi avoir accordé un délai à la Libye concernant un éventuel transfert à La Haye de Saïf al Islam Kadhafi, l’un des fils du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, pour y être jugé.

Âgé de 39 ans, Saïf al Islam a été arrêté en novembre 2011 après une longue fuite alors qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis le 27 juin pour crimes contre l’humanité et d’une « notice rouge » d’Interpol. La Libye avait normalement jusqu’au 10 janvier pour livrer Saïf al Islam à la CPI afin qu’il soit jugé, mais elle a argué de la situation sécuritaire incertaine du pays pour demander un délai de 3 semaines.

Lors de la capture de Saïf al Islam en novembre, les nouvelles autorités libyennes avaient dit vouloir le juger dans le pays. La CPI demande à Tripoli des informations sur l’état de santé physique et mentale de celui qui était jadis considéré comme l’héritier politique du guide déchu. Le mois dernier, l’ONG Human Rights Watch avait demandé aux autorités libyennes de permettre à Saïf al Islam Kadhafi de rencontrer un avocat et de lui garantir un procès équitable.

« Nous estimons qu’il est positif que la Libye soit en contact avec la CPI et qu’elle en suive les procédures. En même temps, nous craignons que des considérations sécuritaires soient utilisées pour légitimer des retards injustifiés dans cette affaire », a réagi mardi Fred Abrahams, responsable de HRW qui a pu voir Saïf el Islam en décembre. « La sécurité pose problème et le gouvernement ne contrôle pas l’ensemble du territoire, mais cela ne doit pas servir à justifier un retard indu du processus. De plus, Saïf doit avoir la possibilité de consulter immédiatement un avocat. »

L’ex-président Egyptien est arrivé en civière à son procès. Un signe prémonitoire? Le procureur a requis ce jeudi la peine capitale contre le président égyptien déchu Hosni Moubarak, lors de son procès qui a repris lundi au Caire.

« L’accusation réclame la peine maximale contre Moubarak et les autres accusés, à savoir la peine de mort par pendaison », a déclaré le procureur Moustafa Khater. « La loi prévoit la peine de mort pour le meurtre prémédité », a déclaré le procureur Moustafa Souleimane au terme de ses réquisitions jeudi devant le tribunal du Caire. Selon lui, l’ancien président ne pouvait ignorer les tirs contre la foule lors la révolte contre son régime. Hosni Moubarak et ses co-accusés sont accusés d’être impliqués dans le meurtre de manifestants lors de répression du soulèvement contre son régime. La révolte populaire de janvier et février 2011 a fait officiellement 850 morts. Il est également poursuivi pour corruption. Sous la pression de la rue, le raïs déchu a quitté le pouvoir le 11 février 2011.

M. Moubarak, dont le procès se déroule sous la protection d’un important dispositif de sécurité, est le premier dirigeant victime du « Printemps arabe » à comparaître en personne devant la justice. L’ancien président, âgé de 83 ans, est arrivé au tribunal dans une ambulance et a comparu sur une civière. Il est jugé depuis le 3 août 2011, mais le procès avait été ajourné en septembre en raison d’une demande de récusation du président de la cour, jugé impartial par les défenseurs des parties civiles.

Les autorités syriennes ont remis en liberté 552 personnes arrêtées durant les dix mois de révolte contre le régime du président Bachar el-Assad, a annoncé aujourd’hui la télévision d’Etat.

« La Syrie a libéré 552 personnes impliquées dans les récents événements et n’ayant pas de sang sur les mains », a rapporté l’agence officielle Sana dans un bulletin spécial. La semaine dernière, 755 personnes ont déjà été relâchées par les autorités syriennes. Il s’agit du deuxième groupe de détenus libérés depuis le 26 décembre, date du début de la mission des observateurs de la Ligue arabe chargés de surveiller la situation en Syrie, où la révolte populaire est réprimée dans le sang par le régime.

La mission des observateurs fait parti d’un plan de sortie de crise de la Ligue arabe qui prévoit l’arrêt des violences, le retrait de l’armée des villes et la libération des manifestants arrêtés. En novembre et en décembre, les autorités syriennes ont annoncé la libération de plus de 5.075 personnes au total arrêtées dans le cadre de la répression. Les associations syriennes de défense des droits de l’Homme et l’ONU ont estimé que des milliers de personnes avaient été arrêtées depuis le début du soulèvement populaire à la mi-mars dans le cadre d’une répression qui a fait selon l’ONU plus de 5.000 morts.

Aux primaires républicaines qui ont démarré aux Etats-Unis, le candidat modéré Mitt Romney a décroché une victoire à l’arraché en remportant de huit voix le scrutin dans l’Etat de l’Iowa contre l’ultra conservateur chrétien, Rick Santorum. Cette consultation marque le début du processus de sélection du candidat républicain à la Maison Blanche qui affrontera le président sortant, Barack Obama, en novembre 2012.

La course à l’investiture républicaine est lancée. Ce premier scrutin a tenu les républicains américains en haleine. Longtemps annoncé battu, Mitt Romney remporte finalement le scrutin dans l’Iowa. Il devance de seulement huit voix son rival Rick Santorum lors de cette consultation. Peu avant l’annonce des résultats définitifs, il remerciait sur tweeter les électeurs républicains de l’Iowa : « Merci l’Iowa! quel meilleur endroit que le centre de l’Amérique pour commencer la restauration corps et âme de l’Amérique. » Mitt Romney, considéré par les analystes comme l’un des candidats les plus modérés et les plus à même de battre Barack Obama le 6 novembre, a obtenu 30 015 voix, soit 24,6 % des suffrages contre 30 007 voix et 24, 5% des suffrages à son adversaire ultra-conservateur.

Au final, une place de premier, même de justesse, est très symbolique : pour Romney, être en tête d’un État où les Évangéliques représentent 60% des électeurs républicains est une très belle performance. S’il remporte dans une semaine la primaire du New Hampshire, il sera bien placé pour être rapidement couronné candidat des Républicains.

Alors que ses adversaires républicains ont commencé à se départager, Barack Obama a appelé mardi soir les électeurs démocrates à se préparer pour la « grande bataille » de l’élection présidentielle du 6 novembre. Le président américain, seul candidat en lice de son camp, se met en campagne alors que les républicains occupent le devant de la scène médiatique. Obama a évoqué « l’incroyable énergie » qui l’animait alors et il a expliqué qu’il allait avoir à nouveau besoin de ce même enthousiasme cette année. « Cela va être une grande bataille. J’espère que vous y êtes préparés. Je suis impatient », a-t-il lancé à ses partisans.

 

 

Moins d’une semaine après son arrivée, la mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie semble être vouée à l’échec. Alors qu’un enquêteur a affirmé ce week-end avoir vu des snipers à Deraa (sud ouest de la Syrie), le chef de la mission, le général soudanais Mohammed al-Dabi a contredit l’information.

Sur le terrain la poursuite de la mission est menacée par son propre chef. Mohammed al-Dabi a carrément contredit samedi l’un de ses hommes. Ce dernier avait dénoncé l’utilisation de snipers (tireurs embusqués) à Deraa, foyer de la contestation. « Nous avons vu des snipers de nos propres yeux, s’est exclamé l’enquêteur dans une vidéo. Nous allons demander au gouvernement de les retirer immédiatement. » Le général l’a aussitôt désavoué sur la BBC. « Il n’a pas vu de snipers, il a dit que s’il en voyait, il le signalerait », a-t-il protesté. Cette déclaration a encore creusé le fossé entre le chef de la délégation et ses subordonnés.

Pendant ce temps, la répression sanglante menée par le régime du président Bachar al-Assad ne faiblit pas, et certains plaident pour le retrait des observateurs. Le président du Parlement arabe, Salem al-Diqbassi, a recommandé dimanche le « retrait immédiat » de la mission, dont la présence « revient à couvrir la poursuite des actes inhumains commis par le régime syrien sous les yeux de la Ligue arabe ».

Un aveu d’impuissance? Un responsable de la Ligue arabe a répondu qu’il était « trop tôt » pour juger des résultats de la mission d’observation. La mission des observateurs commencée le 26 décembre fait partie d’un protocole qui prévoit aussi l’arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l’armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs et la presse. Aucun communiqué officiel n’a été encore publié par les observateurs sur le déroulement de leur mission.

 

A Jérusalem, une manifestation de plusieurs centaines de juifs ultra-orthodoxes ce week-end, où figuraient des enfants en tenue rayée de déporté arborant l’étoile jaune imposée par les nazis, a provoqué la consternation en Israël.« Nazis ! Nazis », ont scandé les militants religieux aux policiers qui surveillaient  le rassemblement. 

Les juifs ultra-orthodoxes, qui refusent notamment que des femmes se mêlent aux hommes dans les transports en commun, sont en conflit ouvert avec le gouvernement israélien. Ils ont manifesté dans leur bastion du quartier de Méa Shearim samedi soir contre les médias qui leur seraient hostiles, dans un climat de tension entre religieux et laïques. Une manifestation choquante qui a produit son effet…

« C’est bouleversant et terrifiant (…) La direction des Juifs orthodoxes, qui se montre globalement responsable, doit éradiquer ce phénomène intolérable », a estimé le ministre de la Défense Ehud Barak. « Je condamne de la façon la plus vive ce phénomène d’utilisation des symboles de la Shoah. C’est inadmissible. Cela porte atteinte au souvenir de la Shoah et aux valeurs fondamentales du judaïsme », a de son côté également déclaré à la radio Avner Shalev, directeur du Mémorial Yad Vashem voué à l’étude et au souvenir du génocide perpétré par les nazis. « Cela procède d’une attitude extrémiste et d’une volonté manifeste de provocation », a ajouté M. Shalev, soulignant toutefois que les manifestants ne représentaient pas l’ensemble des Juifs orthodoxes en Israël. Le député Nahman Shaï, du parti centriste Kadima, a de son côté affirmé aux journalistes que « l’utilisation de l’image d’un enfant juif du ghetto de Varsovie levant les bras en signe de reddition aux nazis est absolument intolérable ».

Le scandale a aussi éclaté dans les médias, tous les quotidiens israéliens ont consacré dimanche leur Une à des photos montrant ces manifestants. Comme en témoigne Nahoum Barnéa, éditorialiste du Yédiot Aharonot, principal quotidien du pays. « Nous devons réagir à cette grossière provocation en perçant les murailles du ghetto qui enferment les Haridim par l’éducation et la formation ». Egalement interpellé par la manifestation de samedi soir, Shalom Yérouchalmi, éditorialiste du quotidien Maariv, a estimé que « jamais auparavant, la lutte opposant laïques et religieux ne s’est aussi gravement dégradée ».

Jeudi soir, un sous-marin nucléaire russe a pris feu à Rosliakovo. Le ministère russe des situation d’urgence a précisé qu’aucune fuite de radioactivité n’avait été constatée en provenance du sous-marin Ekaterinbourg, mis en service en 1985.

Vendredi matin, l’incendie du sous-marin était « maîtrisé », mais une partie de l’équipage se trouvait toujours à bord. Le ministère de la défense a indiqué qu’« une partie de l’équipage est à bord du sous-marin et contrôle en permanence les paramètres de températures et de dioxyde de carbone. » Le feu devrait être « complètement éteint dans les heures qui viennent, » a indiqué un porte parole de ministère des situation d’urgence.

Selon les autorités, le niveau de radioactivité mesuré dans la localité de Rosliakovo reste dans la norme et ne présente « pas de menace pour la population. » « Ces paramètres sont dans la fourchette de fluctuation de la radiation naturelle. Il n’y a pas de menace pour la population », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Les causes de l’incendie sont encore inconnues, mais une enquête criminelle a été ouverte pour « destruction ou endommagement de biens militaires par imprudence. » Selon les autorités russes, le système de propulsion nucléaire a été coupé, et les autorités ont indiqué que le sous-marin ne dispose d’aucun système d’armement. Ce type de submersible peut néanmoins contenir jusqu’à 16 missiles balistiques intercontinentaux.

 

« C’est étrange, très étrange » ajoutant que le pot aux roses sera peut-être « découvert au cours de ces 50 prochaines années ». Le président vénézuélien Hugo Chavez a évoqué mercredi l’existence d’une « technologie » américaine pour « inoculer le cancer« , au lendemain de l’annonce du cancer de la présidente argentine Cristina Kirchner, victime de la maladie dans la foulée de plusieurs de ses homologues du continent.

« Ne serait-il pas étonnant qu’ils aient développé une technologie pour inoculer le cancer sans que personne ne le sache ?« , a avancé M. Chavez au sujet des Etats-Unis, cible récurrente de ses critiques et, parfois, de ses dérapages verbaux. Le chef d’état, qui affirme s’être remis d’un cancer dans la zone pelvienne dont il a été opéré en juin, a assuré de pas vouloir « lancer d’accusation hâtive » mais a insisté sur « l’étrangeté » de la série de cancers dont ont été victimes les présidents et ex-présidents sud-américains depuis 2009.

La présidente argentine est devenue mardi, après les Brésiliens Luiz Inacio « Lula » da Silva et Dilma Roussef, le Paraguayen Fernando Lugo et le Vénézuélien Hugo Chavez, le cinquième chef ou ex-chef d’Etat d’Amérique du Sud à avoir souffert d’un cancer ces dernières années.

Cette série noire « est très difficile à expliquer », a poursuivi le leader de la gauche radicale latino-américaine dans une intervention retransmise par les médias publics. Washington et Caracas entretiennent des relations bilatérales très limitées et n’ont pas d’ambassadeurs respectifs depuis l’an dernier.

Chavez, au pouvoir depuis 1999, dénonce continuellement les actes d’ingérence des Etats-Unis dans les affaires internes de son pays, et les accuse notamment de financer l’opposition à son gouvernement. La présidence argentine a annoncé mardi soir que Mme Kirchner est atteinte d’un cancer de la thyroïde, diagnostiqué le 22 décembre dernier lors d’examens de routine, et va être opérée dès le 4 janvier.

 

Source : RTL

Alors que la Corée du Nord a organisé ce mercredi une cérémonie en grande pompe pour les funérailles du dirigeant Kim Jong Il mort le 17 décembre, le monde entier a les yeux rivés sur l’héritier du régime : son fils cadet Kim Jung Un.

Comme nous le savons, Kim Jung Il a choisi son plus jeune fils Kim Jung Un pour lui succéder au poste de dirigeant de la Corée du Nord. Bien que Kim Jung Un ne soit âgé que de 28 ou 29 ans (personne ne sait vraiment), que beaucoup considèrent comme trop jeune pour diriger un pays, les deux fils ainés du « cher leader », Kim Jong Nam, 40 ans, et Kim Jong Chol, 30 ans, ont montré qu’ils n’étaient pas aptes à tenir le poste. Nam, playboy reconnu, a embarassé la famille il y a 10 ans de cela quand il a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à rentrer au Japon avec un passeport de la République Dominicaine et un pseudonyme chinois, dans l’intention de visiter Disneyland Tokyo. Chol, le frère « efféminé » (et grand fan d’Eric Clapton) est également loin de pouvoir gouverner le pays communiste.

Alors qui est Kim Jong Un ? Le site BuzzFeed a retrouvé un poème écrit sous le pseudonyme Chol Pak quand il avait environ 12 ans. Dans le poème, intitulé « Mon monde idéal » (« My Ideal World »), le fils de Kim Jung Il imagine un monde sans « armes ni bombes atomiques », « sans drogues » et sans religion. Ce qui est à peu de choses près la chanson de John Lennon « Imagine », sans les drogues.

 

Voici la traduction du poème:

Si j’avais mon monde idéal, je n’autoriserais plus les armes et les bombes atomiques.

Je détruirais tous les terroristes dont la star d’Hollywood Jean-Claude van Damme. (sic)

Je ferais en sorte que les gens arrêtent de prendre de la drogue.

Je détruirais même le mot « DROGUE » pour faire que les gens l’oublient.

Je ferais en sorte que tout le monde ait un bon travail.

Tout le monde serait heureux: il n’y aurait plus de guerre, plus de morts, plus de pleurs.

Ensuite j’établirais une règle: Ne croyez pas en Dieu. Dieu n’aide pas et il n’y a pas de Dieu.

Je ferais en sorte que les gens croient en eux, et ils travailleraient dur pour leur bonheur et arriveraient à avoir confiance dans le futur.

Je ferais en sorte que le monde entier n’utilise qu’une seule langue, qui serait le coréen, et je ferais en sorte que les gens aient la même somme d’argent: pas de riches, pas de pauvres ».

Saleh pourrait atterrir à New-York durant la fin de la semaine pour y être hospitalisé et être soigné des blessures et brûlures causées par l’attentat à la bombe en juin dernier, dans une mosquée du complexe présidentiel à Sanaa.

Le gouvernement américain autorisera le président yémenite Ali Abdala Saleh d’entrer dans le pays pour recevoir des traitements médicaux, selon des sources de l’administration Obama au journal le « New York Times« .

Selon le quotidien, les fonctionnaires de la Maison Blanche ont beaucoup discuté sur la convenance d’accueillir le chef de l’Etat yéménite, qui a répondu avec violence aux protestations du peuple contre son autorité.

Ce dimanche, la Maison Blanche a assuré que si Saleh obtenait un visa ce serait uniquement pour « un traitement médical légitime ». Le président yéménite a déclaré samedi dernier qu’il prévoyait de quitter le Yémen, alors que se préparent les élections du 21 février qui ouvriront la voie à un processus de transition après 30 ans de régime sous Saleh.

Selon le « New York Times« , Washington considère que si le président Saleh est accueilli temporairement aux Etats-Unis cela n’aura pas d’influence sur le processus électoral, et que le nombre de personnes voyageant avec lui sera limité.

Néanmoins, le gouvernement Obama veut prendre le maximum de précautions compte tenu du fait qu’accueillir le chef de l’Etat yéménite pourrait accentuer les tensions avec l’opposition, qui souhaite voir Saleh jugé et condamné au Yémen.

Saleh a exercé le pouvoir depuis l’unification entre le nord et le sud en 1990, même si en 1978 Ali Abdala Saleh était déjà président de la République Arabe du Yémen, ou Yémen du Nord.

Le Ministère de l’Agriculture a prévu de négocier avec la Compagnie Electrique de Tokyo (TEPCO), opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima-1, pour qu’elle participe aux coûts de l’achat, a rapporté la chaîne de télévision nippone NHK.

Le Ministère de l’Agriculture a décidé d’acheter tout le riz contaminé dans lequel les analyses ont décelé des niveaux supérieurs aux 100 becquerels de radiation par kilogramme, en particulier dans les récoltes des huit circonscriptions de la préfecture de Fukushima. Le gouvernement souhaite faire appel à la compagnie TEPCO, opérateur de la centrale de Fukushima, pour partager les coûts de l’achat du riz.
Le Ministère a estimé qu’au total, la quantité de riz qu’il devra acheter atteint les 4000 tonnes.

Sept corps ont été découverts le jour de Noël dans un appartement située à Grapevine, dans la banlieue de Fort Worth au Texas, mais les raisons et les circonstances du drame n’ont pas pu être précisées.

Les corps de sept personnes tuées par balles, entourés de cadeaux déballés, ont été découverts par la police dimanche dans un appartement à Grapevine, au Texas, dans le sud des Etats-Unis. Les forces de l’ordre ont indiqué que les corps étaient ceux de quatre femmes et de trois hommes. La personne à l’origine des coups de feux fait partie des morts.

Deux armes de poing ont été découvertes sur place, dans un appartement de la ville, a indiqué le sergent Robert Eberling de la police de Grapevine, estimant qu’il s’agissait du pire massacre dans l’histoire de la ville. « C’est tragique. Nos services n’avaient encore jamais rien vu de tel, surtout ici à Grapevine. C’est le genre de choses que nous lisions dans les journaux, nous sommes sous le choc », a-t-il reconnu.

La police a découvert les corps après avoir répondu à un appel d’urgence provenant de l’appartement, dont elle a semble-t-il, selon Eberling, dû enfoncer la porte en arrivant. Personne n’a rapporté avoir entendu de coups de feu. Il semble que les victimes étaient en train d’ouvrir des cadeaux de Noël lorsque la fusillade a eu lieu. La porte d’entrée n’était pas forcée, rien n’indiquait une lutte et les victimes étaient mortes depuis peu de temps lorsque la police est arrivée.

Deux des tués sont âgés d’une soixantaine d’années, les autres ayant aux alentours de 18 à 20 ans. Les autorités n’ont pas dévoilé l’identité des victimes, ni avancé de mobile à la tuerie.

 

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Après les attentats kamikazes visant des églises ayant provoqué la mort d’au moins 40 personnes, le jour de Noël au Nigeria, la secte islamique Boko Haram a fait savoir qu’elle préparait d’autres attaques « dans les prochains jours ».

« Nous continuerons à lancer de telles attaques dans le nord du pays dans les prochains jours », a déclaré à l’AFP un porte-parole du groupe islamiste, Abul Qapa. La secte islamiste Boko Haram a revendiqué les attentats de Noël qui ont eu lieu dans plusieurs villes du nord-est du Nigeria. Au moins 40 personnes ont péri dans ces attaques, dont trois policiers et un kamikazes. L’attentat le plus meurtrier a fait 30 morts selon le dernier bilan. Il s’est produit à l’extérieur d’une église catholique, à la fin de la messe de Noël, à Madalla, une banlieue d’Abuja, la capitale fédérale. Une église a également été visée dans la ville de Jos, dans le centre du pays. Un policier chargé de surveiller l’Eglise a été tué.

La secte Boko Haram, créée en janvier 2004, signifie en langue haoussa « l’éducation occidentale est un péché » et revendique une filiation avec les talibans afghans. L’organisation serait également en lien avec la branche maghrébine d’Al Qaïda (Aqmi), via notamment les milices islamistes de Somalie, les Shebab.

A Noël 2010, une première série d’attentats visant des églises avait fait une dizaine de morts. En août dernier, un attentat a été perpétré contre le siège des Nations unies à Abuja, la capitale, faisant 24 morts.

L’objectif avoué de la secte est d’imposer aux 162 millions de Nigerians un Etat islamique, assorti d’une application stricte de la charia, la loi islamique.

Vendredi matin, le Premier ministre turc a accusé la France d’avoir commis un génocide en Algérie. Ces accusations sont une réponse à la proposition de loi sur la négation des génocides, adoptée jeudi par l’Assemblée nationale. La Turquie est directement visée par ce texte, puisqu’elle ne reconnait pas avoir commis de génocide en 1915 contre les Arméniens.

Lors d’une conférence de presse à Istanbul, Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc, a annoncé qu’une série de mesures de rétorsion serait mise en place contre la France. « Cela va ouvrir des plaies irréparables et très graves dans les relations bilatérales »et relève d’« une politique fondée sur le racisme, la discrimination et la xénophobie ». a-t-il prévenu, avant de déclarer : « Nous révisons nos relations avec la France ».

Ankara a d’ores et déjà rappelé l’ambassadeur de Turquie en France et suspendu toutes visites bilatérales. Il a aussi indiqué que « les exercices militaires conjoints avec la France et toutes les activités militaires avec ce pays ont été annulés ». Aussi, il a annoncé que d’autres mesures pourraient être mises en place.

Recep Tayyip Erdogan a aussi accusé la France d’avoir commis « génocide » en Algérie. « On estime que 15 % de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s’agit d’un génocide » a-t-il déclaré. Il s’en est ensuite pris au passé de Paul Sarkozy, le père du Président de la République :  « Si le président français M. Sarkozy ne sait pas qu’il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy (…) qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940« . Le Premier ministre est même allé jusqu’à sous entendre son implication : « Je suis sûr qu’il a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie« .

Il s’est ensuite directement attaqué Nicolas Sarkozy, en l’accusant de vouloir chercher « des voix en attisant islamophobie et turcophobie« , et de jouer « la haine du musulman et du Turc« .

En France, Alain Juppé a jugé la réaction des turcs disproportionnée. « Ce que je souhaite, c’est que nos amis turcs ne surréagissent pas », s’est insurgé le ministre des affaires étrangères.

Le texte de loi déposé par la députée UMP Valérie Boyer visait au départ seulement la négation du génocide arménien, mais a été élargi pour être appliqué à toute négation d’un génocide reconnus par la loi, et prévoit de punir d’un an d’emprisonnement, d’une amende de 45 000 € ou les deux à la fois.

De son côté, Edouard Nalbandian, ministre des affaires étrangères arménien, a salué ce texte. Il a voulu « une fois de plus, exprimer [s]a gratitude aux plus hautes autorités de la France, à l’Assemblée nationale et au peuple français ».

 

Un ministre turc a dressé mercredi à mots couverts une liste de mesures de rétorsions contre les entreprises françaises que chaque Turc pourrait faire siennes en cas de vote jeudi en France d’une proposition de loi réprimant la contestation du génocide arménien. La proposition de loi a été votée ce jeudi. Que va-t-il donc se passer ?

“Le peuple turc est émotif et il exprime ses réactions. Nous avons vu dans le passé (…) qu’il pouvait intervenir en choisissant le supermarché où il va faire ses courses, l’endroit où il achète son essence, quel yoghourt il va acheter, quel avion il va prendre“, a déclaré le ministre aux Affaires européennes Egemen Bagis à des journalistes. La Turquie, qui ne reconnaît pas le génocide arménien, avait multiplié ces derniers jours les pressions pour empêcher le Parlement français de voter la loi contestée, mise à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale avec le soutien du gouvernement français.

Boycot des produits français. Des associations de consommateurs pourraient lancer des boycotts des produits français et les autorités pourraient écarter les groupes hexagonaux des appels d’offre publics. Interrogé sur les produits qui pourraient faire les frais de la vindicte populaire, le ministre a répondu : “Les cosmétiques, les parfums, l’habillement… Mes concitoyens sont assez intelligents pour faire la différence entre les produits d’importation et ceux fabriqués dans ce pays.“

«Ce type de rétorsion n’a jamais fonctionné», estime Dorothée Schmid, spécialiste de la Turquie à l’Institut français des relations internationales (Ifri). La Turquie n’est que la 11ème destination des exportations françaises. Les ventes générées dans le pays par les groupes français représentent pour ces derniers rarement plus de 2% de leur chiffre d’affaires. D’autre part, la France vend à la Turquie beaucoup de produits industriels, peu sensibles aux boycotts grands publics.

Si les entreprises françaises semblent peu craindre un boycott, elles pourraient être en revanche pénalisées dans l’attribution des appels d’offre publics. Plusieurs entreprises françaises seraient concernées, comme Veolia et Alstom.

La Turquie pénalisée elle aussi. Les perspectives de boycott inquiètent aussi le patronat turc. La France est en effet le 4e client étranger de la Turquie en terme d’exportations, pour un total de 5,4 milliards d’euros en 2010. Le boycott des produits français aurait une véritable répercussion sur l’économie turque qui devrait subir un ralentissement en 2012.

Par ailleurs, la Turquie a rappelé jeudi son ambassadeur à Paris, Tahsin Burcuoglu. Le Premier ministre turc devrait préciser sous peu les décisions prises par Ankara à la suite de l’adoption de la loi française.

La justice ivoirienne a refusé ce mercredi d’accorder la liberté provisoire à Simone Gbagbo et à une vingtaine de personnalités proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, détenues depuis la fin de la crise post-électorale, a annoncé l’un de leurs avocats.

« Nous allons nous pourvoir en cassation parce que cette décision n’est pas fondée en droit », a déclaré Me Hervé Gouaméné. Il s’agissait de requêtes pour l’annulation de la détention d’une vingtaine de personnes inculpées de détournement de deniers publics, concussion, atteinte à l’économie et pillage. Arrêtés après la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3 000 morts en Côte d’Ivoire après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010, ils sont poursuivis pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » ou « crimes économiques » et détenus dans le nord du pays.

L’audience s’est déroulée à huis clos. La cour d’appel de la chambre d’accusation a jugé irrecevables les demandes de mis en liberté provisoire. Selon Hervé Gouaméné, l’un des avocats de la défense, leurs clients « n’ont pas le droit de faire appel des différents actes de procédure ». Par ailleurs, a-t-il poursuivi, la décision de la Chambre d’accusation est plus politique que judiciaire. «C’est une décision inique à notre sens», a-t-il accusé. Les avocats ont immédiatement décidé de se pourvoir en cassation. A moins que la politique ne décide d’influer sur ces dossiers, Simone Gbagbo et les autres inculpés passeront Noël en prison. Hier encore, avant le verdict de  la chambre d’accusation d’Abidjan-Plateau, les avocats du couple Gbagbo étaient optimistes quant à libération provisoire de Simone Gbagbo et d’une vingtaine de ses proches détenus à Odjnné et à Boundiali, dans le nord du pays. En fait, ils n’auront accédé à aucune des requêtes qui étaient formulées par les différents avocats. Décision politique ou purement judiciaire ? Et quel impact aura cette décision sur le processus de réconciliation nationale qui demeure un des objectifs que s’assigne le successeur de Laurent Gbagbo ?

Le génocide arménien est au centre d’une grave crise entre Paris et Ankara. La cause ? La proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien, en dépit de voix discordantes et des menaces de la Turquie.

Présenté par une députée du parti présidentiel, le texte contesté prévoit un an de prison et 45.000 euros d’amende en cas de négation d’un génocide reconnu par la loi.

Ces derniers jours, Ankara a accusé le gouvernement français de vouloir, avec cette loi, récupérer lors de la présidentielle de 2012 le vote de quelque 500.000 « Arméniens de France ». « Le texte sera adopté sans difficultés« , a estimé le patron des députés de la majorité UMP Christian Jacob. La colère d’Ankara et les tentatives d’hommes d’affaires et de parlementaires turcs venus à Paris pour tenter de convaincre la classe politique et l’opinion publique de l’inanité du projet n’y ont rien fait.

Si elle reconnaît que jusqu’à 500.000 personnes sont mortes au cours de cette période, la Turquie considère qu’elles ont été les victimes des aléas de la Première Guerre mondiale et non d’un génocide. « Ce n’est pas une loi mémorielle, pas la reconnaissance d’un génocide, mais la répression de la négation de ce qui a été reconnu par la loi« , a fait valoir M. Jacob. « Nous avons voté une première loi qui était la reconnaissance par la France du génocide arménien« , voter la deuxième « c’est une forme de cohérence« , a-t-il ajouté.

Une proposition de loi similaire avait été présentée au Parlement en 2006 cette fois par des députés socialistes, entraînant les mêmes réactions furieuses de la Turquie. Mais elle avait été finalement enterrée.

La Turquie, qui accuse le président Nicolas Sarkozy de visées électoralistes avant la présidentielle du printemps 2012 (les Arméniens de France sont évalués à 500.000), a menacé la France de représailles diplomatiques, économiques et culturelles si la loi était adoptée.

« Ce qui explique aujourd’hui cette avancée, ce sont des considérations électorales et de période« , estime le politologue Stéphane Rozès, président de Cap (Conseils, analyses et perspectives). D’une part « les Arméniens français ont des relais importants« , d’autre part alors que « la France se rétracte sur la nation ces dernières années, c’est une façon de dire que la nation française est maître de définir la question des génocides et de la nécessaire répression par rapport au négationnisme« , dit-il.

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-il est mort samedi d’un « infarctus du myocarde sévère et une crise cardiaque » dans son train, au cours d’un de ses traditionnels déplacements sur le terrain, selon l’agence nord-coréenne KCNA.

La télévision chinoise a diffusé des images d’une immense tristesse exprimée par les nord-coréens dans les rues de la capitale, quelques heures après avoir appris la disparition du dictateur Kim-Jong-il. La télévision d’Etat nord-coréenne montre des membres du parti au pouvoir qui sanglotent bruyamment, selon des journalistes de l’AFP à Séoul. « Je ne peux y croire. Comment a-t-il pu partir ainsi? Que devons nous faire? », lance l’un d’eux, Kang Tae-Ho, visiblement effondré.

Selon les médias coréens, son décès fait suite à de grandes douleurs physiques et mentales dues à des efforts insatiable pour conduire des inspections sur le terrain afin de construire une nation puissante», a ajouté la speakerine. L’homme avait consacré toute son énergie «au bien-être du peuple», a poursuivi la présentatrice au teint livide.

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Son fils Kim Jong-un, désigné pour sa succession, hérite d’un pays parmi les plus fermés au monde, doté de l’arme nucléaire, mais isolé au plan diplomatique, ainsi qu’une économie moribonde.

L’Union européenne suit « avec attention » la situation en Corée du Nord. « L’UE suit avec attention la situation et est en contact avec ses partenaires stratégiques afin de partager avec eux les analyses sur les implications possibles »du décès, a-t-il ajouté. Les Etats-Unis, proches alliés de la Corée du Sud, avaient également indiqué qu’ils surveillaient la situation « de près » après l’annonce de la mort de Kim Jong-Il, qui dirigeait d’une main de fer le pays depuis 1994.

Samedi soir, une soixante de punks indonésiens qui participaient à un concert de de rock ont été arrêtés par la police, afin d’être « rééduquer ». La raison ? Un comportement « déviant » qui ne respecte pas la Charia, la loi islamique…

Le concert avait lieu dans la capitale provinciale Banda Aceh, dans l’extrême nord de l’île indonésienne de Sumatra, dont les fonds récoltés étaient destinés à des orphelins. 64 punks, 59 hommes et 5 femmes, ont été interpellés lors de cette soirée. Une fois tondus, les jeunes indonésiens ont forcé à se baigner dans un lac naturel. Ils ont ensuite été placés dans un centre de rééducation, où leur a été fourni des vêtements neufs, conforment à la charia.

Illiza Sa’aduddin Djamal, maire adjoint de Banda Aceh, explique le geste des autorités : « Nous craignons que leurs actions ne viennent perturber l’application de la charia. » Grâce au stade de 10 jours en centre de rééducation dans la province d’Aceh, « nous espérons qu’ils se repentiront », ajoute t-il.

« Le but est de les arracher à leur comportement déviant… On doit les réhabiliter afin qu’ils aient un comportement convenable. Un traitement sévère est nécessaire », a expliqué Iskandar Hasan, le responsable provincial de la police.

Evi Narti Zain, une militante locale des droits de l’homme, est montée au créneau pour dénoncer l’arrestation. « Etre punk est un mode de vie et les punks vivent de par le monde sans porter préjudice à qui que ce soit », s’indigne t-elle.

L’Indonésie est le plus grand pays musulman de la planète, avec 240 millions d’habitants. Même si la pratique d’un islam modéré est très majoritaire, le province d’Aceh a adopté la charia en 2001 lorsqu’une autonomie lui a été accordée afin de mettre un terme à un mouvement séparatiste meurtrier.

Source : AFP

Depuis les législatives du 4 décembre, Vladimir Poutine, accusé de fraudes électorales, est confronté à de nombreuses manifestations dans plusieurs grandes villes de Russie. Prémices d’un « hiver russe » sur le modèle du printemps arabe ?

Samedi, entre 50 000 et 80 000 manifestants se sont rassemblés à Moscou pour dénoncer les fraudes électorales et annuler les législatives, dont le parti de Vladimir Poutine Russie unie est sortie victorieuse des urnes, avec un peu moins de 50% des voix.

Même si les autorités russes ont admis l’hypothèse de fraudes minimes pendant les législatives, il ont nié l’existence de fraudes importantes. Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a déclaré : « Si vous additionnez tous ces prétendus témoignages [de fraude], cela concerne à peu près 0,5% des bulletins. […] Cela ne peut en aucun cas remettre en question les résultats définitifs. »

De nombreuses personnes politiques sont montés au créneau pour soutenir la contestation du résultat des législatives du 4 décembre : le gouverneur de Vologda (nord-ouest) a présenté sa démission ; l’ex-ministre russe des Finances Alexeï Koudrine, qui avait démissionné en septembre, a annoncé hier son intention de participer à la création d’un mouvement libéral ; l’oligarque Mikhäil Prokhorov, qui avait sabordé le parti qu’il avait créé cet été pour ne pas déplaire au Kremlin, a annoncé qu’il serait candidat à la présidentielle de mars…

Côté presse, l’hebdomadaire Kommersant Vlasta a publié en couverture une photo peu avantageuse de Vladimir Poutine, accompagné d’un titre où un subtil jeu de mots permet de mélanger les expressions « Russie unie » et « bourrage des urnes. » La sanction n’a pas tardé à tomber : le directeur général de Kommersant-Holding, Andreï Galiev et le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Kommersant-Vlast, Maksim Kovalski, ont été limogés pour la publication dans l’hebdomadaire. Le propriétaire de la maison d’édition, un milliardaire russo-ouzbek, s’est indigné de cette violation des droits et de l’éthique journalistique.

 

Les habitants de Lièges sont sous le choc depuis l’attaque meurtrière qui s’est déroulée sur la place Saint-Lambert. Mercredi, Nordine Armrani, l’auteur de la fusillade, a lancé des grenades sous les arrêts de bus et tiré sur la foule avec une arme automatique, avant de se donner la mort d’une balle de révolver dans la tête. Le drame a fait 3 morts et 123 blessés. Le corps d’une femme de 45 ans a aussi été découvert au domicile du tueur.

Nordine Amrani était connu des autorités judiciaires belges. Il avait été condamné à de multiples reprises pour possession d’armes et pour des affaires de recel, de stupéfiants et de moeurs. En 2008, une dizaine d’armes complètes et près de 9 500 pièces avaient été découvertes à son domicile, ainsi que plus de 2 800 plants de cannabis. Condamné à 58 mois de prison, il avait été acquitté en 2010 après avoir montré les permis nécessaires à la détention des armes.

Selon la police, Nordine Amrani avait « soigneusement préparé » l’attaque, afin de toucher le plus de monde possible. « C’était un délinquant qui a, toute sa vie, connu des difficultés : le tribunal pour la jeunesse, le tribunal correctionnel, les cours d’appel… Comment est-ce que cette personne a pu se venger sur la population locale innocente ? Nous allons essayer de le comprendre », a déclaré mercredi le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, sur la radio publique RTBF.

Convoqué mardi à la police pour une affaire de moeurs, il ne s’est pas présenté et a lancé l’assaut sur la place Saint-Lambert de Liège, faisant 3 morts et 123 blessés. Une femme de 45 ans a aussi été victime de la folie meurtrière de Nordine Amrani. Son corps a été découvert au cours de la perquisition menée au domicile du tueur. Tuée d’une balle dans la tête, la femme serait entrée chez Amrani, après que celui-ci lui ait proposé de lui fournir du travail. Il l’aurait ensuite agressée et tuée. Auparavant, le tueur avait versé une grosse somme d’argent à sa compagne. Le virement était accompagné de la mention « Je t’aime, bonne chance« .

Mardi, Nordine Amrani était convoqué à la police pour une « affaire de mœurs. » Il ne s’est pas rendu au commissariat, et à lancer l’assaut sur la place Saint-Lambert, avant de se suicider.

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Mardi, la police de la ville de Palerme a annoncé avoir arrêté une cinquantaine de personnes appartenant au réseau mafieux de la Camorra. Parmi elles, Nicola Cosentino, député et ex-membre du gouvernement Berlusconi, dont il est proche.

Coup dur pour la Camorra ! La vaste opération menée par la police de Palerme a porté ses fruits. Dans leur filet, pas moins d’une cinquantaine de personnes impliquées dans le réseau mafieux, dont des hommes politiques influents, des entrepreneurs et des mafieux. Selon le Figaro, la direction régionale antimafia de Naples a déclaré que « sur les 52 mandats d’arrêt délivrés par la justice », elle a « dans les faits arrêté 47 personnes et cinq se trouvaient déjà en prison. » Lors de l’intervention, 100 millions d’euros de biens ont été perquisitionnés, dont des cimenteries impliquées dans la construction d’un centre commercial douteux.

Parmi les personnes arrêtées, Cipriano Cristiano, l’ancien maire de Casal di Principe, Nicola Cosentino, ex-secrétaire d’Etat à l’Economie de l’ancien gouvernement de Silvio Berlusconi, des responsables techniques municipaux, deux dirigeants du groupe bancaire Unicredit, ainsi que plusieurs entrepreneurs. D’autres personnes ont été assignées à résidence.

Les personnes interpellées sont soupçonnées d’association de malfaiteurs de type mafieux, d’extorsion, de fraude, faux ou blanchiment d’argent. D’autres pourraient être mis en cause prochainement, comme des membres de clan mafieux des Casalesi, et un membre du PDL, le président du département de Naples, Luigi Cesaro, qui aurait solliciter un prêt assez important de la banque Unicredit pour le compte de Nicola Cosentino.

La police a aussi affirmé que les élections locales ont été truquées en échanges de financement ou de promesses d’emploi. « Ce projet était parfaitement conforme à la stratégie du clan des Casalesi : obtenir le contrôle des activités économiques, non seulement pour réaliser des profits illégaux, mais aussi pour avoir le soutien de l’opinion publique et pour que les votes favorisent des personnes proches du groupe« , écrit, selon le Figaro, la Direction régionale antimafia dans un communiqué.

 

Mardi, à 12h30, la place Saint-Lambert de Lièges a été la théâtre d’une attaque à l’explosif, qui aurait fait, selon le procureur du Roi, au moins 4 morts et 75 blessés. L’auteur du crime a aussi tiré dans la foule avec une arme automatique.

Suite à ce drame, les hôpitaux Saint-Joseph et de l’Espérance, ont dû prendre en charge 16 personnes, dont 3 dans un états grave. Un enfant serait gravement blessé. D’autres victimes ont été accueillis dans à l’hôpital de la Citadelle et au CHU du Sart-Tilman. Mais ce bilan reste provisoire, d’autres victimes pourraient être à déplorer dans les prochaines heures. Un poste médical a aussi été installé dans la cour du palais des Princes-Evêques, situé place Saint-Lambert.

L’auteur de l’attentat, Nordine Amrami, 32 ans, était connu des services judiciaires, condamné il y a trois ans pour association de malfaiteurs, et à quatre ans et dix mois de prison pour détention d’armes et culture de cannabis. Sa voiture a été retrouvée sur la place Saint-Lambert. Il s’est donné la mort d’une balle de révolver dans la tête après avoir lancé des grenades sous les abris de bus et vidé un chargeur de kalachnikov de la foule.

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Mardi, la mission permanente de la France auprès des Nations unies a relayé via Twitter la colère de l’ambassadeur français Gérard Araud suite à l’inertie du Conseil de sécurité de l’ONU vis-à-vis de la situation en Syrie.

« La situation en Syrie est épouvantable, effroyable », a-t-il ajouté. Lundi, Gérard Araud, ambassadeur de France aux Nations unies a affirmé que « le Conseil de sécurité est moralement responsable de ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, des souffrances du peuple syrien » estimant que  « la France et d’autres membres du Conseil de sécurité considèrent que le silence du Conseil est un scandale. »

Navi Pillay, la haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, a évalué que plus de 5 000 personnes avaient péri pendant la répression en Syrie depuis le début du mouvement de contestation du régime de Bachar al-Assad. « Des informations crédibles réunies par mon personnel démontrent une tendance à l’usage systématique et étendu de la torture lors des interrogatoires« , a assuré Mme Pillay. « Tuer des enfants en les frappant ou en leur tirant dessus pendant les manifestations » est une pratique « largement répandue » tout comme « la torture et les mauvais traitements« , a-t-elle ajouté. Elle a aussi estimé que « c’est l’exposé le plus épouvantable que nous ayons entendu devant ce Conseil depuis au moins deux ans. »

« Il est scandaleux que le Conseil, du fait de l’opposition de certains membres et du fait de l’indifférence des autres, n’ai pas pu agir pour exercer une pression sur les autorités syriennes« , s’est insurgé Gérard Araud en référence à l’impossibilité pour le Conseil d’adopter une résolution condamnant la Syrie, le Russie et la Chine ayant bloqué le projet de résolution du conflit grâce à leur véto.

Les ambassadeurs britannique, allemand et américain à l’ONU ont aussi réagit. « Nous pensons maintenant que le Conseil de sécurité doit agir », a affirmé Mark Lyall Grant, ambassadeur britannique à l’ONU. « Il est intolérable que le Conseil soit condamné à demeurer silencieux« , a ajouté Peter Wittig, ambassadeur allemand à l’ONU. Rosemary DiCarlo, ambassadrice adjointe des Etats-Unis à l’ONU, a souligé que le discours de Navi Pillay était « très troublant« . « Nous estimons incroyable que le Conseil de sécurité n’ait pas parlé ces derniers mois« , s’est-elle indignée.

Un Père Noël empoisonneur a déjà fait 10 victimes dans les marchés de Noël de Berlin. Son mode opératoire ? Il aborde les passants et leur propose de trinquer avec lui à la naissance de son enfant en leur offrant une fiole de Schnaps (eau de vie,ndlr).

« Nous avons porté à 24 le nombre de personnes en charge de la sécurité, les secouristes sont aussi sur leurs gardes, et la police est par ailleurs en alerte », a souligné Charles Blume, gérant du plus grand marché de Noël berlinois. Malgré ces mesures, l’« empoisonneur » n’a pas encore été arrêté. « Cet homme en costume de Père Noël a empoisonné une jeune fille de 15 ans. Je donnerai immédiatement l’argent à celui qui le coincera », a-t-il déclaré au quotidien populaire Bild. Ce sont donc 1000€ de récompense qui seront offerts à celui qui arrêtera l' »empoisonneur ».

Selon le journal citant des sources policières, « l’empoisonneur » aurait par ailleurs changé de mode opératoire. Jusqu’à présent, il proposait aux passants de trinquer à la naissance de son enfant en leur offrant une fiole de schnaps, qui provoquait ensuite convulsions et pertes de conscience. Mais, samedi, il aurait versé un liquide dans le vin chaud d’une adolescente. Les responsables des différents marchés de Noël berlinois ont appelé à la prudence et ont invité les visiteurs à ne consommer que des boissons achetées sur les stands.

Aux Etats-Unis, Cristian Frenandez, 12 ans, est accusé d’avoir tué son demi-frère de 2 ans et demi. Jugé le 27 février prochain à Jacksonville en Floride, le jeune adolescent encoure la prison à perpétuité. Il pourrait devenir le plus jeune Américain condamné à vie.

Le 14 mars 2011, Cristian garde son demi-frère David, âgé de 2 ans et demi, pendant l’absence de sa mère. Pour une raison inconnue, Cristian projette violemment le petit garçon contre une étagère. L’enfant perd connaissance et tombe dans le coma.

Cet Américain est accusé d’avoir tué son demi-frère de 2 ans et demi, à Jacksonville en Floride. Jugé comme un adulte, il pourrait être condamné à la prison à perpétuité. Au lieu de prévenir immédiatement les secours, leur mère, Biannela Susana, âgée de 24 ans, se connecte à Internet et cherche sur Google des conseils à appliquer en cas de « choc d’un enfant » et perte de connaissance. Elle préviendra finalement les secours plusieurs heures après le drame. L’enfant mourra à l’hôpital le lendemain. Selon la chaîne d’informations américaine Fox News, un médecin a déclaré aux enquêteurs que la victime aurait pu être sauvée si la maman avait réagi plus rapidement. Celle-ci est poursuivie pour mauvais traitements.

Malheureusement pour le garçon, ce drame n’est pas le seul de sa vie. Né d’une mère âgée de 12 ans seulement, Cristian aurait été abusé sexuellement par son père. Il a aussi vu ce dernier se suicider devant lui d’une balle dans le tête. Sa grand-mère, qui avait obtenu sa garde, a été emprisonnée dans une affaire de drogue.

Cristian Fernandez, 12 ans, est actuellement incarcéré en l’attente de son procès et porte la combinaison orange des détenus américains. Il encoure la prison à perpétuité pour le meurtre de son demi-frère. Si Cristian avait accepté de plaider coupable, il aurait pu être jugée devant une Juvenile court, équivalent à la cour d’assises des mineurs en France. Il aurait alors été incarcéré dans une prison pour mineurs et libéré le jour de ses 21 ans. Mais faute d’un accord entre la procureure et ses avocats, Cristian sera va être jugé comme un adulte, où il risque la prison à perpétuité. Il pourrait devenir le plus jeune Américain condamné à la prison à vie.

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Moncef Marzouki, défenseur des droits de l’homme et chef de file de la gauche nationaliste, part grand favori pour succéder à Ben Ali au poste de président de la Tunisie.

Agé de 66 ans, cet opposant historique au régime de Zine el Abidine Ben Ali , qui a vécu 10 années en exil en France, devrait ainsi réaliser son rêve. M. Marzouki avait annoncé sa candidature à la présidence de la République deux jours après la chute, en janvier, de l’ex dirigeant.

Après son élection, il devra prêter serment la main sur le Coran et jurer d’oeuvrer à l’établissement d’un Etat de droit et de rester fidèle « à la mémoire des martyrs, aux sacrifices consentis par les Tunisiens au fil des générations, et aux objectifs de la révolution ». Il nommera dans la foulée le chef du gouvernement, le numéro 2 d’Ennahda Hamadi Jebali, qui devrait former son équipe et la soumettre à l’approbation de l’Assemblée d’ici la fin de la semaine, selon la presse tunisienne.

Si son positionnement de gauche n’a jamais varié, il s’est en revanche rapproché des islamistes, notamment sur la question de l’identité arabo-musulmane, qu’il a brandie haut et fort pendant la campagne pour les élections. La désignation anticipée de M. Marzouki a suscité des grincements de dents en Tunisie. « Aujourd’hui, élection du président dont le nom, comme au bon vieux temps, est connu d’avance », ironisait une caricature en une de la Presse lundi. « Aujourd’hui, nous autres Tunisiens, nous allons encore avoir un président que nous n’avons pas choisi… » se lamentait un internaute sur Twitter.

Samedi, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés à Moscou sur la Place de la Révolution et dans d’autres villes russes pour contester la victoire du parti de Vladimir Poutine aux élections législatives. Cette mobilisation, d’une ampleur jamais vue, a pour objectif de dénoncer les fraudes commises lors des législatives du 4 décembre.

A Moscou, entre 25 000 et 50 000 personnes se seraient réunis pour contester les résultats officiels des élections législatives, publiés samedi dans le Journal officiel russe, confirmant la victoire du parti au pouvoir Russie unie. Le parti de Vladamir Poutine a obtenu 49,32% des voix et une majorité absolue de 238 mandats sur 450 à la Douma (chambre basse).

Selon Libération, un des leaders de l’opposition libérale, l’ancien ministre Boris Nemtsov, a souligné devant la presse que la mobilisation avait lieu « dans 90 villes de Russie ». « Le pouvoir actuel ne sait pas se comporter dignement. Ils ne connaissent que le cynisme. Les dizaines de milliers de personnes qui se rassemblent aujourd’hui ne se laissent pas faire quand Poutine et (le chef de la commission électorale) Tchourov leur volent 12 millions de voix », a-t-il dit. « Ils ont trompé le peuple russe », a encore déclaré M. Nemtsov.

« Rendons au pays les élections! », « Exigeons un nouveau décompte des voix! », indiquaient des banderoles dans la foule. « Je suis venue à la manifestation car je ne crois pas aux résultats des élections. (…) Maintenant, il y a une chance de changer quelque chose dans le pays », a déclaré une manifestante, Anna Bakhmeteva, 44 ans.

Face aux manifestants, des centaines de policiers et de camions des unités anti-émeutes et des fourgons cellulaires ont été mobilisé par le Kremlin, principalement dans le centre de Moscou, près de la Place Rouge, près du siège du FSB (ex-KGB) sur la place de la Loubianka, sur la Place Pouchkine et sur un pont franchissant la Moskova. Lundi, 1600 manifestants avaient été interpellées par les forces de l’ordre à Moscou et à Saint-Pétersbourg.

A l’issue du scrutin, la mission d’observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avait déclaré à Moscou avoir relevé des irrégularités « fréquentes » et « de sérieuses indications de bourrage des urnes ».

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Source : Libération

Dans l’état de Virginie, le campus de Virginia Tech, déjà théâtre de la pire fusillade des Etats-Unis qui avait fait 32 morts en 2007, est de nouveau sous le choc. Jeudi, une fusillade a éclaté, faisant deux morts.

Au cours d’un échange de tirs, un policier et le tireur présumé ont été tués sur le campus. Selon plusieurs chaînes de télévision, la deuxième personne retrouvée morte serait le tireur lui-même. On ne sait toujours pas où se trouvait le tireur lors de l’échange de tirs, et si c’est bien lui qui a été retrouvé mort sur un parking du campus. La police a refusé de s’exprimer sur ce sujet. Le tireur se serait enfui à pied après avoir abattu un policier du campus qui l’avait arrêté pour un contrôle de routine.

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Après l’incident qui s’est déroulé dans l’après midi, Virginia Tech a réouvert ses portes à 16H30. « Les forces de l’ordre ont établi qu’il n’existait plus de menace concrète ni de nécessité de rester à l’abri. Reprenez vos activités normales », a annoncé le fil Twitter de l’université. Les étudiants et le personnel de l’université avaient reçu l’ordre de rester à l’abri dans les bâtiments et les résidences du campus. Le directeur du campus, Charles Steger a présenté ses condoléances à la famille du policier tué au cours de la fusillade. « Nos cœurs sont brisés à nouveau pour la famille de notre officier de police », a-t-il déclaré lors d’un point presse.

« Tout le monde a reçu pour consigne de rester à l’intérieur, de verrouiller les portes extérieures et de ne pas s’approcher des fenêtres », avait dit la porte-parole de Virginia Tech. Le chef du groupe républicain à la Chambre des représentants, élu de Virginie, a réagi aux évènements. « Une telle violence n’est jamais simple à expliquer, et nous blesse au plus profond, en particulier sur un campus qui a déjà éprouvé une telle tristesse par le passé », a-t-il dit.

Le campus de Virginia Tech a déjà été, en 2007, le théâtre d’une fusillade qui a fait 32 morts et 25 blessés, le plus lourd bilan pour une fusillade commise par un seul tireur aux Etats-Unis. L’étudiant auteur du drame, avait ensuite mis fin à ses jours. Cette fusillade avait provoqué un durcissement de la législation sur les armes aussi bien au niveau de l’Etat de Virginie qu’à l’échelon fédéral. Les responsables de Virginia Tech avaient été critiqués pour la lenteur de leur réaction et avaient depuis mis en place un système d’alerte à l’échelle du campus. Mais tous les systèmes de sécurité possibles ne peuvent empêcher les drames de ce genre.

Les renseignements mexicains ont déjoué un complot qui devait permettre, à l’un des fils de Mouammar Kadhafi et sa famille, d’entrer sur le territoire mexicain sous une fausse identité. Mais Saadi Kadhafi, toujours recherché par Interpol, n’a jamais réussi à atteindre le Mexique, et se trouverait au Niger où il a obtenu l’asile humanitaire. 

Saadi Kadhafi, fils du l’ex-leader libyen assassiné, et sa famille ont en effet tenté d’entrer illégalement au Mexique, a annoncé mercredi le ministre de l’Intérieur mexicain. « Le 6 septembre, les services secrets mexicains ont détecté un projet d’entrée illégale de Saadi Kadhafi et de sa famille […]. Le gouvernement a mis fin à ce risque et démantelé un réseau international qui prétendait lesdoter de fausses identités mexicaines »a déclaré Alejandro Poiré. Le ministre a assuré que cette action des services secrets démontrait « la capacité des autorités mexicaines » à contribuer à la sécurité régionale. Saadi Kadhafi, devait rentrer dans le pays sous le nom de Daniel Béjar Hanán. Les auteurs du complot avaient ouvert des comptes bancaires au Mexique et acheté plusieurs propriétés pour se cacher sur le territoire mexicain.

Le groupe à l’origine de cette opération a été arrêté en novembre. Il était composé de quatre personnes : la canadienne Cynthia Vanier, qui dirigeait l’opération, était en contact direct avec la famille Kadhafi et s’occupait du financement ; deux Mexicaines, dont l’une vivait aux Etats-Unis, servaient de liaison pour obtenir les faux papiers ; et un Danois était en charge de « la logistique ».

Ben Laden n’était plus que l’ombre de lui même avant d’être tué par le raid américain. Une source a révélé à l’AFP que les documents retrouvés chez lui prouvent que l’auteur des attentats de 11 septembre 2001 n’avait plus aucun rôle opérationnel.

Tué le 2 mai 2011 à Abbottabad au Pakistan, Oussama Ben Laden n’avait plus aucun rôle important dans l’organistation terroriste d’Al-Qaida et n’était plus impliqué « dans la gestion au jour le jour de l’organisation« . C’est ce qu’une source a révélé à l’AFP qui, autorisée à étudier tous les documents retrouvés sur place par le commando des forces spéciales américaines (plus de deux cents carnets, cahiers, ordinateurs et clefs USB), a montré qu’il « n’était plus depuis longtemps impliqué » dans l’organisation terroriste. Les documents en question n’était que d’ordre personnel (sur sa famille par exemple), ou des prises de position générales, du genre « Il faut continuer à attaquer les Etats-Unis » ou « Peut-on faire confiance aux shebab somaliens? »

« Dans un petit carnet à couverture bleue, datant de février 2010, il se demande s’il faut promouvoir untel, qui nommer à la place de tel autre tué dans un raid de drones. Mais rien sur la gestion opérationnelle de l’organisation« , ajoute-t-elle.

« De toutes façons, pour des raisons de sécurité il ne recevait des messagers qu’une à deux fois par mois: comment voulez-vous gérer un réseau dans ces conditions? » poursuit la source.

« Le vrai chef opérationnel, le directeur exécutif d’Al Qaïda qui s’occupait de l’animation du réseau au quotidien, c’était Atiyah abd al-Rahman. Sa mort est un gros succès pour l’Amérique et une perte inestimable pour l’organisation« . Ce Libyen a été victime le 22 août d’une attaque de drone américain dans la zone tribale pakistanaise du Waziristan, au nord-ouest du pays.

Source : AFP

 

 


Le succès électoral des islamistes en Égypte suscite l’inquiétude des Israéliens. Les scores importants remportés aux législatives partielles par les Frères musulmans et les salafistes font craindre à Israël l’installation au Caire d’un gouvernement hostile, susceptible de remettre en cause le traité de paix en vigueur depuis 1978 entre les deux pays.

L’arrivée des islamistes à la tête de l’Égypte pourrait déboucher sur un bouleversement stratégique d’une grande ampleur dans cette région. Mais, les Frères musulmans n’ont jusqu’à présent pas publiquement remis en cause le traité de paix avec Israël. Pourtant, à Gaza, territoire contigu aux deux pays et dirigé par le Hamas (branche palestinienne des Frères musulmans) ou dans le Sinaï, dont le contrôle échappe de plus en plus aux autorités du Caire, les Israéliens envisagent de plus en plus sérieusement la perte de leur partenariat stratégique avec l’Égypte. « Nous espérons que tout futur gouvernement en Égypte reconnaîtra l’importance de conserver le traité de paix avec Israël », a déclaré dimanche Benyamin Nétanyahou. Le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a souligné samedi que le « processus d’islamisation dans les pays arabes est très préoccupant ».

En août dernier, la mort de cinq gardes-frontières égyptiens tués par erreur par l’armée israélienne dans le Sinaï avait ouvert une crise diplomatique entre les deux pays, malgré les excuses officielles israéliennes. « Nous n’avons pas perdu l’Égypte », a cependant rappelé l’ancien ambassadeur israélien au Caire, Yitzakh Levanon, qui avait dû quitter précipitamment le pays. « Nous avions de bonnes relations avec la tête de l’État, et elles continuent. Nous n’en n’avions aucune avec la rue, les intellectuels et les médias, et ce presque rien continue aussi… Il faut regarder la situation dans son ensemble: l’Égypte est en plein bouleversement, et nous devons lui laisser du temps pour se rétablir, et seulement après décider si nous avons gagné ou perdu », a-t-il déclaré dans une récente interview au quotidien israélien Yedioth Ahronoth.

La crise politique la plus longue de l’histoire de la Belgique a pris fin lundi soir, avec la nomination par le roi Albert II d’un gouvernement de coalition dirigé par le socialiste francophone Elio Di Rupo.

Di Rupo, 60 ans, est le premier francophone à diriger un gouvernement en Belgique depuis plus de 30 ans ! Mais la tâche sera rude face aux marchés et à la pression des indépendantistes flamands. Le maire de Mons a réussi à trouver des compromis entre Flamands et francophones, ce qui semblait jusqu’alors impossible. Dix-huit mois après la chute du gouvernement dirigé par le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme et 540 jours après les élections législatives du 13 juin 2010, il a fallu une dernière négociation de 20 heures pour que les six partis appelés à composer la coalition s’entendent sur la répartition des portefeuilles.

La nouvelle équipe gouvernementale est peu différente de l’équipe sortante. Cependant, les socialistes flamands, avant dans l’opposition ont rejoint la majorité des socialistes francophones et des libéraux et démocrates-chrétiens flamands que francophones. Les Verts et les nationalistes flamands restent dans l’opposition.

Elio Di Rupo présentera sa déclaration de politique générale devant les députés mercredi, juste à temps pour assister jeudi et vendredi au sommet de l’Union européenne à Bruxelles. La Chambre des députés devrait voter la confiance au nouveau gouvernement samedi.

Ce francophone qui maîtrise mal le néerlandais, la langue de 60% de la population belge, doit encore convaincre les Flamands qu’il peut mener à bien les réformes économiques et la décentralisation accrue, actées dans l’accord de gouvernement. Di Rupo devra également mener une politique d’austérité sans précédent, afin de réduire une dette publique dont le montant astronomique inquiète les marchés et alors que les syndicats, qui ont manifesté vendredi contre la rigueur, menacent d’organiser des grèves générales dans les prochains mois.

Le chef des indépendantistes flamands, Bart De Wever, grand vainqueur des élections en Flandre mais repoussé dans l’opposition, a répété lundi qu’il ne considérait pas Di Rupo comme un Premier ministre légitime, sa coalition n’étant pas soutenue par une majorité de députés flamands.

 

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C’est aujourd’hui que l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, 66 ans, doit comparaitre pour la première fois devant le Cour pénale internationale de La Haye. Il est soupçonné de crimes contre l’humanité commis lors de la crise post-électorale : meutres, viols, actes inhumains et persécutions.a

Le 23 novembre, un mandat d’arrêt dressé contre Laurent Gbagbo avait été émis sous-scellés par les juges de la Cour pénale internationale. Ce mandat n’avait été rendu public que mercredi.

Incarcéré à La Haye depuis le 30 novembre, Laurent Gbagbo doit répondre de crimes contre l’humanité pour meurtres, viols, persécutions et actes inhumains commis sous ses ordres par ses partisans. En novembre 2010, son rival Alassane Ouattara avait remporté les élections présidentielles et il avait refusé de céder le pouvoir, plongeant le pays dans une crise meurtrière. Plus de 3 000 ivoiriens avaient trouvé la mort.

Néanmoins, les conditions de son arrestation suscitent toujours la controverse, puisque Alassane Ouattara avait livré son prédécesseur en l’arrêtant de manière illégale selon les avocats de Laurent Gbagbo.

 

« Une silhouette squelettique que rien ne semble tenir ensemble. Amy Winehouse, qui est sortie d’une cure de désintoxication il y a deux semaines, n’a pas été capable de chanter à Belgrade. Chancelante, tardant à monter sur scène, la jeune femme de 27 ans peinait à tenir debout; tirait sur sa robe, frottait ses bras. Elle n’a réussi qu’à marmonner quelques bribes de chansons… » (Source : Le Parisien juillet 2011)

Un extrait choquant afin d’introduire un article sur la face cachée des artistes et leur consommation de drogues.

Il me semble bien que l’on ne met pas longtemps à voir à l’heure actuelle, le ravage des drogues auprès des artistes de toute catégorie, qu’ils soient connus ou non.

Au-delà de la contrariété de centaines ou milliers de fans restés sur le trottoir sur les concerts annulés, c’est un fléau dévastateur qui détruit l’artiste, la personne qui l’anime et l’art qu’elle transmet.

Que ce soit à travers des photos choc quand une star trop éméchée et défoncée n’arrive plus à ouvrir sa porte, ou dans des toilettes insalubres d’une discothèque en train de sniffer de la cocaïne, les drogues sont largement représentées dans les médias à travers ces artistes.

Les artistes sont des personnages publics et ne réalisent pas toujours l’influence qu’ils véhiculent à travers leurs chansons et leur comportement.

Le public d’aujourd’hui peut d’autant plus suivre en direct la vie de sa star favorite n’importe où et n’importe quand.

Alors si je me retrouve dans cet artiste, ses chansons qu’il interprète merveilleusement bien et que je vois qu’il sniffe un peu de coke au passage… Lorsque mon petit ami me propose d’essayer, je me sentirai plus en confiance pour le faire…

Pourtant, même en fermant les yeux sur ce fléau, les faits nous rattrapent :

Ls chiffres

Et tout cela, rien qu’en France…

Ils en parlent

« Ça fait des mois et des mois (voire des années) que j’essaie d’arrêter de fumer du shit ! J’ai commencé à fumer quand j’avais 15 ans, aujourd’hui j’en ai 29. J’ai essayé plusieurs fois d’arrêter, dès que la nuit tombe, c’est un enfer… je suis capable de faire le tour de France à 4 h du matin pour en trouver et dans le pire des cas, si je n’arrive pas à en avoir, c’est la crise de nerf et de larmes. »

« À l’âge de 7 ans je commence à fumer des cigarettes, suivies à 11 ans par des joints et à 13 ans je me mets à sniffer de l’héroïne et goûte aux ecstasys, LSD et coke plus quelques médicaments. Une année plus tard je passe à la seringue. Je ne me rendais pas compte où je mettais les pieds. J’avais pourtant un bel avenir devant moi, j’ai préféré me droguer. Étant donné que ça fait longtemps que je me drogue, ma mémoire est une passoire et je ne me rappelle plus de grand-chose. »

Alors je pose la question, est-ce que l’équation Guitare, Micro, Rail de coke est complètement insoluble ?

Doit-on avoir des artistes sous l’emprise de drogues pour avoir de bonnes prestations artistiques ?

Beaucoup d’artistes s’affichent contre les drogues et l’alcool et s’y tiennent. Sont-ils moins bons artistiquement ? Leur espérance de vie augmentant sensiblement, ne pourront-ils pas diffuser leur art beaucoup plus longtemps et pourquoi pas sauver des vies en diffusant un message de prévention ?

Source de l’article : http://fleausolution.com

Article d’origine : http://fleausolution.com/2011/11/artistes-et-drogues-un-spectacle-peu-rejouissant/

Hermain Cain est encore éclaboussé par un scandale sexuel ! La réputation du candidat à l’investiture républicaine des Etats-Unis est une nouvelle fois entachée par les affirmations d’une femme, Ginger White, qui se présente comme son ancienne maîtresse.

Hermain Cain s’est exprimé avant même que l’interview de White Ginger ne soit diffusée sur la chaîne américaine Fox News d’Atlanta, afin de s’insurger contre les affirmations de White Ginger. « Cette personne va m’accuser d’avoir eu une liaison sur une longue durée« , a dit le candidat sur la chaîne CNN, « c’est quelqu’un avec qui j’avais une relation d’amitié. […] Je n’ai eu aucune liaison. »

Son avocat, Lin Wood, cherche à étouffer les propos de la femme d’affaires, en expliquant qu’il ne « s’agissait pas d’accusation de harcèlement ou d’agression sur le lieu de travail qui doivent faire l’objet d’une enquête légitime concernant un homme politique« . « Cela apparaît plutôt comme des accusations relevant de la sphère privée, entre deux personnes censées être consentantes, sujet qui ne doit pas faire l’objet de la curiosité des médias et de l’opinion, » déclarait-il à la presse.

White Ginger a assuré avoir eu une relation pendant plus de 13 ans avec Herman Cain, période pendant laquelle elle aurait été couverte de cadeaux. « Je savais qu’il était marié. Et je savais aussi que j’étais engagée dans une relation peu convenable« , confie t-elle, « c’était très amusant, cela me sortait de ma vie monotone« . Cette relation aurait pris fin il y 8 mois.

Encore favori des sondages il y a peu de temps, Herman Cain doit aujourd’hui affronter quatre accusations de harcèlement sexuel. Les affirmations de Ginger White ne tombent pas vraiment au bon moment pour lui… Cependant, le seul candidat noir n’entend pas retirer sa candidature aux élections pour la Maison Blanche.

 

Voilà encore un élément nouveau dans l’interminable affaire du Sofitel ! A l’origine, seuls Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo étaient impliqués, mais chaque jour apporte son lot de surprises et rebondissements dans l’affaire. Le dernier en date ? Une mystérieuse femme blonde qui apparaît furtivement sur la vidéosurveillance et aurait passé la nuit en compagnie de DSK la veille de son arrestation…

Ce sont les avocats de Nafissatou Diallo qui ont déclaré être à la recherche de cette femme après avoir visionné les enregistrements des caméra de surveillance. Dans le cadre de la procédure au civil en cours à New York, Douglas Windsor, avocat de la femme de chambre du Sofitel, cherche à réunir tous les éléments pouvant prouver la culpabilité de l’ancien patron du FMI dans l’agression sexuelle de sa cliente le 14 mai dernier à New York. A propos de cette mystérieuse femme, l’avocat de la plaignante s’explique sur son souhait de l’interroger : « Dominique Strauss-Kahn fait un effort pour ne pas montrer qu’ils sont ensemble, a-t-il déclaré. Je ne sais pas qui est cette personne, mais je le saurai durant l’enquête en cours pour le procès civil. […] Et je la citerai à comparaître. » « Que Strauss-Kahn prenne de telles précautions pour éviter que quelqu’un sache qu’elle est avec lui, il y a une raison et nous la trouverons », a-t-il ajouté.

L’AFP a par ailleurs pu voir des enregistrements des caméras de surveillance du Sofitel, qui montrent une limousine noire arrivant devant l’hôtel à 1 h 47, le 14 mai. M. Strauss-Kahn entre dans l’hôtel à la même heure, selon l’horaire inscrit sur ces vidéos, qui n’ont pas pu être authentifiées dans l’immédiat. La femme blonde aux cheveux courts, qui porte un grand sac noir, entre vingt secondes plus tard dans l’hôtel. M. Strauss-Kahn se rend seul à la réception, discute avec un réceptionniste, et part prendre l’ascenseur. La femme qui s’était tenue à l’écart se rend alors vers les ascenseurs, alors qu’il retient brièvement la porte pour qu’elle puisse rentrer. Elle quitte l’hôtel à 3 h 56, à bord d’un taxi jaune.

Ce nouvel élément apparaît alors que la parution d’un article du journaliste Edward Jay Epstein ce week-end a relancé la théorie du complot incriminant l’UMP dans l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn. De son côté, Douglas Windsor réfute toute implication de Nafissatou Diallo dans ce « piège ». « Tellement de personnes auraient dû être impliquées, c’est grotesque« , a déclaré Douglas Wigdor. « L’idée que Nafissatou Diallo puisse faire partie d’un complot de Sarkozy pour piéger DSK est au-delà de l’absurde, complètement ridicule« .

Dans la nuit de mercredi, c’est en tenue anti-émeutes que la police de Los Angeles a procédé au délogement des indignés installés devant l’hôtel de ville de la métropole californienne.

Peu après minuit, la police s’est rapidement avancée vers les manifestants anti-Wall Street afin de les contraindre à évacuer les lieux et reprendre possession du parc entourant l’hôtel de ville. Les indignés de Los Angeles, qui occupent les lieux depuis le 1er octobre, sont au nombre de 700 à 800. Ils ont planté 400 tentes environ. Le LAPD avait déclaré que le rassemblement sur ces lieux était illégal et avait laissé le temps nécessaire aux personnes présentes de partir paisiblement. L’annonce avait été faite par haut-parleur, avertissant les manifestants restés sur place des risques d’arrestation auxquels ils étaient sujets.

Avant que la police ne procède à l’évacuation, le commandant de police Andrew Smith a déclaré au reporters être « très optimiste » sur le déroulement de l’opération. La police a fait une démonstration de force cette nuit lors de l’évacuation, armés de leurs boucliers et certains mêmes de combinaisons Hazmats (qui protègent des matières dangereuses, ndlr). Après avoir été maîtrisés, plusieurs manifestants ont été arrêtés, dont au moins une femme.

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Anders Behring Breivik est psychotique et donc pénalement irresponsable des attaques perpétrées le 22 juillet dernier en Norvège, ayant fait 77 morts.

L’extrémiste de droite a développé avec le temps « une schizophrénie paranoïaque », a déclaré au cours d’un point de presse le procureur Svein Holden, citant les conclusions d’un rapport remis le même jour par deux experts-psychiatres, Synne Serheim et Torgeir Husby. Pour le Parquet il est passible d’un internement dans un établissement psychiatrique, mais pas d’une détention en prison.

« Si la conclusion finale est que Behring Breivik était irresponsable, nous demanderons au tribunal à l’issue du procès qu’il reçoive un traitement mental obligatoire« , a déclaré au cours de ce point de presse le procureur Inga Bejer Engh, précisant que ce traitement pourrait lui être administré « à vie ». Selon les deux psychiatres, Behring Breivik souffre de « psychose », une condition mentale qui aurait altéré son jugement en amont et au moment des attaques. Leur rapport de 240 pages doit être examiné par une Commission médico-légale qui devra s’assurer qu’il remplit toutes les exigences professionnelles.

Pour accomplir leur travail, les deux psychiatres ont eu 13 entretiens avec Behring Breivik dans la prison de haute sécurité d’Ila, près d’Oslo, où il se trouve en détention provisoire. Ces conclusions sont néanmoins une surprise étant donné la préparation des attaques qui avaient été soigneusement planifiées et exécutées, ne laissant aucunement croire à la folie de l’auteur.

Le dernier mot sur la responsabilité pénale de Behring Breivik reviendra au tribunal, qui suit généralement les recommandations des experts. Le procès doit s’ouvrir le 16 avril 2012 et devrait durer environ 10 semaines.

 

AFP

Après Ennahda en Tunisie, le Parti de la justice et du développement (PJD) est arrivé en tête aux élections législatives du 25 novembre au Maroc, en remportant 107 des 395 sièges de députés. Ce parti qui assure son soutien à la monarchie, doit désormais former une coalition pour gouverner. Ses objectifs ? Lutter contre la corruption et installer une bonne gouvernance publique. 

De tous les partis politiques, tous ont salué la victoire de la démocratie. « Nous récoltons la confiance du peuple marocain. ça fait plus de quinze ans que le Parti de la justice et du développement (PJD) est sur la scène politique internationale » a déclaré Abdelilah Benkirane, leader du parti islamiste modéré. Cette victoire arrive cinq mois après une réforme constitutionnelle décidée par le roi Mohammed VI, qui stipule que le chef du gouvernement doit être choisi par le roi au sein du parti arrivé en tête des élections.

Abdelilah Benkirane, devrait donc logiquement diriger le gouvernement. Le Premier ministre islamiste, sera à la tête d’une coalition à laquelle pourrait participer l’Istiqlal, parti du Premier ministre sortant, et l’Union socialiste des forces populaire (USFP). Abdelilah Benkirane a déjà rassuré les pays occidentaux : « Avec le PJD il n’y aura jamais de surprises. Nous allons développer les relations avec l’Occident ». Le premier ministre sortant, Abbas el-Fassi, du parti Istiqlal, souligne que « l’alternance est possible au Maroc ». L’actuel ministre des Finances, Salaheddin Mezouar a lui souligné que « Ces élections montrent que le Maroc est en train de mener un processus mature et responsable ».

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Le premier défi du gouvernement sera le chômage des jeunes, qui dépasse 30% dans les villes alors que la moitié de la population a moins de 25 ans. Il va aussi falloir relancer l’économie du Maroc, dont les failles se sont révélées suite au printemps arabe et à la crise économique. L’industrie textile, pilier de l’économie, a subi la baisse de la demande européenne. Le pays, dépourvu de ressources énergétiques, a également payé la flambée des prix de l’énergie. Et suite aux événements du printemps arabe, les revenus du tourisme ont chuté. Mais le PJD n’ pas évoqué des thèmes controversés, comme la consommation d’alcool par les musulmans.

Alors que les slogans islamistes étaient absents lors du printemps arabe, c’est finalement les partis se réclamant de l’Islam qui en récupère le bénéfice aux urnes. Mais, la victoire du PJD ne lui confère pas de majorité parlementaire pour gouverner seul. Ensuite, la coopération qui devra se faire entre les partis pour former un gouvernement, oblige le PJD à jouer le jeu politique et parlementaire.

En marge des manifestations se déroulant en Egypte, une journaliste de France 3 et son cameraman ont été agressé. Depuis le début des révolutions egyptiennes, ce serait la troisième fois qu’une femme reporter est victime d’une agression sexuelle. Caroline Sinz a déclaré avoir été violemment frappée et victime d’une agression sexuelle de la part d’hommes en civil jeudi au Caire.

« Nous étions en train de filmer dans la rue Mohamed Mahmoud quand nous avons été assaillis par des jeunes de quatorze ou quinze ans » , a-t-elle raconté, en faisant état « d’attouchements ». La journaliste et son cameraman ont ensuite été entraînés « manu militari » par un groupe d’hommes vers la place Tahrir et se sont retrouvés séparés. « Nous avons alors été agressés par une foule d’hommes. J’ai été tabassée par une meute de jeunes et d’adultes qui ont arraché mes vêtements » et qui ont procédé à des attouchements répondant « à la définition du viol » , a-t-elle poursuivi. « Quelques personnes ont essayé de venir m’aider sans y parvenir. J’étais lynchée. Cela a duré environ trois quarts d’heure jusqu’à ce qu’on puisse m’extraire. J’ai cru que j’allais mourir », a-t-elle dit, en ajoutant que le cameraman avait aussi été « tabassé ». Finalement secourue par des Egyptiens présents sur les lieux, Caroline Sinz a pu rejoindre son hôtel, où elle a été assistée par l’ambassade de France au Caire avant de consulter un médecin.

Par ailleurs, Reporters sans frontières a déconseillé aux médias internationaux d’envoyer en Egypte des femmes journalistes, faisant été de cette série d’agressions sexuelles. Depuis la reprise des manifestations place Tahrir le 19 novembre, « Reporters sans frontières » a recensé une quinzaine d’agressions de journalistes. En février dernier, Lara Logan, une journaliste américaine de CBS, avait elle aussi été agressée sur la place Tahrir par une centaine de manifestants. Jeudi, la journaliste américano-égyptienne, Mona Al-Tahawy, arrêtée lors de sa participation aux manifestations de la place Tahrir, a indiqué sur Twitter qu’elle avait été victime de violences et d’agression sexuelle de policiers durant sa détention.

Les journalistes, qu’ils soient hommes ou femmes, réalisent le même travail, mais, hélas, n’encourent pas les mêmes risques.

Mardi après-midi, une Française employée d’une ONG a été enlevée par des hommes armés dans le sud du Yémen, à Msaïmir, une ville à 70 km de Houta et à une centaine de km d’Aden. Des négociations ont été engagée dès son enlèvement pour sa libération.

Selon des responsables locaux, la Française d’origine marocaine a été enlevée avec son interprète et son chauffeur, tous deux Yéménites, alors qu’elle circulait à bord d’un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l’ONG qui l’emploie, dans la province de Lahj. Ils se rendaient dans un camp de déplacés, originaires de la province voisine d’Abyane, un fief du réseau extrémiste al-Qaida qui y contrôle Zinjibar, son chef-lieu, et plusieurs villages, selon le responsable des services de sécurité.

Selon une source gouvernementale, «les otages ont été conduits à Bachriya, une banlieue de Msaïmir» et «des contacts ont été établis avec les ravisseurs pour négocier la libération des trois personnes enlevées.» Selon le Figaro, cette information a été confirmée par le directeur administratif de Msaïmir, Hassan Ali. «Des négociations sont menées avec les ravisseurs par l’intermédiaire de dignitaires tribaux», a-t-il déclaré sans s’étendre plus sur le sujet.

Selon une source proche des ravisseurs, le rapt a pour objectif d’«obtenir la libération de quatre membres du Mouvement sudiste», un groupe séparatiste. «Les quatre activistes, Walid al-Soufi, Tarek Abdo, Fawzi Abdo Jazem et Yassine Ahmad Moqbal, ont été arrêtés par les autorités lundi à Aden», a poursuivi cette source. Il précise aussi que « la Française et ses deux compagnons se portent bien et ne seront pas inquiétés. »

Cet enlèvement arrive peu de temps après la libération de 3 humanitaires français, retenus en captivité au Yémen pendant 5 mois. Le Yémen est le théâtre de fréquents enlèvements d’étrangers par des tribus, qui procèdent à des rapts pour faire aboutir leurs revendications auprès des autorités.

 

 

Les autorités libyennes assurent que le fils de Kadhafi, capturé samedi, aura droit à un procès équitable. La Cour pénale internationale veut en revanche qu’il soit jugé à La Haye afin qu’il puisse assurer correctement sa défense.

En cavale depuis le 23 août, Sf Al Islam a été capturé dans la nuit de vendredi à samedi, au sud-ouest de l’oasis de Sebha.  Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a dit mercredi que Saïf al Islam Kadhafi pourrait être jugé en Libye mais que cela ne devrait pas le protéger de la justice internationale.Luis Moreno-Ocampo, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Tripoli, a estimé qu’il était très important pour les Libyens que le fils de Mouammar Kadhafi soit jugé dans son pays.La CPI a émis des mandats d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre Mouammar Kadhafi, mort en octobre peu après sa capture par les ex-insurgés, son fils Saïf al Islam et l’ancien chef des services de renseignement Abdallah al Senoussi. Le pouvoir intérimaire libyen promet un procès équitable à Saïf al Islam, considéré, avant la chute de son père, comme son successeur à la tête d’un régime en place depuis 1970.La peine de mort existe toujours en Libye tandis que la peine maximale prévue par les statuts de la CPI est la réclusion à perpétuité.Le Conseil national de transition (CNT) avait annoncé dimanche son intention de mener lui-même un procès contre Saïf al Islam, détenu à Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli). Le Premier ministre intérimaire Abdel Rahim al-Kib a promis « un procès équitable » et assuré que Saïf al-Islam Kadhafi était « en de bonnes mains », à la suite des appels de la communauté internationale et des ONG pour qu’il soit bien traité et à coopérer avec la CPI.

Source : AFP

Seif Al-Islam, dernier héritier de Kadhafi en cavale, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi par … alors qu’il tentait de passer au Niger déguisé en chamelier. Il est soupçonné de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), qui le recherche depuis le 27 juin 2011. Les autorités libyennes ont affirmé dimanche que Seif al-Islam serait jugé en Libye, et non pas à La Haye.

« La décision est qu’il sera jugé devant les tribunaux libyens. C’est une question de souveraineté nationale« , a déclaré, d’après l’AFP, le vice-président et porte-parole du CNT, Abdelhafidh Ghoga au cours d’une conférence de presse. Il a aussi assuré que Seif al-Islam disposait « de la protection nécessaire« .

« Nous voulons que le procès de Seif al-Islam ait lieu en Libye car la justice locale est la règle et la justice internationale l’exception« , avait déclaré un peu plus tôt à l’AFP le ministre de la Justice au sein du CNT, Mohammed al-Allagui. « Nous avons les garanties nécessaires pour un procès équitable, en particulier après l’amendement d’une loi garantissant l’indépendance de la justice par rapport à l’exécutif« , a-t-il assuré.

« Si les autorités libyennes désirent mener le procès en Libye, il faut soumettre une demande à la CPI et les juges décideront éventuellement. Mais selon le principe de complémentarité et le Statut de Rome, la priorité est au droit national« , a expliqué dimanche soir un porte-parole de la CPI, Fadi El-Abdallah.

Capturé par des anciens combattants rebelles de Zenten, Seif Al-Islam, 39 ans, est actuellement détenu par ces derniers à 170 km, au sud-ouest de Tripoli.

L’annonce de l’arrestation du fils le plus en vue de Mouammar Kadhafi a obligé le Premier ministre par intérim, Abdel Rahim al-Kib, à reporter de 48 heures maximum la formation de son nouveau gouvernement, dont la présentation était prévue ce dimanche.

Alors que plusieurs pays dont la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont pressé Tripoli de coopérer avec la CPI afin de garantir un « procès équitable » à Seif al-Islam Kadhafi, le Conseil national de transition (CNT) a affirmé qu’il serait jugé en Libye. Selon certaines sources, les combattants de Zenten refuseraient de remettre Seif Al-Islam tant que le système judiciaire du CNT n’est pas opérationnel, ce qu’a démenti le vice-président et porte-parole du Conseil National de Transition, M. Ghoga.

Seif Al-Islam a longtemps été présenté comme le successeur potentiel de son père. Il est soupçonné par la CPI d’avoir joué un « rôle-clé dans la mise en oeuvre d’un plan » conçu par son père pour « réprimer par tous les moyens » le soulèvement populaire entamé mi-février.

Les autorités libyennes désirent juger Seif Al-Islam pour ses crimes, et éviter ainsi une répétition du scénario qui a conduit à la mort de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim, tous deux tués après avoir été capturés vivants le 20 octobre à Syrte (est).

 

 

L’organisation, jusqu’à présent critiquée pour son inefficacité sur le problème syrien, a lancé un ultimatum à Bachar Al-Assad mercredi soir. La Syrie a désormais 72heures pour mettre fin à la répression sanglante de la contestation et autoriser l’envoi d’observateurs arabes, sous peine de sanctions économiques. Une vraie menace à laquelle Bachar Al-Assad n’a pas répondu officiellement. 

A Damas la tension est toujours vive, la répression meurtrière persiste malgré cet ultimatum. Seuls un millier de détenus ont été libéré. Les attaques de manifestants pro-Assad contre les ambassades étrangères se multiplient tandis que les violences se poursuivent. Le régime syrien a boycotté la réunion de la Ligue Arabe qui s’est tenue à Rabat au Maroc. Damas ne s’est toujours pas exprimée au sujet des injonctions de la Ligue Arabe, et n’a pas commenté l’attaque par des militaires dissidents d’un centre de services secrets mercredi, revendiquée par l’Armée syrienne libre (ASL). En huit mois de contestation, ce serait une première d’après l’opposition. 

Par ailleurs, la Russie et la Chine, qui le 4 octobre dernier ont opposé leur veto à l’adoption d’une résolution de l’ONU, durcissent le ton et demandent l’ouverture d’un dialogue entre les autorités syriennes et l’opposition. La Russie a en effet accusé l’opposition de pousser à la guerre civile. Une intervention armée étrangère contre le régime Assad est toujours exclue tant que ces membres permanents du Conseil de sécurité, alliés d’Al-Assad, refusent toute ingérence. Face à la répression qui a fait au mois 3500 morts depuis le 15 mars selon l’ONU, Paris, Berlin, et Londres veulent présenter au Comité des droits de l’homme de l’Assemblée générale de l’ONU une résolution condamnant les actions du régime. Le vote devrait avoir lieu mardi. Si cette démarche, soutenue par la Jordanie, le Maroc, le Qatar et l’Arabie Saoudite fonctionne, la pression sur le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait augmenter.

Alain Juppé est lui arrivé en Turquie, où les autorités ont décidé de prendre des sanctions contre la Syrie en stoppant des explorations pétrolières communes menées en Syrie, et en menaçant l’arrêt de la fourniture d’électricité au pays. Bachar Al-Assad, de plus en plus isolé, pourrait accepter la demande de la Ligue arabe. Ce vendredi, l’opposition a lancé un appel à manifester et ce nouveau tournant diplomatique devrait changer la donne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nouveau Premier ministre italien a présenté ses principaux objectifs, ce jeudi, devant le Sénat. Jugées ambitieuses, les principales réformes qu’il veut mener, seront axées sur la “rigueur budgétaire”, la “croissance”et l’ “équité”. Son programme comprend aussi une réforme des retraites et du marché du travail. Cet ancien économiste promet de s’attaquer à la dette colossale de l’Italie et de rassurer les marchés afin de sortir le pays de la crise.« L’absence de croissance a annulé les sacrifices » déjà accomplis par les Italiens ces dernières années, a déploré le nouveau chef du gouvernement italien dans son premier discours devant le Sénat. Suite à ces annonces,  un vote de confiance de la haute chambre est attendue dans la soirée. Jouant son premier numéro d’équilibriste devant les parlementaires, Mario Monti a promis le respect de « l’équité » dans la distribution des nouveaux « sacrifices » car « plus leur distribution sera équitable, plus ils seront acceptés ». L’ex-commissaire européen a également annoncé qu’il s’attaquera à deux réformes structurelles réclamées par l’Union européenne et attendues par les marchés : celles des retraites et du marché du travail. Ainsi, il a annoncé le report de l’âge à la retraire à 67 ans, contre 65 ans actuellement.

Mario Monti a souligné que pour respecter l’objectif de l’équilibre budgétaire en 2013, le gouvernement évaluera « dans les prochaines semaines la nécessité de nouvelles mesures de correction budgétaire », le pays ayant déjà adopté deux plans d’austérité ces derniers mois. De plus, il a jouté que la confiance des investisseurs se rétablira si la croissance revient. « Nous avons besoin de mesures pour rendre l’économie moins sclérosée, aider la naissance de nouvelles entreprises, améliorer l’efficacité des services publics et favoriser l’emploi des jeunes et des femmes » a-t-il insisté.
D’autre part, il a souligné que son gouvernement offrira « la même attention » au maintien de la rigueur dans l’assainissement des comptes publics qu’à la croissance, stimulant cette dernière à travers une majeure attention au travail des femmes et des jeunes ou grâce à la lutte contre l’évasion fiscale et le travail au noir. La stratégie anti-crise du nouveau président du Conseil italien va t-elle fonctionner? Les enjeux sont collosaux, autant pour sauver de la catastrophe financière la troisième économie de la zone euro, que la monnaie unique elle-même.

Depuis mardi, la dette américaine s’élève à plus de 15 000 milliards de dollars, c’est-à-dire 99 % du PIB américain prévu par la Maison Blanche pour l’ensemble de l’année 2011. Les républicains accusent l’administration d’Obama d’avoir presque doublé la dette depuis son investiture en 2007, qui s’élevait alors à 8 600 milliards de dollars.

La dette américaine avait déjà franchi le cap des 10 000 milliards de dollars en septembre de 2008, et avait ensuite augmentée de 1 000 milliards tous les 7 mois et demi en moyenne. Le FMI considère que la dette atteindra les 100 % du PIB à la fin de l’année.

Paul Ryan, président de la commission de la chambre sur le budget a déclaré que « ce chiffre marque un jour infamant pour l’histoire américaine ». « Vous méritez des dirigeants qui s’attaquent vraiment au problème, » fustige-t-il.

Mercredi, Michele Bachmann, représentante au Congrès et candidate ultraconservatrice aux élections présidentielles américaines de 2012, a comparé les États-Unis à un bateau qui s’apprête à tomber dans les chutes du Niagara. « Ce qui a changé c’est la rapidité de la dette », a-t-elle ajouté.

Rick Perry, le gouverneur du Texas et candidat conservateur à l’investiture républicain, a dénoncé  « la politique socialiste d’Obama qui ruine le pays. » Selon lui, « il était temps de réformer Washington. […] L’Amérique vient de passer un cap inimaginable : notre dette dépasse 15 000 milliards de dollars. Cela fait plus de 48 000 dollars par Américain. » Il n’a pas ménagé ses propos en comparant les Etats-Unis à la Grèce : « Nous avons une dette qui pèse autant que notre économie. Cela nous fait beaucoup ressembler à la Grèce. »

La Comission mixte du Congrès peine à parvenir à un accord sur les économies budgétaires à entreprendre et si aucune solution n’est trouvée avant le 23 novembre, la loi prévoit la mise en œuvre automatique de réductions des dépenses de l’État – également réparties entre les dépenses de défenses et le reste des dépenses- d’un total de 1 200 milliards de dollars sur 10 ans.

 

Mardi, deux balles ont été retrouvées à la Maison Blanche, provenant probablement de coups de feu entendu vendredi à proximité de la résidence présidentielle. Le président américain Barack Obama et sa femme n’étaient pas à la Maison Blanche à ce moment là, étant en Californie.

Une des deux balles a été retrouvée dans les jardins, tandis que l’autre a heurté une vitre blindée. Les services secrets chargés de la sécurité et de la protection du président américain ont actuellement une première piste. Vendredi soir, la police a reçu plusieurs appels suite à des coups de feu tirés près de la Maison Blanche. La police a retrouvé un fusil AK-47 dans une voiture abandonné peu de temps après. Aussi, des témoins ont vu deux voitures roulées très rapidement juste après avoir entendu les tirs.

Dimanche, la police a lancé un mandat d’arrêt contre un jeune homme de 21 ans d’origine hispanique pour le port d’une arme dangereuse. Cependant, le police n’a pas pu faire de lien entre les deux affaires.

 

En République Démocratique du Congo, à l’approche des élections présidentielles et suite aux déclarations d’Etienne Tshisekedi, la tension monte au sein de la population. Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle du 28 novembre, a lancé des appels à la violence à ses militants.

Etienne Tshisekedi, opposant politique de l’actuel président Joseph Kabila, a renouvelé à nouveau ses appels à la violence, invitant ses partisans à « casser » des prisons pour libérer des militants et à « terroriser » militaires et policiers.

Selon un correspondant de l’AFP, Etienne Tshisekedia a déclaré, devant environ 5000 personnes, lors d’un meeting à Kisangani (nord-est) : « Je donne un ultimatum de 48 heures au gouvernement (du président Joseph) Kabila, pour libérer tous nos combattants en prison à Mbuji Mayi, Lubumbashi et à Kinshasa. Sinon, je demande à la base à Kinshasa (…) de se mobiliser et d’aller casser la prison de Makala (à Kinshasa) afin de libérer de force nos combattants arrêtés arbitrairement. »

« Vous avez un pouvoir réel dans ce pays car la voix du peuple c’est la voix de Dieu. S’il arrivait que l’un de vous soit victime de tracasseries inutiles de la part d’un policier, d’un militaire ou de quelqu’un du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, au pouvoir), mobilisez-vous et prenez-les et terrorisez-les. Même s’ils fuient dans leur camp, il faut les poursuivre« , a-t-il ajouté.

Etienne Tshisekedi s’est aussi auto proclamé « président de la République. » « Vous verrez, il y aura un grand changement dans le pays, ils vous laisseront tranquilles dans vos souffrances, jusqu’au 7 décembre, quand je serai le chef de l’Etat pour développer le pays« , a-t-il déclaré.

Ses appels à la violence ont provoqué des affrontements entre les militants de l’UDPS, son parti, et les militants du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (le parti du président) et de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec).

Après ses déclarations, la Belgique, l’Union européenne, la France, la Grande-Bretagne et l’ONU ainsi que des ONG locales  avaient condamné unanimement les propos d’Etienne Tshisekedi.

 

Vivement recherché par le Conseil national de transition libyen (CNT) et la Cour pénal internationale (CPI), Seïf Al-Islam, le fils de l’ex-dictateur libyen, aurait trouvé refuge au Sahara auprès de rebelles touaregs.

En fuite, Seïf Al-Islam essaie de sauver sa peau pour ne pas subir le même sort que son père, lynché par des rebelles du CNT le 20 octobre. Le fils dauphin aurait réussi à quitter la Libye pour échapper à ses poursuivants libyens, grâce à un convoi placé sous une forte escorte de combattants touaregs. La « caravane » aurait pénétré jeudi au Niger dans la région frontalière de la Libye, du Niger et de l’Algérie.

Seïf Al-Islam, 39 ans, est visé par un mandat d’arrêt international pour des des crimes contre l’humanité commis durant la sanglante répression du soulèvement de février. Il aurait demandé un avion pour sortir du désert et se livrer à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. «Seïf al-Islam a trouvé refuge auprès d’une figure importante des nomades touaregs qu’il avait aidé financièrement par le passé. Il est inquiet pour sa sécurité. Il veut des garanties», avait affirmé une source du CNT à l’agence Reuters.

Cette opération d’exfiltration aurait été organisée grâce à Agaly Alambo, l’ancien chef rebelle du Mouvement nigérien pour la justice (MNJ) et de ses hommes.

Le fils du dictateur libyen rejoindra probablement le chef des renseignements de Kadhafi, Abdullah al-Senoussi, réfugié dans la région de Kidal, au Mali.

Selon Abdoulahi Attayoub, président de la diaspora touarègue en Europe et responsable du site Temoust.org, «les Touaregs qui soutenaient Kadhafi seraient minoritaires. Il s’agirait de Touareg libyens engagés dans les milices armées du dictateur et des Touareg recrutés comme mercenaires en Libye au moment de la guerre».

Même si le Mali et le Niger ont ratifié le traité de Rome sur la création de la CPI, ils auront du mal à livrer les personnes recherchées, faute de moyens. Et l‘OTAN ne pourra pas les aider, puisque le conseil de sécurité des Nations unies a adopté jeudi une résolution mettant fin le 31 octobre au mandat autorisant l’emploi de la force pour assurer la protection des populations civiles.

 

 

 

Ses derniers jours… et sa vie en général. En plus d’avoir un penchant pour Condoleezza Rice, sa garde rapprochée composée de 40 femmes et son infirmière ukrainienne, il s’avère que Mouammar Kadhafi était aussi obsédé par le Viagra.

Selon le Sunday Times, Faisal, ancien cuisinier et serviteur de Kadhafi durant 7 ans (il le maquillait et lui teignait les cheveux, si si) a affirmé que l’ancien dictateur prenait tellement de pilules bleues que son infirmière (et maîtresse) l’aurait exhorté à diminuer sa dose à plusieurs reprises.

Tout ce Viagra était apparemment nécessaire pour satisfaire son vorace appétit sexuel.

« C’était à raison de 4 ou parfois 5 femmes par jour », confie Faisal. « Il y en a eu tellement. C’était devenu une habitude pour Kadhafi. Ils allaient dans sa chambre, cela se passait à sa manière et puis il sortait, comme s’il venait juste de se moucher. » Mouammar Kadhafi, qui a été tué le mois dernier près de sa ville natale Syrte, aurait engagé Faisal après son discours à l’université de Tripoli, où le jeune homme étudiait le droit.

En avril, l’émissaire américain aux Nations Unies avait affirmé que des fidèles à l’ancien dirigeant libyen lui avait fourni du Viagra pour participer au viol de plusieurs femmes pour les « punir », selon Reuters. Une enquête avait été ouverte par le procureur général de la Cour Pénale Internationale afin de mettre la lumière sur ces agissements.

Après la chute de Kadhafi, plusieurs des membres de sa garde rapprochée se sont présentés à la police pour agressions sexuelles. Certaines de ces femmes ont affirmé avoir été violées par pas moins de 20 hommes !

Kadhafi n’est pas le seul homme d’état à être intime avec la pilule bleue. En 2009, le Time Magazine avait rapporté les allégations d’Umberto Bossi, un politicien italien ayant exercé dans le cabinet de Silvio Berlusconi, qui avait parlé du sérieux penchant de l’ancien Premier ministre pour le Viagra… Manque plus que DSK et le compte est bon !

Silvio Berlusconi a quitté le pouvoir samedi sous les huées et les insultes à Rome. Au comble de son humiliation, le départ du président du Conseil italien a été fêté dans les rues de la ville. Cette fin de règne tourne une page dans l’histoire de l’Italie, ponctuée par des scandales sexuels et des procès pour corruption.

Silvio Berlusconi a largement dominé la scène politique pendant dix-sept ans. Ce self-made-man millionnaire, à la tête d’un empire de médias colossal, est accusé d’avoir entamé la crédibilité de son pays sur la scène internationale. A 75 ans, il a remis sa démission après l’adoption par le Parlement de mesures économiques destinées à rassurer les marchés et ses partenaires internationaux. Elle a été acceptée par le président de la République Giorgio Napolitano. Mais si le cavaliere est tombé de selle, il ne s’avoue pourtant pas vaincu.

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Dimanche soir dans un message télévisé, Silvio Berlusconi a clairement affirmé qu’il n’envisageait pas encore de  prendre sa retraite politique : « A ceux qui ont fêté ma sortie de scène, je veux dire qu‘à partir de maintenant, je vais redoubler mon engagement au parlement et dans les institutions pour rénover l’Italie. Je n’attends pas de reconnaissance, mais je ne veux pas me rendre ». Comme le lui permet la constitution italienne, Silvio Berlusconi garde encore son mandat de député, lui permettant de bénéficier de l’immunité parlementaire qui va avec. L’ex-chef du gouvernement italien est toujours poursuivi dans trois procès différents.

L’Italie prend un nouveau départ. La page Berlusconi se tourne enfin, mais laisse une empreinte amère dans la société italienne. Avec une dette abysalle de 1900 milliards d’euros et un taux de chômage des jeunes qui frôle les 30%, la huitième puissance économique mondiale est désormais sous la surveillance du FMI et de l’Union européenne. Soulagés mais pas rassurés, les Italiens attendent énormément de ce changement politique et veulent croire en un avenir meilleur.

C’est Mario Monti, ancien commissaire européen, qui est devenu le nouveau président du Conseil italien. Cet homme de 68 ans, réputé pour ses compétences économiques, est tout l’opposé du cavaliere. Héritant d’une situation difficile, il doit s’atteler à « rassurer les marchés » et remettre le pays vers le droit chemin. Désormais, Mario Monti doit former un gouvernement et obtenir la confiance des deux chambres du parlement d’ici dix jours, selon la Constitution, avant de prendre officiellement ses fonctions et de prêter serment devant le président de la République.

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Mais les traces du berlusconisme seront longues à effacer car son ombre plane toujours : il reste président du premier parti politique et il possède la majorité absolue au sénat. Les élections législatives sont prévues en 2013, le futur gouvernement dispose donc d’un an et demi pour mener ses réformes.« Je travaillerai (…) pour sortir rapidement d’une situation qui présente des aspects d’urgence et que l’Italie peut vaincre grâce à un effort collectif », a affirmé Mario Monti lors d’une brève intervention devant la presse après avoir reçu son mandat du président de la République Giorgio Napolitano. « L’Italie doit redevenir un élément de force, et non de faiblesse, dans une Union européenne dont nous avons été fondateurs et dont nous devons être protagonistes », a également souhaité l’ex-commissaire européen. Sur le plan économique, Mario Monti s’est fixé pour objectif d’« assainir la situation financière et de reprendre le chemin de la croissance tout en restant attentif à l’équité sociale ». « Nous le devons à nos enfants. Nous devons leur donner un avenir concret fait de dignité et d’espérance », a-t-il conclu.

Mais les incertitudes persistent. L’Italie est plombée par une dette colossale de 1900 milliards d’euros (120% du PIB), et ses taux d’intérêts à long terme dépassant les 7%, sont à un niveau insoutenable sur la durée et constituent une très grave menace pour la péninsule et l’ensemble de la zone euro.

 

Dimanche soir, le président américain Barack Obama a affirmé avoir eu une conversation « franche et ferme » avec son homologue français Nicolas Sarkozy à propos du soutien de la France à l’adhésion des Palestiniens à l’Unesco.

« J’ai eu une conversation très franche et ferme avec le président Sarkozy à ce sujet« , a rapporté le président américain, lors d’une conférence de presse organisée à l’issue du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique à Hawaii.

Déçu par la décision du président français sur ce dossier, Obama a rappelé que Washington avait, en conséquence de la reconnaissance de la Palestine, suspendu ses versements à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

« La conversation privée que j’ai eue avec le président Sarkozy se rapportait à ma profonde déception à l’égard du vote de la France en faveur de l’entrée des Palestiniens à l’Unesco, alors qu’elle savait parfaitement que selon nos lois cela nous obligerait à stopper nos versements à l’Unesco« , a déclaré le président américain.

Sans commenté sa conversation avec Sarkozy, Obama a expliqué qu’ils n’avaient traité que du vote français du 31 octobre en faveur de l’adhésion de l’Etat de Palestine à l’Unesco. Tandis qu’Obama ne conçoit pas l’entrée de la Palestine dans des organisations internationales avant un accord de paix avec Israël, Sarkozy soutient que l’entrée de la Palestine pourrait au contraire amener les deux pays à un accord de paix.

 

Les trois humanitaires de l’ONG française Triangle génération humanitaire ont enfin été libérés dans la nuit de dimanche à lundi 14 novembre, après avoir été retenu pendant 5 mois en otage au Yémen par Al-Qaida. Ils avaient disparu le 28 mai à Seyoun, à 600 kms à l’est de Sanaa, alors qu’ils travaillaient pour un programme de développement agricole et de remise en état d’infrastructures.

Des sources tribales avaient indiqué, à la fin de juillet, que les trois otages français, âgés de 25 à 30 ans, étaient retenus en captivité par des éléments d’Al-Qaida. En échange de leur libération, une rançon de 12 millions de dollars, soit 8,72 millions d’euros, était demandée. Selon des sources tribales et de sécurité, plusieurs millions de dollars auraient été payer pour libérer les trois français. « Un riche homme d’affaires yéménite, Ahmed Ben Farid Al-Souraimeh, qui vit en exil dans le sultanat d’Oman, a joué un rôle déterminant dans la libération des otages », a expliqué la source tribale sans plus de détails.

« Les trois Français sont en bonne santé. Ils sont en ma compagnie à Ataq, une heure après leur libération par Al-Qaida », a déclaré, de son côté, un chef tribal, qui a mené une médiation pour leur remise en liberté. « Ils passent la nuit à Ataq et seront conduits dans la matinée à Sanaa », a déclaré, pour sa part, un responsable des services de sécurité dans la province de Chabwa. « La médiation tribale a été menée auprès de Fahd Al-Qussa, un chef d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique [AQPA], dont les hommes retenaient en otage les trois Français », a précisé un responsable local. Les ex-otages étaient « retenus ces dernières semaines dans la province de Chabwa », a-t-il ajouté. Chabwa, un fief de l’AQPA, est la province d’origine d’Anwar Al-Aulaqi, l’imam américano-yéménite tué le 30 septembre lors d’une frappe américaine au Yémen.

Le co-directeur de l’ONG, Christian Lombard, a exprimé sa satisfaction devant la presse. « On n’imaginait pas un dénouement aussi rapide », a t-il déclaré à Lyon. « Les dernières nouvelles remontaient à une quinzaine de jours », a-t-il poursuivi, rappelant que le ministre de la défense Gérard Longuet avait dit « que les revendications étaient confuses ». « On a été avertis dans la nuit, on a été un peu surpris, mais c’est un grand soulagement », a ajouté M. Lombard.

Dans un communiqué, le gouvernement française avait vivement remercié le sultanat d’Oman pour sa participation à la libération des otages français. « Le chef de l’Etat remercie chaleureusement le sultan d’Oman et les autorités omanaises pour leur aide déterminante, ainsi que toutes les personnes ayant contribué à cet heureux dénouement ». Le sultan d’Oman avait déjà été médiateur dans la libération de deux randonneurs américains détenus alors en Iran sous l’accusation d’espionnage.

Après la prise en otage des trois humanitaires, l’ONG avait suspendu ses programmes au Yémen.

 

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L’ère du cavaliere s’achève. Enfin. Les jours du président du Conseil sont désormais comptés. Au cours d’une journée tumultueuse, il a perdu de huit voix la majorité absolue à la Chambre des députés à l’occasion d’un vote d’approbation sur le bilan 2010 du pays. Isolé, Silvio Berlusconi démissionnera après l’adoption des mesures budgétaires promises à l’Union européenne pour réduire la dette italienne : il quittera le gouvernement à la mi-novembre lors du vote d’une nouvelle loi de finances.  

C’est la présidence de la République italienne qui a annoncé que le Cavaliere « remettra son mandat au chef de l’Etat » après l’adoption par le Parlement des mesures d’austérité promises lors du G20 à Cannes afin d’éviter la contagion de la crise de l’euro. Depuis le 4 novembre, l’Italie a été placée sous la surveillance du FMI et de Bruxelles. Les marchés ont d’ailleurs réagi positivement suite à l’annonce de sa démission. L’approbation des mesures d’austérité est prévue avant le 18 novembre au Sénat et d’ici la fin du mois à la Chambre des députés. Silvio Berlusconi, humilié, n’a pu que constater lors d’une interview par téléphone que « le gouvernement n’a plus la majorité qu’il pensait avoir. L’important c’est de faire le bien du pays ».

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A 75 ans, détendeur d’un record de longévité à la tête du gouvernement (plus de huit ans cumulés), ce self-man-millionnaire est tombé au plus bas après ses frasques sexuelles et l’endettement de l’Italie. Sous le choc, sa sortie de scène a même était évoquée par son principal allié, Umberto Bossi, le chef de la Ligue du Nord qui a déclaré devant des journalistes qu’il souhaitait que Berlusconi fasse « un pas de côté ». Ce dernier a clairement fait savoir qu’il soutiendrait Angelino Alfano, le dauphin de Silvio Berlusconi, à la tête d’un nouveau gouvernement.

 

L’Italie, en pleine tourmente économique ne peut se permettre de traverser une crise politique, ne risquant qu’empirer la situation. Reçu pendant une heure environ par le président Giorgio Napolitano, Berlusconi  a « exprimé sa vive préoccupation face à l’urgente nécessité de donner des réponses concrètes aux attentes des partenaires européens avec l’approbation de la loi de finances (2012), amendée à la lumière des observations et propositions de la Commission européenne ».

Encore sous le choc, il a expliqué qu’il fallait faire adopter au plus vite les mesures réclamées par l’Europe parce que « les marchés ne croient pas que l’Italie soit capable ou ait l’intention d’approuver ces mesures que l’Europe a demandées ». Il demandera à l’opposition centriste et de gauche de les voter pour accélérer le processus. Dès qu’il aura démissionné, le président italien convoquera tous les partis politiques pour tenter de former un nouveau gouvernement. S’il ne devait pas y parvenir faute d’une majorité suffisante, il dissoudrait les chambres pour organiser des élections anticipées.

« C’est incontestablement la fin de ce gouvernement, mais peut-être aussi la fin d’un règne », celui du Cavaliere, qui a dirigé l’Italie à trois reprises depuis son entrée dans la vie politique il y a 17 ans (pendant sept mois en 1994, cinq ans de 2001 à 2006 et depuis 2008), a estimé Marc Lazar, politologue spécialiste de l’Italie. C’est la fin de la saga d’un personnage charismatique, issu de la petite bourgeoisie milanaise, initialement vendeur d’aspirateurs et animateur de croisières, puis entrepreneur dans le BTP et fondateur de chaînes privées de télévision, devenu l’un des hommes les plus riches d’Italie.

 

 

Annoncé lundi, le plan de rigueur de François Fillon a convaincu la droite, mais pas la gauche, bien au contraire. Suite à cette annonce, le PS est monté au créneau et Benoît Hamon, porte parole du PS, a dénoncé dans la foulée une « immense opération de mystification » du premier ministre.

« Je voudrais dénoncer l’immense opération de mystification à laquelle s’est livré le premier ministre, qui n’assume pas son propre bilan et le bilan de Nicolas Sarkozy », a lancé M. Hamon lors d’un point de presse du PS. « Il a attribué à la crise et aux comportements des gouvernements depuis trente ans la réalité des déficits, quand nous savons que les seules mesures fiscales de ce gouvernement correspondent à 75 milliards d’euros de déficit cumulé », a ajouté le porte-parole, en réponse aux critiques de M. Fillon contre le PS.

Dans un communiqué datant de lundi, Martine Aubry a vivement critiqué le plan de rigueur élaboré par le Premier ministre. « Faute d’avoir le courage de s’attaquer à 10 ans de gaspillages fiscaux, le gouvernement s’enferre dans une politique dangereuse pour l’économie et injuste socialement, » écrit-elle. « Plan de rigueur après plan de rigueur, le gouvernement se distingue par des choix imprévoyants et inconséquents qui enfoncent le pays et le continent dans la crise. Et qui ne règleront rien sur le plan financier car sans croissance, la réduction des déficits et de la dette ne sera pas au rendez-vous et dans quelques semaines ou quelques mois, on nous présentera un nouveau plan de rigueur. Décidément, aucun enseignement n’a été tiré ce qui s’est passé en Grèce, » poursuit t-elle.

Juste après l’annonce du plan de rigueur, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a souligné « le courage des décisions prises par le gouvernement ». « Tenir nos engagements est un élément de crédibilité majeur pour préserver l’avenir de nos enfants. » Le patron du parti présidentiel a salué la réduction des « dépenses publiques improductives », « l’accélération des réformes » dont celle des retraites, ainsi que « l’effort sur les niches fiscales et les mesures d’exemplarité »concernant le traitement des responsables politiques.

Ce plan de rigueur est peut-être celui de trop. A peine trois mois après avoir annoncé un plan d’économies de 11 milliards d’euros pour 2012, le nouveau plan prévoit une accélération du calendrier d’application de la réforme des retraites et le relèvement du taux réduit de TVA de 5,5 % à un taux intermédiaire de 7 % pour certains produits. Selon un sondage OpinionWay – Sofinco réalisé début octobre, les ménages ressentent une réelle hausse du coût de la vie. Un peu plus de 6 Français sur 10 (62%) déclarent que l’augmentation des charges est ce qui leur pèse le plus (électricité, gaz, télévision, Internet). Ils sont encore plus nombreux (69%) à mettre en avant la hausse des prix au quotidien (transports, dépenses quotidiennes, consommation, loisirs). Ce qui progresse le plus, c’est le panier de courses, cité par plus de la moitié des personnes interrogées (56%). Juste derrière : le prix du logement, que 43% des Français mettent en avant.

La hausse de la TVA de 5,5% à 7% prévu par le plan de rigueur risque de ne pas plaire aux ménages  qui se plaignent déjà de la hausse du coût de la vie…

Avant que ne débute la conférence de presse du 3 novembre lors du G20 qui s’est tenu à Cannes, des journalistes ont pu écouter une conversation en off des deux présidents qui s’opposaient sur le dossier palestinien et parlaient du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou. Au cours de la même conversation, Barack Obama aurait reproché à Nicolas Sarkozy de ne pas l’avoir prévenu qu’il allait voter en faveur de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco. 

C’est un raté technique qui a permis aux journalistes d’entendre des propos non officiels qui auraient du rester à huit-clos… La diplomatie repose sur le secret, et cette fuite n’était pas prévue ! En effet, une conversation privée entre Obama et Sarkozy au G20 a été entendue par une poignée de journalistes. Le jeudi 3 novembre, peu avant la conférence de presse, l’organisation du G20 avait remis aux médias des boîtiers pour la traduction de la conférence de presse Obama-Sarkozy. Or, le site Arrêt sur images a révélé que certains journalistes ayant branché rapidement leurs casques, ont réussi à capter quelques échos de cette conversation privée.

Ils ne pensaient pas être écoutés par la presse. Les deux présidents, lors de cet échange privé, n’ont pas tenu le langage des sommets diplomatiques. Plutôt une conversation franche où Obama a d’abord reproché à Sarkozy de ne pas l’avoir prévenu qu’il allait voter en faveur de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, alors que les Etats-Unis s’y sont opposés. Les deux hommes ont ensuite évoqué Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien. « Je ne peux plus le voir, c’est un menteur », aurait lâché Sarkozy. « Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours ! », lui aurait ensuite répondu Obama.

 

Alors que les troupes du régime de Bachar el-Assad ont assiégé la ville de Homs et ne laissent aucune chance à la révolte syrienne, aucune pression nationale ou internationale n’a pour l’instant été en mesure de pouvoir mettre un frein à la répression sanglante de M. el-Assad.

C’est dans ce climat de forte tension que l’ancien vice-président syrien, Abdel Halim Khaddam, appelle à la lutte armée, depuis Paris où il s’est exilé depuis 2005. L’ex-deuxième personnage de l’État se pose en rassembleur, sans toutefois vouloir un poste pour lui-même : «J’appelle tout le monde à rejoindre notre comité, pour unifier l’opposition et créer une atmosphère propice à une transition la plus paisible possible.» Il souhaite que le président el-Assad soit jugé, mais il lui prédit un autre sort. «Il menace la Syrie et le monde entier d’embrasement. Cela ne vous rappelle rien? Il est devenu fou comme Kadhafi, et il finira comme lui.»

Abdel Halim Khaddam doit annoncer aujourd’hui la création du Comité national de soutien à la révolution syrienne (CNSRS) dont les 60 membres, issus pour la plupart de la société civile, souvent expatriés, étaient réunis ce week-end à Paris dans un grand hôtel des Champs-Élysées. Ce comité se pose en rival direct du Conseil national syrien, (CNS) fondé le 1er octobre à Istanbul, et qui réunit diverses tendances de l’opposition. Ce que nie Abdelhalim Khaddam. «Ils ne sont pas représentatifs. Le CNS, c’est les Frères musulmans et quelques indépendants», accuse-t-il.

Malgré son accord le 2 novembre à un plan arabe de sortie de crise, les forces du régime ont continué les opérations sécuritaires faisant plus de 70 morts en majorité à Homs« Nous demandons aux organisations d’appliquer les lois internationales ayant trait à une ville sinistrée », a indiqué le Conseil national syrien (CNS) dans un communiqué. Les opposants ont surnommé Homs, troisième ville du pays qui a donné le plus de « martyrs »« capitale de la Révolution » syrienne.

 

Lundi s’est ouvert le procès du terroriste Carlos, alias Ilich Ramirez Sanchez, 62 ans, à la cour d’assises spéciale de Paris. Condamné en 1994 à la perpétuité pour le meurtre de 2 policiers et d’un indicateur en 1975, Carlos doit être jugé pour quatre attentats commis entre fin 1973 et début 1984 en France, qui ont fait 11 morts et près de 150 blessés. Le procès se terminera le 16 décembre.

L’humoriste controversé Dieudonné est venu au procès de Carlos pour manifester son soutien à celui qui se dit être un « révolutionnaire de profession. » «Je suis là pour dire qu’il y a un esprit révolutionnaire auquel Carlos a apporté sa contribution violente, que je condamne personnellement, mais je soutiens évidemment sa révolution», a déclaré l’humoriste, président du «comité de soutien au commandant Carlos».

«Je soutiens surtout son extradition» vers le Venezuela, a-t-il ajouté. «Je ne suis pas dans la provocation, je suis un artiste, un homme de paix, un homme de scène», a assuré Dieudonné. «Je suis là pour apporter humblement ma participation à un changement de société pour plus de justice et je pense que c’est le combat de Carlos pour la Palestine notamment», a-t-il ajouté.

Carlos a revendiqué, dans une interview, plus d’une centaine d’attaques ayant fait entre 1500 et 200 morts. «J’ai calculé qu’on n’arrive pas à 10%. Parmi les 1 500 à 2 000 morts, il n’y a pas eu plus de 200 victimes civiles,» affirme-t’il. Convaincu de sa libération, il souhaite rejoindre le gouvernement de Hugo Chavez pour «aider à (le) défendre par les armes».

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Le G20 vient de se terminer à Cannes, et ne sera probablement pas un très bon souvenir pour Nicolas Sarkozy. Pourquoi ? Le président français a tout simplement été humilié par ses homologues chinois et américain.

Lors du discours du président américaine Obama, Sarkozy a rit jaune. Alors qu’il le félicitait pour la naissance de sa fille Giulia, il a souhaité pour le bébé d’héritier de la beauté de sa mère, et pas celle de son père…

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Mais ce n’est pas tout ! Hu Jin Tao a excellé en terme d’humiliation ! D’une part parce qu’il est arrivé avec 10 minutes de retard, alors que Nicolas Sarkozy attendait sur le tapis rouge, et d’autre part il l’ignore lorsque celui-ci lui parle.

Voir la vidéo ici

 

Accusé par la justice internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité par le Cour pénale internationale (CPI), Sheif Al-Islam Kadhafi est vivement recherché. Un mandat d’arrêt international a été émis contre lui le 27 juin. Il est aussi recherché par le Conseil national de transition libyen (CNT) pour meurtre, vol et

Seif Al-Islam Kadhafi, 39 ans, est activement recherché, soupçonné entre autre d’avoir orchestré une campagne de meurtres et de persécutions contre des opposants libyens.

La Cour pénale internationale a tenté de négocier la reddition du fils cadet de Mouammar Kadhafi, et lui proposant de « ne pas ordonner son retour en Libye après sa condamnation ou son acquittement. » Deux représentants de Seïf al-Islam étaient entrés en contact avec la CPI fin octobre pour s’informer des conditions d’une éventuelle reddition. « Nous lui avons expliqué sa situation légale et lui avons offert la possibilité d’être transféré en toute sécurité à la Cour pénale où il sera dans une cellule à La Haye, avec un avocat, et la garantie que ses droits seront respectés« , a expliqué le magistrat aux quinze pays membres du Conseil de sécurité.

Le lieu où il se trouve demeure inconnu depuis la chute de Bani Walid le 15 octobre dernier. Le CNT craint que Seif Al-Islam cherche à s’enfuir de Libye. « Nous avons appris qu’un groupe de mercenaires essaie d’infiltrer Seïf al-Islam dans un État africain, nous essayons d’empêcher cela« , a déclaré Luis Moreno-Ocampo à la presse, au siège des Nations unies, le 2 novembre. D’après l’Agence France-Presse, le fils de Kadhafi se trouverait désormais dans une zone montagneuse au sud de la Libye, à la frontière avec l’Algérie et le Niger.

Le CNT a fait savoir qu’il souhaitait que Seïf al-Islam soit jugé en Libye avant d’être transféré au siège de la CPI à La Haye.

 

 

 

Réélu à la tête du Cameroun le 9 octobre dernier, Paul Biya entame son sixième mandat consécutif sans surprise.

Avec 77,98 % des suffrages, il a écrasé son opposant historique John Fru Ndi, qui n’a recueilli que 10,71% des voix. Selon un rituel bien huilé, Paul Biya, 78 ans, a prêté serment jeudi 3 novembre devant l’Assemblée nationale.

Voilà plus de 30 ans que Paul Biya président le Cameroun. Face à lui, Laurent Gbagbo, président déchu de la Côte d’Ivoire, Vladimir Poutine, ancien président russe devenu Premier ministre, et Hu Jin Tao, président chinois depuis 8 ans, font pâle figure.

Paul Biya pourrait bien être l’un des hommes les plus puissants du monde. Tandis qu’Obama se vante d’avoir fait l’exploit du siècle en tuant Oussama Ben Laden et que Sarkozy a évincé Gbagbo et grandement participé à la libération de la Libye contre Kadhafi, Paul Biya renouvelle les mandants présidentiels et confirme être plus puissant qu’eux.

Paul Biya parait invincible : il n’a pu être inquiété ni par Obama, ni par Hillary Clinton et sa lettre au peuple camerounais, ni par WikiLeaks et ses câbles contre Yaoundé, ni par Sarkozy qui a entrepris de «génocider» les dictateurs du continent.

Il précise aussi qu’il a annéxé un bout de territoire du puissant pays voisin, le Nigéria, et a supervisé personnellement la transition pacifique au Gabon. Grâce à lui, le duel fratricide entre Ali et Pascaline Bongo a pu être évité. De part son expérience, Paul Biya affirme aussi qu’Obama et Sarkozy ne seront pas mandatés une nouvelle fois dans leur pays respectifs.

Mais une chose pourrait bien avoir raison de lui : Paul Biya a 78 ans, et il est déjà tombé gravement malade l’année dernière…

 

 

 

 

 

Mitt Romney, favori républicain dans la course à la Maison Blanche, doit se mordre les doigts. Le Boston Globe a trouvé dans un placard à archives un dossier qui pourrait bien plomber la campagne du républicain. Le journal a exhumé une jolie photo de lui, datant des années 80. Mitt Romney dirigeait alors une société d’investissement.

Sur la photo, on peut voir Mitt Romney poser, en compagnie de ses collègues pour la brochure de Bain Capital, avec des billets de banque. Le message ? On a de l’argent, on fait de l’argent et on aime l’argent !

Un message qui risque bien de refroidir les électeurs, surtout en temps de crise. D’autant plus que le mouvement « Occupy Wall Street » est plutôt à la mode…

 

 

L’adhésion de la Palestine à l’UNESCO en tant qu’Etat membre est-elle une provocation envers Israël ? La réaction de l’Etat hébreu a en tout cas été très rapide puisque le premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé hier qu’Israël construira où bon lui semble à Jérusalem, sa « capitale éternelle », y compris dans la partie orientale annexée de la Ville sainte où les Palestiniens veulent établir la capitale de leur futur Etat.

Provocation ou pas, la décision de l’UNESCO n’a pas seulement irrité Israël. Les Etats-Unis ont en effet décidé de suspendre leur contribution à l’agence Onusienne après l’admission de la Palestine. La directrice a immédiatement réagi : « Les Etats-Unis sont un partenaire essentiel de l’UNESCO. La suspension des versements américains et des autres contributions financières – qui résulte d’une loi américaine – affaiblira l’efficacité de l’UNESCO et mettra à mal sa capacité à construire des sociétés libres et ouvertes », a dit Mme Bokova dans une déclaration.

Les relations se sont donc tendues entre les Etats-Unis et l’UNESCO, mais également entre le gouvernement américain et Israël, dont la décision de reprendre la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie a été très mal reçue. « Nous sommes très déçus par l’annonce faite hier d’une accélération de la construction de logements à Jérusalem et en Cisjordanie », a déclaré devant la presse le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney. « Nous nous opposons à toute mesure prise l’une ou l’autre des parties tendant à compliquer plutôt qu’à faciliter des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis n’ont pas été les seuls à dénoncer la décision d’Israël, qui a également annoncé dans la foulée des sanctions économiques, avec le gel des transferts des taxes récoltées au nom de l’Autorité palestinienne (d’un total de plus de 50 millions de dollars par mois). « Nous appelons le gouvernement israélien à s’abstenir de mettre en œuvre ce projet et, de façon plus générale, à mettre un terme à la colonisation », a déclaré le Quai d’Orsay. Le gouvernement allemand a appelé Israël à « cesser sans retard toutes ses activités de colonisation », qui sont « contraires au droit des peuples« , et a qualifié d’« inquiétante » l’annonce israélienne. Londres de son côté s’inquiète d’un « coup grave aux efforts du Quartette [Etats-Unis, ONU, Union européenne et Russie] pour redémarrer les négociations de paix » et dénonce des « provocations », par l’intermédiaire du ministre des affaires étrangères britannique William Hague. Au Proche-Orient, la Jordanie a vu dans « cette escalade israélienne (…) un coup porté aux efforts internationaux pour la paix ». Amman, qui a signé en 1994 un traité de paix avec l’Etat hébreu, « exige qu’Israël mette fin à ses provocations et actions illégales et prenne des mesures concrètes en vue de rouvrir les négociations de paix avec les Palestiniens ».

Israël, par ses décisions très critiquées, tend à s’éloigner de plus en plus de la scène internationale, et s’exclut progressivement du monde arabe qui préfère soutenir la Palestine. Le conflit israélo-palestinien est plus que jamais au bord de l’explosion et ce dossier sensible n’a vraisemblablement pas été géré de la meilleure façon par le gouvernement de l’Etat hébreu.

Cinq magistrats doivent examiner la validité de la candidature d’Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle sénégalaise de 2012. Une lourde tâche dont ils annonceront la décision le 27 janvier prochain.Depuis près de deux mois, Cheikh Tidiane Diakhaté, le président venu de la magistrature, Isaac Yankhoba Ndiaye, le vice-président issu du sérail universitaire, Malick Chimère Diouf, un magistrat, Siricondy Diallo, qui vient de l’inspection générale, et Mouhamed Sonko, un autre magistrat, sont au centre de toutes les attentions et de toutes les spéculations.

Pourquoi doivent-ils se prononcer sur la validité de la candidature de l’actuel président ? Car la Constitution sénégalaise limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs, et ce depuis 2003. Or Abdoulaye Wade a déjà été élu à deux reprises, la première fois le 19 mars 2000 et a été réélu le 25 février 2007. La question est maintenant de savoir si la loi est rétroactive ou non, car si elle l’est, Me Wade ne pourra pas se représenter. Ses partisans rétorquent que non, se fondant sur l’avis de certains juristes, alors que ses opposants assurent que oui, eux aussi confortés par l’avis de plusieurs juristes, dont Babacar Gueye.

C’est tout un pays qui reste pendu à la décision des juges, qui se refusent d’ailleurs à toute demande d’interview. Peur pour leur sécurité ? « Nous n’avons pas peur. Nous sommes tous habitués à ce genre de situation », explique l’un d’eux, qui a accepté de témoigner à condition que son anonymat soit préservé. Des rumeurs ont couru : ils auraient changé de numéro de portable, opté pour un déménagement vers un bâtiment moins exposé… Ils envisageraient même de démissionner. « Tout cela est faux. J’ai le même numéro depuis dix ans, dit notre témoin. Et il est totalement exclu que nous démissionnions. »

Leur souveraineté est également mise en doute. En effet, ils ont tous été nommés par le président de la république lui-même. Un des leurs s’en défend. “Le président, contrairement à ce qu’on a pu lire, n’a aucune influence sur nous. Et, s’il prenait une décision unilatérale, nous n’hésiterions pas à sortir de notre réserve”, assure-t-il. Réponse le 27 janvier 2012.

A quelques mois des élections présidentielles, la candidate FN Marine Le Pen souhaite séduire son électorat en montrant qu’elle peut avoir une stature internationale. Mais le hic, c’est qu’elle n’est pas vraiment la bienvenue aux États-Unis…

Après l’Italie il y a 10 jours, Marine Le Pen part aujourd’hui pour les États-Unis, et ce pour 5 jours. Pourquoi les États-Unis ? « Parce que c’est là-bas que beaucoup de choses se passent, surtout aux niveaux financier et diplomatique », insiste Florian Philippot, son directeur de campagne. « L’essentiel de cette démarche, c’est d’être dans l’esprit des institutions de la Ve République, en montrant que celui qui veut être candidat à la présidentielle est capable de porter la voix de la France à l’étranger », poursuit-il.

Au programme : Washington, New York et la Floride. C’est bien joli… Mais le but de se voyage est de rencontrer des personnes politiques importantes. Et là, Marine Le Pen risque de vite déchanter ! La semaine dernière, elle n’avait qu’un rendez-vous officiel programmé, avec Ron Paul, candidat à l’investiture républicaine à la présidentielle américaine. Mais le candidat du mouvement Tea Party a annulé « pour des raisons d’agenda. »

Il y aurait donc outre-manche un manque d’enthousiasme des personnes politiques pour rencontrer la présidente du FN. Mais Marine Le Pen nous explique pourquoi : « La difficulté, ce n’est pas d’y aller, mais de rencontrer des personnes là-bas. […] Or, il y a des pressions exercées à différents niveaux, notamment depuis la France, pour que nous ne soyons pas reçus. » Des pressions politiques ?!

En attendant, Marine Le Pen n’a aucune rencontre officielle au programme, et sa minitournée risque bien de tourner au fiasco…

Aujourd’hui s’ouvre à la cour d’assises de l’Essonne le procès de Manuel Ribeiro Alves Da Cruz, violeur récidiviste de 49 ans. Il est accusé d’avoir enlevé, violé et assassiné Marie-Christine Hodeau, une joggeuse de 42 ans, en septembre 2009.

Le meurtre de Marie-Christine Hodeau, assistante maternelle de Milly-la-Forêt (Essonne), avait bouleversé l’opinion publique, et mobilisé le gouvernement sur la récidive.

Le destin tragique de Marie-Christine Hodeau est digne d’un scénario d’un épouvantable thriller. Kidnappée le 28 septembre 2009 vers 9 h 00, alors qu’elle faisait son jogging comme à son habitude 3 fois par semaine, Manuel Da Cruz la jette dans le coffre de sa voiture. Faisant preuve de sang froid, la joggeuse parvient à appeler les gendarmes pour leur communiquer son enlèvement et la plaque d’immatriculation de la voiture.

Son agresseur s’empare de son téléphone, s’en débarrasse, et continue sa route jusqu’à un bois à Rumont en Seine-et-Marne. Il est accusé de l’avoir violé avant de retourner chez lui à Echilleuses, dans le Loiret, pour changer de voiture. Ligotée à un arbre, Marie-Christine réussit à se défaire de ses liens et essaie d’interpeller les automobilistes sur la route. Elle ne reconnait pas son agresseur, qui lui tend un guet-apens. Il l’enlève une deuxième fois, et la frappe.

Sur les indications de Manuel Da Cruz, le corps de Marie-Christine Hodeau sera retrouvé sans vie deux jours plus tard à Buthiers (Seine-et-Marne), caché sous la végétation. L’accusé est poursuivi devant les assises de l’Essonne pour avoir étranglé Mme Hodeau.

Interpellé à son domicile trois heures après le rapt grâce à l’appel de Marie-Christine, Manuel Ribeiro Alves Da Cruz avait d’abord nié les faits, avant d’être confondu par des tests ADN et admis avoir enlevé et tué la joggeuse. Un an plus tard, il avait reconnu le viol.

Le drame avait relancé le débat sur la récidive et la castration chimique: l’accusé avait déjà été condamné en 2002 à 11 ans de réclusion criminelle pour le viol et la séquestration d’une de ses voisines, âgée de 13 ans.

Sorti de prison en 2007, il avait bénéficié d’une libération conditionnelle assortie de strictes mesures de contrôle. Sa peine était considérée comme purgée en novembre 2008, le condamné ayant bénéficié de réductions de peine.

 

 

Depuis samedi, le personnel naviguant commercial d’Air France, c’est-à-dire les hôtesses et stewards, est en grève. Il dénonce la volonté d’Air France de réduire le personnel de bord, ce qui aurait des conséquences sur le sécurité à bord des avions. 

Thierry Mariani, ministre des Transports, a dénoncé cette grêve, qu’il qualifie d’irresponsable. Nathalie Kosciusko-Morizet affirme, quant à elle, que la vie d’Air France est en danger à cause de la grève.

Mais la réduction du personnel de bord n’est pas le seul souci des hôtesses et des stewards. Air France souhaite mettre en place un système d’évaluation du personnel de bords par le chef de cabine. Ce type d’évaluation ne pourrait être que néfaste pour le personnel, car il se trouvera en situation de stress du fait d’être constamment observés, commettant alors plus facilement des erreurs.

Le trafic aérien a touché de plein fouet par cette grève, et bon nombre de passagers ont vu leur vol reporté voir annulé. Mais ce n’est peut-être pas les voyageurs les plus touchés… Air France cherche à s’adapter au marché aérien pour redevenir compétitif.

Les grèves n’arrangent donc rien aux affaires d’Air France !

 

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Un mandat d’amener international a été émis par la justice tunisienne contre Souha Arafat, la veuve du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, recherchée dans le cadre d’une affaire de corruption, rapporte lundi l’agence officielle TAP.

Selon des sites d’information tunisiens, que confirme une source judiciaire tunisienne, la veuve du dirigeant palestinien est poursuivie pour corruption dans l’affaire de l’Ecole internationale de Carthage, école qu’elle avait fondée en 2006 avec Leila Trabelsi, l’ex-première dame de Tunisie. La création de cette école avait créé des remous car elle avait entraîné la fermeture d’un établissement réputé, l’école Louis-Pasteur-Bouebdelli. « Cette école a été créée de façon illégale: les procédures administratives légales ont été violées pour des intérêts personnels », selon cette source.

Mme Arafat a rejeté les accusations portées contre elle et s’est dite prête dans une conversation téléphonique avec l’AFP à Ramallah (Territoires palestiniens) « à faire face à cette affaire et à présenter des documents » par le biais d’un avocat tunisien.

Ancienne conseillère pour les affaires économiques dans le cabinet de la présidence de l’Autorité palestinienne, Souha avait épousé secrètement Yasser Arafat en 1990, avant que le mariage ne soit rendu public deux ans après sous la pression de sa mère, la journaliste Raymonde Ettaouil.

A l’issue d’une réunion à Bruxelles du Conseil de l’Atlantique nord, l’opération militaire touche officiellement sa fin en Libye. L’Otan, qui a mené des frappes décisives dans la chute du colonel Kadhafi, a décidé vendredi de mettre fin à partir du 31 octobre à son opération de sept mois en Libye, se félicitant d’un succès « historique » et appelant le nouveau régime à « construire une nouvelle Libye » démocratique.

Depuis que l’ancien despote libyen Mouammar Kadhafi a été capturé puis tué dans des circonstances qui restent encore à éclaircir, l’Otan avait pris cette décision à titre provisoire, qui est désormais confirmée. Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen a confirmé que la mission militaire était terminée. »Nous avons entièrement rempli le mandat historique des Nations unies de protéger le peuple de Libye, de faire appliquer une interdiction de vol et un embargo sur les armes », a-t-il ajouté. Il a estimé que l’opération « Protecteur unifié » est « l’une des plus réussies dans l’histoire de l’Otan ». Le peuple libyen « peut prendre son futur en mains fermement et en sécurité », toutefois ils ont « encore beaucoup de travail à faire pour construire une nouvelle Libye fondée sur la réconciliation, les droits de l’homme et l’Etat de droit ».

Pourtant, le CNT avait demandé à ce que la mission soit poursuivie au moins jusqu’à la fin de l’année, craignant que même après la mort du dictateur déchu, les derniers fidèles soient une menace pour le pays. Ces craintes ont été renforcées par des informations du quotidien sud-africain Beeld selon lesquelles un groupe de mercenaires sud-africains se trouvait toujours en Libye et tentait d’exfiltrer Seïf Al-Islam, le fils de Mouammar Kadhafi.

Tout en confirmant la fin de sa mission lundi, M. Rasmussen a répondu que « le monde restait aux côtés » du peuple libyen. « L’Otan reste prête à aider, si nécessaire et s’il le lui est demandé », a-t-il précisé. Son nouveau rôle pourrait être d’aider à réformer leur pays en accompagnant les Libyens dans cette transition. A l’heure actuelle, tout reste encore flou sur le rôle possible de l’Otan dans le futur du pays, qui, espérons, se reconstruira sans une intervention étrangère. Le coût des opérations en Libye est estimé à près de 300 millions d’euros pour la France, selon le ministre de la Défense dont 100 millions pour les seules munitions utilisées.

Le bilan du puissant séisme de magnitude 7,2 qui a dévasté le sud-est de la Turquie dimanche a été porté à 570 morts et 2 555 blessés, rapporte vendredi 28 octobre le centre de gestion des catastrophes et de situations d’urgence. Des milliers de sans-abris sont aussi à reloger d’urgence, en vue des conditions climatiques. 

En Turquie, c’est le séisme le plus meurtrier depuis celui de 1999. Dans cette situation déjà dramatique, le froid glacial vient  ralentir le travail des sauveteurs : les premières chutes de neige jeudi matin sont inquiétantes pour les habitants et les secouristes. En effet, les précipitations compliquent les opérations de secours en rendant plus difficile l’utilisation des équipements électriques. De plus, les éventuels survivants ensevelies sous les décombres risquent l’hypothermie.

Mais des miracles surviennent. 108  heures après le tremblement de terre, des secouristes ont extrait des décombres un garçon de 13 ans, Ferhat Tokay, à Ercis, la ville la plus dévastée par le séisme. Il est le 187ème survivant à être retiré des décombres et ses jours ne seraient pas en danger. Quelques heures plus tôt, Aydin Palak, un étudiant de 19 ans, était extrait des décombres d’un immeuble à Ercis.

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Le deuxième fils de Kadhafi avait fui Tripoli avec son père et son frère pour se réfugier à Syrte. Si l’ancien leader libyen a été tué, Saïf al-Islam a échappé aux troupes du CNT. Un groupe de mercenaires sud-africains se trouve toujours en Libye et tente d’exfiltrer Saïf Al-Islam. 

A 39 ans, l’ex-«réformateur» est actuellement recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité. La CPI et Interpol lui ont demandé jeudi soir de «se rendre», pour «répondre des accusations contre lui». Mais il bénéficierait de l’aide de mercenaires pour s’échapper. Des journaux sud-africains affirment que dix-neuf mercenaires d’Afrique du Sud avaient été recrutés par une ou des sociétés sud-africaines liées à Kadhafi, pour participer à la protection du colonel et de ses proches. Saïf Al-Islam, que Kadhafi avait désigné comme son successeur, avait fui Tripoli avec son père et son frère Mouatassim durant la bataille, et s’était réfugié à Syrte.

L’ancien leader libyen et Mouatassim ont été tués, mais Saïf Al-Islam a échappé aux troupes du Conseil national de transition. Selon un responsable touareg, il se serait rendus mardi à la frontière du Niger pour y chercher refuge. Selon un responsable touareg, il se serait rendu mardi à la frontière du Niger pour y chercher refuge. Beeld rapporte jeudi que des avions sont positionnés à Johannesburg et à Sharjah, dans les Emirats arabes unis, pour aller rechercher les mercenaires – et éventuellement Saïf al-Islam – dès que la situation le permettra.

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Bangkok s’attendait mercredi à des inondations imminentes de grande ampleur, qui risque de n’épargner aucun quartier de la ville où l’eau potable commence à manquer à la veille d’un week-end de cinq jours décrété d’urgence. De nombreux habitants de Bangkok fuient la mégalopole, en car, en train ou en avion, pour faire face à ces inondations historiques.

La capitale de 12 millions d’habitants s’est préparée pour recevoir des énormes quantités d’eau qui inondent depuis des semaines une vaste région du nord et du centre du pays. Une masse qui descend inexorablement vers le Golfe de Thaïlande, force les digues et fait déborder fleuves et canaux. « La capitale fait face à un risque élevé (…) ce week-end, quand 1,2 milliard de mètres cubes d’eau, le volume d’environ 480.000 piscines olympiques », vont coïncider avec des grandes marées, a déclaré Zaw Htet, du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU.

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Avant même que la crise ne touche le centre-ville, les supermarchés étaient déjà à cours de produits de base. « Le manque le plus critique est celui d’eau potable », a reconnu la Première ministre, conseillant à la population de ne boire l’eau du robinet qu’après l’avoir fait bouillir. Le gouvernement a annoncé la fermeture des services publics de jeudi à lundi inclus, dans 21 provinces dont la mégalopole. Les inondations monstrueuses ravagent le pays. La mousson surabondante qui s’abat depuis juillet sur l’Asie du sud-est a déjà fait plus 370 morts dans toute la Thaïlande.

 

Le lieu de l’inhumation du corps de Mouammar Kadhafi (et de son fils) restera un secret bien gardé si l’on en croit un membre du conseil militaire de Misrata.

Seules quatre personnes sauraient où sont enterrés les corps et elles auraient juré sur le Coran de ne jamais révéler l’emplacement. Un secret partagé à quatre, ce n’est déjà plus un secret, et il est peu probable que la famille, par exemple, n’ait pas eu accès à l’information…

La raison invoquée par le CNT pour expliquer l’enterrement de Kadhafi dans un endroit tenu secret est d’éviter que sa sépulture ne devienne un lieu de pèlerinage. Un lieu de pèlerinage ? On nous avait pourtant dit que l’ancien dirigeant libyen était détesté par son peuple…

Par ailleurs, l’organisation Human Rights Watch (HRW) a déclaré avoir découvert une cinquantaine de corps, à priori des partisans de Kadhafi, exécutés sommairement. « Nous avons trouvé 53 corps en décomposition, apparemment des partisans de Kadhafi, dans un hôtel abandonné de Syrte. Certains avaient les mains ligotées derrière le dos quand ils ont été tués« , a déclaré Peter Bouckaert, un responsable de HRW, qui a enquêté sur ces meurtres. Des combattants anti-Kadhafi originaires de Misrata tenaient ce secteur depuis début octobre, selon des témoins interrogés par l’ONG.

HRW a appelé le Conseil national de transition (CNT) à « mener immédiatement une enquête transparente sur ce qui ressemble à une exécution de masse et à présenter les responsables devant la justice ».  Et ce sont les futurs dirigeants du pays ? Il est beau, l’avenir de la Libye.

 

Pour les premières élections libres en Tunisie, on ne peut contester la participation massive des Tunisiens. Si la victoire du parti islamiste Ennahda ne convient pas à tout le monde, il est clair que ce scrutin s’est déroulé dans des conditions qui ne sons pas contestables. Le résultat l’est d’autant moins. Que va changer le succès de ces islamistes modérés dans la nouvelle Tunisie?

Les islamistes sont arrivés au pouvoir dès la première occasion, dans un des pays le plus laïc et « avancé » de la région. Le parti Ennahda, interdit sous Ben Ali, a remporté les élections à l’assemblée constituante de Tunisie. Et comme l’affirme le politologue français Gilles Kepel,  la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie est « l’expression légitime du peuple tunisien qui va aux urnes ». Le processus électoral a été respecté donc il est difficile de contester l’expression légitime du peuple tunisien.

Cette victoire peut effrayer. Mais les dirigeants d’Ennahda ont fait campagne sur une culture du compromis : ils assurent qu’ils ne remettront pas en cause les droits des femmes. Est-ce bien leurs convictions ou une simple tactique électorale? De toute façon, le résultat des élections est assez équilibré, imposant ainsi un gouvernement de coalition avec les laïcs, qui devrait conduire à une constitution pluraliste. Donc les islamistes doivent pactiser. En tout cas par réalisme. En Egypte, la révolution ne profite pas des mêmes perspectives, le pays étant sous le contrôle de l’armée. On ne peut que se féliciter de ces élections pacifiques, premières élections libres dans l’histoire des Tunisiens, qui sont pour l’ensemble du monde arabe, un vrai signe de printemps. L’avenir nous dira s’il sera fleuri.

 

Les premiers résultats partiels de l’élection du 23 octobre en Tunisie confirmaient mardi l’avance du mouvement islamiste Ennahda, qui devrait se retrouver en position de force dans la future assemblée constituante, neuf mois après la chute de Ben Ali.

Selon les premiers résultats partiels et officiels annoncés mardi par la commission électorale Isie, Ennahda est arrivé en tête dans neuf des 27 circonscriptions du pays. Conscient des craintes émises par la communauté internationale sur la victoire de leur parti, les islamistes d’Ennahda veulent rassurer. Le parti s’est dit prêt à former une alliance avec les deux formations laïques arrivées derrière lui, le Congrès pour la république (CPR, centre-gauche) et Ettakatol, parti de centre-gauche de Moustapha Ben Jaafar. C’est sans attendre les résultats officiels qui doivent être proclamés ce mercredi, que les discussions pour la constitution d’un exécutif après l’installation de l’Assemblée constituante ont déjà commencé.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=RodJ5ikeOU8[/youtube]

Nourredinne Bhiri, dirigeant d’Ennahda a confirmé que « les discussions étaient bien engagées et portaient sur la formation d’un gouvernement de large union, où personne ne sera exclu, sauf ceux qui refusent d’y participer ». Il estime « naturel » de diriger le gouvernement, en vue des 40% de voix que son parti revendique dans ce scrutin. Ce parti modéré veut s’inspirer du modèle turque, où le parti islamiste au pouvoir (AKP) dirige, avec succès, grâce à une coalition. En outre, Ennahda n’a cessé de répéter pendant la campagne qu’il préserverait les acquis démocratiques de la révolution de jasmin. Cependant, une partie de la population redoute que la Tunisie, historiquement laïque, tombe sous le joug des islamistes.  

Ce dimanche à Benghazi, c’était l’effervescence sur la place centrale de la ville d’où est parti le mouvement de contestation qui a abouti à la chute, puis à la mort du dictateur Mouammar Kadhafi. Fêtant la libération de leur pays, les Libyens se sont réunis pour célébrer leur victoire. Au milieu du discours ponctué des « Allah Akbar », le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a affirmé que la législation du pays serait fondée sur la charia (loi islamique).

« En tant que pays islamique, nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue. » Il a pris comme exemple la loi qui sous le régime de Mouammar Kadhafi, interdisait la polygamie et autorisait le divorce. Avec la charia, elle sera abolie. Par ailleurs, Moustapha Abdeljalil a annoncé la création de banques islamiques.

Mais ce n’est pas une surprise car déjà en septembre, Moustapha Abdeljalil avait proclamé : « Nous devons instaurer un Etat de droit et de prospérité dans lequel la charia est la principale source réglementaire. » L’ancien ministre de la Justice de Mouammar Kadhafi, qui avait rejoint la rébellion dès le mois de février, s’était voulu rassurant : « Nous n’accepterons aucune idéologie extrémiste de droite ou de gauche. Nous sommes un peuple musulman, à l’islam modéré, et nous allons rester sur cette voie. » De ce fait, il a voulu rassurer ses soutiens étrangers en affirmant que les libyens étaient des « musulmans modérés ». «Lorsque j’ai cité comme exemple la loi régissant le mariage et le divorce, j’ai juste voulu donner un exemple (de lois allant à l’encontre de la charia) car la loi (actuelle) n’autorise la polygamie que dans certaines conditions. Or la charia, à l’appui d’un verset du Coran, autorise la polygamie» sans conditions.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ABvfnwd2qHM[/youtube]

L’introduction de la charia dans ce pays qui combattait une dictature au nom de la liberté et de la démocratie inquiète. L’Union européenne a déjà appelé au respect des droits de l’homme. Paris avait salué « le courage, l’unité, la dignité » du peuple libyen, lundi, le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, déclarait : « Nous serons vigilants sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, notamment la diversité culturelle et religieuse et l’égalité des hommes et des femmes auxquels la France est indéfectiblement attachée. » Il poursuivait  « La Libye vit aujourd’hui une période de transition qui suscite un immense espoir. C’est à la suite d’élections libres que seront déterminées les lois de la future Libye. Il appartient au peuple libyen de définir les principes de sa démocratie. » 

Dans la Libye post-Kadhafi, les pays occidentaux semblent sceptiques mais c’est pourtant eux qui ont soutenu le CNT. C’est désormais au peuple libyen de se construire sa démocratie. La charia, déjà appliquée dans d’autres pays arabes, ne va pas de pair avec le non-respect de la démocratie. 

L’ancien leader libyen Mouammar Kadhafi a été inhumé dans la nuit de lundi à mardi dans un endroit inconnu, a  rapporté la chaîne de télévision Al-Jazeera, citant une source du Conseil National de Transition (CNT).

« En présence de cheikhs. Cela aura lieu dans un lieu inconnu, en plein désert ». Mouammar Kadhafi avait été abattu jeudi dernier d’une balle dans la tête lors d’un échange de tirs, selon la version officielle. Son corps avait ensuite été transféré à Misrata et exposé au public durant 4 jours dans une chambre froide. L’endroit exact de son enterrement sera tenu secret afin qu’il ne devienne pas un lieu de pèlerinage pour ses partisans. Il a par ailleurs été inhumé avec son fils, Mouatassim, tué le même jour.

Les circonstances de la mort de l’ancien « Guide » restent cependant floues. Les vidéos tournées au moment  de son arrestation peuvent laisser penser qu’il a été victime de coups portés par les rebelles qui l’ont capturé. Mais une nouvelle vidéo a fait son apparition sur le web. Un soldat libyen déclare avoir tué Mouammar Kadhafi en lui tirant une balle dans la tête, puis dans la poitrine.

La vidéo ci-dessous :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=79UFRfXfMhk[/youtube]

Par ailleurs, les Nations unies ont demandé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la mort de l’ancien dirigeant libyen. Lundi, le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, a annoncé dans cette optique la création d’une commission d’enquête.

Le président du Conseil national de transition (CNT) Mustapha Abdel Jalil a annoncé ce dimancje à Benghazi, où la libération de la Libye a été proclamée, que la législation du pays sera fondée sur la charia (loi islamique). 

À la mi-septembre, le chef des autorités de transition avait déjà affirmé que l’islam serait la principale source de législation dans la nouvelle Libye en rejetant toute « idéologie extrémiste ». Dimanche, il a cité en exemple la loi sur le divorce et le mariage qui, sous le régime de Muammar Kadhafi, interdisait la polygamie et autorisait le divorce. « Par exemple, la loi sur le divorce et le mariage (…), cette loi est contraire à la charia et elle n’est plus en vigueur », a indiqué Mustapha Abdel Jalil.

En France, suite à l’annonce de la mort du despote Mouammar Kadhafi, rares sont ceux dans cette effervescence médiatique, à avoir commenté le devenir politique des femmes. Nahalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à l’élection présidentielle, a estimé ce lundi dans un communiqué que le nouveau régime libyen, « qui annonce déjà son intention d’opprimer les femmes, ne vaudra sans doute pas mieux » que celui de Mouammar Kadhafi, qu’elle qualifie de « dictature infâme »« Que Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition, soit l’ancien ministre de la justice de la dictature, en dit long sur ce que la population libyenne peut espérer de cette ‘libération' », écrit Mme Arthaud.

Pour la candidate de LO à l’élection présidentielle, si la loi coranique devient la principale source du droit dans la Libye post-Kadhafi, les femmes libyennes seront« tenues à l’écart » de « certaines mesures de démocratisation » et « les toutes premières lois annoncées constituent un bond en arrière de 40 ans » pour elles : « Le divorce sera interdit, et la polygamie restaurée », souligne-t-elle. Elle a ajouté : « Quant aux pays impérialistes qui ont pilonné la Libye pendant des mois en vue designer de bons contrats pour leurs multinationales, ils se moquent autant du sort des femmes libyennes qu’ils se moquaient de celui des opposants sous Kadhafi ».

Après l’annonce dimanche de la réintroduction de la charia dans ce pays, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que la France sera « vigilante » sur le respect des droits de l’Homme et notamment de l’égalité entre les hommes et les femmes en Libye. « La Libye vit aujourd’hui une période de transition qui suscite un immense espoir. C’est à la suite d’élections libres que seront déterminées les lois de la future Libye. Il appartient au peuple libyen de définir les principes de sa démocratie », a ajouté le porte-parole. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la construction de la démocratie et espérons que l’espoir suscité par la libération du pays soit en pratique égal pour tous les citoyens. L’avenir politique des femmes libyennes, qui ont acquis des nombreux droits ces dernières années, en dépend. 

 

La petite fille de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy s’appellerait Giulia ! C’est le site du Figaro qui annonce le prénom, mais au conditionnel. Pendant la grossesse de la première dame de France, le Figaro avait déjà émis l’hypothèse que le bébé serait une fille.

En visite ce jeudi 20 octobre en Mayenne après un passage à la clinique de le Muette, le président de la République Nicolas Sarkozy n’a pas pu s’empêcher de donner des nouvelles de son épouse Carla Bruni-Sarkozy et sa fille, née le 19 octobre à la Clinique de la Muette, dans le XVIe arrondissement de Paris.

La petite fille du couple présidentiel rejoint donc la tribu des Bruni-Sarkozy : Pierre et Jean (26 et 25 ans, nés de l’union de Nicolas avec Marie-Dominique Culioli), Louis (14 ans, fruit du mariage du président avec Cécilia Attias) et Aurélien (10 ans, enfant de Carla et de Raphaël Enthoven).

Lors de son déplacement dans la Mayenne, le président s’est vu offrir plusieurs cadeaux. Mais c’est le petit chêne, symbole d’avenir, qui l’a le plus touché. Il a alors annoncé : « Elles vont très bien. » Mais pour le prénom, il faudra attendre : « On va laisser à la maman le plaisir de le dire », dit-il.

Malgré l’emploi du temps chargé du président de la République, l’ex-mannequin devenu chanteuse a été très soutenu par son mari. Nicolas Sarkozy a en effet accompagné son épouse à la clinique de la Muette mercredi matin vers 8h30, et il est revenu passer une petite demi-heure avec elle entre 16h et 16h30, puis a découvert sa fille dès 23h après un aller-retour express en Allemagne.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Ur4TrZSVi_0[/youtube]

 

 

Mouammar Khadhafi a été capturé aux alentours de Syrte et serait mort suite à de graves blessures. C’est le CNT, le Conseil national de transition, qui a annoncé la nouvelle jeudi, ajoutant que la dépouille du dictateur déchu serait transportée à Misrata.

Traqué depuis fin août, le colonel Kadhafi, 69 ans, était traqué depuis la prise de Tripoli, fin août. Il avait gouverné la Libye d’une main de fer pendant 42 ans et promis qu’il résisterait jusqu’au bout.

Les informations sur sa capture et sa mort n’ont pas encore été confirmées, faute de preuve. Seule une photo de Kadhafi blessé, prise avec un appareil photo, a été diffusé dans les médias. La chaine nationale a relayé l’annonce faite par un commandant du CNT, Mohamed Leith : « Il est gravement blessé mais il respire encore » , dit-il, en précisant l’avoir vu de ses propres yeux, coiffé d’un turban, un costume kaki sur le dos. Cependant, le site d’une télévision pro-Kadhafi dément «sa capture ou sa mort. »

Après plusieurs semaines de siège, le CNT s’est emparé jeudi du dernier quartier kadhafiste de Syrte. Kadhafi aurait tenté de fuir la ville, mais son convoi aurait été attaqué par les forces de l’OTAN. L’OTAN a confirmé avoir bombardé jeudi matin un convoi pro-Kadhafi près de Syrte, sans préciser si l’ancien dictateur en faisait partie.

Selon la télévision « Libye Libre », « Kadhafi a été arrêté en même temps que son fils Mouatassim ainsi que Mansour Daou [le chef des services de sécurité intérieure], et Abdallah Senoussi [le chef des renseignements libyens]. »

Selon l’AFP, Aboubakr Younès Jaber, le ministre de la Défense du régime déchui, aurait aussi été tué.

Ni les États-Unis, ni la France n’ont encore confirmé la capture et la mort de l’ancien guide libyen. Le CNT n’a pas non plus confirmé officiellement la capture et la mort de Kadhafi.

Dans les rues, les soldats tirent en l’air pour fêter la capture et la mort de l’ancien dictateur.

Voici une vidéo provenant de la chaine Al-Jazeera :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=o-ZiLsvvIME[/youtube]

 

 

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