Qui, qui, qui….pour remporter les Oscars cette année ? La cérémonie qui récompense les professionnels du 7e Art se tiendra le 24 février à Los Angeles. On vous donne la liste des nominés. 

Il y a un grand favori pour cette édition des César : vous en avez certainement déjà entendu parler, le Lincoln de Spielberg, sorti dans les salles obscures fin janvier, est nominé dans 12 catégories…rien que ça.

Côté tricolore, seul Amour, coproduction franco-autrichienne de Michael Haneke, représentera les couleurs françaises.

Voici la liste complète des nominés : 

Meilleur film : 
– « Amour »
– « Argo »
– « Les Bêtes du sud sauvage »
– « Django Unchained »
– « Happiness Therapy »
– « Lincoln »
– « Les Misérables »
– « L’Odyssée de Pi »
– « Zero Dark Thirty »

Meilleur réalisateur : 
– Michael Haneke, « Amour »
– Ang Lee, « L’Odyssée de Pi »
– David O. Russell, « Happiness Therapy »
– Steven Spielberg, « Lincoln »
– Benh Zeitlin, » Les Bêtes du sud sauvage »

Meilleure actrice :
– Jessica Chastain, « Zero Dark Thirty »
– Jennifer Lawrence, « Happiness Therapy »
– Emmanuelle Riva, « Amour »
– Quvenzhané Wallis, « Les Bêtes du sud sauvage »
– Naomi Watts, « The Impossible ».

Meilleur acteur :
– Bradley Cooper, « Happiness Therapy »
– Daniel Day-Lewis, « Lincoln »
– Hugh Jackman, « Les Misérables »
– Joaquin Phoenix, « The Master »
– Denzel Washington, « Flight »

Meilleure actrice dans un second rôle :
– Amy Adams, « The Master »
– Sally Field, « Lincoln »
– Anne Hathaway « Les Misérables »
– Helen Hunt, « The Sessions »
– Jacki Weaver, « Happiness Therapy »

Meilleur acteur dans un second rôle :
– Alan Arkin, « Argo »
– Robert De Niro, « Happiness Therapy »
– Philip Seymour Hoffman, « The Master »
– Tommy Lee Jones, « Lincoln »
– Christoph Waltz, « Django Unchained »

Meilleur scénario adapté :
– « Argo »
– « Les Bêtes du sud sauvage »
– « Happiness Therapy »
– « Lincoln »
– « L’Odyssée de Pi »

Meilleur scénario original :
– « Amour »
– « Django Unchained »
– « Flight »
– « Moonrise Kingdom »
– « Zero Dark Thirty »
Meilleur film d’animation :
– « L’Étrange pouvoir de Norman »
– « Frankenweenie »
– « Les Mondes de Ralph »
– « Rebelle »
– « Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout »

Meilleur film en langue étrangère :
– « Amour » (Autriche)
– « Kon-Tiki » (Norvège)
– « No » (Chili)
– « Rebelle » (Canada)
– « Royal Affair » (Danemark)

Meilleur documentaire :
– « 5 Broken Camera »
– « The Gatekeepers »
– « How to Survive a Plague »
– « The Invisible War »
– « Sugar Man »

Meilleure musique :
– Mychael Danna, « L’Odyssée de Pi »
– Alexandre Desplat, « Argo »
– Dario Marianelli, « Anna Karenine »
– Thomas Newman, « Skyfall »
– John Williams, « Lincoln »

Meilleure chanson :
– « Before My Time » dans « Chasing Ice »
– « Everybody Needs a Best Friend » dans « Ted »
– « Pi’s Lullaby » dans « L’Odyssée de Pi »
– « Skyfall » dans « Skyfall »
– « Suddendly » dans « Les Misérables »

Meilleure photographie :
– Roger Deakins, « Skyfall »
– Janusz Kaminski, « Lincoln »
– Seamus McGarvey, « Anna Karenine »
– Claudio Miranda, « L’Odyssée de Pi »
– Robert Richardson, « Dj

Meilleurs décors :
– « Anna Karenine »
– « Le Hobbit : Un voyage inattendu »
– « Lincoln »
– « Les Misérables »
– « L’Odyssée de Pi »ango Unchained »

Meilleur montage :
– « Argo »
– « Happiness therapy »
– « Lincoln »
– « L’Odyssée de Pi »
– « Zero Dark Thirty »

Meilleur mixage sonore :
– « Argo »
– « Lincoln »
– « Les Misérables »
– « L’Odyssée de Pi »
– « Skyfall »

Meilleur montage sonore :
– « Argo »
– « Django Unchained »
– « L’Odyssée de Pi »
– « Skyfall »
– « Zero Dark Thirty »

Meilleurs effets visuels :
– « Avengers »
– « Blanche-Neige et le chasseur »
– « Le Hobbit : Un voyage inattendu »
– « L’Odyssée de Pi »
– « Prometheus »

Meilleur maquillage :
– « Hitchcock »
– « Le Hobbit : Un voyage inattendu »
– « Les Misérables »

Meilleurs costumes :
– « Anna Karenine »
– « Blanche-Neige et le chasseur »
– « Django Unchained »
– « Lincoln »
– « L’Odyssée de Pi »

Meilleur court métrage :
– « Asad »
– « Buzkashi Boys »
– « Curfew »
– « Death of a Shadow »
– « Henry »

Meilleur court métrage documentaire :
– « Inocente »
– « Kings Point »
– « Mondays art Racine »
– « Open Heart »
– « Redemption »

Meilleur court métrage animé :
– « Adam and Dog »
– « Fresh Guacamole »
– « Head Over Heels »
– « Maggie Simpson in ‘The Longest Daycare' »
– « Paperman »

Alors, Lincoln raflera-t-il tout ? Emmanuelle Riva peut-elle décrocher l’Oscar de la meilleure actrice ? Argo remportera-t-il l’Oscar du meilleur scénario adapté ? Donnez-nous vos pronostics !

Ses obsessions : Musique, Drogue, Meufs & Alcool.

Une prod explosive pleine de surprises. Une plume tantôt incisive tantôt introspective. Un flow suave et fluide sur lequel plane l’ombre des nineties, sur lequel surfent des lyrics acerbes, sur lequel rebondissent des punchlines aussi poilantes que piquantes, sur lequel s’imprime un verbe parfois futile, souvent subtile. C’est le son unique de Guizmo que l’on retrouve sur son nouvel opus C’est Tout. Ce jeune MC du 92 incarne la relève du Rap français, celle a qui a su se passer des maisons de disques pour trouver son propre public en inondant Youtube de vidéo artisanales et en traînant ses savates dans les open-mic’.

Guizmo impose son style – inclassable et inimitable – sur la nouvelle scène du Rap français. A mi-chemin entre New School et Old School, il trace sa propre route dans le pe-ra avec pour boussole le son de ses mentors (A Tribe Called Quest, 2Pac, Dany Dan, Salif, Sir Doum’s), mais aussi la vie… plus cruelle que belle. La sienne, hantée par la musique, les meufs, l’alcool et le cannabis, lui a laissé des cicatrices. Des plaies profondes qui se rouvrent ponctuellement pour laisser filer un fluide créateur.

A seulement 22 ans, le jeune MC de Villeneuve-la-Garenne ne traîne pas ses souvenirs comme des casseroles. Il les assume. Son escale en prison, sa passion pour la weed et la tise, tous ses remords viennent aujourd’hui nourrir sa verve lyricale. Parfois ordurière mais toujours sincère. Si Guiz’ aime clasher ses ennemis, vanter ses coucheries, louer ses beuveries, il aime surtout sonder les profondeurs de son âme et pointer avec ses mots les maux qui pourrissent les entrailles des cités franciliennes.

Rencontre avec un rappeur hors-norme dont les immenses yeux de Gremlins cerclés d’une paire de lunettes lui ont valu le blaze de Guizmo. Le MC de « La Caravelle » nous reçoit dans son appart du XVIIIe arrondissement, une binouse dans une main, un blunt dans l’autre…

Guizmo

Guizmo

Depuis l’âge de six ans… Jusqu’aux rap contenders

Dans le morceau « Hip Hop », Guizmo revient sur ses « premiers souvenirs de pe-ra » : le Secteur Ä et Ménélik qu’il découvre via sa mère, IAM, Lunatic et Oxmo Puccino qu’il écoute avec son frère, puis Nubi, Ol’Kainry et Chien de Paille qu’il entend sur les ondes. A l’aube des années 2010, la rencontre du chanteur de Villeneuve avec le collectif L’Entourage lui ouvre de nouveaux horizons musicaux : « On faisait du son plus qu’on écoutait du rap. Souvent, on écoutait des grosses instru’ et des beatmakers », explique-t-il. Ces influences multiples – le rap, mais aussi la pop de Michael Jackson, la soul d’Aretha Franklin, le jazz de Ray Charles – infusent l’ensemble de son œuvre… Une œuvre aussi dense que la fumée qui s’échappe de ses bedos.

C’est avec ses potes de L’Entourage que Guiz’ participe aux battles de Rap Contenders en 2011. Le Gremlins du 92 crée le buzz sur Youtube en assommant son adversaire d’une punch aussi foudroyante qu’hilarante : « Pour info, des fois j’lui bouffe la chneck, j’lui mets ma bite dans le trou. T’es pas content ? J’te coupe la tête, puis j’te chie dans le cou ». Trash ? Oui. Violent ? Aussi. Mais c’est surtout le clin d’œil d’un cinéphile au film de Kubrick Full Metal Jacket… Et le tremplin d’une future carrière dans le pe-ra. « C’est une phrase incisive et grossière. Mais, c’est plus marrant que crado comme phrase », explique Guizmo avant d’insister sur la dimension catharsistique des Rap contenders… Clashs auxquels il doit son succès, mais qu’il ne renouvellera pas : « Je ne le referai pas, car aujourd’hui, je vends des CD. J’ai trop d’orgueil. Je n’ai pas envie de perdre.»

Normal, La Banquise… C’est tout ?

« Quand j’ai sorti mon premier album [Normal, 2011], j’étais encore avec L’Entourage. » Puis vient la séparation… brutale et définitive. Le 26 janvier 2012, un communiqué laconique annonce le départ de Guizmo sur le compte Facebook du collectif de Rap. La raison évoquée : de « différents choix artistiques effectués par Guizmo, incompatibles avec l’avancée de L’Entourage ». C’est une autre version que nous révèle le MC du 92 : « A l’époque de Normal, j’ai rencontré Willy L’Barge et Yonea [de Zone Sensible]. On a fait l’album [La Banquise, 2012] super vite. Je pense que c’est l’une des raisons de mon départ de L’Entourage. J’ai un peu délaissé le crew », avoue-t-il sans laisser poindre le moindre remord.

Six mois après La Banquise, Guizmo sort son troisième opus, C’est Tout, sur lequel les morceaux introspectifs souvent sombres (« C’est Tout » ou « Insomniak ») côtoient les chansons plus délirantes (« MDMA » ou « Laetitia »). Pourquoi un tel intitulé ? « C’est tout pour moi. C’est un condensé de mes six derniers mois. Et j’ai tout dit… ou presque. C’est aussi un délire un peu présomptueux. C’est tout… Parce qu’après moi, c’est le désert » ironise Guiz’.

La vie et la mort comme sources d’inspiration

« La vie en elle-même m’inspire. Tout m’inspire. Aller prendre le métro, rencontrer untel. Je n’ai pas de thèmes favoris. C’est vrai, je parle beaucoup de shit et d’alcool. Mais, dans l’absolu, je parle de pleins d’autres trucs… des trucs de la vie de tous les jours », raconte le MC. Et d’illustrer ses propos avec l’une des chansons de son dernier opus, « Le Café », dans laquelle Guizmo brosse avec une plume trempée dans l’émotion brute un lieu central, parfois fatal, le PMU du coin de la rue, dans lequel des hommes accros au jeu viennent sacrifier leurs journées : « Le Café, c’est un pote qui me l’a inspiré. Il s’appelle Jef, il est accro au PMU ».

Si la vie l’inspire, la mort, elle, l’obsède. Fataliste, Guizmo ne cesse de prophétiser sa fin. Dans « C’est Tout », morceau autobiographique de 7’30″ qui vient clore l’album, il clame : « Mais, je m’arrêterai pas de sitôt. Je boirai quatre fois plus. Quand on m’annoncera un cancer. Et que j’aurais perdu 15 kilos. C’est peut-être mon destin. Mais c’est ma trace. C’est crever vite. » Pourquoi un tel fatalisme ? « J’ai peur de mourir, avoue Guizmo. J’ai peur de ce qui va m’arriver après la mort. Et je sais que mon mode de vie m’y conduit plus vite que si je ne fumais pas, que si je ne m’autodétruisais pas. Je me rend compte que je me fais du mal et que ça peut causer ma perte ».

L’alcool, la clope, les femmes, une chanson intitulée « Laetitia »… Ce sont des points communs que Guiz’ partage avec un autre artiste. Guizmo est-il le Gainsbourg du Ghetto ? « Je ne sais pas. C’est aux gens de le dire. C’est un personnage mythique. Un artiste entier. Il était paradoxal. Je sais que je le suis de temps en temps » explique-t-il. La preuve : le morceau « Entre dans mon monde » dans lequel Lamine Diakité évoque sa schizophrénie face au succès en apostrophant son double artistique, provocateur et alcoolisé, Guizmo, évoquant le dialogue entre Gainsbourg et Gainsbarre.

Le coup de publicité qui renversa Pinochet

En 1988, la dictature sclérosée d’Augusto Pinochet continue de semer la terreur au Chili en réduisant au silence toute voix contestataire. Selon les termes de la Constitution chilienne, remaniée par la junte militaire qui, le 11 septembre 1973, renversa le Président Salvador Allende, et sous la pression internationale, le tyran vieillissant accepte un référendum. Appelés aux urnes, les Chiliens devront dire « Sí » ou « No » au Général Pinochet. Pour les convaincre de voter « No », les partis de l’opposition, réunis dans la Concentración de Partidos por el No, pourront s’exprimer librement sur les ondes. Une manœuvre démocratique partiellement truquée par les sbires de Pinochet. Mais qui finira par se retourner contre eux. Car en face, les partisans du « No » mèneront l’assaut ! Avec pour arme un arsenal de spots télé, pour cible une opinion publique terrorisée et pour méthode la publicité.

No, le nouveau film de Pablo Larraín (Fuga, Tony Manero et Santiago 73, Post Mortem) revient sur ce moment d’effervescence politique qui ouvrît une parenthèse de joie et de liberté dans l’interminable tirade dictatoriale (1974-1990). Ultime volet d’une trilogie sur laquelle plane l’ombre oppressante du Général Pinochet, l’avatar martial de la dictature chilienne, No utilise un prisme atypique : celui de la bataille électorale cathodique qui opposa au crépuscule des années 1980 deux camps. D’un côté, les conservateurs pro-Pinochet. De l’autre, la cohorte chamarrée des opposants au régime ; des communistes, des socialistes et des chrétiens-démocrates réunis sous les mêmes couleurs, celles de l’arc-en-ciel, celles de l’espoir, celles de l’Alegria.

No, de Pablo Larrain

No, de Pablo Larrain

Après le salissant, le lancinant, le frissonnant Tony Manero (avec dans la peau de Raùl, danseur dont la passion pour John Travolta se mue en obsession, l’immense Alfredo Castro) et le plus mortifiant mais non moins saisissant Santiago 73, Post Mortem, Pablo Larraín a choisi de clore son cycle sur la dictature chilienne par No. Un énième contre-champ qui explore les coulisses de la communication politique, qui démêle les ficelles de la publicité, qui dévoile les secrets de la réclame, qui éclaire les hommes de l’ombre, ces (spin) docteurs mercantiles qui manient avec brio les symboles et les mots.

« Clore un cycle. En espérant que les films génèrent des liens entre eux. Santiago 73, Post Mortem parle des origines de la dictature, Tony Manero de son époque la plus violente et No de sa fin. Peut-être que ce qui m´intéresse le plus, c’est de faire le bilan, de revisiter l´imaginaire de la violence, de la destruction morale et de la distorsion idéologique, pas pour la comprendre, mais pour dire qu´elle existe », explique Pablo Larraín.

No, de Pablo Larrain

No, de Pablo Larrain

En braquant sa caméra sur l’un des artisans de la campagne du « No », René Saavedra (incarné par le charismatique Gael García Bernal), jeune commercial plein d’audace, rompu aux codes de la réclame occidentale, le réalisateur chilien emboîtent comme des poupées russes deux dimensions narratives : le cercle familial de René, papa zélé et mari esseulé, que vient bouleverser la spirale infernale de l’Histoire. Enrôlé dans le bataillon des partisans du « No » par un vieil ami de la famille, ce jeune loup de la pub, immature lorsqu’il vole le train de son fils ou survole le bitume sur son skate, opportuniste lorsqu’il accepte la proposition du leader de l’opposition plus par amour du profit que de la démocratie, renverse la rhétorique d’opposants obnubilés par les morts, les disparus, les torturés, les victimes de la dictature, et la vide de sa substance politique. Pas assez « vendeur », s’exclame-t-il !

« René est un personnage inhérent au contexte dans lequel il a vécu, mais il est aussi éternel ; il symbolise le réveil politique d´une personne en apparence apolitique. Etant une conséquence de la politique vécue par ses parents dans l´exil, la persécution, un être toujours étranger, il recherche au cours de l´histoire une manière de se réconcilier avec son être politique (…). J’ai l’impression que ce passage à la maturité est constant chez l´être humain, en se rendant compte que l´on peut changer les choses par soi-même », raconte Gael García Bernal.

No, de Pablo Larrain

No, de Pablo Larrain

Pour rallier les masses au « No », René concocte une délicieuse potée des spots pop, acidulés, colorés, parfois relevés de pathos, et directement inspirés de la publicité « conso ». Il y mêle joyeusement politique et musique, rires et larmes, anonymes et stars hollywoodiennes. Un choc culturel pour les vieux apparatchiks de la Concentración de Partidos por el No… Qui finiront par arborer les couleurs de l’arc-en-ciel et chanter l’hymne de la campagne – « Chile, la Alegria ya viene » que l’on peut traduire par « Chili, la joie arrive enfin » – bande-son parfois entêtante, toujours exaltante.

No porte une réflexion sur le pouvoir subversif de la communication politique, qu’il décortique, capable de faire plier un tyran sous une tempête de spots de publicité… Qui peuvent sembler aujourd’hui risibles, voire frelatés. Film historique, porteur d’un discours universel sur l’oppression et la liberté d’expression, il tire sa beauté formelle d’une photo vintage (obtenue via le procédé 4/3 U-Matic) dans laquelle s’insèrent naturellement une foule de vidéos d’archives.

« Nous avons utilisé le même format que celui de presque toutes les archives originales qui sont dans le film. Ainsi, nous avons obtenu comme résultat une image identique à celle réalisée dans les années 1980 afin que le spectateur parcoure cet imaginaire sans différencier le matériel d´archives et l´image filmée lors du tournage. Nous évitons ainsi la perception d’un matériau « d´époque » en créant un hybride, de temps, d´espace et de matériel », précise le cinéaste chilien.

Larraín réalise ici une œuvre infiniment complexe qui transcende les oppositions binaires : dictature versus démocratie, propagande versus publicité, etc. Une œuvre sérieuse – hantée par le devoir de mémoire, mais criblée d’amusantes joutes oratoires – et prodigieuse.

No, de Pablo Larrain

No, de Pablo Larrain

No de Pablo Larraín

Avec Gael García Bernal, Alfredo Castro, Antonia Zegers…

Sortie le 6 mars 2013.

Le spectacle de cabaret new-burlesque « Porte-jarretelles et Piano à bretelles » chatouillera avec ses plumes chatoyantes, éblouira avec ses paillettes scintillantes, émoustillera avec ses nippies (ndlr, cache-tétons) brillants ou colorés, surmontés de rubans ou de pompons, et enchantera avec ses notes d’accordéon sur-vitaminées le public de l’Alhambra jusqu’au 17 mars. L’occasion pour les fans de strip-tease vaudevillesque comme les profanes de découvrir un show tantôt érotique tantôt humoristique, mais toujours drôle et « so sexy ».

Et qui dispose d’un casting de rêve : la plantureuse Miss Anne Thropy revêtue d’une combinaison de ballons multicolores qu’elle éclate du bout de sa plume dévoilant avec humour et poésie ses formes voluptueuses, l’exquise Kitten de Ville qui, en Marylin Monroe burlesque, remue ses jupons rose-bonbon puis s’effeuille délicatement au son de l’accordéon, l’hilarant Francky O.Right qui enchaîne mimiques poilantes et chicanes contre le « fucking accordéon », la splendide Louise de Ville aussi délirante que délurée qui, avec son fanchon sur le citron et son plastron transparent sur les hanches, nous donne une leçon de cuisine mémorable et surtout la formidable meneuse de revue Jasmine Vegas, drôle lorsqu’elle défile dans ses tenues excentriques et se faufile dans la foule pour houspiller les spectateurs, émouvante lorsqu’elle s’empare de l’accordéon pour pousser la chansonnette.

Louise de Ville © Alter1fo

Louise de Ville
© Alter1fo

Kitten de Ville © Alter1fo

Kitten de Ville
© Alter1fo

Miss Anne Thropy © Alter1fo

Miss Anne Thropy
© Alter1fo

Francky O.Right © Alter1fo

Francky O.Right
© Alter1fo

Jasmine Vegas© Alter1fo

Jasmine Vegas
© Alter1fo

Jusqu’au 17 mars à l’Alhambra

21, rue Yves-Toudic – Paris Xe

Du 1er au 3 février et du 13 au 17 mars à partir de 21h

Prix : de 25 à 33 euros

Avis aux cinéphiles. Ce mardi soir, la revue Les Fiches du Cinéma lance son cycle « Musique & Cinéma » avec la projection de la comédie musicale de John Cameron Mitchell « Hedwig and the Angry Inch » au cinéma Le Brady dans le Xe arrondissement de Paris. Une occasion en or pour les nostalgiques des ciné-clubs qui rêvent de se faire une toile avant de partager leurs impressions – bonnes ou mauvaises – sur l’œuvre projetée.

Comme son nom l’indique, le ciné-club Musique & Cinéma, organisé par l’une des plus anciennes revues consacrées au 7e Art, Les Fiches du Cinéma, se propose de faire la lumière sur cinq films dans lesquels la musique occupe une place essentielle. Car, si la musique – qu’elle qu’en soient les sonorités, les auteurs ou le style – est omniprésente dans les salles obscures, et cela depuis qu’elles sont apparus en France au crépuscule du XIXe siècle, elle endosse dans certains films le premier rôle.

C’est le cas dans nombre de biopics : The Jazz Singer d’Alan Crosland (1927), le premier film sonore, Amadeus de Milos Forman (1984) qui retrace la vie de Mozart, The Doors d’Oliver Stone (1991) qui relate l’histoire des Doors de Jim Morrison, ou encore Ray de Taylor Hackford (2004) qui brosse le portrait de Ray Charles. Mais pas seulement… Car la musique, qu’elle s’exprime sous la forme du jazz, de la pop, du punk ou du rock, touche tous les genres : la comédie musicale bien sûr, mais aussi le dessin-animé, la bio filmée, la comédie, le drame, etc.

Et c’est justement cette diversité explosive et chamarrée que veut valoriser le ciné-club Musique & Cinéma. En choisissant de projeter cinq œuvres cinématographiques originales au rythme d’une tous les seconds mardis du mois :

« Hedwig and the Angry Inch » de John Cameron Mitchell (2001) le 12 février,

« Presque célèbre » de Cameron Crow (2001) le 12 mars,

« Chico & Rita » de Fernando Trueba et Javier Mariscal (2011) le 9 avril,

« All That I Love » de Jacek Borcuch (2009) le 14 mai,

« Cap Nord » de Sandrine Rinaldi (2012) le 11 juin.

Chaque séance sera suivie d’un débat animé par Roland Hélié des Fiches du Cinéma.

Les robots vous fascinent ? Vous rêvez de conversationner avec C-3PO, l’illustre majordome tout en câbles et en puces d’Anakin Sywalker ? Vous préférez son camarade mécano R2-D2 ? Les deux robots de Star Wars (ndlr, La Guerre des Etoiles) seront présents au Musée des Arts et des Métiers jusqu’au 3 mars. Et ils seront escortés d’une cohorte d’automates, d’androïdes et d’autres êtres artificiels plus ou moins élaborés : les minuscules robots en fer blanc « Tin Toys », l’humanoïde « Nao » utilisé comme une plate-forme de recherche, les valeureux robots « Sherpa » exploités dans les zones radioactives, l’observateur maritime « Victor » ou encore le surprenant « Reeti » capable d’exprimer des émotions.

Car la plupart des robots ne ressemblent pas au redoutable Terminator T-800, aux humanoïdes d’I, Robot ou au premier androïde du 7e Art, Robotrix, femme-robot de Métropolis. Qu’ils passent l’aspirateur, qu’ils secondent les chirurgiens, qu’ils sondent les confins de l’univers ou du corps humain, les machines exposées au Musée des Arts et Métiers ont rarement forme humaine. Car, comme l’explique la muséologue Nathalie Guliana, « la réalité de la robotique, c’est une robotique de service qui vient nous assister dans des environnements où on ne peut pas intervenir : le nucléaire, les fonds marins, l’espace. » Aux côtés des prothèses de main myoélectriques, des robots sous-marins de l’IFREM et de l’explorateur de Mars « Curiosity », le visiteur pourra découvrir une robotique plus ludique : le chien « Aibo » ou le dinosaure « Pleo ».

Jusqu’au 3 mars 2013 au Musée des Arts et Métiers

60, rue Réaumur – Paris IIIe

Prix : 3,50 euros

La French Touch, ses noms mythiques (Air, Daft Punk, Cassius), ses vibes uniques, ses clips atypiques et son style mosaïque qui, dans les nineties, viennent culbuter les codes éculés du star system, s’exposent au Musée des Arts Déco jusqu’au 31 mars. L’occasion pour les mordus de techno comme les badauds de (re)vivre l’acmé de la musique électronique et du graphisme. C’est Eric Morand, le co-fondateur avec Laurent Garnier du label de musique techno, F Communications, qui baptise la French Touch en proclamant au milieu des années 90 : « we give a french touch to house music ».

Le premier opus de Air, les compilations Source Lab, St Germain, la Funk Mob, Motorbass puis Daft Punk, Cassius et Etienne de Crécy marquent l’acte de naissance de ce mouvement musical novateur qui franchit rapidement les limites de l’Hexagone. Et que viennent illustrer de jeunes artistes iconoclastes : les collectifs M/M et H5, La Shampouineuse, Geneviève Gauckler, Alexandre Courtès, Agnès Dahan,…

Le Musée des Arts Déco introduit le visiteur dans un univers visuel composite qui exploite la « culture du mix » copiant-collant la mode, la pub et l’art contemporain. Au son de la French Touch, les clins d’œil cyniques au consumérisme de H5 pour l’album « Superdiscount » dansent avec les visuels technoïques de Gauckler pour le label F Com, les clichés de mode de Dahan pour les soirées Respect, les comics de Courtès pour « Cassius » et les clips délirants de Daft Punk réalisés par Michel Gondry ou Spike Jonze. Prenez-en plein les yeux et les oreilles !

Alex Courtès. Air. Premiers symptômes. 1997

Alex Courtès. Air. Premiers symptômes. 1997

Alex&Martin. Cassius 99. 1999

Alex&Martin. Cassius 99. 1999

Alex&Martin. Cassius 99. 1999

Alex&Martin. Cassius 99. 1999

Daft Punk.Alexandre Courtès. One More Time. 2000

Daft Punk.Alexandre Courtès. One More Time. 2000

French Touch. H5. Superdiscount. 1996

French Touch. H5. Superdiscount. 1996

Geneviève Gauckler. Laurent Garnier. Flashback.1997

Geneviève Gauckler. Laurent Garnier. Flashback.1997

Jusqu’au 31 mars 2013 au Musée des Arts Décoratifs

107, rue Rivoli – Paris Ier

Prix : 8 euros

Le célèbre tableau d’Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple a été vandalisée jeudi dans le musée Louvre-Lens par une femme de 28 ans, a priori déséquilibrée, avant d’être arrêtée et placée en garde à vue.

« AE 911 » est le message inscrit au marqueur noir sur environ trente centimètres en bas à droite du tableau, par la jeune femme qui a été rapidement maîtrisée par un agent de sécurité et un visiteur. Une enquête policière est menée pour déterminer les circonstances de cet acte de vandalisme. « Nous attendons d’en savoir un peu plus sur cette personne, a indiqué le procureur de Béthune, Philippe Peyroux, les faits sont établis mais il faut savoir quelles sont ses motivations, ainsi que le niveau de son équilibre ou de son déséquilibre. » Le procureur pour qui « Ce n’est pas le geste d’une personne équilibrée », a demandé à un psychiatre un bilan sur l’état de la jeune femme.

Le musée a fait appel en urgence à une restauratrice spécialisée pour déterminer la gravité de cet acte de dégradation. Pour le Louvre, « À première vue, l’inscription est superficielle. Elle devrait pouvoir être nettoyée facilement. En fonction du diagnostique, la décision sera prise de déplacer ou non l’oeuvre pour sa restauration. »

La Liberté réalisée en 1830avait déjà quitté le Louvre quelques temps pour être exposée dans un musée de Tokyo en 1999 et à Strasbourg en 2004. Elle n’avait jamais rencontré de problème auparavant. Exposé à Lens depuis le 21 novembre, le tableau de 260 x 325 cm ne bénéficiait pas d’une vitre de protection en raison de son grand format.

La dégradation du chef-d’oeuvre de Delacroix a amené le musée à fermer la galerie du temps où était exposé le tableau, et à permettre un accès gratuit à l’exposition temporaire en attendant la réouverture de la salle qui pourrait avoir lieu dès samedi, selon un porte-parole du musée.

Cet événement n’est pas le premier, on se souvient par exemple des cas de Piss Christ au musée d’Avignon, d’un tableau de Rothko dégradé à la Tate Modern de Londres ou encore d’un tableau de Gauguin abimé à la National Gallery de Washington, et la liste est malheureusement longue. Ces cas posent la question de la sécurité des oeuvres dans les musées. Comment faire pour protéger des chefs-d’oeuvres des coups de marqueur, de cutter, du toucher ou encore du collage de chewing-gum provoqués par des visiteurs qui n’ont aucune éducation ?

Le nouvel opus de l’ancienne First Lady, Carla-Bruni Sarkozy, sortira dans les bacs le 1er avril 2013. Ceci n’est malheureusement pas un poisson d’avril ! La preuve, la femme de l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, vient de dévoiler un extrait de l’album « Little French Songs ». Sobrement intitulé « Chez Keith et Anita », il raconte la love story du couple le plus rock’n’roll des seventies et suscite déjà une pluie de critiques acides sur la Toile.

Lundi 28 janvier, dans la matinée, l’auteur-compositeur-interprète aux cordes vocales partiellement brisées par la clope, Carla Bruni, a dévoilé le premier extrait de son nouvel album Little French Songs (Petites chansons françaises), qui paraîtra le 1er avril prochain chez Barclay. Sobrement intitulé Chez Keith et Anita, il rend hommage au couple rock’n’roll que formaient dans les années 70 le musicien le plus destroy des Rolling Stones Keith Richards et sa femme Anita Pellenberg. L’Amoureuse – pour reprendre l’une de ses précédentes chansons – de Nicolas pleurerait-elle sa passion passée, mais dont la flamme n’a visiblement pas fini de la consumer, pour un autre membre des Stones, son ancien amant Mick Jagger ?

Peut-être… Mais pour apaiser les potentielles foudres de son mari, l’ex-First Lady, Carla Bruni, lui a écrit une chanson d’amour : Mon Raymond. Dans son numéro du 24 janvier, VSD en dévoilait les meilleurs extraits : « Mon Raymond il a tout bon, c’est d’la valeur authentique, pour franchir le Rubicon on ne peut pas dire qu’il hésite. » Dans ce morceau, l’ancien mannequin s’extasie devant le physique de Nicolas Sarkozy : « Mon Raymond il est canon, c’est d’la bombe atomique ». Vous savez, les goûts et les couleurs… Ça ne se discute pas ! Ou, pour lancer une autre banalité : l’amour rend aveugle.

Carla poursuit dans le même registre : « Quand il déboule non de non, l’air en devient électrique. Mon Raymond reste dans l’axe en toute situation critique. Mon Raymond, c’est lui l’patron, c’est lui qui tient la boutique. Et bien qu’il porte une cravate, mon Raymond est un pirate ». Des paroles pour le moins bizarres lorsqu’on les associe à l’ancien chef de l’Etat. Et qui mériteraient un commentaire de texte approfondi. Malheureusement (ou pas), il faudra patienter deux mois pour entendre la suite…

En attendant le 1er avril, on pourra se laisser bercer par le single Chez Keith et Anita, sorti lundi 28 janvier. Une date symbolique : celle de l’anniversaire de Nicolas Sarkozy (58 ans). Une belle attention de la part de Carla Bruni… qui ne semble pas émouvoir les internautes. Au contraire. Ceux-ci se sont lâchés et, sur Twitter, ont lynché le premier extrait de Little French Songs.

Le Figaro – un peu maso – a relevé les tweets les plus méchants et les plus amusants : « Punaise, j’aime bien la nouvelle de Carla Bruni. Vous pouvez me lapider » (@Remirresistible n’assumant pas ses mauvais goûts musicaux), « Si comme Carla Bruni, tu sors un album, invite Florence #Cassez à déjeuner. C’est bon pour la promo » (@nagashiwa pointant la concordance entre la date du déjeuner entre Sarkozy et Cassez et celle de la sortie du single), « Carla Bruni aura commencé sa carrière en chantant pour les tout-petits, elle la termine en chantant pour les vieux, c’est raccord » (@rvjarry critiquant les sonorités vieillissantes du morceau) ou plus prosaïquement « C de la daube » (balance @kanelle77).

Et vous, que pensez-vous du nouveau titre de Carla Bruni, « Chez Keith et Anita » ?

Photo : capture écran YouTube du clip Chez Keith et Anita de Carla Bruni.

Non, les Golden Globes 2013 ne sont pas anti-Français ! La preuve : le film de l’Autrichien Michael Haneke, Amour, a remporté dimanche soir le Golden Globe du meilleur film étranger. Oui, mais il est Autrichien… Pas Français. Peut-être. Mais son bébé lui est franco-autrichien. Autrichien par son papa, Amour est Français par son histoire, sa production, sa langue, ses comédiens,… Alors cocorico ?

Bien des Français ont pleurniché devant la retransmission de la cérémonie des Golden Globes 2013 qui se tenait dimanche 13 décembre dans la métropole californienne de Beverly Hills. Car la fameuse « antichambre des Oscars » n’a récompensé aucun film français. A l’issue de la soirée, les multi-médaillés Intouchables (César du meilleur acteur pour Omar Sy, prix du meilleur film en langue étrangère au Festival de Saint Louis 2011, prix du meilleur film au Globe de Cristal 2012,…) et De rouille et d’os (prix du meilleur film au Festival de Londres 2012 notamment), respectivement nominés pour le Golden Globe du meilleur film étranger et pour celui de la meilleure actrice dans un film dramatique pour Marion Cotillard, sont repartis bredouilles. Pourquoi ? Parce que les Golden Globes sont anti-Français ont pu tempêter certains… restés sur leur petit nuage depuis le triomphe de The Artist en 2012.

Pourtant, la France n’est pas (vraiment) repartie les mains vides. C’est ce qu’explique le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), Eric Garandeau, pour qui la récompense du film d’Haneke, Amour, est « une belle victoire pour la France ». Et M. Garandeau n’a pas tort lorsqu’il annonce fièrement que « Amour est un film français » poursuivant « 70% du financement est français, langue française, casting française [Jean-Louis Trintignant, Emmanuel Riva, Isabelle Huppert sont tous des « rejetons » de l’Hexagone], tournage français, histoire française, producteur français ». Finalement, Amour est le fruit de l’amour entre deux nations européennes, l’Autriche du cinéaste et la France des comédiens, ainsi que le défend le président du CNC : « Le réalisateur est évidemment autrichien, et c’est un beau symbole de l’amitié entre France et Autriche, mais c’est une coproduction majoritaire française et donc une belle victoire pour la France ». Les coqs français peuvent relever la crête ! Surtout qu’Amour commence seulement la course aux récompenses…

Après avoir décroché la Palme d’Or au Festival de Cannes et le Golden Globe du meilleur film étranger, la fabuleuse création franco-autrichienne pourrait rafler un ou plusieurs Oscars le 24 février prochain. Car Amour est nominé dans pas moins de cinq catégories : meilleur film, meilleur réalisateur pour Michael Haneke, meilleure actrice pour Emmanuelle Riva, meilleur film en langue étrangère, meilleur scénario original. Mais la compétition sera rude… Entre le terrassant thriller de Ben Affleck Argo et la triomphale comédie musicale Les Misérables qui ont remporté le « gros lot » dimanche soir.

Voici le palmarès complet des Golden Globe 2013 du Cinéma :

Meilleur Film dramatique : Argo de Ben Affleck

Meilleure comédie/comédie musicale : Les Misérables de Tom Hooper

Meilleur film en langue étrangère : Amour de Michael Haneke

Meilleur réalisateur : Ben Affleck pour Argo

Meilleur acteur dans un drame : Daniel Day-Lewis pour Lincoln

Meilleur acteur dans une comédie (musicale) : Hugh Jackman pour Les Misérables

Meilleure actrice dans un drame : Jessica Chastain pour Zero Dark Thirty

Meilleure actrice dans une comédie (musicale) : Jennifer Lawrence pour Happiness Therapy

Meilleur scénario : Quentin Tarantino pour Django Unchained

Meilleur actrice dans un second rôle : Anne Hathaway pour Les Misérables

Meilleur acteur dans un second rôle : Christoph Waltz pour Django Unchained

Meilleur film d’animation : Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman

Meilleure bande originale de film : Mychael Danna pour L’Odyssée de Pi

Meilleure chanson : « Skyfall » d’Adele pour Skyfall

 

Vous avez fini vos études depuis peu, ou allez bientôt basculer du côté de la vie active ? Vous ne savez pas trop vers quel métier vous tourner ? SpeedInterim et ses deux coachs improbables Gilbert et Harrison vous mettent sur la voie avec humour !
Ce sont deux Nicolas qui se sont donnés pour but de vous amuser en proposant des vidéos dans lesquelles ils distribuent des conseils pour décrocher un emploi en trois minutes chrono.
Devenir arracheur de sac à main, démouleur de cake, réalisateur de cinéma français…tout devient possible grâce aux deux coachs qu’ils incarnent, Gilbert et Harrisson.
Ils se présentent à vous ci-dessous :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=KjPYIbjgsQg&feature=youtu.be[/youtube]
On vous fait découvrir leur vidéo-conseil pour devenir arracheur de sac-à-main :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ahKCs73gd2s&feature=youtu.be[/youtube]
Pour les suivre et les encourager : leur page Facebook, leur compte Twitter, leur chaine YouTube.  Un nouvel épisode est prévu tous les 15 jours.

Grosse déception depuis la révélation des nominés aux Oscars 2013 ! Ni Marion Cotillard pour De rouille et d’os, ni Intouchables n’ont été nommés, alors qu’ils étaient très attendus.

Est-ce sa si médiatisées prestation dans The Dark Knight qui l’a desservie ? En tout cas, cette année, pas de Marion Cotillard sur la liste des nominés aux Oscars 2013. Intouchables, qui était également pressenti, n’a pas été retenu.

Alors, sur qui et sur quelle oeuvre vont reposer les espoirs tricolores cette année ? Il faudra tout miser sur Amour, la coproduction franco-autrichienne de Michael Haneke, et plus particulièrement sur Emmanuelle Riva, comédienne du film nommée dans la catégorie « Meilleur actrice.  » .

Le « Lincoln » de Spielberg ultra-favori.

Douze nominations : voilà ce que récolte le dernier-né de Steven Spielberg, qui est lui même nommé dans la catégorie de « Meilleur réalisateur ». Juste derrière lui, L’Odyssée de Pi, signé Ang Lee, rafle 11 nominations.

Une programmation pas très cocorico…

Après les succés de La Môme (Oscars 2008) et de The Artist (Oscars 2012), le public et la critique américaine se lasseraient-ils des productions françaises et de leurs acteurs ?

Déjà couronnée « meilleure actrice européenne » aux European Film Awards en 2012, la comédienne Emmanuelle Riva porte en tout cas sur ses épaules les espoirs français.

La cérémonie de remise des prix aura lieu dans la nuit du 24 au 25 février à Los Angeles.

Malcolm : JH, 25, NYC, cherche sa prochaine victime

« Il aime New York, le cinéma et le crime de masse »

Jeune homme, 25 ans, New York City, cherche sa prochaine victime… Vous êtes un homme ou une femme, entre 15 et 95 ans, vous vivez à Manhattan, vous êtes passionné(e) de cinéma, de cuisine, de politique, de musique (avec une préférence pour King of Leons), vous aimez partager vos MST… Ne vous déplacez pas, il viendra directement chez vous.

Pour son premier film, le Britannique Ashley Cahill a choisi de rentrer dans la peau – littéralement : le réalisateur joue aussi le rôle principal – de Malcolm, psychopathe aux allures de hipster new-yorkais, qui aime trois choses dans la vie : New York, le cinéma et les tueries. Son parti pris : l’hyperréalisme. Sa méthode : le « documenteur » ou faux documentaire.

Malcolm est un (anti)héros contemporain, un être exceptionnellement inhumain et un monstre ordinaire : antipathique, provocant, narcissique, arrogant, susceptible et ultra-violent. Adepte du crime de masse, il pratique ce hobby avec passion et précision. Son visage s’illumine lorsqu’un corps – criblé de balles, lardé de coups de couteau, au crâne défoncé par une hache – s’écroule à ses pieds. Tremblant, le souffle court, le sourire aux lèvres, il jouit. Si une faille d’humanité transperce sa carapace de super-psycho lorsqu’il tombe sous le charme d’une belle frenchie, elle se referme bien vite… L’amour n’empêche pas Malcolm de « garder la tête froide ». Il a une mission. Ce film est son manifeste.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=KojtEjfvIzs[/youtube]

Ashley Cahill nous présente son bébé.

Comme Malcolm, vous êtes un Londonien qui s’est exilé à New York pour travailler ; vous aimez le cinéma, notamment les films de Samuel Fuller. Rassurez-moi, vous ne tuez pas pour le fun ? Quels autres points avez-vous en commun avec votre personnage principal ?

Ashley Cahill – Haha ! Non, je ne tue pas pour le fun (ni pour aucune autre raison). Je mentirais en disant que cela ne m’a jamais traversé l’esprit… Quand certaines personnes lisent leurs SMS au cinéma par exemple. Heureusement, je ne suis pas complètement fou… Du moins pas encore. Néanmoins, Malcolm et moi avons beaucoup de points communs. Ce qui énerve Malcolm m’énerve aussi. Mais je ne ressens pas le besoin de tuer pour autant. Contrairement à lui, je me considère comme un Britannique avant d’être un New Yorkais. Je ne suis pas nostalgique du « bon vieux temps ».

Malcolm est avant tout un biopic sur un New Yorkais ordinaire… Capable d’une cruauté extraordinaire. Avez-vous été inspiré par d’authentiques assassins comme John Mc Naughton dans Henry : Portrait d’un tueur en série ? Ou par des personnages fictionnels tels qu’Alex (le héros du film de Stanley Kubrick, Orange Mécanique) ou Patrick Bateman (l’American Psycho de Bret Easton Ellis) ?

A.C. – Ce sont trois films exceptionnels ! Et j’aimerais dire qu’ils m’ont tous plus ou moins influencé. J’ai voulu montrer la violence de manière un peu plus réaliste. C’est notamment le cas des deux séquences les plus perturbantes du film – la scène de la noyade et celle des boulettes de viande – qui rappellent ce que l’on trouve dans Henry : Portrait d’un tueur en série. Malcolm ne s’inspire d’aucune personne réelle. En ce qui concerne le jeu de l’acteur, nous avons choisi d’en faire un pince-sans-rire, un jouisseur. Comme Alex – incarné par Malcolm MacDowell – dans Orange Mécanique. J’ai d’ailleurs choisi le nom Malcolm pour lui rendre hommage.

Malcolm est aussi un manifeste contre la société américaine. Votre héros dénonce le nouveau New York, devenu ultra-sécurisé, voire stérile. Il critique aussi une société superficielle vouée corps et âme au matérialisme, au consumérisme, aux apparences. Une société qu’il incarne pourtant. Êtes-vous d’accord avec ces critiques ? Malcolm est-il un film politique ?

A.C. – Oui, Malcolm est avant tout un film politique ! En 2008, au moment de l’écriture du scénario, je vivais à New York : j’ai vu les affiches d’Obama placardées sur les murs de la ville, j’ai vécu les prémices de la crise financière. Et tous ces éléments se retrouvent dans le film. A l’époque, je traînais avec des hipsters, de riches New-Yorkais originaires de Los Angeles. Et nous nous sentions en sécurité lorsque nous déambulions au milieu de la nuit, nous ne craignions pas de nous faire agresser. C’est pourquoi, il m’a paru intéressant de réaliser une sorte de Taxi Driver inversé. L’histoire d’un homme qui devient fou parce qu’il pense que la vie est devenue trop clean, trop sécurisante, et pas parce que sa femme s’est faite assassinée ou sa fille violée.

Je suis d’accord avec nombre de critiques soulevées par Malcolm. Et comme lui, je suis coupable des mêmes travers qu’il dénonce chez les autres. Je suis content que Manhattan se soit embelli, même si cela implique que certains quartiers aient perdu de leur cachet. La Grosse Pomme s’est métamorphosée – elle est devenue conformiste – en raison de l’embourgeoisement. Puis-je sincèrement m’en plaindre ? Non, car je ne vivais pas dans les années 80. Qui plus est, je suis moi-même conformiste. J’apprécie la sécurité… Même si je regrette le Soho plus bohémien, celui de Keith Haring et d’Andy Warhol. Mais qui veut réellement revenir au temps du Time Square de Midnight Cowboy ?

Pourquoi avez-vous choisi de réaliser un documenteur au lieu d’un film de fiction classique ? Avez-vous été inspiré par le film de Benoît Poelvoorde C’est Arrivé près de chez vous ?

A.C. – Le parallèle avec C’est arrivé près de chez vous est inéluctable. Je ne peux pas le nier. J’aime ce film, mais je pense qu’il a mal vieilli, qu’il est devenu ennuyeux. Ce fut sans aucun doute un film majeur lors de sa sortie. En dehors d’un assassin mettant en scène ses meurtres pour la caméra, je ne vois aucun lien entre les deux films. Malcolm est plus politique, plus contemporain.

J’ai opté pour un format documentaire pour deux raisons. D’abord, je voulais que Malcolm, qui se donne la mission de métamorphoser New York, produise un manifeste filmé. Quand C’est Arrivé près de chez vous dénonce l’attitude racoleuse des médias, Malcolm lui combat le conformisme, la petite bourgeoisie new yorkaise et le cinéma américain. Pour être honnête, nous disposions surtout d’un petit budget, de telle sorte qu’il semblait plus facile de tourner le film avec une équipe de documentaristes.

Malcolm se situe aux antipodes d’un film politiquement correct. On y trouve une multitude d’actes de violence gratuite, mais aussi des MST (maladies sexuelles transmissibles), des blagues racistes, j’en passe et des meilleures. Avez-vous franchi la ligne rouge ? Ne craignez-vous pas de choquer le public ?

A.C. – J’espère choquer le public ! Les spectateurs ont trop pris l’habitude d’être en sécurité au cinéma. Je veux les tirer de leur état léthargique, les réveiller. Non, je pense n’avoir franchi aucune ligne. Toutes les choses que vous avez listées (la violence, les MST, le racisme) sont monnaie courante dans les métropoles telles que New York. J’en ai marre du politiquement correct. C’est l’ennemi de la pensée, de la culture, de l’art, de l’humour… Et du cinéma. Je préfère qu’un spectateur soit bouleversé plutôt qu’il reste tranquillement assis dans une salle sombre en avalant du popcorn tout en se demandant s’il doit acheter du lait sur le chemin du retour.

« Malcolm » d’Ashley Cahill – En salles le 23 janvier 2013.

L’étoile britannique du Glam-rock ressuscite ! Dix années de silence… Dix années de pénombre pour les fans de David Bowie. Depuis la sortie en 2003 de « Reality », la star s’était comme éteinte, elle avait subitement disparue de la Galaxie musicale. Ce mardi, Bowie reprend vie en publiant un nouvel opus : « The Next Day ».

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres pour les disciples de David Bowie qui avaient perdu leur soleil depuis une dizaine d’années et tournaient en rond au rythme des anciennes chansons de la star. Aujourd’hui, David Robert Jones alias David Bowie revient dans la lumière avec un nouvel album, « The Next Day », qui jaillira dans les bacs courant mars. Une date symbolique pour le chanteur britannique qui célèbre ce mardi 8 janvier ses 66 années passées sur Terre.

Et son cadeau d’anniversaire est de taille ! David Bowie a publié sur son site web un extrait du nouvel opus, un morceau intitulé « Where Are We Now ». Disponible sur iTunes dans pas moins de 119 pays. A 66 printemps, l’astre du Glam-rock aime se montrer généreux avec ses fans.

Le disque « The Next Day », produit par son illustre acolyte Tony Visconti et écrit par David Bowie lui-même, a été enregistré dans un studio new-yorkais. Escorté d’un clip réalisé par Tony Oursler, la chanson « Where Are You Now » remonte le temps jusqu’aux seventies. Elle nous introduit dans l’univers de « China Girl » (chanson co-écrite par l’ex-leader des Stooges) et ressuscite les fantômes de son passé berlinois… « Just walking the dead », chante Bowie comme pour convoquer les morts.

Le clip de « Where Are We Now » montre David Bowie dans un atelier de réparation automobile sous l’appartement qu’il occupait à l’époque. Sur une toile de fond, des images de la capitale allemande, Berlin, défilent en noir et blanc. Mystérieuse coïncidence : la sortie du nouvel album du chanteur britannique tombe au moment de l’ouverture de la rétrospective que lui consacre le Victoria and Albert Museum de Londres.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ErNKPn00EpA[/youtube]

Espérons qu’au lendemain de la publication de « The Next Day », la star ne rentrera pas une nouvelle décennie en hibernation… Comme ce fut le cas avec « Reality » en 2003. Ne lui en voulons pas. Car Bowie avait dû interrompre sa tournée estivale en 2004 suite à un problème cardiaque.

Le soleil de la pop, qui continue d’irradier la musique contemporaine, n’est pas prêt de s’éteindre avec ce nouveau disque.

Grande première sur CBS le 14 janvier prochain : les télespectateurs de la série policière Hawaï 5-0 pourront choisir durant la diffusion du programme la fin de l’épisode qui leur semble la plus appropriée.

Voilà une innovation qui devrait faire parler d’une série policière un peu noyée dans la masse des productions américaines.

Hawaï 5-0, diffusée en France sur M6, et aux Etats-Unis sur CBS, va proposer lundi 14 janvier un service inédit, permettant une réelle participation des téléspectateurs. Ces derniers pourront désigner, en temps réel, le personnage qu’ils pensent être le meurtrier de l’intrigue. Ils auront trois options, et influeront ainsi directement sur la fin de l’épisode !

La chaine comptabilisera durant la diffusion de la série les voix distribuées aux potentiels meurtriers, et présentera aux téléspectateurs la fin qui met en scène l’arrestation du personnage ayant reçu le plus de voix. Petit bonus, les trois scénariis seront proposés aux fans de la série dès le lendemain, sur le site de CBS.

A l’heure de la télévision connectée, il est certain que le producteur de la série Peter Lenkov a eu une riche idée : « J’ai toujours pensé que l’aspect le plus marrant d’un meurtre est d’essayer de deviner qui est le coupable. Maintenant les téléspectateurs de « Hawaii 5-0″ auront la possibilité de nous dire qui ils pensent être le coupable et on écoutera. J’aime l’idée que nos fans dévoués et attentifs joueront un rôle dans la résolution du mystère. » , a-t-il expliqué à The Hollywood Reporter.

Alors, bonne idée ? Super innovation ? Ou avez-vous au contraire peur que cela nuise aux intrigues des séries, si le procédé venait à être repris dans d’autres productions ?

Avec cette grande première, la série Hawaï 5-0, créée d’après Hawaï Police d’Etat, aura à n’en pas douter son petit quart d’heure de gloire : les pics d’audience devraient exploser au moment de la diffusion et particulièrement pour la révélation du nom du meurtrier.

 

L’idée de mettre une statue d’Hitler dans l’ancien ghetto juif de Varsovie peut sembler provocatrice. L’oeuvre de l’artiste italien Maurizio Catellan représente le dictateur à genoux en train de prier. Des associations juives n’ont pas tardé à réagir.

Him, de Maurizio Catellan

Le moins que l’on puisse dire est que l’oeuvre de Maurizio Catellan ne laisse pas indifférent. La statue de cire intitulée Him, représente l’ancien dictateur nazi priant à genoux, et s’inscrit dans une rétrospective nommée « Amen » qui aborde des questions liées à la vie, la mort, le bien et le mal. Him investit les lieux depuis un mois et les visiteurs ne peuvent la voir que de dos.

Le choix de ce lieu n’est pas anodin puisque des milliers de juifs y ont été déportés avant d’y laisser leur vie. Des associations ont exprimé leur mécontentement et ont fait part de vives critiques, comme le Simon Wiesenthal Center qui estime que cette oeuvre est une « provocation insensée qui insulte la mémoire des victimes juives des Nazis ».

La statue visible à travers le trou d’une porte en bois donne l’impression de surprendre le dictateur à un moment où il est le plus vulnérable. Mais quel est l’objet de sa prière ? L’artiste ne répond pas à la question, mais les organisateurs de l’exposition avancent l’idée d’une réflexion sur la nature du mal. Pour Fabio Cavallucci, directeur du Centre d’art contemporain, « Il n’y a aucune intention de la part de l’artiste ou du centre d’insulter la mémoire des Juifs. C’est une oeuvre qui essaye d’évoquer le mal qui s’insinue partout ».

D’après le grand rabbin de Pologne, Michael Schudrich, qui est favorable à cette manifestation, la statue « pourrait avoir une valeur éducative » en amenant les visiteurs à réfléchir sur le(s) sens de l’oeuvre qui n’est pas univoque.

Catellan est habitué à voir certaines de ses oeuvres critiquées. En 2000, sa statue La Nona Ora , représentant le Pape Jean-Paul II écrasé par une météorite, avait choqué les catholiques à Varsovie où elle était exposée.

L’artiste le plus collectionné en 2009 est connu pour son art polémique. En 2004, il était l’un des artistes les plus célèbres et cotés de sa génération, comme Jeff Koons et Damien Hirst.

 

« jOBS » : Steve Jobs, sa vie, son œuvre. Le premier film sur l’illustre cofondateur d’Apple, disparu le 5 octobre 2011, sortira dans les salles nord-américaines courant avril, selon un accord de distribution rendu public dans la journée d’hier. Qui réalisera cette bio filmée aussi redoutée qu’espérée ? Qui incarnera l’iGourou ?

Ce premier biopic sur la vie de Steve Jobs, intitulé « jOBS », sera présenté fin janvier au Festival Américain du Film Indépendant Sundance, avant d’être projeté sur les toiles nord-américaines courant avril, selon le distributeur Open Road Films. Les spectateurs de l’Hexagone devront donc patienter encore un peu avant de découvrir le portrait du créateur d’Apple.

Ecrit par Matt Whiteley et réalisé par Joshua Michael Stern, « jOBS » racontera les trente années les plus « riches » de Steve Jobs : depuis ses premiers pas, ponctués de croque-en-jambes, dans l’univers impitoyable de l’informatique en 1971 jusqu’au faîte de sa réussite en 2000. Et l’homme qui porte le mieux les jeans informes et les cols roulés sera incarné par Ashton Kutcher.

Distribué aux Etats-Unis et au Canada par la société Open Road et détenu par les chaînes de cinéma AMC Entertainment et Regal Entertainment, le biopic de Joshua Michael Stern sera bientôt concurrencé par un autre film sur la vie de Steve Jobs. Un poids lourd cinématographique soutenu par Sony Pictures.

Basé sur la biographie-fleuve de Walter Isaacson, succès de librairie au pays de l’Oncle Sam, ce second biopic sera scénarisé par Aaron Sorkin. Ce nom vous interpelle ? Normal, c’est celui du scénariste de « The Social Network ». Encore un film sur une star de l’ère numérique. Brillamment réalisé par David Fincher, « The Social Network », qui brosse le portrait du créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, avait permis à Sorkin de remporter l’Oscar du meilleur scénario.

La version d’Aaron Sorkin se focalisera elle sur trois épisodes de la vie de Steve Jobs : le lancement du premier Mac, de NeXT et de l’iPod. Le tournage se tiendra courant 2013. Mais pour l’instant, aucune date de sortie n’a été annoncée.

 

Les théories de Nietzche, Hegel, Spinoza ou Deleuze vous ennuient ? Pourquoi ne pas les étudier via le prisme de la vie des super-héros ? C’est ce que vous propose le MK2 et Studio Philo, dans le cadre d’un cycle de conférences du 10 janvier au 13 juin.

Le philosophe Ollivier Pourriol n’en est pas à son coup d’essai : le 10 janvier, il entamera la 8e saison de conférences-laboratoires dans lesquelles il utilise le cinéma et ses personnages pour expliquer les concepts philosophiques.

Durant les séances, extraits de films et de textes philosophiques s’enchevêtreront pour permettre au spectateur d’élaborer des réfléxions sur de nombreux concepts.

Pour qui ?

Les lycéens qui souhaitent approfondir leurs connaissances à l’approche du baccalauréat, mais également les étudiants d’ Universités désireux d’en savoir plus sur la philosophie.

Les conférences sont également ouvertes à toutes personnes, jeunes ou plus âgées, amoureuses de philosophie et de cinéma.

La programmation :

Voici les films qui serviront de matière à vos réfléxions durant les séances : Spider-man, Batman, X-Men, Hulk, Les beaux gosses, Avengers, Elephant man, Solaris, Oedipe-Roi, Matrix, Minority Report.

Et ci-dessous, la liste des séances et les thématiques :

10/01/2013 Le rêve d’un super-corps. Spinoza. Hegel. Platon.

17/01/2013 La science des monstres. Descartes. Camus. Bergson.

24/01/2013 Super-âme ou super-armes ? Bergson. Spinoza.

31/01/2013 Les super-héros sont-ils des anormaux comme les autres ? Lévi-Strauss. Spinoza. Foucault.

7/02/ 2013 Vers une super-perception. Walter Benjamin. Deleuze. Descartes.

14/02 Amour et super-éros. Platon. Spinoza. Freud. Jung.

21/02 Une super-mort est-elle possible ? Hegel. Spinoza.

28/02 Ultra-moderne famille ou solitude ?   Alain. Comte. Deleuze.

21/03 Devenir un super-héros sans danger. Hegel. Spinoza. Deleuze.

28/03 Comment travailler plus pour gagner moins ? Hegel. Marx.

04/04 Une super-éducation est-elle possible ? Alain. Rousseau.

11/04 Des grands hommes et des demi-dieux. Nietzsche. Hegel.

18/04 La promesse des catastrophes. Leibniz. Michel Serres.

25/04 Qu’est-ce qu’un super-bouc-émissaire ? René Girard.

16/05 L’origine de la violence. Rousseau. Hobbes. Hegel.

23/05 Y a-t-il un super-flic dans l’avion ?  Foucault.

30/05 Faut-il protéger la société ? Rousseau. Hegel. Foucault.

06/06 Un justicier masqué vaut-il mieux qu’un criminel ? Kant. Hegel. Rousseau. Levinas.

13/06 Pourquoi les super-héros sont des artistes ? Kant. Hegel. Alain

 

Les séances auront lieu tous les jeudis à 18 h au MK2 Bibliothèque (128 Avenue de France, 75013 Paris. )

-26 ans :  7,90€.

Tarif normal : 9,90€

Abonnement 10 séances : 60€.

Tous les renseignements ici.

 

Annoncé fin 2012, le rachat de LucasFilm par Disney avait déplu à de nombreux fans de la saga spatiale. C’est donc avec une défiance logique qu’est attendu l’épisode 7.

Une bonne idée, ce septième épisode de la saga interstellaire Star Wars ? On peut vraiment se poser la question, tant l’accueil qui a été accordé à l’annonce du rachat du bébé de George Lucas par Disney a été frais.

Il faut dire que pour le moment, l’on ne sait pas grand chose de ce futur épisode, si ce n’est qu’il devrait sortir dans les salles courant 2015. Et le tournage commencer fin 2013.

Enfin, si tout va bien… Car pour le moment, le réalisateur du film n’a pas été trouvé.

On apprenait récemment que JJ Abrams, par ailleurs réalisateur des deux derniers Star Trek, avait été approché pour la mise en oeuvre du projet, et l’avait refusé : « (…) Du fait ma loyauté envers la licence « Star Trek » , mais aussi parce que je ne suis qu’un simple fan de « Star Wars », (…) je ne voulais pas être impliqué dans le futur de la licence.  »

Mais alors, qui pour prendre en main la réalisation du film ? Faîtes vos jeux !

On connait déjà en revanche le scénariste, qui serait déjà au travail : Michael Arndt , à qui l’on doit l’intrigue de Toy Story 3 et de Little Miss Sunshine (film pour lequel il a reçu l’Oscar du meilleur scénario original).

A la mi-décembre 2012, des premières rumeurs filtraient sur Reuters à propos de l’intrigue : «  Yavin 4 et la base rebelle reviendront dans l’intrigue de Star Wars dans le prochain Episode 7, annoncé en octobre par Walt Disney Co, dans lequel Skywalker revient sur la planète pour construire un académie de chevalier Jedi. » .  A noter que Disney n’a ni infirmé, ni confirmé ces premières informations….

Et côté casting, à qui s’attendre ?

Apparemment, Ewan McGregor, alias Obi-Wan Kenobi jeune dans les épisodes 1,2 et 3 de la saga serait partant pour une nouvelle aventure cinématographique : « (…) S’ils ont besoin de moi, oui, je serais ravi de jouer dedans. » , a-t-il déclaré à ce sujet.

Harrison Ford (Han Solo), Mark Hamill (Luke Skywalker) et Carrie Fisher (la princesse Leïa) seraient également intéressés pour participer au projet.

Nul doute que l’attente des cinéphiles concernant le casting complet de l’épisode 7 et le nom du réalisateur sera l’une des plus frénétiques de 2013 !

Avec plus de 3,5 millions de spectateurs en trois semaines, le nouveau film de Peter Jackson, « Le Hobbit, un voyage inattendu », conserve la tête du box-office français et se maintient au sommet du palmarès nord-américain. Mais le triomphe du préquel de la trilogie du « Seigneur  des Anneaux » dans les salles occidentales n’est pas vraiment emblématique de son succès critique…

La réussite de l’ultime blockbuster de Peter Jackson, « Le Hobbit, un voyage inattendu », qui s’inscrit dans la tendance actuelle des préquels, s’annonce aussi durable en France qu’outre-Atlantique. Le dernier épisode – le premier si l’on prend en compte la chronologie du film – de l’illustre saga fantastique du « Seigneur des Anneaux » squatte depuis trois semaines le sommet du box-office français. Il conserve également sa place de leader dans les salles des Etats-Unis et du Canada.

Aucun des nouveaux films qui ont débarqué sur les écrans nord-américains – des poids lourds tels que « Django Unchained » de Quentin Tarantino ou la comédie musicale « Les Misérables » – ne sont parvenus à détrôner « Le Hobbit ». Depuis sa naissance dans les salles du monde entier, le bébé de Peter Jackson a rapporté plus de 220 millions de dollars, dont 31,9 millions le dernier week-end de l’année 2012, selon les chiffres de CBO Box-Office. Une question se pose alors aux cinéphiles : le succès de ce préquel – encore un ! – est-il mérité ?

Les critiques n’applaudissent pas unanimement le dernier opus du « Seigneur des Anneaux ». Ils ne tombent pas non plus d’accord sur les qualités formelles et scénaristiques du film de Jackson. Peut-être sont-ils lassés de ces préquels qui, exploitant jusqu’au bout le filon de blockbusters, se succèdent ces dernières années ? C’est notamment le cas de « Prometheus » de Ridley Scott, qui retrace les origines du film « Alien », de « La Planète des singes : Les Origines » et de « X-Men : Le Commencement ». « Le Hobbit, un voyage inattendu » est-il seulement une machine à fric ?

Ce n’est certainement pas une œuvre du 7e Art du pour les élitistes Cahiers du Cinéma pour qui « Jackson ne fait qu’enchaîner des scènes platement illustratives comme on débiterait du boudin ». Point de vue que partage le supplément du Nouvel Observateur, TéléCinéObs : « Ce paquetage heroic fantasy dont on liste, en vrac, l’humour paillard, les plans surchargés d’effets spéciaux (…) et la ligne narrative digne d’un jeu vidéo Atari. » Les Inrockuptibles ne se montrent pas plus tendres avec « Le Hobbit » en le décrivant comme « une machine puissante, sinon dévastatrice, un spectacle pyrotechnique total, un torrent d’images hyper graphiques au milieu duquel coule un tout petit film, ridicule, corseté dans son académisme. »

Le premier épisode de la trilogie pré-« Seigneur des Anneaux » serait donc un pudding indigeste ? Ce n’est pas ce que semblent penser les spectateurs qui se ruent dans les salles obscures depuis trois semaines. Et ce n’est pas l’avis de tous les critiques de cinéma. Ainsi, Télérama, qui n’est pourtant pas réputé pour son indulgence, affirme qu’il « serait injuste de bouder ces retrouvailles avec une mythologie familière. » Le journal Le Monde, lui, reprend à son compte une citation de Gandalf : « Toute bonne histoire mérite qu’on l’embellisse ».

Finalement, de nombreux cinéphiles saluent l’esthétique époustouflante du film mais déplorent ses lacunes scénaristiques et son manque d’originalité. Et pour ceux qui n’auraient pas encore vu la bande-annonce du film…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=nDp92emfIWw[/youtube]

C’est aux premières lueurs de 2013 que le chanteur de Tiken Jah Fakoly a accouché d’une nouvelle création. Intitulée « An ka Wili » –  « Mobilisation et Galvanisation » en Bambara –, la chanson illustre le soutien de l’artiste ivoirien au peuple malien. Car depuis bientôt neuf mois, les habitants du Nord-Mali subissent l’occupation des djihadistes.

Le chanteur, qui a vécu dix ans dans la capitale malienne, Bamako, en exil au moment de la crise ivoirienne, justifie ainsi sa démarche artistique : « Je dis qu’il faut que tous les Maliens fassent en sorte que les villes du Nord ne nous échappent. » Une nouvelle façon pour lui de prendre partie contre les envahisseurs, les colonisateurs, les expropriateurs, qu’ils viennent d’Afrique ou d’ailleurs. Dans son nouveau morceau « An ka Wili », librement accessible via la plateforme Youtube depuis le 1er janvier 2013, Tiken Jah Fakoly dénonce les actions des djihadistes qui, liés au réseau terroriste Al-Qaida, ont pris possession du Nord-Mali par les armes.

« C’est ma manière de dire que si nous ne faisons rien, les villes de Tombouctou, de Gao et de Kidal, aux mains des djihadistes, ne feront plus jamais partie du Mali », a déclaré ce chanteur de reggae connu pour ses prises de position contre les maux qui minent le continent africain – la corruption politique, le pillage des richesses, la xénophobie, le trafic d’armes – et pour la défense des valeurs panafricaines, la libre circulation des hommes, la justice. Ainsi, dans la chanson « Françafrique » issue de l’album éponyme, il chante : « Ils nous vendent des armes / Pendant que nous nous battons / Ils pillent nos richesses / Et se disent être surpris de voir l’Afrique toujours en guerre ». Cet opus paru en 2002 lui a d’ailleurs obtenu une Victoire de la musique.

En 2009, l’artiste ivoirien avait pris la tête de la campagne « Un concert, une école », destinée à financer la construction d’une école dans la ville de Dianké, vers Tombouctou. Aujourd’hui, Tiken Jah en appelle « à la mobilisation générale » des Maliens pour sauver leur patrie : « Le Mali a connu de grands hommes, de grands empires et il est inimaginable de laisser le pays coupé comme c’est le cas aujourd’hui. Il faut que les Maliens comptent d’abord sur leurs propres forces », explique-t-il en faisant référence aux interventions militaires extérieures qui se préparent.

A la fin de la chanson, il passe en revue les héros nationaux maliens, ponctuant chaque nom par l’exclamation « Mali » : Sonni Ali Ber, la « plus grande légende de l’empire tsongaï, immense stratège, authentique génie militaire », Samory Touré, le « grand guerrier africain et synonyme de la résistance aux colonisateurs », Soundiata Keïta, le « rassembleur des peuples et fondateur de l’empire du mandingue », Babemba, le « farouche opposant à la colonisation ». Le chanteur panafricain a vécu à deux reprises au Mali : en 2003, pour fuir les menaces de mort qu’il avait reçu dans son pays natal, la Côte d’Ivoire, puis en 2010-2011, durant les troubles postélectoraux qui avaient vu périr 3 000 morts.

Pour rappel, le Mali traverse une double crise depuis le 22 mars 2012. A Bamako, la capitale, des militaires ont renversé le président « incompétent » Amadou Toumani Touré. Au même moment, dans le Nord du pays, des rebelles touaregs et des groupes islamistes ont pris les trois principales villes du Mali, Kidal, Gao et Tombouctou.

Crédit photo : picture-alliance/DPA

Après la sortie de son dernier opus « Elle & Lui » en mai dernier, le chanteur épris de la gente féminine, Alain Chamfort, part en tournée dans l’Hexagone. Le mercredi 30 janvier 2013, il prendra ses quartiers au Grand Rex de Paris pour un concert acoustique unique. Concert au cours duquel il revisitera 40 ans de chansons en charmante compagnie. Car Alain Chamfort, comme ses œuvres atemporelles, semble vivre hors du temps. A l’image de ses plus illustres morceaux, Rendez-vous au Paradis, Malaise en Malaisie, Manureva, L’ennemi dans la glace, Bambou, Traces de toi, Souris puisque c’est grave, Clara veut la lune, Palais Royal, Les beaux yeux de Laure, le troubadour de l’amour n’a pas pris une ride.

Est-ce l’effet du bain de jouvence musical que font couler les douze chanteuses invitées sur « Elle & Lui » ? Probablement. Portés par la musique électro pop d’Olivier Shutleis, les duos modernes et classieux redonnent une seconde jeunesse aux chansons d’Alain Chamfort. Eternel séducteur, il est parvenu à conquérir le cœur – et les cordes vocales – d’Inna Modja (avec laquelle il réinterprète Souris puisque c’est grave), Vanessa Paradis (Malaise en Malaisie), Jenifer (Rendez-vous au paradis), Camélia Jordana (Bambou, le premier extrait de l’album) ou encore Keren Ann (Géant).

Venez redécouvrir les succès d’Alain Chamfort au Grand Rex. Laissez-vous séduire pour leur atemporalité.

Le mercredi 30 janvier 2013 au Grand Rex – 1, Boulevard Poissonnière – Paris IIe

A partir de 20h30

Prix : de 35 à 65 euros

Universal, l’un des plus illustres studios hollywoodiens, fête son centenaire. 100 ans de cinéma, 100 films, que célèbre la Cinémathèque française jusqu’au 2 mars 2013 en revenant sur l’histoire semée d’embûches d’une Major américaine féconde. Quel « ciné-mateur » n’a jamais vu le nom d’Universal s’enrouler sensuellement autour d’une planète tourbillonnante rendue ivre par les notes crescendo d’une musique triomphale ? Cette image omniprésente, quasi-subliminale, qui ouvre de nombreuses séances de cinéma, est celle d’Universal.

Créée en 1912 par Carl Laemmle, la Major a produit quelques-unes des œuvres majeures du cinéma américain classique et moderne : des films d’épouvante (Dracula, La Fiancée de Frankenstein) et de science-fiction (L’Etrange créature du lac noir, L’homme qui rétrécit) aux splendides mélodrames de John Stahl (Mirage de la vie, Back Street), en passant par les westerns d’Anthony Mann (Winchester 73), les derniers chefs-d’œuvre d’Hitchcock (Les Oiseaux, Pas de printemps pour Marnie) et, plus récemment, Les Dents de la mer de Steven Spielberg ou King Kong de Peter Jackson.

Suivez le parcours chancelant d’une vieille maison de production tiraillée entre ambitions artistiques et préoccupations commerciales. Revivez quelques unes des riches heures d’Hollywood. Redécouvrez 100 œuvres majeures. C’est avec une nostalgie teintée d’audace que la Cinémathèque rapproche les vampires, les momies et autres monstres des films d’épouvante, des cowboys échappés des westerns et des héros contemporains issus des blockbusters.

Jusqu’au 2 mars 2013 à la Cinémathèque française – 51, Rue de Bercy – Paris XIIe

Tous les jours (sauf le mardi)

Prix : 5 euros la séance

Depuis le 21 novembre, Salvador Dalí, l’artiste aux œuvres aussi abracadabrantes et délicieusement piquantes que sa moustache, aussi profondes que ses immenses yeux sombres, s’expose à Beaubourg. C’est la seconde rétrospective que le Centre Pompidou consacre au maître surréaliste catalan. Et aujourd’hui comme hier, le moustachu le plus illustre, le plus complexe et le plus prolifique de l’Art du XXe siècle, continue de titiller les sens des Parisiens. Ses créations chatouillent l’esprit tantôt avec la douceur d’une plume tantôt avec la malice du poil à gratter. Elles se nourrissent de ses souvenirs d’enfance (l’œuf colossal de la vie embryonnaire, la mer céruléenne et les rochers escarpés de Cadaqués), de ses obsessions (les fourmis et les sauterelles envahissantes) et de ses passions (les courbes de sa muse Gala).

Derrière l’homme excentrique, narcissique et obsessionnel, se cache un artiste total aux multiples facettes. Et c’est la mosaïque dalienne que l’exposition du Centre Pompidou veut mettre en lumière. Parmi les quelques 200 chefs d’œuvre exposés – peintures, sculptures, dessins, films, photos, installations, traces éphémères de happening – les visiteurs redécouvriront les icônes de Dalí : les montres molles de La Persistance de la mémoire, l’ovni Buñuelo-dalinien Un chien andalou, le salon-portrait de Mae West constitué d’un canapé buccal et d’une cheminée nasale…

Pénétrez dans l’univers fascinant, onirique, voire cauchemardesque de Dalí. Suivez les sections chrono-thématiques de l’exposition : du surréalisme aux explorations scientifiques en passant par la peinture théâtrale. Attention, vous risquez de vous faire aspirer par la folie Dalí… d’être « daliniser » !

Jusqu’au 25 mars 2013 au Centre Pompidou – 19, Rue Beaubourg – Paris IVe

Tous les jours (sauf le mardi) 11H-23H

Prix : 10 euros

Jeudi 22 août 2013 : une date qui s’annonce exceptionnelle pour les fans d’Eminem. Car le rappeur ricain au flow unique scandé de lyrics aussi drolatiques que polémiques reprendra le mic’ au stade de France.

Êtes-vous prêt pour le retour du « Slim Shady » ?

Si vous voulez assister au « Eminem’s show », retenez bien la date d’ouverture de la billetterie : le 16 janvier 2013. Car les places pour le concert de Marshall Mathers AKA Eminem, qui se déroulera le 22 août 2013 dans l’enceinte du Stade France, partiront probablement comme des petits pains…

Des petits pains de luxe que vous pourrez savourer moyennant un budget minimum de 50 euros. Mais quand on aime, on ne compte pas. Mais qui sait si vous aimerez le prochain album d’Eminem attendu courant 2013 ?

Paru en 2010, son dernier opus « Recovery », une introspection bouleversante qui retrace son combat contre la dépendance aux médicaments, avait reçu les applaudissements de la critique. Nommé par l’Institut Nielsen SoundScan « Artiste de la décennie », le rappeur américain avait obtenu non pas un, mais deux prix aux Grammy Awards 2011 : Meilleur album rap et Meilleure performance rap solo de l’année.

Crédit photo : Reuters

Alors que l’année 2013 pointe le bout de son nez, le site « Torrent Freak » dresse le palmarès des séries télévisées les plus piratées de 2012. Et c’est « Game of Thrones »  traduit en France par « Le Trône de Fer » qui remporte la palme. Chaque épisode du feuilleton fantastique, qui raconte les batailles et les machinations auxquelles se livrent les familles ennemies du Royaume des Sept Couronnes pour s’emparer du Trône de Fer, s’est vu téléchargé en moyenne 4,28 millions de fois sur BitTorrent en 2012.

La série américaine « Game of Thrones », lancée par HBO en 2011 sous l’impulsion de D. Benioff et D.B. Weiss et inspirée de la saga romanesque de fantasy de George R.R. Martin, A Song of Ice and Fire (1996), s’est hissée cette année au sommet des séries télé les plus téléchargées dans le monde sur BitTorrent. Rappelons aux profanes que BitTorrent est une société californienne proposant « sous le manteau » un logiciel de partage de fichiers en peer-to-peer.

En frôlant les 4,3 millions de téléchargements par épisode en 2012, « Game of Thrones » détrône des séries télé encensées par la critique et plusieurs fois récompensées en festivals telles que « Mad Men », qui ne figure même pas dans le Top 10, « Homeland » ou encore « Breaking Bad ». Les pirates se passionnent visiblement plus pour l’épopée médiévale des Starks que pour les secrets familiaux et commerciaux de Don Draper.

La série « Dexter », qui introduit les spectateurs dans la tête d’un tueur en série aux allures de justicier, prend la seconde place du classement de « Torrent Freak » avec 3,85 millions de téléchargements par épisode cette année. La comédie en tranches qui aime se moquer de ses Geeks de héros, « The Big Bang Theory », monte sur la troisième marche du podium avec 3,2 millions de téléchargements.

Suivent, la sitcom devenue culte « How I met your mother » (2,96 millions de téléchargements dans le monde), la série aux effluves de Crystal Meth « Breaking Bad » (2,58 millions), les morts vivants de « The Walking Dead » (2,55 millions), le thriller schizophrène tiraillé entre terrorisme et sécurité intérieure « Homeland » (2,4 millions), le feuilleton médical « Dr House » (2,34 millions), la série de science-fiction « Fringe » (2,28 millions) et enfin « Revolution » (1,13 million).

Par ailleurs, le site spécialisé constate que plus de 80% des actes de « piraterie » sont effectués en dehors des Etats-Unis. Pourquoi diable les internautes contournent-ils la loi pour visionner ces séries américaines ? Probablement parce qu’elles sont diffusées tardivement – lorsqu’elles le sont – sur leurs chaînes nationales.

 

2012 est une année de record pour le Centre Pompidou. Avec les expositions temporaires Matisse, Richter et Dalì, 3,8 millions de visiteurs ont franchi les portes du musée.

2011 avait déjà été une année de record pour le Centre Pompidou avec ses 3 611 693 visiteurs, un chiffre atteint dès le 17 septembre 2012 cette fois-ci.

Grâce au succès des expositions Matisse, Richter et Dalì, le musée peut être fier d’avoir fait des choix qui ont su attirer les amateurs d’art. Matisse, Paires et séries (7 mars – 18 juin) a enregistré 495 000 visiteurs, Gerhard Richter, Panorama (6 juin – 24 septembre) en a rassemblé 425 000, quant à la rétrospective Dalì en cours depuis le 21 novembre, elle accueille quotidiennement environ 6 700 visiteurs.

« Cette hausse spectaculaire de la fréquentation, qui atteint près de 49 % sur les six dernières années, atteste du succès exceptionnel du programme d’expositions temporaires (…) La hausse de la fréquentation profite également aux collections permanentes qui ont reçu plus de 1,6 millions de visiteurs en 2012, soit une hausse de plus de 45 % depuis 2006 », selon le communiqué du musée.

Le Centre Pompidou restera-t-il sur une pente croissante en 2013 ? S’il continue de faire des choix qui répondent autant à l’appétit artistique des amateurs d’art, il y a de fortes chances que ce soit le cas.

L’ancienne présentatrice de M6 sera à l’affiche du nouveau film de Jamel Debbouze prévu pour 2014. Dans « Pourquoi j’ai (pas) mangé mon père », la journaliste tient le rôle principal pour ses débuts au cinéma.

Invité sur le plateau d’Europe 1 jeudi, Jamel Debbouze a quasiment éludé la question l’invitant à réagir sur l’exil de Gérard Depardieu en Belgique, en annonçant la nouvelle. « Pour la première fois, j’ai mis en scène un film. À ma disposition, une trentaine de comédiens, c’est absolument incroyable, dont ma femme qui est une actrice incroyable. Ce sont ses débuts au cinoche. Elle aura un premier rôle féminin. C’était exceptionnel. J’espère qu’on a fait quelque chose de bien », a déclaré le comédien.

Mélissa Theuriau donnera donc la réplique dans le film d’animation en 3D, adapté du livre de Roy Lewis. La journaliste que l’on ne voit plus sur M6 se consacre essentiellement à produire des documentaires et à s’occuper de ses deux enfants, Léon, 4 ans et Lila, 1 an, en attendant peut-être de présenter un programme qui la fera vibrer à la télévision.

 

The Delano Orchestra est un groupe de pop rock révélé cette année au festival des Rencontres Trans Musicales de Rennes. Le Théâtre de la Vile, habitué aux spectacles de danse, aux représentations théâtrales et aux concerts de musiques du monde, veut toucher de nouveaux publics et s’essayer à des genres musicaux laissés de côté dans leur programmation jusqu’à aujourd’hui. Il se laisse donc emporter dans le genre pop rock en confiant la scène à un groupe électrique jeudi 20 décembre à 20h30.

Le concert est composé d’une première partie plus classique et toute en retenue, la seconde décolle littéralement avec des beats plus électriques.

L’auditeur est d’abord entraîné dans une pièce instrumentale délicate, MVAT MVCT MLWY, mêlant l’harmonie du violoncelle, du violon, du piano et de la trompette qui suspendent le temps par la légèreté et le dépouillement des sonorités. Les artistes offrent une réorchestration des morceaux des albums précédents et partagent de nouvelles créations issues de leur prochain album. Un moment intimiste et reposant qui prépare aux rythmes effrénés du deuxième acte.

Avec EITSOYAM, les spectateurs sont extirpés de leur état de plénitude pour être projetés dans la fébrilité provoquée par des guitares ambitieuses, orageuses aux sons bruts. Tout au long du concert, des bruits d’ambiance viennent raconter des histoires, les âmes sensibles n’auront aucun mal à se laisser porter dans une profusion d’univers.

Le Théâtre de la Ville démarre fort son ouverture artistique en proposant un concert à la fois classique, électrique et éclectique.

Théâtre de la Ville – 2, place du Châtelet, 75004 Paris

La place est à 11 euros au lieu de 15 ou 20 en réservant aux caisses entre 11h et 20h ou par téléphone de 11h à 19h en prononçant deux mots magiques que vous pouvez trouver sur la page Facebook du théâtre.

 

Mercredi 12 décembre au soir, les spectateurs présents au Madison Square Garden à New York ont pu assister à une bien étonnante prestation musicale…ils ont vu revivre Nirvana, certes sans le charismatique et regretté Kurt Cobain, mais avec le non-moins populaire Sir McCartney…

Si vous étiez fan des Beatles, de Nirvana, et à New-York hier, vous deviez être aux anges !

Dans le cadre d’un concert de solidarité organisé pour les victimes de l’ouragan Sandy, plusieurs monstres sacrés de la musique se sont réunis le temps d’une chanson : Paul McCartney, ancien co-leader des Beatles, ainsi que Dave Grohl, Krist Novoselic et Pat Smear, de Nirvana.
Qui aurait pu imaginer un jour ce mélange si incongru de pop british et de rock pur et tranchant à l’américaine ?

C’est sur le titre « Cut me some Slack » que ce groupe si surprenant a opéré sa fusion. En maître de cérémonie, Sir McCartney a présenté ses camarades de jeu, avant que ceux-ci se lancent dans des riffs ravageurs.

La chanson très rock a permis de découvrir un ex-Beatles qui ne manquait pas de voix, et des ex-Nirvana toujours au top de leur forme.

Jetez un oeil à la vidéo ci-dessous, et dites-nous ce que vous en pensez !

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Oh1eDSLKomU[/youtube]

 

 

Souvenez-vous, on vous avez prévenu il y a une dizaine de jours : le retour de la « Star Academy » new génération sauce NRJ12 risquait de tomber à plat ! Et compte tenue des premiers éléments, il semble que ce soit en effet le cas…

Le jeudi 6 décembre, NRJ12 lançait son remix du télécrochet qui a fait pendant huit ans les belles heures de TF1. Et si les résultats d’audience étaient plutôt satisfaisants (1, 6 millions de curieux, soit 7,2% de part d’audience, une très belle réussite pour une chaine de la TNT), on ne peut pas dire que la qualité était au rendez-vous !

Une « Star Ac » au rabais ?

C’est en tout cas le sentiment qui dominait sur les réseaux sociaux jeudi dernier et les jours suivant. Les téléspectateurs ont été particulièrement choqués par le très mauvais niveau de chant des candidats, une grande partie d’entre eux n’ayant d’ailleurs jamais pris de cours de technique vocale (fâcheux, lorsque l’on souhaite devenir un grand chanteur !).

Les téléspectateurs ont également déploré un criant manque de moyens : un plateau trop petit, où chanteur, public et professeurs sont presque les uns sur les autres, de mauvais réglages de son qui ne faisaient que mettre en valeur les fausses notes des apprentis-chanteurs, des lumières peu convaincantes…

Et que dire du duo à la présentation ? Difficile de succéder à Nikos Aliagas qui tenait auparavant la maison Star Ac et qui continue à séduire les téléspectateur sur The Voice (TF1)…Matthieu Delormeau et Tonya Kinzinger ont fait de leur mieux, mais leur manque de charisme a été pointé du doigt.

Les curieux et les fans sont pour l’instant au rendez-vous.

Dans l’immédiat, il n’y a pas le feu à la maison NRJ12, bien au contraire. Les scores d’audience des émissions quotidiennes, autour de 3% de part d’audience, sont plutôt satisfaisants.

Oui, mais voilà, cela va-t-il durer une fois l’effet de surprise passé ? Devant un médiocre niveau de chant des élèves, des professeurs inconnus et des animateurs qui ont du mal à tenir leur barque, les téléspectateurs ne vont-il pas préférer passer leurs quelques heures de détentes quotidienne chez un concurrent ? Car en face d’eux, à 18h 25 sur D8, Cyril Hanouna et la bande de Touche Pas à Mon Poste cartonnent…

Combien serez-vous ce soir à suivre les aventures des trois nominés Manika, Romain et Tad ce soir à 20h45, et leur vie quotidienne au château  ? Réponse dans les jours prochains…

 

 

Marilyn Monroe n’a pas toujours été une Marilyn. De son vrai nom Norma Jean Baker, Marilyn est devenue petit à petit l’icône sensuelle et intemporelle que nous connaissons tous. Pour commémorer les cinquante ans de sa disparition tragique, l’exposition retrace l’évolution de l’actrice depuis ses débuts et montre ses différents visages.

On peut la voir ainsi poser pour le coiffeur Franck & Joseph qui inaugura sa transformation en lui offrant sa chevelure blonde mythique que des millions de femmes ont voulu lui copier, ou encore contempler ses premiers pas de modèle pour le photographe André de Dienes en 1946 sur la plage de Malibu. De plus en plus sensuelle au fil des photographies, Marilyn Monroe est un bourgeon qui s’élève doucement au rang de fleur rare connue du monde entier. Son ami photographe Milton H. Greene, réussit à capter avec son objectif l’essence même d’une beauté fatale, image de la star arrivée à son aboutissement. La galerie recèle également de photos prises par Bert Stern, fasciné par cette créature aux multiples visages, tantôt souriante, exubérante, tantôt dépressive, restée toute sa vie liée à la mélancolie, comme une seconde peau. On retrouve des portraits réalisés par Ed Feingersh qui représenta l’icône sous un voile de douceur naturelle. Cinquante ans après sa mort, Marilyn Monroe fascine et intrigue toujours autant.

Jusqu’au 30 décembre 2012

Galerie de l’Instant, 46 rue de Poitou – 75003 Paris

Entrée libre

Le nom Ravi Shankar sonne mystérieusement aux oreilles des profanes. Mais, les aficionados de la musique indienne connaissent la légende de Shankar, qui est au sitar ce que  Django Reinhardt est à la guitare manouche. Ce « prophète » brahmane – l’une des plus hautes castes hindoues – né en 1920 dans la ville sacrée de Bénarès, sur les rives du Gange, compte parmi ses disciples quelques-uns des musiciens occidentaux les plus illustres : les Beatles, Yehudi Menuhin, John Coltrane,…

Mercredi 12 décembre. Hôpital de San Diego (Etats-Unis). A 92 ans, Ravi Shankar décède des suites d’une intervention chirurgicale. Papa de la chanteuse de folk Norah Jones et de la sitariste Anoushka Shankar, le musicien indien souffrait de problèmes respiratoires et cardiaques.

Dans une déclaration publiée depuis New York via le compte Twitter de Shankar, sa veuve Sukanya et sa fille Anoushka ont expliqué que « sa santé était fragile depuis plusieurs années et jeudi, il a subi une opération qui pouvait potentiellement lui apporter un nouveau souffle. » « En dépit des meilleurs efforts des chirurgiens [qui devaient lui remplacer une valve cardiaque] et des médecins à son chevet, son corps n’a pas résisté à la fatigue de l’opération », ont-elles précisé.

Dès lors, les hommages au maître du sitar se sont multipliés. Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a su exprimer sa tristesse en évoquant la perte « d’un trésor national et d’un ambassadeur mondial de l’héritage culturel de l’Inde » avant de déclarer solennellement : « Une ère s’achève. »

Le luthier Sanjay Sharma, dont la famille fabriquait les sitars du musicien, se souvient de lui comme du « plus grand innovateur en musique. Il voulait révolutionner le sitar. Travailler avec lui demandait beaucoup d’exigence, mais chaque moment passé avec lui était un cadeau précieux de Dieu pour notre famille. »

Collectionneur de récompenses prestigieuses, – nommé par la France Commandeur des Arts et des Lettres, il a reçu le prix de la culture asiatique de Fukuoka, la Bhârat Ratna, trois Grammy Awards – le « parrain de la World Music » compte parmi ses enfants spirituels – et collaborateurs ponctuels – le Beatles Georges Harrison, le saxophoniste de jazz John Coltrane ou encore le violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin.

Depuis quarante ans, les sons envoûtants du sitar de Ravi Shankar irradient la musique populaire et fascinent les Occidentaux. Tantôt mystérieuse et méditative, tantôt échevelée comme possédée, sa musique construite en partie sur l’improvisation, est hypnotique, atemporelle, propice au vagabondage de l’esprit.

En septembre 2008, le musicien avait fait ses adieux aux scènes européennes… C’était dans la salle Pleyel à Paris.

Crédit photo : Ted Streshinsky/CORBIS

Placé sous le signe de la paix et de la solidarité urbaine, le concert Urban Peace revient pour sa troisième édition le 28 septembre 2013 au Stade de France. Les billets seront mis en vente ce vendredi 14 décembre à partir de 10h.

Parmi les artistes emblématiques qui se produiront sur scène, on retrouvera Sexion d’Assaut, IAM et beaucoup d’autres encore. Le concert veut réunir le meilleur de la scène hip hop et rap française et ambitionne d’attirer un public encore plus nombreux qu’en 2002 et 2008 où plus de 100 000 spectateurs ont été réunis.

Coproduit par Skyrock, Universal et SDF Prod, Urban Peace est le plus grand événement urbain jamais organisé en Europe.

Inspiré des scènes les plus célèbres  de l’œuvre de Cervantès, le ballet créé par le grand danseur russe  Rudolf Noureev, sur la musique de Ludwig Minkus,  sera diffusé en direct de Bastille le mardi 18 décembre 2012 à 19h30 dans  les  salles UGC. Une occasion rêvée d’assister à un grand spectacle de danse en direct, avec une meilleure visibilité (gros-plans sur les danseurs comme sur les musiciens, technique de diffusion et de son optimale)  et de découvrir Bastille si vous n’y êtes jamais allé!

Bon-plan : seulement 10 € pour les moins de 26 ans ! Réservez dès maintenant sur le site www.ugc.fr, rubrique « Viva l’Opera !»

Un événement créé spécialement pour les fêtes à Bastille, à voir  également jusqu’au 31 décembre.

Opéra Bastille, Loc 08 92 89 90 90 ou www.operadeparis.fr

Depuis l’annonce de la Prophétie Maya, la fin du monde est sur toutes les lèvres… Et avant de disparaître, la plupart des hommes veulent poser leurs lèvres sur celles d’un dernier partenaire sexuel. Le réalisateur de « Love 2062 » met en scène l’ultime volonté de l’humanité – faire l’amour – dans un court métrage post-apocalyptique sombre, mais poétique.

Paris, 2062. L’ascension inexorable du climat sur toute la surface du Globe a entraîné une montée des eaux dévastatrice. Une épaisse couche de pollution opacifie le ciel de Paris. L’ancienne capitale a été engloutie sous les flots. Pour survivre, les Parisiens se sont enterrés dans des bunkers.

La vie (sexuelle) est devenue morose. Le désir ne point ni sur les corps décharnés des rares survivants, ni sur leurs visages emprisonnés dans d’abominables masques, ni dans leurs yeux où ne brille plus que la vacuité du monde. Le désir a disparu. Seules les drogues de synthèse et les réalités virtuelles peuvent le réanimer…

C’est dans cet univers post-apocalyptique que le réalisateur Romain Demongeot et les musiciens D’Andria & Ghisal imaginent la sexualité du futur… Réalité sordide où le moindre plaisir relève de la chimère. Dans « Love 2062 » – petite merveille filmique repérée par Les Inrockuptibles – les derniers représentants de l’humanité, malades, débraillés, masqués, trichent pour pouvoir s’aimer : ils s’inoculent des poisons dans les veines et s’implantent des lentilles bioniques dans les yeux.

Les hommes s’évadent alors dans un monde parallèle. Un jardin d’Eden artificiel dans lequel coulent des cascades cristallines et poussent des arbres majestueux, des fleurs multicolores, des herbes folles, que surplombe un éternel ciel bleu. Lorsqu’ils retrouvent leur paradis perdu, les couples s’embrassent, se caressent, se dénudent, puis couchent ensemble. Jusqu’au matin… Les effets de la drogue se dissipent, les formes et les couleurs s’estompent, le panorama vacille puis disparaît sous les pixels.

Il n’y a plus d’amour. Il y a seulement des rêves d’amour. Et encore, des fantasmes factices suscités par les toxiques.

« Love 2062 » projette L’Atlantide dans un futur… pas si lointain.

[vimeo]http://vimeo.com/55237155[/vimeo]

 

Pour les fêtes de fin d’année, trois femmes que tout sépare se réunissent, non sans mal : elles sont fille ,mère et grand mère par hasard. Chacune porte comme elle le peut, ses névroses pas forcément compatibles avec celles des autres .

Cela va bien au delà des conflits de générations, c’est une guerre affective permanente.

Tragi-comique, ce huis-clos nous montre que la famille : c’est sûr, on ne la choisit pas !

Joyeux Noël !

C’est maman qui a tué le père Noël d’Alexandra Varrin, paru aux éditions Léo  Scheer.

 

 

 


 

 

Très beau livre où l’on apprend qu’au début du XXe siècle des Japonaises quittent leur pays et leurs familles pour épouser aux Etats Unis des hommes qu’elles n’ont pas vraiment  choisi .

C’est pour elles la meilleure façon de sortir de leur avenir difficile, mais elles ne  savent pas ce qui les attend.

Le voyage est long et difficile mais il leur permet de fantasmer ces maris entrevus sur des photos « avantageuses » : ils ont l’air beaux, riches, gentils …

L’arrivée dans la pays et la découverte de leur époux les ramènent à une autre réalité, car ce sont des paysans ou ouvriers qui cherchaient des femmes honnêtes et travailleuses en leur proposant de venir les rejoindre.

S’en suivent des nuits de noces souvent brutales, des journées de travail rudes et interminables, des enfants qui rajoutent à leur peines mais sont aussi leur réconfort, l’humiliation des Blancs… un avenir rêvé et une toute autre vie qu’elles préférent cacher à leurs familles .

Les mots entremêlés de  toutes ces femmes, mis bout à bout, forment une clameur discrète et douloureuse.

Puis vient la guerre et l’oubli .

Magnifique écriture au  service de l’histoire méconnue de celles qui ont tout abandonné pour des jours qu’elles espéraient meilleurs.

De  Julie Otsuka, paru chez Phébus

 

 

Pour la 25e édition des Eurockéennes de Belfort qui auront lieu du 4 au 7 juillet 2013, le célèbre groupe britannique Blur se produira sur scène pour le plus grand bonheur des fans.

Le festival qui fêtera en 2013 son quart de siècle a invité le groupe qui « a le même âge que les Eurockéennes, unique festival français à accueillir Blur pour son retour » selon le communiqué des organisateurs. L’année 1989 a en effet été celle de la création des Eurockéennes et celle du groupe emblématique de la Britpop des années 90. Pour marquer le coup, la manifestation musicale durera quatre jours au lieu de trois.

En avril dernier, cette participation n’aurait pas pu être envisagée après le départ du guitariste Graham Coxon et les déclarations du leader Damon Albarn qui a confié au Guardian que le groupe était fini et qu’il ne trouvait plus l’inspiration avec les autres membres. Heureusement le groupe s’est réconcilié et a pu offrir en juillet deux nouveaux morceaux,  The Puritan et Under the Westway avant de se retrouver lors du grand concert à Hyde Park pour la clôture des Jeux Olympiques de Londres.

La dernière édition du festival qui a accueilli 100 000 participants sera peut-être battue par la nouvelle grâce à la contribution du célèbre groupe.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=c1Uw1uD6lXs&feature=youtu.be[/youtube]

La Star Ac’ sauce NRJ12 peut-elle faire de l’audience et connaitre une seconde jeunesse ? On en doute, et on vous dit pourquoi ! 

Ce soir, le château accueille ses nouveaux académiciens : par curiosité, les nostalgiques du programme voudront peut-être y jeter un oeil et voir quel remix a pu concocter NRJ12…Mais, concrètement,…

Le tandem d’animateur, une vraie bonne idée ?

Après Nikos, Monsieur Entertainment de TF1, les rênes du télécrochet sont confiés à deux animateurs pas franchement habitués aux directs : Matthieu Delormeau, la figure de proue d’NRJ12 (Tellement Vrai, Les Anges de la téléréalité…), et Tonya Kinzinger, actrice de Sous Le Soleil.

Et jusque là, les tandems sur les primes, ça ne fonctionne pas vraiment : l’un des animateurs prend toujours le pas sur l’autre, qui est renvoyé au poste de faire-valoir…On craint que ce soit le destin de l’ancienne actrice…

Autre difficulté : sur D8, concurrente directe, La Nouvelle Star sera manoeuvréepar l’hyperactif Cyril Hanouna, dont la popularité dépasse celle du duo d’NRJ12.

Et justement, face à Nouvelle Star, que peut faire la Star Ac’ ?

L’ancien programme d’M6 est plus présent dans la mémoire des téléspectateurs que la Star Academy, qui s’était arrêtée en 2008 après de très mauvaises audiences. Et d’ailleurs, qui se souvient du nom du dernier vainqueur made in TF1 ?

Le soucis que va rencontrer la Star Academy, c’est que le concept est un peu vieillot, comparé à celui de Nouvelle Star, où les téléspectateurs peuvent assister aux auditions, comme pour The Voice, ou La France a un incroyable talent (des programmes qui réussissent des audiences très correctes.)

L’école, les notes, les évaluations… un concept encore vendeur ? 

Au coeur de l’hiver, avant les partiels et les contrôles de fin d’année, les téléspectateurs auront-ils vraiment envie de suivre les aventures scolaires des académiciens ?

Et si auparavant, des profs emblématiques pouvaient donner envie aux fans de suivre le programme (Kamel Ouali, Philippe Lelièvre, Armande Altaï…), NRJ12 nous présente pour cette saison des artistes peu connus : Juliette Solal, Rachid Ferrache, Zahia Haddouche… ça vous dit quelque chose ?

Les seuls noms « médiatiques » sont ceux de la directrice Charlotte Valandrey, et du coach mental et sportif Pascal Soetens, alias Pascal le Grand Frère.

En somme, un casting assez peu vendeur face aux Sinclair, Maurane et autres André Manoukian…

 

Mais pour vraiment voir ce que nous réserve cette nouvelle saison de la Star Academy,branchez-vous ce soir à 20h35 sur NRJ12 !

A noter que le programme prend un peu d’avance sur le télécrochet de D8 qui sera lui lancé le 11 décembre…

 

Actualisation : on apprend ce soir que le nouveau professeur de chant, Rachid Ferrache, avait postulé à The Voice en 2011 et n’avait pas été retenu…

Avis aux fashionistas, les modèles du créateur de chaussures adulé de Carrie Bradshaw dans Sex and the City, sont encore exposés au Printemps de la Mode jusqu’au 29 décembre prochain. Une occasion pour voir ou revoir des créations iconiques élevées au rang de chef-d’oeuvre.

A 69 ans, Manolo Blahnik, né aux Canaries, d’un père tchèque et d’une mère espagnole, en est à ses 40 ans de carrière. Récompensé pour son parcours lors des British Fashion Awards le 27 novembre dernier, l’artiste est un homme accompli. A l’occasion de l’ouverture de son shop-in-shop au Printemps, l’exposition invite à la promenade entre les modèles préférés du styliste des femmes et ses dessins, expressions graphiques de sa grande créativité. La scénographie d’exposition obéit à douze thèmes, parmi lesquels on retrouve la nature, l’Espagne, la Russie et le modernisme. Entre talons vertigineux, couleurs flashy, noir intense, courbes et reliefs géométriques, les chaussures du petit favoris d’Anna Wintour, donnent la touche décalée aux tenues sobres ou soutiennent avec grâce un look naturellement déjanté.

Géniale et extravagante, la chaussure Blahnik est presque une tenue à part entière.

Exposition au 5e étage du Printemps Haussman jusqu’au 29 décembre.

 

Les habitants de Lens l’attendaient depuis longtemps, désormais c’est fait. L’antenne du musée du Louvre a été inaugurée mardi 4 décembre en présence du président François Hollande. Un espoir de développement économique dans une région durement touchée par la crise.

Le jour de la Sainte-Barbe est hautement symbolique. Fête des gueules noires, la structure a été édifiée sur un ancien bassin minier. Petit clin d’oeil au passé, mais les regards sont aujourd’hui tournés vers l’avenir. Le site ambitionne d’accueillir plus de 500 000 visiteurs chaque année, de quoi dynamiser la commune et la région. Même si les hôtels et les restaurants ne sont pas assez nombreux pour faire face à une très grande affluence, ce musée d’envergure pourrait bien attirer des commerçants qui contribueront eux aussi au développement économique de la ville et à son attractivité.

François Hollande a spécialement fait le déplacement en train. Il a commencé par visiter le musée avec sa compagne Valérie Trierweiler, la ministre de la culture Aurélie Filippetti, ainsi que d’anciens ministres de la culture, des élus et des lycéens, avant de rejoindre l’auditorium. « Cette région éprouvée par la crise et qui s’offre le plus grand musée du monde, c’est un message d’espérance, un moment significatif pour la nation toute entière » a-t-il affirmé dans son discours.

L’initiative vient du socialiste Daniel Percheron, président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et sénateur qui a lancé l’idée il y a quelques années au président du Louvre parisien, Henri Loyrette, rencontré lors d’une exposition à Lille. Même si la ville de Lens est apparue comme une évidence au ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon entre 2002 et 2004, l’arrivée du nouveau ministre Renaud Donnedieu de Vabres a laissé d’autres villes postuler à ce projet. Ainsi, Amiens, Arras, Calais et Valenciennes ont candidaté. Malgré les pressions exercées par deux ministres du gouvernement Raffarin, Gilles de Robien, ancien maire d’Amiens et Jean-Louis Borloo, maire de  Valenciennes à l’époque, qui soutenaient leur ville, c’est Lens qui a été choisi après la visite de tous les sites effectuée par M. Donnedieu de Vabres et Francine Mariani-Ducray, directrice des musées de France. « Les dossiers étaient intéressants, celui de Calais notamment, de Valenciennes ou d’Amiens. Mais le symbole n’était pas le même : nous voulions un acte culturel qui répare la crise industrielle. Et le terrain proposé par Lens est absolument sublime » a confié l’ancien ministre.

Proche du sud de l’Angleterre et de la Belgique, le site est desservi par le TGV depuis Paris. Les chiffres de fréquentation de la ville de Lens risquent ainsi d’augmenter, au grand bonheur des investisseurs présents et à venir, d’autant plus que le musée présente des atouts majeurs : d’importantes collections exposées et une architecture épurée réalisée par Kazuyo Sejima et Ryüe Nishizawa, deux japonais récompensés du prestigieux prix Pritzker (l’équivalent du Nobel pour l’architecture).

Tout le monde a en tête l’exemple du musée Guggenheim de Bilbao ouvert en 1997, créant entre 5 000 et 9 000 emplois directs ou indirects et apportant 600 millions d’euros à l’économie locale. S’il suit les traces de l’exemple espagnol, le Louvre-Lens sera une formidable opportunité pour la commune de relancer son économie et de rayonner à l’échelle internationale.

 

Article rédigé par Cathelotte.

USA
De Ridley Scott
Avec Noomi Rapace, Cherlize Theron, Michael Fassbender, Logan Marshall-Green…

En 2085, 37 ans avant la mission du Nostromo (qui verra Ripley affronter pour la première fois un Xénomorphe… Celui-là, si vous arrivez à le placer au Scrabble…), Une expédition scientifique part à la recherche des origines de l’Homme suite à la découverte de mystérieuses peintures rupestres. Mais dans leur recherche de la création de l’Humanité, c’est bien son extinction qu’ils risquent de provoquer. Malgré ses incohérences, cette pseudo-préquelle à Alien est un magistral voyage vers l’inconnu qui marque le retour de Ridley Scott à la SF après 30 (Blade Runner), visuellement sublime et passionnant.
DVD / Combo DVD-BR / Combo DVD-BR2D-BR3D-BR de Bonus. Edité par FPE.

Bonus (BR): c. audio, sc. coupées, nombreux docs, m. of, campagne virale internet…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9IOHSh7p3uM[/youtube]

3 QUESTIONS A RIDLEY SCOTT :
Était-ce votre idée de tourner en 3D ?
Oui, c’était une évidence de le faire. Ne devais-je pas faire comme les autres ? Il y a des metteurs en scène qui ne veulent pas tourner en 3D mais il y en a aussi qui ne filment que sur pellicule plutôt qu’en numérique, ceux-là vont devoir changer car le celluloïd est en train de disparaître. Les labos n’existent plus, sauf pour restaurer les vieux films. J’aime le numérique. C’est plus fiable. On appuie sur un bouton et on obtient 5 000 copies absolument identiques, mais si on devait le faire physiquement avec une pellicule, à la fin le produit chimique aurait été tellement utilisé qu’il ne fonctionnerait plus. C’est pourquoi il y a différentes qualités de copies ; c’est pourquoi Stanley Kubrick chargeait 20 types de vérifier que les 5 000 copies étaient toutes identiques, ce qui n’était jamais le cas. Elles ne peuvent pas l’être, étant donné les produits chimiques dans le bain, les températures, les sédiments dans le bain, tout a été pollué par toutes ces copies. Je n’utiliserai plus jamais de pellicule.

Prometheus est-il conçu pour susciter un débat religieux ?
C’est un film, ce n’est pas un cours de science ni un cours de religion. Et il présente deux choses : l’idée qu’un dieu existe et aussi celle que dieu n’existe pas mais que nous l’avons créé. Si nous avons été créés alors qui nous a créés ? Nous avons été une boîte de Pétri à un moment donné. L’argument est donc le suivant : si ce groupe nous a créés, qui les a créés ? Où s’arrête la responsabilité ? Le film soutient la thèse d’une possible existence d’un dieu, d’un être supérieur… [En pleine méditation] Qui a écrit La Bible ? Pendant des milliers d’années, La Bible a été rédigée sur du papier, qui l’a réorganisée afin que son texte se retrouve aujourd’hui entre deux couvertures ? Il y a beaucoup de sagesse dans La Bible, beaucoup d’observation, même dans la mesure où Dieu nous a créés à son image. Si j’ai été créé à l’image d’un Ingénieur, celui-ci doit être humanoïde, mais si nous sommes sur cette Terre depuis trois ou quatre milliards d’années… Pour paraphraser John Updike, que s’est-il passé durant tout ce temps ? Ces 75 000 dernières années, nous avons connu d’immenses bouleversements – des bombardements d’astéroïdes. Qu’est-ce qui a créé le Golfe du Mexique ? Est-ce que cela a entraîné la disparition des dinosaures ? Pourquoi trouve-t-on de gigantesques dents de requins à plus de 3 600 mètres de profondeur ? On avance toujours des hypothèses. Plus nous faisons de découvertes, plus le livre s’ouvre. L’aviez-vous remarqué ? L’histoire est en train d’être totalement réécrite. Avons-nous déjà été visités ? Je crois que c’est tout à fait probable et il est ridicule de ne pas croire que nous l’ayons été. Nous n’arrivons pas à concevoir qu’il existe une civilisation à des milliards d’années de la Terre. Nous ne pouvons pas comprendre que nous soyons peut-être des chimpanzés, en comparaison. Réfléchissez : ils ont atterri il y a un milliard d’années, laissé un héritage, et ils ne reviendraient jamais parce que cela prendrait un milliard d’année pour évoluer, mais ils nous rendraient visite occasionnellement pour voir comment vont les choses…

Alors, peut-être que le message du film, c’est que la connaissance n’est pas le pouvoir.
Plus on essaie de savoir, plus on enlève de couches d’informations, plus on apprend et on fait des choses extraordinaires, mais aussi moins on évolue dans d’autres domaines, ne trouvez-vous pas ? On ne sait même plus vivre ensemble.

Il y a une rumeur qui circule selon laquelle vous allez tourner la suite de Blade Runner ?
Ce n’est pas une rumeur – cela va bien se faire. Avec Harrison Ford ? Je ne sais pas encore. Est-ce qu’il est trop vieux ? Et bien, c’était un Nexus 6, on ne sait donc pas combien de temps il peut vivre. [Rires] Et c’est tout ce que vous saurez pour l’instant.

Article rédigé par Cathelotte.

Comédie
USA
De Seth MacFarlane
Avec Mark Wahlberg, Mila Kunis, Seth MacFarlane (voix), Joel McHale, Giovanni Ribisi…
En salles depuis le 10 octobre.

A 8 ans, le petit John souhaite que son ours en peluche devienne vivant et ne le quitte jamais. Son vœu se réalise, mais, presque 30 ans plus tard, cet ours devenu aigri, vulgaire, gouailleur, dragueur, fumeur et buveur, devient un frein à la vie amoureuse de John.

Le créateur des Griffin et d’American Dad, nous livre LA comédie de l’année. Drôle, irrévérencieuse et délirante. A ne surtout pas manquer.

Le Producers Guild Awards, qui récompense les producteurs de films et de séries américains, a dévoilé les nominés de la 24e édition. Sans surprise, les deux séries à succès Downton Abbey et Homeland sont dans la course.

Il faut attendre la cérémonie organisée à Beverly Hills le 26 janvier prochain, pour enfin connaître les lauréats de cette prestigieuse distinction.

Dans la catégorie comédie, les fictions en compétition sont :

Dans la catégorie drame, il s’agit de :

En janvier 2012, ce sont les producteurs de Boardwalk Empire (drame) et de Modern Family (comédie), qui ont été récompensés.

 

Si il y a bien une série qui cartonne à chaque diffusion, c’est Esprits criminels, sur TF1. Et ce, quelque soit l’adversaire présent en face : la tournée d’adieu des Desperate Housewives en a fait les frais…

M6 avait mis le paquet pour que les fans des ménagères désabusées de Wisteria Lane ne manquent pas la dernière soirée. Malgré tout, avec seulement 13,7% de part d’audience, la chaîne privée se place loin, bien bien loin du rouleau compresseur Esprits criminels, qui a écrasé la concurrence avec 25,3% de part d’audience.

7 113 000 téléspectateurs se sont à nouveau passionnés pour les enquêtes sanglantes menées par les experts du bureau de Quantico. Mais pourquoi un tel succès ? Acteurs crédibles, scénarios solides et variés, suspens bien mené, production impeccable ?

En tout cas, forte de l’excellente réception de la série, la chaîne américaine CBS a décidé d’en lancer un spin-off. C’est ce qu’il s’était déjà passé avec Private Practice, qui n’est autre que la petite soeur de la série hospitalière à succès Grey’s Anatomy.

Le spin-off d’Esprits criminels devrait s’appeler Criminal Minds : Suspect behavior, et devrait être diffusé (oh surprise!)…sur M6, concurrente directe de TF1 côté fictions !

A partir du 12 janvier, on pourra retrouver Kirsten Vangsness, alias Pénélope Garcia, aux côtés du grand Forest Whitaker. Ferez-vous partie des curieux qui se laisseront tenter ?

 

 

A la frontière de deux mondes, le visible où marchent les vivants et l’invisible où flottent les spectres, « Les Revenants » nous font croire aux miracles. L’auteur, Fabrice Gobert, prend un risque en introduisant la série française contemporaine – longtemps limitée aux comédies familiales et aux thrillers policiers – dans l’univers singulier du fantastique.

Dans une petite ville bordée par les montagnes – l’environnement inquiétant rappelle celui de « Twin Peaks », la série créée par David Lynch en 1990 – Camille, une jeune adolescente morte dans un accident de bus, revient chez elle trois ans plus tard, sans se douter que personne ne l’attend. Une femme remariée aperçoit son amant suicidé dans le reflet du miroir. Un vieil homme retrouve sa conjointe disparue trente-cinq ans plus tôt dans sa cuisine.

« Les Revenant » s’ouvrent sur une scène fascinante empreinte de poésie : un papillon mort conservé sous verre remue brusquement ses ailes, brise les parois de sa prison entomologique, puis s’envole. C’est un miracle subjuguant… Le premier d’une longue succession de résurrections miraculeuses. A l’instar des personnages de la série, les téléspectateurs assistent émerveillés – quoiqu’apeurés – au retour des morts.

Qui sont ces fantômes qui reviennent inexplicablement hanter les vivants ? Des zombies affamés qui déambulent, la chaire pourrie, les viscères exposés, la bave aux lèvres, dans les rues en quête de nourriture ? Des esprits malins qui torturent les vivants en prenant possession de leur foyer ? Non, « Les Revenants » ne s’inspirent pas de « The Walking Dead » ou « American Horror Story ».

Si la nouvelle série de Canal + se fraye un chemin insolite dans un genre hanté par les références, entre effroi et poésie, elle contourne systématiquement les clichés du film d’horreur et les codes du gore. Et les âmes errantes des « Revenants » sont belles – comme au jour de leur mort – et douces. Du moins en apparence…

L’œuvre de Fabrice Gobert, infiniment complexe, réserve aux spectateurs bien des surprises ! Les drames intimistes des personnages se fondent dans un thriller atmosphérique d’une puissance telle que « Les Revenants » fonctionnent sur nos cerveaux comme une drogue dure. Tous les ingrédients sont là pour que le spectateurs développent une douce addiction : un casting incroyable (Anne Consigny, Clotilde Hesme, Céline Sallette, etc.) une maîtrise narrative, un photographie superbe.

Vous avez aimez l’univers clos, ténébreux, fascinant de « Twin Peaks » ? Vous adorerez  « Les Revenants » ! Et vous ne serez pas le seul. Le premier épisode de la série, visionné lundi par 1,4 millions d’abonnés, a permis à Canal + d’enregistrer sa deuxième meilleure audience historique – après les « Borgia » – pour le lancement d’une série produite par la chaîne.

 

Bruno Caliciuri, alias Cali, présente ses albums avec une régularité déconcertante : tous les deux –trois ans, un nouveau disque sort dans les bacs.

En 2010, le chanteur avait livré « La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur », album clin d’œil à l’ensemble de sa discographie.

Deux ans plus tard, il revient avec « Vernet Les Bains », entre mélancolie et regards vers le futur…

« Mes albums sont des polaroïds de ma vie. »

Lorsque Bruno Caliciuri nous explique qu’il termine actuellement une tournée acoustique avec son pianiste Steve Nieve, la dimension diaphane et épurée de Vernet Les Bains prend tout son sens : « J’ai été influencé par la tournée que j’effectue en ce moment, une tournée piano-voix…La simplicité, le minimalisme permet de se recentrer sur l’essentiel.».
Car en écoutant le dernier album du chanteur perpignanais, la première impression qui s’en dégage est la simplicité, la clarté et la mise en valeur des textes.

Les phrases que Bruno chante, on aurait pu les retrouver dans un recueil de poésies contemporaines…Et il nous confirme cette impression : «Un jour je me suis amusé à lire les paroles de certains des titres de « Vernet Les Bains », et je me suis surpris à me dire que ça sonnait bien, que ça aurait pu être livré comme ça, sans musique. »

En tout cas, comme pour ces précédents disques, Vernet-les-Bains est représentatif d’une période vécue : « Tous mes albums sont en quelque sorte des polaroïds de ma vie. Le premier parlait d’une rupture, le second était lié à l’arrivée d’un enfant, le troisième était beaucoup plus symbolique d’un engagement politique. Le quatrième, c’était en quelque sort le moyen de réunir toute ma discographie, et le dernier, il est marqué par mon départ d’EMI, mon ancienne maison de disque, et mon arrivée au Cinq Sept (Wagram Music, ndlr). ».

Poète autant que chanteur, Bruno nous livre dans son dernier album des tranches de vie, des souvenirs, de la mélancolie et parfois de la douleur…
Le titre
Mes Vieux Cinglés parle de ce que peut ressentir un enfant lorsqu’il voit ses parents en venir aux mains. Le texte est dur, mais le perpignanais a déjà remarqué qu’en live, c’est l’un des titres sur lequel le public est le plus réceptif : « Bizarrement, en concert jusqu’à maintenant, c’est une chanson qui marque une rupture, sur laquelle les gens se réveillent. C’est frustrant, car ce n’est pas vraiment ce que j’ai voulu. » .

« Je regarde le futur avec plein de reliques dans mes poches. »

A la première écoute, Vernet Les Bains peut paraitre sombre et ombrageux…Dans sa discographie, assez peu de paroles joyeuses (le thème de la rupture amoureuse est présent dans tous ces opus), mais la musique sautillante et ensoleillée venait jusque –là contrebalancer les mots.

Ici, les notes, les tonalités, les refrains sont plus nuageux…mais pour le perpignanais tout est relatif : « C’est vrai qu’il y a des passages sombres, mais je pense qu’on peut tout prendre des deux côtés. La chanson sur la maladie par exemple… » .

Bruno fait allusion à Je rêve de voir l’été, un petit bijou d’espoir dans lequel il traite du cancer de l’une de ses amies. C’est étrangement – et comme nous le lui faisons remarquer – l’un de seuls titres du disque qui regarde vraiment vers l’avenir, et le plus solaire, ensoleillé de tous. Surpris, il réfléchit quelques instants : « J’avoue que je n’avais pas encore vu ça comme ça. Mais ce que vous dîtes est vraiCette chanson, c’est de toute façon quelque chose d’optimiste, tourné vers l’espoir… » .

A l’écoute de l’album et de ses thématiques, on ne peut s’empêcher de se demander si Cali, ce « show man poète », est un homme du passé ou du futur… Amusé, il prend quelques secondes pour nous livrer son auto-psychanalyse : « Homme du futur ou du passé.. .En vérité, je regarde le futur avec dans mes poches pleins de reliques. J’ai par exemple avec moi Ferré, le Beethoven des temps modernes. Chez Ferré, il y a ce quelque chose qui perdurera dans le futur ! »

Un titre tel qu’Une femme se repose illustre très bien les paroles de Cali : il y parle d’une femme âgée dans un village catalan, qui incarne un pilier rassurant, regardant vers l’avenir… mais se rattachant aux nombreuses boussoles que sont ses souvenirs de ceux qui sont partis avant elle…

« Les fêlures ont quelques chose de rassurant.»

Alors Cali, chanteur torturé ? A n’en pas douter, il l’est toujours ! Ecoutez donc ses paroles sur la rupture amoureuse, dans Amour m’a tuer ou Venez me chercher… Et lorsqu’on lui parle de cette thématique, le chanteur sourit : « Ma vie est faite de ruptures…Et en fait, j’adore les ruptures ». Et d’ajouter, sérieux : « Vous savez les chanteurs qui se donnent un côté tout lisse, il faut s’en méfier, on a tous des fêlures. Je suis par exemple très touché par Michel Delpech…Les fêlures, ça a un côté rassurant. Il ne faut pas donner d’image trop consensuelle. ».

A tel point que lorsqu’on lui demande s’il aimerait à l’avenir toucher à un autre style musical que celui sur lequel il a bâti sa carrière, il n’hésite pas : « Ce que j’aimerais bien, c’est aller dans le monde du Hip-Hop, et pourquoi pas collaborer sur des choses très fraîches… » .

L’éclectisme, mot d’ordre pour le futur musical de Cali ? Il fait en tout cas déjà parti de ces musiciens qui s’imprègnent de tous les genres pour pouvoir composer : « Il faut écouter beaucoup de choses… Par exemple, j’écoute Beethoven, mais aussi Deus, Dominique A, Miossec… »

Il a d’ailleurs choisi d’inviter ses amis sur le dernier titre de l’album, Happy End, un ovni musical en forme d’éclaircie après l’orage : On y retrouve Bénabar, Miossec, Rachida Brakni, Mathias Malzieu (Dionysos) ou encore DominiqueA et Diastème. « C’est assez amusant en fait, ce sont plein d’amis chanteurs qui viennent me faire la morale sur ma façon de traiter les choses. C’est un super contre-pied, surtout venant de quelqu’un comme Miossec. Franchement, ça m’a fait bien rire ! »

 

Vernet Les Bains, dans les bacs depuis le 26 novembre 2012.

En concert le 25 février au Casino de Paris .

Fin de la tournée acoustique : Noël 2012. Début de la Tournée Vernet-les-bains en janvier 2013.

 

 

NRJ 12 et D8 se seraient-elles mis d’accord ? En tout cas, les deux chaînes lanceront leur remix des télé-crochet de TF1 et M6 au mois de décembre. Et les informations sur le nouveau concept de la Nouvelle Star commencent à filtrer.

Top départ le 11 décembre pour la Nouvelle Star version D8 !

Aux commandes de l’édition 2012-2013, l’hyperactif Cyril Hanouna, valeur sûre de la chaîne (déjà à la présentation d’un Touche pas à mon poste quotidien, et d’une version longue de l’émission en deuxième partie de soirée le jeudi.)

Qui pour incarner le jury ?

On retrouvera Sinclair et André Manoukian, présents pour les précédentes saisons. Ajoutons même que Dédé les doigts de fée, comme il est surnommé par certains médias, a été présent pour toutes les éditions du télé-crochet : ses réfléxions poético-érotico-musicales avaient toujours fait le buzz !

Pour les accompagner, exit Philippe Manoeuvre et Lio, et bienvenue à Maurane et Olivier Bas. Si la réputation de la chanteuse belge n’est plus à faire, Olivier Ba s ne jouit pas encore d’une grande notoriété. Il est pourtant à la tête du programme musical CD’aujourd’hui depuis 2001. Ancien attaché de presse de grands noms de la musique (comme Etienne Daho ou les Rita Mitsouko), ce juré saura de quoi il parle.

Des changements de décor annoncés.

Après des années de bons et loyaux services, le pavillon Baltard ne sera a priori pas le lieu des primes. Et D8 annonce au public qu’il devrait être surpris par le nouveau décor, et de nombreuses épreuves inédites.

De son côté, la Star Academy devra aussi mettre les plats dans les grands si elle veut concurrencer le format repris par D8.

 

« L’un des meilleurs et des plus grands guitaristes d’Amérique », selon le magazine Rolling Stone, l’auteur-compositeur et guitariste Gary Lucas donnera un concert dans la librairie parisienne Shakespeare and Company, jeudi 22 novembre à 19h.

Dans cette fameuse librairie datant de 1951, gavée de livres dans les moindres recoins jusqu’au plafond et régulièrement envahie par les amoureux de la littérature anglo-saxonne, une légende vivante de la musique viendra partager ses chansons, accompagné de Jeanne Madic (des Vanishing Twins) pour la voix. Des films en format super-8 réalisés par la jeune femme, seront projetés pendant la performance, créant ainsi une ambiance intimiste.

Pour situer, Gary Lucas est le membre fondateur du groupe psychédélique Gods & Monsters auquel a appartenu le non moins célèbre chanteur et guitariste Jeff Buckley avant sa mort. Gary Lucas a notamment soutenu la carrière de l’artiste en l’aidant à développer son talent et lui a également composé les mélodies des chansons Grace et Mojo Pin de son unique album Grace, pilier du rock mélancolique et néo-romantique dans les années 1990. Gary Lucas se produit partout dans le monde et nous fait le privilège de passer à Paris cette fois-ci.

Quand une librairie aussi mythique ouvre la porte à de tels artistes, la soirée promet d’offrir d’agréables moments à tous les mélomanes.

Rendez-vous donc ce jeudi à 19h au 37, rue de la Bûcherie, Paris 5e !

Le cinquième chapitre de la sanguinolente saga, adaptée de l’œuvre de Stéphanie Meyer, engrange un nombre d’entrées phénoménal dans les salles de cinéma. Pourtant, la presse présente quasi-unanimement « Twilight 5 » comme un navet d’une mièvrerie écœurante et d’un puritanisme ostentatoire !

En atteignant les 142 millions de dollars, « Twilight 5 : Révélation 2nde partie » dépasse le quatrième volet de La Saga d’un amour interdit et se hisse près du sommet qu’est « Twilight 2 : Tentation ». Les spectateurs, qu’ils viennent de France ou d’ailleurs, sont visiblement vampirisés par l’idylle contrariée de la belle (Bella, l’humaine) et la bête (Edward aux dents pointues).

Ce succès du box office essuie pourtant les critiques virulentes d’une bonne partie de la presse française. Revue de presse cruelle de la trop célèbre – et trop célébrée – série vampirico-romantique…

Le journaliste de Libération, Clément Ghys, se réjouit de l’arrivée du dernier épisode de la série. Enfin, la fin ! « Un temps, la saga Twilight se confondait avec celle de ses héros vampires : immortelle, interminable. En dépit de sa catchline, Pour l’éternité, ce cinquième chapitre clôt, pour de bon, la franchise », exprime-t-il dans un soupir de soulagement.

Il poursuit sa critique en condamnant la morale puritaine qui transpire des films : « Les deux premiers épisodes dépassaient le plaisir coupable du film pour adolescent(e)s et dévoilaient (…) une part de la psyché anglo-saxonne puritaine : la phobie de l’acte sexuel, l’obsession de la pureté. Ont suivi des films plus nauséabonds, en particulier le précédent chapitre, où la peur de la bagatelle se motive d’une idéologie ultra-conservatrice, farouchement anti-avortement, pro-accouchement dans la douleur, dont les échos potentiels sur les teenagers américains peuvent glacer. »

Libération n’est pas le seul journal à jeter « Twilight 5 » aux ordures ! Pour Ecran Large, ce chapitre, dont le scénario creux et sans saveur ne risque pas d’être relevé par le rythme, inconsistant, « fait figure d’anti-film par excellence » !

Les Fiches du Cinéma, pour qui « cet ultime épisode s’étire mollement jusqu’au final qui, ouf !, réveille morts », en rajoute une couche, suivi par Le Figaroscope : « On reste toujours dans une certaine mièvrerie… Normal : le film est spécialement calibré pour les adolescentes. »

Pourquoi ces journaleux critiquent-ils si ardemment le cinquième épisode de la saga Twilight ? Est-ce parce qu’ils ne le comprennent pas ? Est-ce parce qu’il ne leur est pas destiné ? Certainement, ces journalistes ne sont plus de jeunes adolescentes transies d’amour pour le bel Edward…

Le 10e salon des éditeurs indépendants se tiendra ce week-end à Paris. Une occasion de découvrir une « bibliodiversité », d’assister à des débats et de soutenir ainsi l’indépendance des éditeurs.

Environ 150 éditeurs français et étrangers s’exposent en présentant des romans, des essais, de la littérature jeunesse, des livres de cuisine originaux et tant d’autres pour donner la parole, l’espace d’un week-end, aux auteurs peu médiatisés, souvent à l’ombre des phénomènes littéraires commerciaux. C’est donc l’occasion de découvrir quelques pépites et de rendre justice aux écrivains oubliés.

Les plus curieux peuvent assister à des conférences, des lectures et des séances de dédicaces. Cette année, le public est invité à participer à un grand débat autour du thème « 10 ans d’édition indépendante », samedi à 15h. Des ateliers sont également prévus pour divertir les enfants et leur faire adopter la littérature.

Loin de l’indignation sur la hausse de la TVA sur le livre, la baisse du budget de la culture, la marchandisation du livre et autres sujets sensibles qui agitent les éditeurs indépendants, le salon sera placé surtout sous le signe de la découverte et du partage.

Du 17 au 18 novembre 2012, de 11h à 19h

Espace des Blancs Manteaux, 48, rue Vieille du Temple, Paris 4e (Métro Hôtel de Ville)

Entrée gratuite

 

 

Il était attendu par les fans, et ils étaient au rendez-vous : le dernier volet de la saga vampiresque Twilight a effectué le meilleur démarrage de 2012 !

552 776 entrées le jour de lancement du film : le très bon résultat de Twilight 5 a de quoi faire des envieux…

Pour son dernier volet, les fans de Bella et Edward se sont massivement déplacés dans les salles obscurs, même s’ils n’ont pas battu le record enregistré pour le troisième volet Hesitation qui avait fait plus de 590 000 entrées le premier jour d’exploitation.

Pourquoi un tel succès ?

A n’en pas douter , la tumultueuse histoire d’amour entre les deux acteurs principaux Robert Pattinson et Kristen Stewart est l’un des arguments de vente les plus efficaces.

Et le volet, qui sera très probablement le dernier (sauf si l’écrivain Stephenie Meyer écrit un nouveau tome du roman, ce qui ne semblait pas exclu…), attise la curiosité…

Présenté dans les salles face à d’autres films assez peu médiatisés (à part Le Capital de Costa-Gavras avec Gad Elmaleh), Twilight 5 aura pour principal concurrent Skyfall, encore dans les salles, et qui engrange d’excellents résultats.

Rendez-vous dans quelques semaines pour connaître l’étendue exacte du succès du dernier volet de la saga.

 

Le dernier né d’Olivier Assayas  part avec d’excellents arguments : Selection officielle au Festival de New York et à Toronto, prix du scénario 2012 au Festival de Venise… Et à la rédaction , qu’en a t-on pensé ? 

Comme son titre l’indique, Après Mai ne traite pas des évènements de mai 68, mais de l’après. C’est donc au début des années 70 que s’ouvre le film, dont les deux personnages principaux sont Gilles et Christine, lycéens inspirés et politiquement engagés.

Nos deux jeunes héros se cherchent et essayent de trouver une place dans la vie politique, culturelle et sociale de leur époque : nous les voyons assister à des manifestations politiques, dégrader leur lycée de grands « A » anarchistes, rencontrer les leaders culturels, partir sur des coups de tête en Italie, à Londres et s’aventurer dans différentes rencontres amoureuses.

En somme, Après Mai est un roman d’apprentissage à la manière du Rouge et le Noir de Stendhal… C’est toute l’évolution psychologique, amoureuse et professionnelle du jeune Gilles (Clément Métayer, pour la première fois à l’écran) qui est au centre du film. Christine (Lola Creton) l’accompagne en vivant ses propres expériences en parallèle.

Entre envolées lyrico-poétiques et accélérations violentes, Apres Mai offre au spectateur un spectacle contrasté.

On ne peut qu’apprécier la fraîcheur d’un film coloré et lumineux, qui traverse le début des années 70 et rappelera à n’en pas douter de bons souvenirs aux nostalgiques de l’époque.

On regrettera par contre quelques longueurs, particulièrement à la fin du film, et la faiblesse de jeu de certains acteurs : à l’exception de Lola Creton (Un amour de jeunesse), les jeunes comédiens étaient tous débutants.

 

Apres Mai, un film d’Olivier Assayas

Avec Clément Métayer, Lola Creton, Félix Armand, Carole Combes…

2h02 minutes, au cinéma depuis le 14 novembre.

On pourrait s’attendre à des décors épurés, paisibles et exempts de douleur, mais les clichés de Pierre Raimond racontent une toute autre histoire.  « La cité des anges », telle est la traduction de Krung Thep, le nom thaï de la ville de Bangkok exposée dans toute sa vérité.

Les anges sont au ciel, mais pas ceux de Pierre Raimond. Les siens sont des enfants qui vivent dans les rues de la capitale thaïlandaise. Le photographe part à leur rencontre et transmet un regard plein d’humanité et de compassion à l’égard de ces êtres trop souvent oubliés, presque invisibles dans une ville abondamment peuplée.

Des corps endormis gisants au sol, des portraits, des scènes de jeu, des enfants photographiés de face ou de dos, les angles choisis renforcent le message transmis. Tantôt adoucies, tantôt crues, les photos sans prétention témoignent des inégalités sociales, du dénuement des enfants à travers les stigmates physiques, preuves des douleurs et des épreuves qui ont sculpté leurs corps.

© Pierre Raimond

Pierre Raimond réussit à capter des regards profonds plus forts que les mots, des moments furtifs d’une grande intensité figés à tout jamais, comme pour ce petit garçon qui regarde par terre, rêvant peut-être d’une vie meilleure, ou ce triptyque d’un adolescent dont le regard semble nous dire « Regardez comment je vis ». En prenant l’objectif, le photographe tend la main et nous appelle à faire de même. Il nous ouvre les portes d’un monde et nous laisse le choix d’agir pour l’améliorer.


© Pierre Raimond

© Pierre Raimond

La dureté n’empêche pas l’espoir, elle le vivifie. Le sourire de ces anges déchus vient nous le rappeler en toute humilité.

© Pierre Raimond

Vernissage le jeudi 15 novembre de 18h à 22h, exposition jusqu’au 29 novembre

Galerie Goutte de Terre : 46, rue Godefroy Cavaignac, 75011 Paris

 

À l’occasion de la sortie de son nouveau roman Némésis, l’auteur américain de 79 ans Philip Roth, a déclaré vouloir arrêter l’écriture lors d’une interview accordée en octobre aux Inrocks. La nouvelle est confirmée depuis quelques jours par son éditeur Houghton Mifflin.

Philip Roth © DR

Philip Roth n’a plus rien à prouver. Une vie entière passée à écrire, des succès tels que Pastorale Américaine (1997), La Tache(2000) et une carrière couronnée  par de nombreux prix comme le Pulitzer ou encore le National Book Awards (prestigieuse distinction littéraire aux États-Unis). Sa volonté de prendre sa retraite à 79 ans résulte moins de son âge avancé que de sa lassitude face à l’écriture.

À la journaliste Nelly Kaprièlian, Philip Roth affirme ne plus supporter la frustration engendrée par l’écriture : « Je n’ai plus l’énergie de la frustration, plus la force de m’y confronter. Car écrire c’est être frustré : on passe son temps à écrire le mauvais mot, la mauvaise phrase, la mauvaise histoire. » Au-delà de la recherche du bon verbe et d’une intrigue captivante, la passion qui jadis animait l’auteur a disparu : « J’ai consacré ma vie au roman : je l’ai étudié, je l’ai enseigné, je l’ai écrit et je l’ai lu. À l’exclusion de pratiquement tout le reste. C’est assez ! Je n’éprouve plus ce fanatisme à écrire que j’ai éprouvé toute ma vie. L’idée d’affronter encore une fois l’écriture m’est impossible. » À défaut d’écrire, Philip Roth travaille désormais à rassembler des archives pour son biographe Blake Bailey.

L’éminent romancier recevra-t-il le prix Nobel pour récompenser une vie dédiée à la littérature ? L’avenir nous le dira.

 

Poésie ou placement de produit ? Ceci n’est pas une publicité clandestine placée furtivement dans la bouche de Lana Del Rey. La jeune chanteuse américaine n’est pas (encore) la nouvelle égérie de Pepsi !

Ceci est la première phrase de Cola, chanson inédite figurant sur l’album The Paradise Edition, réédition de Born to Die.

A l’écoute de « My pussy tastes like Pepsi Cola », que l’on peut traduire par « Mon vagin a un goût de Pepsi », de nombreux fans sont restés incrédules, se passant et se repassant en boucle l’énigmatique passage, s’interrogeant sur la qualité de leur audition, voire sur le caractère déviant de leur perception.

A l’antenne de la radio australienne Triple J, Lanal Del Rey a pu expliquer la signification – apparemment autobiographique – de ce vers : « J’ai un ami écossais, et c’est exactement ce qu’il m’a dit ». Pourtant, la fameuse touche de poésie, cocasse mais jubilatoire, aurait pu ne pas exister. « Ils pensaient juste que c’était bizarre… Rien de neuf, quoi. Pour moi, cette chanson était trop cool », explique la chanteuse pop avec naïveté.

Naïveté qui dissimule mal la valeur promotionnelle d’une telle phrase…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=v2F-cW5viaM[/youtube]

 

Crédit photo : Lana Del Rey – Jean-Baptiste Mondino pour Next.

 

 

On l’avait annoncé : ce dernier volet de James Bond est certainement le meilleur de tous ! Les résultats au box-office s’en ressentent  : avec 515,8 millions de tickets vendus dans le monde, le film rafle la mise.

« Combien de films ont remporté un demi-milliard en un peu plus de deux semaines ! » s’est interrogé devant l’AFP Rory Bruer, président des activités de Sony Pictures. L’excellent démarrage du 23ème volet des aventures de James Bond est en effet particulièrement remarquable !

Est-ce la présence d’un Daniel Craig de plus en plus convaincant dans les vêtements de l’agent 007 qui explique le succès du film ?

La réalisation de Sam Mendes permet en tout cas à Skyfall de comptabiliser plus d’un demi-milliard de dollars de revenus dans le monde. A titre de comparaison, les 22 autres volets James Bond ont engrangé ensemble 5 milliards de dollars.

La projection du film dans les salles coïncide pourtant avec la sortie d’autres blockbusters américains, tels que Taken2 ou Looper. Mais le scénario bien ficelé et les très bons acteurs évoluant aux côtés de Daniel Craig permettent à Skyfall de pulvériser les records.

Daniel Craig, dont on apprenait récemment qu’il avait signé pour deux nouveaux James Bond, devra faire encore mieux dans les prochains volets s’il veut conquérir encore un peu plus le coeur des fans de l’agent 007…et pourquoi pas, devenir son interprète le plus crédible et le plus mythique.

 

Crédit Photo : DR.

Sinister, c’est le quatrième volet des Paranormal Activity, films qui ont fair hurler des milliers de cinéphiles. A sa sortie il y a une semaine, le film a réussi de très bons scores. Seulement voilà, des débordements dans les cinémas ont poussé quelques exploitants à déprogrammer la bobine.

Un film d’horreur peut-il être tellement dur, effrayant et traumtisant qu’il puisse pousser des spectateurs a des actes surprenants ? C’est la question qui peut se poser suite aux premiers jours de diffusion du film américain Sinister, dernier volet de la saga Paranormal Activity.

Plusieurs cinémas ont observé des dégradations et des débordements en marge de la diffusion du film de Scott Derrickson.

Ainsi, des journalistes du gratuit Metro ont-ils pu assister, dans le cadre d’une séance, à multiples incidents avant et pendant la projection : le public (particulièrement jeune)  était bruyant et agité, réfractaire à l’intervention des vigiles (appelés pour stopper un spectateur qui fumait une cigarette), et unanime pour dire que le film était extrèmement « flippant. »

Dans d’autres salles, certains incidents tels qu’outrages à personnel, vol dans les rayons de confiserie ou dégradation des sièges ont également été notés.

Alors, sont-ce simplement des coïncidences, ou le film aurait-il des conséquences innatendues (et néfastes) sur un jeune public ? Pour éviter d’autres désagréments, une quarantaine de salles a purement et simplement choisi d’annuler les projections de Sinister.

Le producteur du film est particulièrement attristé par cette affaire : « L’exploitation des films dits « de genre » n’étant pas facile en France, nous demandons donc à nos futurs spectateurs de bien vouloir être respectueux des règles de courtoisie et pour ceux qui le souhaitent, de ne pas hésiter à demander à leur cinéma de programmer le film la semaine prochaine. », a-t-il expliqué sur son compte Facebook.

 

Le cinquième volet de la saga vampiresque n’est pas encore sorti, mais on parle déjà d’une éventuel nouveau chapitre du best seller de Stephenie Meyer. Bonne ou mauvaise idée ?

Twilight 5 Révélation, qui doit sortir sur les écrans le 14 novembre, aurait du être le dernier volet de la saga. Mais récemment, la romancière Stephenie Meyer expliquait qu’elle n’excluait pas, un peu plus tard, de se remettre à écrire.  « Je ne dirais certainement pas que je n’y reviendrais plus. C’est juste que je ne vais pas le faire aujourd’hui… Mais d’ici 5 ans, je pourrais bien avoir envie de reprendre. », expliquait-elle lors d’une conférence de presse.

Et apparemment, la romancière a déjà quelques idées pour cette suite, qui ne serait donc pas si hypothétique que ça : « J’ai même déjà planifié la direction que pourrait prendre l’histoire, avec un ou deux livres de plus… il y a d’autres personnages qui, je pense, auraient une place plus importante à prendre dans ces histoires à venir. Peut-être qu’un jour, je l’écrirais… »

On imagine la joie des fans de Bella et Edward : non, le cinquième épisode de Twilight ne serait pas le dernier ! Ils n’en savoureront qu’encore plus le chapitre Révélation, dans les salles mercredi prochain.

 

Du 1er au 30 novembre 2012, projection gratuite de films documentaires dans le cadre du « Mois du film documentaire ».

Les documentaires souffrent d’un manque de visibilité à l’année. Le Mois du film documentaire aide à la diffusion de ces œuvres et facilite la rencontre avec des auteurs et des intervenants.
Le réseau culturel français se mobilise pour faire découvrir le documentaire de création, avec 4 semaines d’un programme riche et foisonnant dans tout l’hexagone, les Dom-Tom et dans le monde…
Il permet de faire découvrir de nombreuses œuvres singulières, quelques soient leurs origines.

Ces films rendent compte d’une grande diversité de formes et de regards. Ce qui les relie dans cette diversité, c’est la créativité de leurs auteurs, motivés par l’exigence de faire partager des questionnements sur le monde, qu’ils soient d’ordres intime, politique, social, artistique ou même philosophique.

Plus de 1 650 films sont au programme.

Pour plus d’informations : http://www.moisdudoc.com/

Connaissez vous le Mobile Film festival ? C’est le premier festival de courts métrages dont tous les films sont réalisés avec des téléphones mobiles. La participation y est libre, il suffit d’envoyer sa contribution au site dédié à cet effet. Seule règle : le court métrage ne doit pas excéder une minute. Si votre film est remarqué, vous pourrez peut être décrocher le Prix du Meilleur Film Mobile, qui sera remis le 12 février avec une bourse de 15.000 euros.

Pour cette 8ème édition du festival qui s’ouvre ce jeudi 25 octobre, le jury de la compétition sera présidé par le comique Gad El Maleh, et comprendra des personnalités telles que Kyan Khojandi, l’acteur principal et coréalisateur de la mini série Bref, Harry Tordjman, le producteur, et Bruno Muschio, le co-auteur, mais aussi Nassim si Ahmed, comédien de la série Les Lascars et bien d’autres encore.

Le Muséum National d’histoire naturelle accueil l’exposition « Dinosaures. La vie en grand » du 24 octobre 2012 au 13 mai 2013. Elle présente les plus gros spécimens ayant jamais existé, les Sauropodes, des herbivores géants qui pouvaient peser jusqu’à 90 tonnes pour 42 mètres de long et vivaient il y a environ 140 millions d’années.

L’exposition présentera des ossements de dinosaures, des éléments de leur environnement, et répondra à toutes vos questions sur leur mode de vie.

Informations :

-adresse : Grande Galerie de l’évolution du Muséum national d’histoire naturelle, 36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris 5ème.

– date : Du 24 octobre au 13 mai 2013

– Horaire : de 10 h à 18 h, tous les jours

– Tarifs : 9 euros adultes / 7 euros enfants (billet couplé avec la visite de la Grande Galerie de l’Évolution)

Une fois n’est pas coutume, le film ne sortira pas sur les écrans un mercredi, mais bien demain, vendredi 26 octobre. Les 23èmes aventures de l’agent 007, à nouveau incarné par Daniel Craig, est particulièrement salué par les premières critiques.

C’était il y a cinquante ans : l’agent Bond faisait son apparition sur grand écran, inaugurant un phénomène mondial.

Skyfall, le dernier film en date, a de quoi réjouir les télespectateurs si l’on en croit les premières critiques. Les médias britanniques se sont enflammés les premiers : Le Daily Mirror et le Times ont parlé respectivement du « meilleur Bond jamais réalisé » , et du « retour triomphal du Bond classique. » .

Il faut dire qu’après Quantum Of Solace (2008), jugé relativement décevant, les nouvelles aventures de Bond étaient attendues au tournant. Et le flegmatique Daniel Craig se devait de convaincre le plus possible les fans de l’agent secret : c’est apparemment chose faite dans Skyfall, où il « livre sous la direction de Mendes sa meilleure interprétation de 007 » , pour la Tribune de Genève.

Le film, qui réunit tous les éléments qui ont fait les succès des anciens James Bond et de bonnes scènes d’action, réjouira à la fois les fans de la première heure et ceux qui ont découvert l’agent secret quelques décennies après le lancement de la saga.

Si la presse spécialisée semble relativement unanime, il n’y a plus que 24 heures à attendre pour pouvoir se faire son avis personnel. Alors, patience !

 

Synopsis : Bond serait-il mort ? C’est en tout cas ce que l’on peut penser lorsque le film s’ouvre et que l’on comprend que l’agent a eu quelques déboires durant une mission en Turquie…Plusieurs agents infiltrés du MI6 découvrent dans le même temps que leur identité est dévoilée. M, la directrice de l’agence, se voit fragilisée, et se retrouve en conflit avec Mallory, nouveau président de l’ISC. Vers qui peut-elle alors se tourner, a part vers Bond ?… 

Un film de Sam Mendes, avec Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem, Bérénice Marlohe…

 

Samedi 17 et dimanche 18 novembre 2012 se tiendra la 5ème édition du Salon de créateur « Grain de Sel », au centre culturel de Sèvres.  Pendant deux jours, 45 créateur viendrons exposer leurs oeuvres, et éventuellement les vendre. De nombreux domaines créatifs seront représentés : mode, décoration, bijoux, arts de la table, luminaires, arts graphiques,…

Au programme : exposition, ateliers créatifs pour tous les âges et spectacle musical.

Informations

Adresse : 47, Grande Rue 92310 Sèvres

Entrée libre

Horaires : Samedi 17 novembre de 10h00 à 21h00
Dimanche 18 novembre de 10h00 à 19h00

Le grand concours culinaire de TF1 prendra fin le 8 novembre, au terme d’une finale 100% masculine. Mais avant d’être couronné meilleur cuisinier amateur de France pour l’année 2012, les quatre concurrents encore en lice s’affronteront lors des quarts de finale jeudi 25 octobre.

Chaque année, une personnalité se fait particulièrement remarquer. On se souvient en 2011 de l’extraverti Xavier, finaliste de l’édition, qui avait parfois surpris le jury et les autres candidats par quelques écarts d’humeur. La saison 2010 avait elle était marquée par Cyril, émotif, sensible et passionné.

Cette année, le personnage haut en couleur de l’émission s’appelle Ludovic, 35 ans, originaire du Nord-Pas-de-Calais.

Très bon technicien, il a plusieurs fois impressionné Frédéric Anton, Yves Camdeborde et Sébastien Demorand par des réalisations culinaires de grande précision. Mais il a aussi eu droit à de nombreuses réflexions sur le manque de saveur et d’assaisonnement de ces plats.

Or, Ludovic n’a pas la langue dans sa poche : sûr de ses capacités culinaires, il n’hésite pas à diriger ses coéquipiers lors des épreuves en équipe, et ce même s’il n’est pas désigné chef de brigade…Fier de ses plats et de ses connaissances, il n’a pas tardé à donner de lui une image assez « hautaine ».

Le surdoué du Nord a, au fil des semaines, rencontré quelques difficultés et des échecs : entre envois en « test sous-pression » (la dernière étape avant l’élimination) et remontrances du jury, ses dernières semaines n’ont pas été de tout repos.

Alors, Ludovic réussira-t-il à s’en sortir lors des quarts de finale de jeudi, face à Pierre, Olivier et Simon ? Lui qui partait comme favori au début du concours se retrouve en difficulté et lutte pour mériter sa place aux côtés de candidats qui ne cessent de progresser.

Fin du suspens jeudi soir, sur TF1.

Les cinéma MK2 vous proposent de redécouvrir l’oeuvre de Charlie Chaplin dans le cadre de l’évènement De Charlot à Chaplin, à partir du 24 octobre.

Les films du grand Charlot prennent un sérieux coup de jeune : remasterisés, restaurés, étalonnés, ils vivent une seconde jeunesse grâce à la Cinémathèque Italienne de Bologne.

C’est en haute définition que vous pourrez (re)voir The Kid, Le dictateur, Les temps modernes ou encore La ruée vers l’or. Le prix d’entrée sera celui d’une séance classique.

L’opération trouvera son point d’orgue à Paris le mercredi 24, dans le cinéma MK2 Bibliothèque. Vous pourrez également profiter des films dans le cinéma du Grand Palais, a partir du mois de novembre.

Mais les grandes villes en région ne sont pas en reste :

Avignon : les projections commenceront le 17 octobre. Jusqu’au 6 novembre, vous pourrez visionner Le Kid, Le Cirque, Monsieur Verdoux.  Du 7 au 20 novembre seront diffusés Les temps modernes, Les lumières de la ville. Enfin, du 21 novembre au 11 décembre,  vous pourrez voir Le Dictateur, La Ruée vers L’or, L’opinion publique. Cinéma : Utopia, 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne, 84000 Avignon.

Caen : rendez-vous à partir du 24 octobre. Salles : Le Café des Images, 4 square du Théâtre, 14200 Hérouville St Clair / Cinéma Le Lux, 6 Avenue Sainte-Thérèse, 14000 Caen.

Strasbourg : Les séances auront lieu du 28 novembre au 6 janvier. Cinéma : Cinéma Star, 27 Rue du Jeu des Enfants, 67000 Strasbourg

Lyon : Les dates ne sont pas encore confirmer, mais l’opération devrait se dérouler sur novembre et décembre. Cinéma : Institut Lumière, 25 Rue du 1er Film, 69008 Lyon

Lille : Les dates sont également à confirmer. Salles: Cinéma Lille Metropole, 26, rue des ponts de Comines, 59000 LILLE / Cinéma Lille Majestic, 54 rue de Béthune, 59800 Lille.

Bordeaux : Les séances se dérouleront au mois de novembre. Cinéma : Utopia, 5 Place Camille Jullian  33000 Bordeaux.

Toulouse : L’évènement aura lieu au mois de novembre. Salles : Cinéma Utopia, 24 Rue Montardy  31000 Toulouse / Cinéma Utopia, Impasse du Château, 31700 Tournefeuille.

Bonnes séances à tous !

 

Ils avaient sorti en 2011 un Nico Teen Live pour faire patienter leur public  : un an plus tard, les BB Brunes nous reviennent avec le très abouti Long courrier, sorti dans les bacs le 24 septembre.

Entre rock, pop et électro, le quatuor parisien n’a plus grand chose des bébés rockeurs des débuts. 

A l’occasion de la sortie du nouvel opus, nous rencontrons Adrien Gallo et Félix Hemmen, respectivement chanteur et guitariste du combo parisien. 

Le 14 septembre, ils jouaient sur une des scènes de la Fête de l’Huma, à la Courneuve. Un vrai test pour les chansons du nouvel opus :  » Ca c’est très bien passé« , se réjouit Adrien. « On était un peu anxieux car c’était le premier concert en France pour présenter les nouvelles chansons. Mais les gens ont bien réagi : ça bougeait, ça dansait, ça pogotait…. »

Le single qui occupe les ondes, Coups et Blessures, est à l’image du disque : ovniesque, hybride, à mi-chemin entre pop lumineuse, électro vaporeuse et rock ombrageux.

Et c’est d’ailleurs le titre qui a été le mieux accueilli lors du concert de vendredi.  » En Suisse aussi  (ils y avaient fait un concert juste avant la fête de l’Humanité, ndlr), sourit Félix, c’est le titre qui a le mieux marchéMais les anciens continuent de bien fonctionner aussi : il y a toujours Dis Moi, Le Gang, Lalalove you qui font bien bouger les gens. »

« En grandissant, on va naturellement vers autre chose » -Félix-

Si les BB Brunes ne proposent plus aujourd’hui ce rock vitaminé qui a marqué leurs débuts,  Adrien nous définit un style où se mêlent plusieurs inspirations : « Aujourd’hui, ce que l’on fait est beaucoup plus pop, plus dansant. C’est aussi beaucoup plus mélodique et électro. On essaye d’aller voir ailleurs. Si on avait continué à faire la même chose, il n’y aurait pas eu de challenge, pas de risque, et donc beaucoup mois d’excitation. » .Félix l’approuve en hochant la tête : «  Cette nouvelle musicalité correspondait à un changement que souhaitait tout le groupe. »

Avec un tel changement de direction, le groupe a de fortes chances d’élargir son public… et Adrien et Félix se réjouissent d’ailleurs déjà d’avoir vu dans la fosse des personnes « un peu plus âgées, même des trentenaires. »

Les sonorités se mélangent et pétrissent ce nouvel album. Long courrier; complainte mélodique dans laquelle Adrien s’essaye au piano, évoque la musicalité d’un Benjamin Biolay Les deux garçons apprécient le rapprochement artistique. «  Biolay, c’est vraiment un artiste qu’on aime énormément, on a déjà fait un duo avec lui en 2010, Benjamin Biolay a chanté avec Adrien sur Nico Teen Love lors du concert du groupe à l’Olympia, ndlr). »

A plusieurs reprises, on croit entendre du Etienne Daho, que ce soit dans les mélodies ou dans la technique qu’utilise Adrien pour chanter. Quand on lui précise qu’en 2010, il avait déclaré ne pas vraiment s’intéresser à cet artiste, il s’exclame, amusé : « Eh bien tu vois, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis ! Plus sérieusement, j’ai écouté sa chanson  » Week- End à Rome » à un moment où je recherchais des mélodies ensoleillées, lumineuses. J’ai aimé les sons synthétiques, et la lumière qui se dégageait de ce titre. » 

Et Félix d’ajouter :  » En 2007, en fait, on était très puristes. On ne voulait pas faire autre chose que du rock. En grandissant, on va naturellement vers autre chose. »

« J’traine… ma carcasse… d’hémophile… »

Ce nouvel album est aussi l’occasion d’entendre Félix chanter. Sur le titre Hémophile, balade sombre et mélancolique, le guitariste nous révèle un timbre fêlé et pour le coup très rock. « A la base, j’avais composé une musique avec des paroles en anglais. Et Adrien s’est proposé d’écrire dessus des paroles en Français. »

L’occasion de lui demander s’il continue à étudier le violon, comme il l’avait déclaré à CampusMag en 2010… La question le fait sourire : « En fait on a complètement arrêté les instruments classiques. Une fille jouait du violon sur scène avec nous à une période, et je lui avais demandé de me donner des cours… J’ai pris quelques leçons, mais finalement je n’ai pas réussi à m’y tenir. »  Et Adrien d’ ajouter : « Mais tu as entendu par contre qu’il y avait du piano dans l’album, sur la chanson « Long Courrier » ?.… J’espère que tu as entendu le clavecin aussi ! « 

Et l’anglais dans tout ça ? Les BB Brunes souhaitent continuer dans la langue de Molière, celle qui fait leur « spécificité » comme l’explique Félix. « On aime chanter en Français. » Et pour ce qui est d’une carrière à l’international, les jeunes hommes ne semblent pas pressés : « On est déjà très heureux d’avoir la carrière que l’on a dans les pays francophones. On verra bien ce qui se propose à nous au fil du temps », précise Adrien.

« On rassure tout le monde, on est plutôt très heureux dans nos vies »  -Adrien-

Si les mélodies se sont illuminées, les paroles d’Adrien restent toujours sombres et relativement violentes.

Interrogés sur les thèmes de la nuit et de l’obscurité, récurrents sur le nouvel opus, les garçons sourient :  » On a l’air si dépressifs que ça ? » Adrien continue  Mais effectivement, ce que tu dis est vrai, il y a un décalage entre musique et paroles. Mais tout cela est totalement instinctif.  J’aime bien ces contrastes entre les sons et les mots… ça permet un « détournement » des mots, on peut les appréhender différemment. » 

Et d’ajouter, goguenard  : « On rassure tout le monde, on est plutôt très heureux dans nos vies. Ce que j’écris n’est absolument pas autobiographique. Dans « Coups et Blessures » par exemple, je parle d’une rupture mais dans la vie je ne suis pas du tout en train de me faire larguer. »

 

BB BRUNES, « Long Courrier », dans les bacs le 24 septembre.

Crédit Photo : AFP/Francois Guillot

 

Plus ça change, plus c’est la même chose , c’est bien connu


On croit tous savoir, ce que recouvre le mot vintage mais en fait, de quoi  parle t on précisément ?

Le vintage ce sont les créations dans tous les domaines de notre vie, qui se situent avant les années 80 .

Cela nous attire autant,  car cela nous ramène à des époques où nous pensons que tout était plus doux, plus affectif , plus léger, plus sensuel aussi .Le vintage en fait , c’est une atmosphère , un mode vie

C’est aussi , dans une époque qui , dans bien des domaines fait du surplace une ouverture à une joyeuse inventivité , une nostalgie  qui fait du bien.

Ce fameux « c’était mieux avant »  est un leurre , bien sûr , mais malgré tout pour les plus jeunes , une vraie découverte

Jusqu’à  maintenant les nouveautés en matière de design, musique, mode architecture  changeaient ou les 2O ans .

Aujourd’hui plus rien de vraiment nouveau.

Mais depuis les années 90 seules les nouvelles technologies ont innové et envahie  petit à petit notre vie

Que se passe t il ?

En fait « notre capacité à  accueillir le changement perpétuel est limitée.. nous somme saturés .. au moment où de grands évènements violents, la crise , l’émergence de  la Chine, nous perturbent  et transforment nos vies et nos rêves, nous nous cramponnons comme jamais, aux styles de cultures qui nous sont familiers . »

Paradoxalement nous sommes  de plus en plus nombreux à  consacrer dut temps et de l’énergie à  notre style personnel.

Le bon goût c’est tendance, et se démarquer devient un challenge.

« Regardez le succès de Mad men il n’est pas dû aux seuls  personnages ou scénari mais bien aux décors inspirés, au design et aux costumes qui fétichisent les années 60.

C’est le besoin d ‘être rassuré  en ces temps perturbés et perturbant qui donne au vintage toute son attractivité »(1)

 

C’est  le  très beau livre « Vintage passion » de Laurent Journo  créateur du salon du vintage et Sandrine Alouf designer qui nous replonge dans tout cela thème par thème, époque par époque

 

S’habiller vintage  c’est tout un programme

Vive les fripes où tout  est source d’évolution, car « chaque tenue étudiée et élaborée raconte une histoire »

« retrouver la classe de sa grand mère, dénicher une pièce rarissime ou ressembler à une icône passée, tout est bon pour raviver cette belle nostalgie. » (2)

Comment ne pas rêver du vichy de BB ou des robes noires assorties d’improbables chapeaux ,d’Audrey Hepburn ?

Comment ne pas vouloir  (re)découvrir voir adopter   la féminité des premiers modèles de Dior Saint Laurent,  ?  et  de  Pierre Cardin , visionnaire  ou Courrèges et la mini

Et le jean sur Marilyn ? culte non ?

Sans oublier la lingerie  – Merci Rosy et les opulentes Italiennes- dont s’inspire de nos jours des créatrices comme Fifi Chachnil.
1950 – le mythe  Audrey Hepburn : la beauté et la classe à l’état pur

1960 , le jean universel, intemporel. Les chanteurs lancent la mode, et les médias , féminins pour la plupart la relaient

1970  est disco et boule à  facettes

1980  video  et clips à gogo

1990  retour du noir  et blanc ,si graphique

Les accessoires –colliers, sacs, chaussures-suivent, en un beau chapitre  qui y  est consacré

La maison , décrite comme le cœur de la société sera durant ces décennies l’objet de multiples innovations

Formica, plastiques, design ont révolutionnées des générations.

Pour se cultiver radio , tv et presse se développent  à vitesse grand V.

«  La télévision réunit  alors la famille autour d’émissions culte »

« Le cinéma qui se débride et le son hier, tellement  plus sensuel que celui  d‘aujourd’hui portant plus parfait »

La pub prend son essor slogans à l’appui

Qui  a oublié la Mère Denis, le géant de Mr propre

 

170 pages de pur bonheur coloré, vif, précieux,

 

Quand le passé est présent , pour notre plus grand plaisir

 

 

(1)         courrier international N° 1136 -Vanity  Fair New York

(2)         Vintage Passion paru chez La Matinière

Pour faire durer le plaisir

Salon du  vintage  du 28 au  30  septembre

A l’espace des blancs manteaux Paris 4e

 

Fabienne Prevot

 

La radio indépendante étudiante fait sa rentrée lundi, en même temps que votre retour sur les bancs de la fac ! Ecoutez-là sur les ondes de 17h30 à 5h30, ou sur leur site internet en continu !

Entre projets créatifs, davantage de sessions acoustiques et des émissions musicales à gogo, Radio Campus Paris accompagne les étudiants pour l’année universitaire 2012/2013.

Branché sur la radio, vous serez au courant des initiatives culturelles, des nouvelles créations étudiantes, des bons plans…et peut-être même aurez-vous envie de proposer des projets, de donner des idées…

Côté musique, la programmation reste variée et innovante.

A écouter sur 93.9 FM, ou sur http://www.radiocampusparis.org

 

Le directeur artistique de la Maison de la Culture à Stockholm (équivalent de notre centre Pompidou parisien), le rappeur Behrang Miri, propose de retirer tous les albums de Tintin des rayons jeunesse de la bibliothèque. Une décision radicale qui a vite fait parler !

Tintin au pays de l’Or Noir, Tintin et le Lotus Bleu, Tintin et l’Oreille Cassée…Autant d’albums mondialement lus et souvent critiqués. On reproche souvent aux aventures du petit Tintin d’être bourrées de stéréotypes, d’être un poil racistes, et de mettre en avant la colonisation.

Tintin au Congo est souvent au coeur des critiques, présentant un Tintin sauveur blanc au milieu de tribus africaines peu instruites et tournées en dérision.

La volonté de censurer Tintin par ce rappeur est particulièrement radicale, et a fait rapidement réagir les suédois. Le Dagens Nyheter, journal qui avait publié l’interview du rappeur Behrang Miri, a organisé un sondage auprès de ses lecteurs : une majorité écrasante (85%) ne souhaite pas voir Tintin disparaître des rayons de la Maison de la Culture suédoise.

Le rappeur a expliqué qu’il souhaiter «soulever un débat sur la question de la discrimination» en Suède.

Le Lunch Beat, vous connaissez ? Plutôt que de manger un sandwich en déprimant devant votre pc, profitez de votre pause déjeuner pour faire la fête ! Les Suédois, forts de ce principe, ont donc inventé le Lunch Beat : une heure où l’on se rassemble, on grignote et (surtout) on danse. 

L’institut Suédois de Paris vous ouvre ses portes le 11 octobre entre 13 et 14 heures pour votre premier déjeuner rythmé !

Le tarif pour cette heure de détente absolue ? 7 euros, avec sandwich, eau et programmation musicale de pointe. Evidemment, ne vous rendez-pas à ce Lunch Beat si vous êtes fatigués ou malades…car le principe de cette heure à la suédoise, c’est de se déchaîner sur le dancefloor !

L’Institut Suédois ne pouvant pas accueillir le tout Paris, il vous faudra réserver rapidement ici pour espérer avoir une place.

Avant de vous lancer dans l’aventure, consultez le « manifeste » du Lunch Beat .

Et pour en savoir plus :

http://www.lunchbeat.org/

Site de l’Institut Suédois , 11 rue Payenne, Paris 3ème.

 

 

 

 

 

 

 

 

La cérémonie qui s’est tenue à Los Angeles est la plus prestigieuse pour le microcosme de la télévision américaine. Alors que le public s’attendait à un cinquième triomphe de la série dramatique Mad Men, c’est finalement la fiction Homeland qui a raflé la mise.

C’est un sujet lourd et plus qu’évocateur pour les américains qui a fait l’unanimité auprès des membres de l’Académie des Arts et Sciences du cinéma. Le terrorisme, l’espionnage, la guerre en Irak, les pertes de soldats : Homeland traite de sujets qui touchent de plein fouet l’Amérique de l’après 2001.

Alors que la seconde saison de la série commencera le mois prochain outre-atlantique, les acteurs sont déjà récompensés. Claire Danes et Damian Lewis, les têtes d’affiches, décrochent chacun un trophée d’interprétation dans une série dramatique. La série a elle remporté le prix de la meilleure série dramatique.

En France, la série est diffusée sur Canal+ depuis une dizaine de jour, et fascine déjà de nombreux téléspectateurs. Homeland effectue donc une entrée fracassante dans le monde parfois cruel de la fiction télévisuelle américaine. Souhaitons à cette production d’avoir une durée de vie plus longue que nombre de ses concurrentes.

 

 

Pour le palmarès total des Emmy Awards 2012 (et travailler son anglais au passage) : on clique ici !

 

 

 

Après douze années, le projet du cinéaste français voit enfin le jour. La Cité du Cinéma, qui à l’ambition de devenir dans le futur un Hollywood sauce Frenchie, ouvre ses portes aujourd’hui à Saint-Denis.

« La France a le premier cinéma d’Europe, mais c’était aussi le seul pays européen où il n’y avait pas d’infrastructures pour accueillir la production de films  » s’exclamait aujourd’hui à l’Agence France Presse (AFP) Christophe Lambert, le directeur général d’Europacorp. Un comble et un non-sens, que la création de la Cité du cinéma vient corriger.

Avec ses neuf plateaux de tournage et son école de cinéma gratuite, le projet de Luc Besson apporte une dynamique au septième art français. Le 1er octobre, une soixantaine d’étudiants, sans conditions de diplômes ni de ressources, pourra passer les portes de la Cité et étudier le cinéma dans des conditions optimales.

Des tournages sont déjà en cours : on peut croiser dans les couloirs de cet Hollywood-sur-seine le grand Robert de Niro, Michel Pfeiffer ou Tommy Lee Jones qui travaillent ensemble sur Malavita.

Afin de célébrer la naissance de ce futur haut lieu du septième art, un dîner privé rassemblera ce soir les stars américaines citées plus haut, ainsi que des grandes pointures françaises : Sophie Marceau, Jean Dujardin, Jamel Debbouze…

Pour découvrir le bâtiment, hâtez-vous samedi à Saint-Denis pour profiter d’une journée exceptionnelle de visite !

En savoir plus ?

Cité du cinéma- 20, rue Ampère – 93200 Saint-Denis.

Site de l’Ecole de la Cité du Cinéma.

 

Mercredi, jour de sorties ! Voici les principaux films de la semaine.

Le blockbuster américain : 

Jason Bourne, l’héritage. Film de Tony Gilroy, 2h16. Têtes d’affiches : Jeremy Renner, Edward Norton, Rachel Weisz.

Le film fait suite aux trois premiers films mettant en scène l’agent tueur Jason Bourne (incarné par Matt Damon). Jason était le cobaye de la société « Treadstone », qui avait de nombreuses ramifications, dont la branche « Outcom ». Les six agents de cette nouvelle branche doivent absolument être éliminés, dont Aaron Cross (Jeremy Renner) …

Le film français de la semaine :

Les saveurs du palais. Film de Christian Vincent, 1h35. Têtes d’affiches : Catherine Frot, Jean D’Ormesson,Hippolyte Girardot.

Une cuisinière périgourdine se voit nommer responsable des repas de l’Elysée par le président de la République. Cette nomination fera naître de nombreuses jalousies…Confrontée à de nombreux écueils, la cuisinière Hortense parviendra-t-elle à s’imposer dans ce milieu difficile ?

La surprise de la semaine : 

Robot and Franck. Film de Jake Schreier, 1h25. Têtes d’affiches : Liv Tyler, Susan Sarandon, Peter Sarsgaard.

Un vieil homme solitaire se voit offrir un robot pour lui tenir compagnie. De vraies relations vont se nouer entre l’homme et la machine. Une fable futuriste attendrissante.

N’hésitez pas à partager vos impressions sur ces films (ou d’autres bien sûr ! )

Bonnes séances à tous !

Du 14 au 16 septembre, La Courneuve accueille la fête de l’humanité pour sa 52ème édition ! Manifestation sociale et culturelle, elle ouvre ses portes aux fans de musique comme aux militants politiques. Quel programme pour cette édition 2012 ?

Côté têtes d’affiche :  Aujourd’hui, vendredi 14 septembre,  vous pourrez aller applaudir sur scène les groupes Shaka Ponk, BB Brunes (dont vous retrouverez bientôt une interview dans CampusMag) et les majestueux New Order.

Patti Smith, Bénabar et Peter Doherty régaleront les festivaliers présents samedi 15.

Il faudra être présent à La Courneuve le dimanche 16 pour pouvoir écouter le grand Hubert-Félix Thiéfaine. 

…Et les artistes moins médiatiques ? : ils seront nombreux, comme chaque année ! Rendez-vous sur le site de la Fête de l’Huma pour avoir tout le programme en détail : fete.humanite.fr/?-Concerts-

Côté politique…  : pour cette édition, le secrétaire national du Parti Communiste Français (PCF) Pierre Laurent sera présent samedi.  Najat Vallaud-Belkacem (ministre des Droits des femmes et Porte-parole du gouvernement) et Vincent Peillon (ministre de l’Education Nationale) seront également sur place.

Le dimanche 16,  l’Huma organise une réunion de soutien aux Pussy Riots, emprisonnées en Russie pour avoir « blasphémé ». ( Pour rappel, ce groupe de chanteuses avait entonné une prière anti-Poutine dans une église.)

——–

L’entrée est gratuite pour les moins de 15 ans. Prix du billet 3 jours : 20€.

 

Tous au cinéma ! En ce mercredi 12 septembre, nous vous proposons trois films :

– Camille Redouble, de Noémie Lvovsky, avec (entres autres) Denis Podalydès, Yolande Moreau ou encore Mathieu Amalric. Cette comédie d’1h55 est l’histoire de Camille, quadragénaire fraichement plaquée, qui se trouve brusquement replongée à l’époque de ses 16 ans. Comment revivra-t-elle une histoire d’amour dont elle connaît déjà les tenants et une partie des aboutissants ?

LOL USA, de Lisa Azuelos, avec Demi Moore, Milzy Cyrus et Ashley Greene. Un casting très VIP pour cette adaptation du succès du film sorti en France en 2008. Les rapports entre la jeune Lola et sa mère Anne se tendent le jour où cette dernière lit le journal intime de sa fille… Le film retrace les rapports, parfois difficiles et parfois tendres, entre les ados et leurs parents.

Des hommes sans Loi, de John Hillcoat, avec Shia LaBeouf, Gary Oldman, Mia Wasikowska…Ce film d’1h55, interdit aux moins de 12 ans (n’y amenez pas votre petit frère !), raconte le parcours de trois frères trafiquants d’alcool qui essayent de tracer leur destinée dans les années trente.

Quels films comptez-vous voir ? N’hésitez pas à partager vos opinions, coups de coeur ou déceptions ! Bon visionnage à tous !

 

Les autres sorties : 

Voisins du troisième type, une comédie américaine de Akiva Schaffer avec entres autres Ben Stiller.

Ombline, drame français de Stéphane Cazès, avec en tête d’affiche Mélanie Thierry.

The We and the I, de Michel Gondry, entre drame et comédie.

Ce que le jour doit à la nuit, drame français d’Alexandre Arcady avec Nora Arnezeder.

 

Début de scandale dans le monde de la musique, et du rock en particulier. Le trio Muse se retrouve accusé de violation des droits d’auteur par Charles Bolfrass, un auteur et parolier américain.

L’album « The Resistance » du power trio britannique avait déjà fait parler à sa sortie en 2009. Les fans de la première heure ne reconnaissaient plus le groupe des débuts dans une musique de plus en plus electro et « grand public ». Mais le mini-opéra « Exogenesis Symphony », divisé en 3 pistes, avait été reconnu original et innovant.

Tout bascule il y a une semaine : le songwriter américain Charles Bolfrass a déposé plainte à Manhattan contre le groupe de Matthew Bellamy pour violation des droits d’auteur.

L’auteur a expliqué avoir proposé aux rockeurs britanniques un projet d’opéra-rock-spatial en 2005 ; les Anglais n’auraient pas souhaité collaborer avec l’auteur américain. Seulement, les trois pistes de l’ « Exogenesis Symphony » parues sur l’album « The Resistance » seraient très largement inspirées de ce que Bolfrass avait composé et proposé au trio.

Pire, il accuse aussi les rockeurs d’avoir utilisé pour la pochette de leur CD (image ci-contre) un visuel qui faisait partie du storyboard de son projet d’opéra. Enfin, notons que la thématique traitée par Matt Bellamy, Dominic Howard et Chris Wolstenholme était très proche de celle développée dans le projet de Bolfrass (à savoir la fin du monde et la colonisation d’autres planètes par les humains).

Le songwriter a décidé d’attaquer en justice le groupe, mais également sa maison de disque, la puissante Warner.

 

Pour réécouter l’oeuvre en question : 

http://www.youtube.com/watch?v=YEH98_Ha2aA&feature=related (« Exogenesis Symphony », Muse.)

 

Retour de vacances, et retour à la réalité avec la rentrée qui approche. Accordez vous un peu de bon temps, et branchez  vos télés. De nouvelles séries débarquent sur vos écrans, de quoi assurer le divertissement. 

Sur CANAL + : Homeland 

Adaptée d’une série israélienne, c’est la série de la rentrée. L’histoire, Nick Brody, soldat emprisonné par Al-Quaïda pendant des années, est libéré et devient un héros national aux USA. Carrie, jeune agent de la CIA va très vite avoir des doutes sur le héros relâché.

Cette série met en lumière les grandes phobies liées au terrorisme,en mixant la peur de l’autre et la paranoïa. Une série thriller désarmante.

A voir dés le 13 septembre 

Sur TF1, FRINGE

Déjà diffusée sur la première chaine, Fringe est la série spéciale geeks. A la rentrée découvrez la 4ème saison de cette série à part dans laquelle une section du FBI basée à Boston a recours aux sciences marginales pour enquêter sur des phénomènes étranges et inexpliqués à travers le pays. Si vous étiez fans de X-Files, vous adorerez Fringe.

Les précédentes saisons sont disponibles en DVD, mais aussi sur les plateformes  VOD.

A partir du 22 août 

Sur TF6, Falling Skies 

On reste dans le fantastique et dans le surnaturel avec cette série qui nous vient des Etats Unis. Produite par Steven Spielberg, il est encore une fois question d’extraterrestres. Six mois après l’invasion de la terre par des extraterrestres, une troupe de survivants s’organise pour contrer les envahisseurs. On y retrouve Noah Wyle (ancien docteur Carter dans Urgences) dans le rôle du personnage principal.

Dés le 4 septembre 

Sur Arte , The spiral 

Un concept original et novateur pour cette série suédoise, dans laquelle des artistes dénoncent le business de l’art en dérobant six toiles de maître dans six ville d’Europe. En parallèle, cette série diffusée simultanément dans 9 pays différents fait naitre sur internet, une plateforme de jeu et de création participative. Le 21 août, le site thespiral.eu lancera une véritable communauté internationale autour d’une intrigue policière concernant le vol simultané de six grands tableaux dans six musées européens. (Avec un dénouement prévu fin septembre)

A découvrir à partir du 3 septembre

 

Septembre marque aussi la rentrée littéraire. Les rayons des librairies vont se remplir de nouveautés á lire et á apprecier.

Romans et nouvelles français, mais aussi étrangers, c’est le moment de refaire notre bibliothéque.

646, c’est le nombre d’oeuvres attendues pour cette nouvelle rentrée. Un chiffre un peu moins important que l’année derniére face au secteur de l’edition qui tente tant bien que mal de contrer la crise.

Quels sont les romans les plus attendus qu’il faudra courir acheter ? Avis á tous les étudiants amateurs de bonne lecture.

La Jouissance, Florian Zeller :  un roman qui met en lumière les désilluions d’un couple aprés la naissance de leur premier enfant

Les lisiéres, Olivier Adam : l’auteur y fait faire le point á son personnage principal, une remise en question réaliste sur tous ces apscets de la vie lors d’un périple dans sa banlieue natale

OH…, Philippe Djian : une héroïne voit son monde qui tourne mal et s’enfonce dans un mécanisme fait de sexe et de morbide

Barbe bleue,Amélie Nothomb : nous n’en savons pas plus á part que le colocataire est la femme idéale, á vous de voir

L’amour sans le faire, Serge Joncour : des retrouvailles le temps d’ un été, un passé douloureux, une rencontre faite de réciprocité, un semblant de nouvelle vie pour les personnages rongés de ce roman

Une place á prendre, J-K Rowling : L’auteur d’Harry Potter, revient avec un roman pour adulte teinté d’humour noir, dans lequel mensonges, révélations seront au rendez-vous á la suite de la disparition d’un important notable d’une petite ville anglaise

Snuff, Chuck Palahniuk : l’auteur de Fight club sort son dixiéme roman fait de pornographie

 

 

 


Comédie dramatique américaine de Azazel Jacobs,
avec Jacob Wysocki, John C. Reilly, Bridger Zadina…

Terri est un jeune homme en surpoids, élevé par son oncle. Considéré comme différent par les élèves de l’école, il est rejeté. Ne faisant plus semblant, il vit sa vie comme il le peut. Après plusieurs expulsions de classe, il est convoqué par le directeur. Ce dernier lui offre alors un marché : venir parler avec lui une fois par semaine. De leurs échanges verbaux naîtra une reconstruction… des deux protagonistes.

Présenté dans de très nombreux festivals (Deauville, Sundance, Independant spirit award, Locarno…) Terri nous bouleverse. Ici, personne n’est parfait et c’est tant mieux… les protagonistes apprendront à grandir malgré les épreuves. Une nouvelle vision de la vie apparaîtra peu à peu : ce n’est pas grave de dire « j’ai eu tort » et ce n’est une faiblesse que de s’avouer faible.

En présentant cette rencontre entre l’ado et le directeur avec compassion, le réalisateur présente la jeunesse avec un oeil nouveau. Touchant, amusant, instructif… malgré quelques longueurs sur la fin, le film séduit. Tous les parents devraient le voir !

Actuellement en salles.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Y7zcF15Zsuo[/youtube]

 

 


Drame historique américain de Hugh Hudson
avec Ben Cross, Ian Charleson, Nicholas Farrell… 

(Re)découvrez ce classique aux 4 Oscars dont celui du meilleur film et bien sûr de la meilleure Bande-Originale (inoubliable composition de Vangelis)…!

En cette période de Jeux-Olympiques, plongez dans l’épopée incroyable de Harold Abrahams et Eric Liddell concourant tous deux aux J.O. de Paris en 1924… chacun pour défendre leur foi et honorer leurs idéaux.

Dans cette édition collector limitée retrouvez le long-métrage remasterisé haute définition (en blu-ray et en dvd), accompagné d’un livret autour du film ainsi que de nombreux bonus revenant sur ce monument cinématographique :

– Commentaire du réalisateur
– Piste musicale séparée
– Paris 1924 : la naissance des J.O. modernes
– David Puttnam : un champion de cinéma
– Hugh Hudson : sa carrière et son héritage
– Retrouvailles autour du film
– 7 scènes additionnelles
– Le Making-of
– Bande-annonce

Coffret mythique disponible chez FPE.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ueXiSnEUQW8[/youtube]

 

50 ans après le décès controversé de la star, deux coffrets inédits sont proposés par la Fox. 

Sept de ses plus grands films, remasterisés en haute définition, sont disponibles dans un coffret Blu-ray :

Les Hommes préfèrent les blondes (1953)
Comment épouser un millionnaire (1953)
Rivière sans retour (1954)
La Joyeuse parade (1954)
Sept ans de réflexion (1955)
Certains l’aiment chaud (1959)
Les Désaxés (1960)

Que ce soit avec Sept ans de réflexion ou Certains l’aiment chaud, pour lequel elle obtient le Golden Globe de la Meilleure Actrice dans un film musical ou une comédie en 1959, Marilyn a toujours connu le succès. L’année de sa mort, le 5 mai 1962, la presse étrangère lui décerne pour la seconde fois le Prix de la star mondiale du cinéma.

Egalement disponible, le coffret 17 dvd, contenant les films :

– 5 mariages à l’essai
– Arrêt d’autobus
– Certains l’aiment chaud
– Chéri divorçons
– Chérie, je me sens rajeunir
– Comment épouser un millionnaire
– Eve
– Joyeuse parade
– Le Milliardaire
– Les Désaxés
– Les hommes préfèrent les blondes
– Niagara
– Nid d’amour
– Rendez-moi ma femme
– Rivière sans retour
– Sept ans de réflexion
– Troublez-moi ce soir

Depuis son décès, Marilyn continue d’être une personnalité fascinante. En témoignent le nombre de documentaires (une vingtaine se sont focalisés sur la star), de biographies (au moins une cinquantaine) et de Une dans les magazines (pas moins de 140 au total dans le monde). Marilyn est et reste ainsi une référence en art. On se souvient notamment des sérigraphies d’Andy Warhol de son visage…
Actuellement chez FPE.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=OgdhlP31kiU&feature=related[/youtube]

 

Réalisé par Sean Durkin avec Elizabeth Olsen, John Hawkes, Sarah Paulson

Une jeune fille parvient à s’échapper d’une secte. Désemparée et sans un sous, elle contacte sa soeur qui l’hébergera. N’osant expliquer l’indicible, la guérison sera longue et tortueuse…. Si guérison il y a.

Abordant un sujet encore jamais vu au cinéma,  Martha Marcy May Marlene prend aux tripes. Sans juger les victimes, il prend le temps de nous plonger dans cet enfer psychologique aux allures de paradis terrestre. Si les apparences d’une secte peuvent être idylliques -ici de jeunes gens ayant choisis leurs conditions de vie partagent le même toit- la réalité est bien plus perverse. L’homme à la tête de l’établissement enferme petit à petit ses victimes, souvent en détresse familiale. Cet homme extérieurement très lisse, en réalité enferme, viole et tue. La libération physique ne permet pas automatiquement une libération psychologique et la menace règne à chaque coin de rue.

Un film coup de poing sur un univers secret… On en sort sonné.
Pour son premier rôle dans un long-métrage, Elizabeth Olsen bouleverse. A découvrir.

(Prix de la mise en scène au Festival de Sundance 2011 et Prix regard jeune Festival de Cannes 2011)

Bonus blu-ray : le Blu-ray et le DVD du film; Court métrage de Sean Durkin : « Mary Last Seen »; Plein feux sur Elizabeth Olsen; Making-Of; Entretien avec les cinéastes; Le fonctionnement psychologique d’une secte; Clip vidéo; Bande-annonce. Disponible actuellement chez FPE.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=BSulfueUCuk[/youtube]

Film de science-fiction américain de Josh Trank,
avec Dane DeHaan, Alex Russel, Michael B. Jordan…

Trois ados que tout séparent se rapprocheront grâce à un terrible secret : suite à la découverte d’une entité apparemment extra-terrestre, ils sont dotés de super-pouvoirs.
La force de leur esprit va en grandissant et les jeunes découvrent, émerveillés, l’étendue de leurs capacités. Mais qui dit grand potentiel dit grande responsabilité… Et pas sûrs que les trois compères soient hyper responsables.

Tourné en found-footage (mode téléphone portable), Chronicle a su intelligemment varier la forme (utilisant chaque caméra témoin) pour que le fond tienne la route. Les aventures des étudiants est assez entraînante, voire intéressante. La grande scène finale parvient même à pallier l’essoufflement du film. Une agréable surprise qui peut faire réfléchir sur les capacités humaines et ses limites.

Bonus : Pré-visualisation; Test Caméra; Bande-annonce
Actuellement disponible chez FPE

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Fy6PWx36Uz4[/youtube]

 

 

Comédie d’action américaine de Mc G
avec Reese Witherspoon, Chris Pine, Tom Hardy…

Lorsque deux agents très spéciaux tombent amoureux de la même femme, toutes les techniques d’espionnages possibles vont être de mise pour remporter le trophée féminin.
Coups bas, micros, caméras… C’est parti pour deux heures de rire et d’actions !
Film idéal pour une soirée entre amis !

Reese Witherspoon nous raconte comment dans la vie, l’amour et ‘Target’, tout est juste et équilibré.

QUESTION: Nous aurions dû nous en douter. Reese Witherspoon, star d’un film d’action! C’est super de vous voir jouer ce genre de film. C’est vraiment vous derrière le volant lors de la dernière course poursuite en voiture ?

REESE WITHERSPOON: [RIRES] Depuis un moment, j’ai tendance à faire pas mal de cascades. J’en ai fait un certain nombre sur De l’eau pour les Eléphants. C’était l’année de la cascade. Maintenant je vais faire une pause parce que je suis un peu sujette aux accidents. [SOURIRES] Mais c’était génial. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à travailler avec McG (le réalisateur) qui est toujours amusant et drôle. Il était très ouvert aux suggestions des acteurs et à l’improvisation, en ce sens, on s’est vraiment bien amusé. J’étais en plus très intéressée par la relation qui existait dans le scénario entre le personnage de Chelsea Handler et le mien. Nous sommes de très bonnes amies. J’aimais l’idée que nous puissions explorer ensemble les relations amoureuses avec les hommes, et ces deux femmes prennent soin l’une de l’autre, elle se soutiennent et se donnent des conseils. Nous nous sauvons en quelque sorte. C’est un aspect très intéressant du film.

QUESTION: Dans Target, une grande partie de l’amusement vient du fait que vous êtes au centre d’une guerre entre deux hommes qui vous voient tous deux comme l’objet de leur affection.

WITHERSPOON: C’est un grand fantasme pour une femme que d’avoir deux hommes qui se battent pour elle. Il n’y a pas de meilleure façon de le dire. C’est un concept relativement nouveau pour les femmes qu’elles puissent avoir le contrôle et être capables de choisir autant d’aspects différents dans leur vie. Nous sommes les bébés du mouvement de l’égalité des droits, de sorte que nous ressentons les avantages de la liberté de choix dans des domaines très différents. Dans tout ce qu’elles traversent, faire des enfants toutes seules, faire une grande carrière, diriger des entreprises ou des studios, les options des femmes sont différentes à présent et elles peuvent même choisir leurs partenaires.

QUESTION: Pourtant, nous devons encore comprendre les mystères d’une relation réussie. Pourquoi le public continue-t-il d’être attiré par ce genre d’histoire ?

WITHERSPOON: Les gens ont un espoir infini en l’amour et c’est formidable. Cela fait partie de la nature humaine. C’est ce qui vous réveille le matin. C’est ce qui vous fait avancer. Il y a toujours la possibilité qu’il y ait quelque chose de bien qui vous arrive. J’ai toujours pensé que nous n’aimions pas en vain. Toutes les sortes de relations ou d’amitiés que vous avez dans votre vie n’arrivent pas par hasard et contribuent à constituer votre âme. Ca en fait partie. Nous nous sentons plein d’espoir. Il y a cette forme d’espoir réel dans le film.

QUESTION: Le film pose un problème moral difficile en cette période confuse et conservatrice. Est-ce vraiment une bonne idée de choisir entre deux hommes en les départageant sur le plan sexuel ?

WITHERSPOON: [RIRES] La genèse de cette rencontre en ligne c’est qu’elle a le cœur brisé. Elle a été sérieusement trahie par son dernier petit ami et elle se sent complètement détruite et je pense que tout le monde sur cette planète a déjà vécu cela, enfin c’est ce que j’ai fini par comprendre. Elle est méfiante vis-à-vis de n’importe quel type de relations. Elle est terrifiée à l’idée de quitter la maison et d’avoir une nouvelle fois le cœur brisé. Ca lui demande une certaine dose de courage. Quand nous nous sommes posés la question de savoir si elle allait ou non coucher avec ces hommes, ce fut très difficile. Dehors c’est un monde tout à fait différent. La première fois que je me suis mariée j’avais 22 ans et je suis à nouveau mariée. Je n’ai pas une énorme connaissance des relations, donc je me suis renseignée auprès de mes amis célibataires. J’ai parlé avec d’autres personnes qui travaillaient sur le film et je pense que nous sommes arrivés à un bon équilibre de ce qui est parfois excessif dans une nouvelle relation. Vous voyez à quel point elle peut être torturée par cela, aussi, ce qui est chouette. Elle est folle de ces deux mecs, elle ne sait pas si elle doit coucher avec eux, tout ce genre de choses.

QUESTION: Etes-vous comme Lauren, une femme qui peut prendre des décisions impérieuses ?

WITHERSPOON: Une des choses intéressantes que nous avons trouvé en construisant ce personnage, c’est que c’est une femme qui prend toujours la bonne décision. Elle a un métier du style ‘test achat’ et elle doit toujours évaluer les produits et les choses. Je pensais que ça serait vraiment drôle pour le film que cette femme de décision soit totalement paralysée par ce choix, c’était une belle opportunité. Je suis une personne qui prend des décisions quand il faut le faire. Si on me donne l’occasion de ruminer les choses, je vais finir par tourner en rond, mais si quelqu’un me dit de faire un choix, je peux le faire très rapidement.

QUESTION: Nous ne devrions vivre que le genre de rendez-vous que vous avez avec Chris Pine et Tom Hardy à l’écran. Avez-vous le souvenir d’un rendez-vous mémorable ?

WITHERSPOON: J’ai eu des rendez-vous formidables dans ma vie. J’ai eu beaucoup de chance. J’ai vécu notamment un anniversaire incroyable où quelqu’un a organisé une chasse au trésor pour moi. J’ai dû aller dans toute la ville. C’était vraiment original.

QUESTION: Après avoir atteint un tel sommet dans votre carrière en remportant un Oscar pour Walk the Line, êtes-vous davantage préoccupée par la perception qu’on pourrait avoir de vos choix de carrière? Vous verra-t-on dans d’autres genres de film ?

WITHERSPOON: Je ne pense pas qu’il s’agisse de créer une sorte d’héritage dans une carrière. Ce sont juste des choses que je lie entre elles. Je pense plus à ma vie à présent ; je me suis rapprochée de mes racines, de ma culture et de mon héritage. J’en suis presque à vouloir rentrer un peu chez moi et raconter plus d’histoires avec un point de vue du Sud. Il y a tellement de chagrin et de joie à la fois dans cet environnement. J’ai adoré La couleur des sentiments. C’est un film vraiment inspirant et qui m’est allé droit au cœur parce qu’il se passe vraiment dans la région d’où je viens. Je suis impatiente de tourner dans ce genre de films.

QUESTION: La perception fait tout à Hollywood, particulièrement quand une star atteint un certain niveau de succès. N’avez-vous pas peur que certains risques de carrière ne soient pas payants au box-office ?

WITHERSPOON: C’est difficile parce que les médias se focalisent sur le box-office. Ce qui me semble important c’est de savoir si le film est bon ou pas. Si les gens veulent voir des bons films, l’environnement dans lequel ils les voient n’a aucune importance. Qu’ils les voient en DVD ou au cinéma, les films ont de très longues vies. C’est ce que j’ai constaté en passant des années dans cette industrie et en voyageant à travers le monde, les films touchent le cœur des gens. C’est important pour moi d’avoir une forme de dignité dans la manière de raconter les histoires. J’aime mon métier. Je vis une période formidable. J’arrive à créer des personnages, je joue des personnages qui ont existé et j’honore leur mémoire. C’est un honneur et une joie.

QUESTION: Ce qui est beau dans ce genre de rôle à contre emploi c’est qu’il révèle quelque chose de surprenant sur l’acteur. Quel est d’après vous la plus grande méprise à votre propos?

WITHERSPOON: Parfois les gens estiment qu’ils savent qui je suis et de quoi je suis capable. Je suis capable de jouer des comédies. Je suis capable de jouer dans des drames. Je suis dans une bonne position. Chaque opportunité, chaque film que je tourne est à chaque fois une occasion de se faire de nouveaux amis et d’avoir de nouvelles expériences. On ne m’a jamais mis d’étiquettes, ce qui est vraiment agréable.

QUESTION: Maintenant que vous avez un film d’action dans votre répertoire, quel est pour vous le plus grand défi, mener une carrière à succès ou mener une vie de famille?

WITHERSPOON: Mes enfants sont en quelque sorte habitués à ma vie, mais, est-ce que j’aimerais pouvoir me dédoubler? Oui ! Est-ce que j’aimerais pouvoir m’occuper des petites choses du quotidien ? Est-ce que j’ai toujours à l’esprit toutes ces choses qui passent à travers les mailles du filet, tous ces cadeaux que j’aurais pu faire, toutes ces lettres personnelles que j’aurais pu écrire ? Ouais. Mais je suis du bon côté de la barrière, donc je suis heureuse. C’est agréable d’avoir une vie pleine et de regarder mes enfants grandir et se développer. C’est une chose merveilleuse.

Bonus Blu-Ray :Version longue inédite du film; DVD et la copie digitale du film; Fins alternatives; Scènes inédites; Commentaires audio.
Disponible aujourd’hui chez FPE.

 [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=pxqo_Hl2ghU[/youtube]

 

La formation dont est issue Gwen Stefani, No Doubt, qui avait laissé de côté l’aventure en groupe, pour la carrière en solo de la chanteuse, réapparait dans l’univers musical, avec un nouvel album prévu pour septembre. 

Le groupe formé en 1986, aux succès retentissants comme  » Don’t speak » ou bien encore « Just a  girl « , s’était temporairement séparé pour que Gwen Stefani assouvisse ses désirs de chanson en solo.

La blonde Stefani avait malgré tout, toujours évoqué, une envie de continuer de travailler avec le groupe dont elle était la leader.

C’est maintenant chose faite, puisque le groupe travaille depuis plusieurs mois à la sortie de leur nouvel album que le public pourra découvrir si tout se passe bien à la rentrée.

En 2009, les membres s’étaient déjà retrouvés le temps d’une tournée, pour se remémorer le plaisir de bons moments passés ensemble.

Après des dizaines d’images diffusées sur le net de leur enregistrement en studio, de bouts de vidéo nous montrant le groupe à nouveau au travail, le premier extrait de cet album come back, nous replonge dans notre passé d’adolescent, avec la même énergie débordante et euphorisante qui caractérisait déjà le groupe à l’époque.

On reprend les mêmes et on recommence.

Découvrez  » Settle down » premier morceau de l’album à venir

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Pb_zZ3xItPI[/youtube]

 

Comédie dramatique belge de Geoffrey Enthoven
avec Robrecht Vanden Thoren, Johan Heldenbergh, Gilles De Schrijverplus

Trois jeunes amis handicapés décident de partir en road-trip dans un seul but : perdre leur virginité dans une maison close espagnole spécialisée…

L’idée, inspirée d’une histoire vraie, est brillante. Le film est un anti-tabou : de l’adolescence en chaise roulante jusqu’à la sexualité souvent difficile des handicapés. L’heure est donc à la réflexion par l’humour. En passant du rire aux larmes, Hasta la vista nous offre une plongée dans le quotidien de ces jeunes plein de vie et d’espoir, malgré tout. Nous croisons également Claude, une femme forte renfermée sur elle même qui accompagne les trois amis… Au départ assez dure, elle s’ouvrira peu à peu face à l’humain.

Et si le bonheur commençait dans la tête ? Une belle leçon de vie, qui a reçu le Prix du public au Festival International du Film de comédie de l’Alpe d’Huez.

Bonus : Le palmarès de l’Alpe d’Huez ; Interview de Claude Lelouch ; Interview de Geoffrey Enthoven ; Interview de Gilles De Schryver ; Interview d’Isabelle De Hertogh ; Interview de Robrecht Vanden Thoren ; Bande-annonce.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Zypzlpt2f_E[/youtube]

La ville de la Rochelle attaque les festivités, en proposant pour la 28ème fois aux locaux et aux vacanciers, l’un des plus gros festivals référence de cet été. 

Le festival Francofolies qui a lieu tous les ans à la Rochelle, débute aujourd’hui.

Avec toujours la même volonté de mettre en avant des talents essentiellement francophones et français, pour ouvrir les festivités cette année, vous pourrez retrouver, Julien Doré, Imany, ou bien encore Benabar et le dj Martin Solveig.

Les amateurs de musiques électroniques, pourront savourer aujourd’hui, les sets de Housse de racket et de Stuck in the sound.

Du 11 au 15 juillet, ce n’est pas moins de 130 concerts qui seront proposés aux festivaliers, avec entre autre au programme, Charlie Winston, Catherine Ringer, Dionysos, ou bien encore Joey Starr, et Shaka Ponk.

Une petite nouveauté pour cette édition, les francos matinales, qui vous permettront de découvrir en toute intimité, des artistes dés 11h, au sein d’un nouveau lieu à part, le muséum d’histoire naturelle de la ville.

L’énigmatique et charismatique Camille y chantera a capella, et Emilie Loizeau y présentera en avant première, son nouvel album.

On en dit pas plus.

Cette année encore, les Francofolies,se veulent pleines de surprises. Il ne tient qu’à vous de réserver vos billets pour les découvrir.

 

Documentaire britannique de Rupert Murray
avec Mélanie Laurent (narration), Charles Clover…

Imaginez-vous la mer sans poissons ? Impossible, elle semble inépuisable…
Pourtant, c’est ce que nous et nos enfants risquons de voir d’ici 35 ans. Ce documentaire puissant aux images choc a pour objectif une prise de conscience collective urgente. En pleine période de sensibilisation sur le réchauffement climatique et les problèmes écologiques, il met en exergue les conséquences dramatiques de la pêche industrielle sur tout l’écosystème.

Le film dénonce la surexploitation des ressources maritimes, la destruction des fonds marins et les gouvernements qui ferment les yeux sur la pêche illégale.

Optant pour un parti pris indéniable sur la défense de la nature, le documentaire (bien rythmé et sans longueurs), appuie ses données chiffrées sur des images désolantes montrant la cruauté de l’homme.
On regrette cependant que la parole ne soit pas donnée aux accusés : politiciens, conglomérats et certains scientifiques. Il aurait été intéressant de savoir comment les entreprises et les gouvernements justifient le non-respect des quotas de pêche ou les mensonges quant aux chiffres déclarés par les pays asiatiques.

On aurait également aimé savoir si ces acteurs néfastes ont réellement conscience des menaces immédiates pesant sur la faune et la flore sous-marine.

« L’océan va mourir. Parce que l’homme est fou. »
Des espèces sont en voie d’extinction car l’industrie flottante vise à satisfaire une demande mondiale croissante de poisson. Il est temps pour chacun de nous de prendre conscience de la gravité des impacts de cette activité industrielle.

« L’information, c’est le pouvoir. »
Les politiques n’y changeront rien… Alors ce documentaire nous montre comment nous pouvons agir individuellement sur le devenir des populations de nos océans et devenir des consommateurs responsables avant d’atteindre le point de non retour. Il nous sensibilise surtout à propose des prochaines répercussions de l’espèce humaine sur notre planète.

A voir en famille et entre amis de toute urgence !

Pour faire changer les choses, il existe des solutions simples et directes pour le consommateur :

– Se renseigner sur le poisson acheté ou le restaurant fréquenté
(notamment grâce à www.fish2fork.com)
– Rejoindre la campagne pour les réserves marines protégées
sur www.bluemarinefoundation.com
– Faire pression sur les politiques pour demander une réforme adéquate de la PCP.

Film disponible en dvd.

Article rédigé par Jessica Pellé.
Crédit photo : © George Duffield / The Fish Film Company ltd

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=E29Ml5tQGpo[/youtube]

Drame américain de Jeff Nichols
avec  Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart…

Un homme est en proie à des visions apocalyptiques. Rêves prémonitoires ou psychose ?

La fin du film est frustrante, très frustrante.
Je vous préviens tout de suite mais on y reviendra.

Film indépendant qui brilla dans de nombreux festivals internationaux (Sundance, Cannes, Deauville…), Take shelter a effectivement de quoi séduire : une réalisation brillantissime, un jeu d’acteur époustouflant, une image et une intrigue hyper soignées… L’ensemble offre un spectacle hallucinant, à couper le souffle.

Malheureusement, au fur et à mesure que le film avance, on sent le happy end difficile : soit les visions s’avèrent correctes, soit le héros est vraiment fou. Dans l’un ou l’autre des cas, cela ne change pas grand-chose à la donne. Passée la contrariété du générique de fin (parce que le réalisateur arrive quand même à nous surprendre), on réfléchit un peu et on se pose des questions. On se demande si, finalement, le film ne parle pas aussi de l’amour, de la société, des américains, du couple et de la fin du monde. Bref on se dit que Take shelter est peut-être un grand film. Un grand film frustrant.

Bonus : Les coulisses des effets spéciaux racontés par Jeff Nichols; Les entretiens avec Jeff Nichols et Michael Shannon;  Les scènes coupées; Commentaires de Jeff Nichols et Michael Shannon; Making Of.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9q4a2ZrbNfU[/youtube]

Aujourd’hui mercredi, on retrouve sur les écrans, le nouveau film de Tim Burton, Dark Shadows.

L’histoire débute en 1752, la famille Collins s’exile avec leur fils Barnabas aux Etats-Unis pour commencer une nouvelle vie et pour fuir une malédiction qui ne cesse de frapper le clan. 20 années plus tard, beau, fort, irrésistible, Barnabas est tel un roi dans la ville de Collinsport située dans le Maine. Le sort va cependant continuer à s’acharner. Il va briser le coeur d’une sorcière qui, pour le punir,va  le destiner à vivre en vampire enterré vivant. 2 siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe et se retrouve parachuté en plein dans les années 70 avec une multitude de changements auxquels il va falloir faire face.

Pour ce nouveau film, Johnny Depp est une fois de plus à l’affiche, incarnant un vampire déjanté, qui essaie tant bien que mal de s’adapter aux moeurs  d’une société à la force tranquille,et dans laquelle il est dépassé.Aux côtés de Johnny Depp, on retrouve également l’intrigante Eva Green dans le rôle de la sorcière déçue, et Michelle Pfeiffer, mère du personnage principal.

Adaptée d’une série datant de la fin des années 60,ce film marque la 8ème collaboration entre le réalisateur et Johnny Depp. Toujours égale à lui même, Tim Burton, nous emmène une fois de plus dans un délire aux couleurs électriques, dans un monde imaginaire psychédélique, où le côté sombre d’un vampire en décalage apporte la touche humoristique.

Et pour ceux qui en redemanderait, il est bon de rappeler que l’exposition rétrospective consacrée à Tim Burton à la Cinémathèque française est toujours d’actualité, et cela jusqu’au 5 août. Un autre moyen de découvrir ou de redécouvrir la fantaisie du réalisateur.

 


Film dramatique français de Mathieu Kassovitz
avec Mathieu Kassovitz, Iabe Lapacas, Malik Zidi…

Kassovitz revisite le « massacre d’Ouvéa ».

Rappel des faits : en avril 1988, en pleine élections présidentielles françaises (ce détail a son importance), une faction d’indépendantistes kanaks tue 4 gendarmes français et en kidnappe 27 autres. Les otages sont divisés en deux groupes. L’un sera libéré trois jours plus tard et l’autre groupe, avec 16 otages, est confiné dans une grotte.

Après une tentative de négociations qui tourne au fiasco, le nombre des otages passe à 24. Deux semaines plus tard l’armée française met fin aux négociations et lance l’assaut. Bilan : 19 morts chez les preneurs d’otages et 2 chez les militaires. Jusqu’ici tout le monde est d’accord. La polémique survient ensuite, certains remettant en cause la version officielle des faits. Selon des rumeurs, certains indépendantistes auraient été tués après l’assaut, de sang froid. Ce qui correspondrait à des exécutions sommaires…

La version de Mathieu Kassovitz reprend cette thèse pour l’ériger en vérité absolue.
Il va sans dire qu’elle est contraire aux déclarations des autorités militaires.

Le film a donc un parti (politique) pris. Soit. Là où le bat blesse c’est que Kassovitz « oublie » certains détails dans son histoire.

Par exemple, le film présente les indépendantistes comme représentatifs de la société de Nouvelle-Calédonie. Ne pouvant être écoutés par le gouvernement, ils durent se résigner à faire une action « coup de poing » qui leur échappa. Mais Kassovitz ne précise pas que 7 mois plus tôt, 98,3 % des autochtones avaient refusé l’indépendance de leur territoire via référendum.

Dans « L’ordre et la morale », lors de l’action contre la gendarmerie, les quatre gendarmes sont tués par balles, alors que Jacques Chirac à l’époque (et d’autres depuis) a déclaré que les victimes ont été assassinées à coups de machette. Tentative supplémentaire de Kassovitz pour faire paraître les assassins moins brutaux ? Est-ce pour cette raison qu’il nous présente les ravisseurs comme des « pères de famille voulant rentrer chez eux », pris dans leur propre piège ? Syndrome de Stockholm, quand tu nous tiens…

Enfin, après la sortie du film, le colonel de gendarmerie chargé des opérations de police judiciaire après l’assaut (Alain Benson) et le magistrat otage (Jean Bianconi) ont déclaré dans un communiqué qu’ils « n’ont eu ni les comportements, ni tenu les propos qui leur sont respectivement prêtés, lesquels relèvent d’une déformation de la réalité, voire de la pure désinformation».

Rendons tout de même à Mathieu ce qu’il lui appartient : le film est magnifiquement tourné, avec des plans-séquences ahurissants et une plongée dans les méandres des intérêts politiques très instructive. Mais alors qu’il aurait pu être fin, intelligent, laissant le doute sur la « vérité » et posant aux spectateurs les bonnes questions, le film s’enfonce dans l’antithèse pure, quitte à en perdre de la crédibilité.

En somme un film intéressant, seulement si on se documente sur le sujet après visionnage, ce que quasiment personne ne prend le temps de faire. La fin (dénoncer les magouilles politiques) ne justifie pas toujours les moyens (mensonges par omission, manipulations sentimentales, etc).

Si la forme est bluffante, le fond est malheureusement bancal. Dommage.

Bonus blu-ray : ‘Le dernier assaut’ : making of (65′); ‘Le temps Kanak’ : documentaire sur 10 années de préparation du film (60′).

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Zem7ozC_4mQ[/youtube]

Aujourd’hui a eu lieu le lancement officiel de la première édition du « Champs Elysées Film Festival »
qui se déroulera du 6 au 12 Juin 2012 et qui mettra à l’honneur le cinéma américain.

Avec Lambert Wilson comme président, ce nouveau festival de cinéma (enfin accessible à tous) proposera 10 films indépendants en compétition pour le prix du public.

Des avants-premières de films américains et français y seront également proposées, ainsi qu’une rétrospective des films produits par Harvey Weinstein (en sa présence), une sélection de courts-métrages, et une soirée consacrée à l’acteur Donald Sutherland (oui, il sera là aussi).

Le prix du pass n’est que de 35 euros / Cartes illimitées acceptées.
Il va y avoir du beau monde sur les Champs en Juin !

 

Plus d’infos : www.champselyseesfilmfestival.com

 

En janvier, Amélie avait annoncé sa participation aux Anges de la téléréalité 4 à condition que son bébé l’accompagne. Alors qu’elle avait promis que son petit garçon ne passerait pas à l’antenne, Amélie s’est affichée avec lui dans la vidéo de présentation.

Quelques semaines après son accouchement, Amélie avait déclaré qu’elle participerait à l’émission des Anges de la téléréalité 4, mais avec quelques conditions. « Je n’irai pas si Hugo n’a pas trois mois et je ne partirai pas sans lui. Ensuite, hors de question qu’il passe à l’antenne. Comme un bébé de star, il sera avec une nounou pendant mes heures de tournage. La télé-réalité est un choix d’adulte et je n’ai pas à lui imposer », expliquait elle à Closer.

Mais Amélie n’a pas vraiment tenu parole, puisqu’un mois seulement après avoir fait ses déclarations, elle s’est envolée avec son bébé… âgé seulement de 2 mois ! Mais le comble, c’est qu’elle affiche son bébé devant les caméras. Dans le premier épisode, on découvre la frimousse du petit Hugo. Sa mère le dépose chez la nounou, non sans peine, avant de partir pour la villa et retrouver tous ses copains !

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=roRYArIOaUI[/youtube]

Deux ans après son album « l’homme moderne », Benjamin Paulin revient au devant de la scène avec un album plus personnel. Maniant avec brio ironie et dérision, le chrooner sait se livrer sans retenue assumant toute sa sensibilité. Entretien avec un artiste qui marquera certainement la chanson Française.

Après suicide commercial, un titre provocateur, votre deuxième opus s’intitule « Deux ». Que cache ce deux, et quelle dualité évoquez-vous?

Le deux évoque la dualité entre l’auteur et l’interprète. C’est une problématique que je voulais explorer, la lutte entre l’auteur et l’interprète m’intéressait et l’envie de raconter la possible cohabitation entre les deux. C’est l’expérience de mon premier disque qui m’en a donné le goût. C’était un album radical, germanique comme on dit, mystérieux contrairement à celui là qui est pensé et où je fais tomber le masque et je prends surtout le risque de me mettre à nu. Pour moi : l’auteur est libre, l’interprète lui, est résumable.

En écoutant votre album, il y’a beaucoup de tristesse, de mélancolie. N’avez-vous pas peur d’être catalogué comme un romantique mélancolique?

Cette année, j’ai vécu une période assez difficile sur le plan personnel (j’ai perdu beaucoup de proches). Du coup, j’avais moins envie de rire, d’ironiser. C’est plutôt une démarche psychanalytique où j’ai essayé d’explorer la tristesse morale, celle que l’on vit au quotidien, que l’on porte en soi et qu’on essaie de camoufler, de maquiller dans une société guidée par le divertissement. Le malheur pour moi est normal.

Tristesse rime généralement avec humilité, mais dans certains de vos titres, on vous sent hautain voire même prétentieux. Qu’en pensez-vous?

Non, je ne crois pas que je sois quelqu’un qui carbure aux certitudes. Bien au contraire, j’ai fait mon album à partir d’un ressenti et je crois qu’il doit pouvoir parler à tout le monde. Ma démarche n’est pas élitiste, elle est plutôt intime donc forcément elle doit comporter assez de générosité pour n’exclure personne et intéresser le grand public. Donc , non , je ne suis pas un artiste prétentieux encore moins un intellectuel méprisant. Mes textes sont simple d’accès, ca me paraît simple et je ne pense pas que les gens soient bêtes.

On vous sent plus apaisé, réconcilié avec vous même. Qu’en est-il de votre expérience dans le milieu du rap, une expérience pour laquelle vous avez essuyé des critiques et où le milieu du rap n’a pas été tendre avec vous après votre reconversion solo?

C’est une expérience que je revendique aujourd’hui. Il est vrai qu’au début, j’étais comme un chat qui cachait son caca, c’est juste que moi je cachais mon passage dans le milieu du rap. Mais pour moi, rentrer dans le monde de la musique par la porte du rap serait comme faire un carrière au cinéma dans le porno. Mais ce qui me choque des fois dans le milieu du rap, c’est une sorte de fanatisme : On aime pas la musique, ni le rap dans sa globalité mais le rap français et c’est l’envie de rompre avec ses stéréotypes qui m’a fait explorer autre chose.

Votre expérience dans le milieu du rap mise à part, quelles sont vos influences musicales et ou vous vous situez aujourd’hui dans la chanson française?

Léo ferré, Brel, Gainsbourg, des figures qui ont osé exister avec autre chose, à leur manière et ils sont respectables pour des raisons différentes. Je me reconnais dans ce je fais pas en ce qui se fait. Le fait de choisir de chanter des textes est une tentative désespérée de parler aux gens. En écrivant mes textes, je peux hurler ma douleur ou autre chose sans être interrompu mais une fois mes textes chantés, ils ne m’appartiennent plus. J’accepte de les soumettre au regard du public et à lui de les accepter ou de les renier.

Pour finir cette entrevue, une question que vous aurez aimé que je vous pose et que je n’ai pas posé?

Ca te ferait quoi de vendre un million de disques? -Franchement, ca ne changerait rien pour moi- (avant d’éclater de rire)

 

Letter to the Lords est un long album comprenant une vingtaine de morceaux, pourquoi as-tu fait ce choix dans une époque où l’album synthétique (dix ou douze morceaux) semble être plus à la mode ?

Irma : C’est une réédition du premier album qui faisait douze morceaux, et cela me fendait le cœur car on avait dû faire des choix, alors qu’on en avait enregistré au moins vingt au départ. Mais comme ils étaient tous mes petits bébés, j’avais envie de tous les placer !

Les noms des quatre-cent-seize internautes/producteurs sont inscrits sur la pochette de l’album. As-tu déjà rencontré quelques-uns d’entre eux ?

Oui, surtout les deux dernières années, quand je tournais. A chaque fois que je passais dans une ville où il y avait des producteurs, ils venaient me voir à la fin des concerts et on discutait. On se rend vraiment compte que pour eux, ce n’est pas un investissement, ils n’attendent pas forcément un retour ; ils sont juste contents d’avoir participé au projet d’un artiste.

J’allais justement te demander si quatre-cent-seize producteurs, cela ne faisait parfois pas trop de comptes à rendre… Tu n’as pas eu peur de cela au début ?

Non, c’était plutôt rassurant, surtout le fait de se dire que c’est quelque chose qui leur a plu dès le départ. Au contraire : on peut se reposer sur quatre-cent-seize personnes dans mon cas, qui peuvent me dire « on préfère ça, ou ça » à tout moment, ou m’aider à choisir entre deux mix d’une chanson… et ils sont généralement tous d’accord sur la même chose, il n’y a jamais quatre-cent-seize avis.

Tu as une vraie voix, qui nous rappelle parfois Lauryn Hill,  à la fois délicate  mais aussi dynamisée par des rythmiques soul, reggae ou hip-hop. Dans quel univers musical as-tu grandi ?

Lauryn Hill, on est en plein dedans, c’est pourquoi cela me fait plaisir quand on me compare à elle. Après, c’est un mélange de tout : beaucoup de soul, de new jazz, mais aussi beaucoup de pop, et de pop rock même. J’écoutais souvent des groupes comme Queen, Oasis…

Tu écris seule tes textes. Qu’est-ce qui est venu en premier : l’écriture ou la musique ?

La musique, clairement. J’ai commencé par du piano classique, ce qui n’a absolument rien à voir, et c’est plus tard que j’ai commencé à gratter sur la guitare de mon père, parce que le problème avec le  classique, c’est que tu suis la partition que tu ne dépasses pas. J’avais besoin d’un autre instrument pour composer.

Tu racontes ton histoire dans cet album, tu y parles principalement d’amour, et il semble qu’il y a deux approches de l’amour : la manière « End of the story » ou « Every smile », assez nostalgique, et la manière « In love with the devil », plus sombre, plus révoltée.

On peut clairement le voir comme cela. Après, il y a des chansons qui rendent hommage au pays dans lequel j’ai grandi : « Every smile » c’était une manière de dire que tous les sourires, toutes les choses que j’ai vécues là-bas, m’ont permis d’écrire, de composer. Quand j’ai écrit « I know », je me révoltais contre ce que je voyais : un pays riche et des gens pauvres, c’est quelque chose que je n’arrivais pas à comprendre.

Tu as grandi au Cameroun, tu es arrivée en France à quinze ans. Comment s’est passé la transition, à un âge de transition justement ?

Très mal (rires). Non, bizarrement, je pense que j’étais faite pour tourner, parce que je m’adapte très vite à n’importe quel endroit. Je me dis toujours que c’est une étape, je ne me suis pas dit que je ne reverrais jamais mon pays… Quand je suis arrivée ici, bien sûr qu’il y avait un peu de nostalgie par rapport à mes racines, mais je me disais  que j’allais découvrir plein de choses, rencontrer plein de nouvelles personnes.

Tu retournes souvent au Cameroun ?

J’y suis retournée pour le dernier Noël, et cela faisait six ans que je n’étais pas rentrée. Retrouver la chambre dans laquelle j’ai composé mes premières chansons… c’est dans ces moments que tu réalises ce qu’il s’est passé.

Tu t’es fait connaître alors que tu étais encore au lycée ; comment cela se passait ? Tu étais un peu la « star » du lycée, les gens te connaissaient ?

Oui, surtout que je jouais dans un groupe de rock à l’époque. En plus, c’était un lycée très catholique, donc on n’avait pas de jean troué mais des chemises bien rentrées dans le pantalon… et on jouait les rebelles en chantant « We dont’ need no education » (cf : Another brick in the Wall de Pink Floyds).

Et aujourd’hui, on peut lire sur le site de MMC (My Major Company), 400 000 écoutes, 96 000 pages vues, mais il y a aussi le disque d’or, le disque de platine… Tu ne te dis pas que cela va trop vite ?

Complètement. Je n’ai pas le temps de réaliser. Tu es dedans et tu fais, tu fais, tu fais… Et puis il y a des moments, comme cet hiver, quand je suis revenue au Cameroun, où tu regardes en arrière et tu te dis qu’il y a eu du chemin.

Tu es actuellement en école de commerce, ce qui semble être un gros sujet… Peux-tu nous en parler ?

Ce qui est drôle, c’est que le jour où j’ai été admise à l’ESCP, je signais chez MMC, quasiment au même moment. Tout s’est toujours déroulé en parallèle, j’ai toujours réussi à jongler pour les cours : j’y allais du lundi au mercredi et j’étais en tournée du jeudi au dimanche. Ce qui est bien, c’est que chez MMC comme à mon école, ils sont assez arrangeants.

Tu comptes aller jusqu’à l’obtention de ton diplôme ?

Oui, car il ne me reste plus que quelques matières à passer, et ce serait vraiment dommage de ne pas aller au bout. Si je rentrais à l’école maintenant, bien sûr que je me poserais des questions, mais je me dis que j’ai déjà fait le plus gros, j’ai commencé et j’ai envie de terminer. Et puis ça me permet aussi d’être en cours, d’avoir le recul nécessaire par rapport à ce que je vis, cela me ramène à la réalité.

Tu pars bientôt aux Etats-Unis. Que vas-tu y faire ?

On va enregistrer la version américaine de l’album, parce que j’ai signé là-bas il y a deux mois, chez Universal Music. Sur cette version, il y aura des chansons qui existent déjà, mais aussi des nouvelles. C’est un gros pari : les États-Unis c’est quelque chose d’énorme, mais cela va également demander beaucoup de travail, parce que des gens qui font de la guitare et qui chantent sur un arbre, il y en a beaucoup là-bas. C’est un beau challenge !

Il n’y a pas des moments où tu te dis « mais pourquoi moi » ?

Oui, tout le temps. Mais je me dis que je ne trouverai pas de réponse à cette question, je préfère donc concentrer mon énergie afin d’être à la hauteur de ce qui m’arrive. En plus je suis assez croyante, et je me dis souvent que ce que tu as aujourd’hui peut disparaître comme cela [elle claque des doigts] le lendemain.


C’est une exposition originale que propose le mémorial de la Shoah. Croiser l’histoire du sport et l’histoire du nazisme est un défi que s’est lancé le mémorial de la Shoah et vu le résultat il a été réussi. Vous allez pouvoir découvrir comment le sport a été un terrain de lutte politique et idéologique en particulier, ses pages les plus sombres écrites entre les Jeux de Berlin organisés par le IIIe Reich et le renouveau de l’olympisme esquissé à Londres en 1948.

Films, photos, documents d’archives, biographies de sportifs juifs aux carrières bouleversées par le nazisme. C’est une exposition émouvante et touchante qui revient sur une partie douloureuse de l’histoire de l’humanité.

 

 

 

 

Mémorial de la Shoah

17 Rue Geoffroy l’Asnier – 75004 Paris

Du 9 novembre 2011 au 29 avril 2012

 

Un spectacle musical à partir des chansons de Jaques Brel. Tous les Mercredis soir, au cabaret de l’essaion, un garçon de café attendra patiemment Madelaine. Une attente qui dure et où il retrace son passé, ses souvenirs, ses illusions, ses désirs et ses désillusions. Un homme en mal d’amour en somme.

Un spectacle qui a pour fil conducteur les compositions du grand Jaques Brel. Il est interprété par un pianiste talentueux et une accordéoniste douée pour vous donner la chair de poule. Et voilà, un spectacle qui marie poésie et humour, le mélange est bien réussi et la magie opère une fois les premières notes jouées.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=CpS5exdwIGU&feature=related[/youtube]

Jusqu’au 27 juin

Au Théâtre Essaion

6 rue Pierre au Lard
75004 Paris

www.essaion-theatre.com



Un hommage tout en photographies au quartier des Halles. Retracer les halles pendant 40 ans, Robet Doisneau l’a fait, son premier cliché du quartier date de 1933. Le résulat de ce travail à la fois sociologique et esthétique ? Pas moins de 150 tirages, pour la plupart vintages qui seront présentés au regard du public. Toute une salle est dédiée aux photographies en couleurs datant des années 1960.

Une exposition qui retrace l’histoire, les mutations et l’évolution des Halles. Menacées en 1960 ; les Halles deviennent l’obsession du photographe, et quelle belle obsession! Plus qu’une exposition, c’est un travail de mémoire, de conservation de patrimoine qu’a tenté Robert Doisneau.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xof5xh_doisneau-paris-les-halles-l-exposition-a-l-hotel-de-ville_creation#from=embediframe[/dailymotion]

Exposition gratuite à l’Hôtel de Ville

Du mercredi 8 février 2012 au samedi 28 avril 2012 de 10h à 19h.

Place de l’Hôtel de Ville – 75004 Paris

 

 

  • Edvard Munch : une expo, un ballet au Musée d’Orsay - 12 novembre 2022

    Dans le cadre de l’exposition du peintre norvégien Edvard Munch au Musée d’Orsay – près  d’une centaine de peintures, estampes et dessins – le Ballet National de Norvège est accueilli pour deux soirées nordiques dansantes au Musée.  Au programme des extraits d’œuvres inspirées du dramaturge Henrik Ibsen et interprétées par des danseurs qui déambuleront dans […]

    >> Lire la suite

  • Les Chicos Mambo en Tutu… - 12 novembre 2022

    Vous avez peut-être vu la saison dernière leur flamboyante « Carmen » mais peut-être raté le tout premier spectacle de cette troupe exclusivement masculine : TUTU. Ce spectacle créé en 2014 revient à Paris pour notre plus grand bonheur. Ils sont tous danseurs-acrobates-comédiens regroupés sous le nom de Chicos Mambo…et ils osent tout : porter […]

    >> Lire la suite

  • Christophe Alévêque est de la revue…. - 9 novembre 2022

    ..Comprenez « de presse », puisque, comme à son habitude, il décortique  l’actualité, l’analyse à sa manière avec ses coups de gueule ou ses coups de cœur, sans complaisance, avec humour mais aussi cynisme, colère souvent, rage parfois et sincérité toujours ! Si vous suivez cet humoriste hors-pair, engagé, pas politiquement correct, notez ces deux dates exceptionnelles […]

    >> Lire la suite

  • Un fabuleux « Menteur » au Poche-Montparnasse ! - 8 novembre 2022

    Corneille comme vous ne l’avez jamais vu au théâtre grâce à une mise en scène inventive et drôlissime de cette pièce écrite en  1644, un jeu d’acteurs impeccable et bien sûr des alexandrins toujours aussi délicieux et pertinents à écouter, encore aujourd’hui. C’est le fruit du travail de la metteur en scène Marion Bierry qui […]

    >> Lire la suite

  • King Arthur à l’Opéra Royal de Versailles - 4 novembre 2022

    L’opéra de Henry Purcell créé à Londres en 1691 est présenté dans une mise en scène flamboyante et déjantée signée Corinne et Gilles Benizio (alias Shirley et Dino !) qui tout en respectant scrupuleusement la partition et le texte racontent de façon humoristique la quête du Roi Arthur pour retrouver sa fiancée, la princesse Emmeline […]

    >> Lire la suite

  • Exposition: Frida Kahlo, au-delà des apparences - 27 octobre 2022

    Le Palais Galliera rend hommage à la célèbre peinte mexicaine Frida Kahlo (1907-1954), avec l’objectif d’entrer dans son intimité, son quotidien, partager ses souffrances physiques (elle a contracté la poliomyélite à l’âge de 6 ans), son handicap (elle a eu un accident grave à l’âge de 18 ans) et aussi son engagement politique.   Sont exposés […]

    >> Lire la suite

  • Glenn, naissance d’un prodige - 26 octobre 2022

    Une pièce écrite et mise en scène par Ivan Calberac qui raconte le destin extraordinaire et tragique du pianiste Glenn Gould, qui révolutionna la façon de jouer du piano. Il imposa sa façon de jouer, sa propre lecture de la partition et se permit même de changer des notes ou d’en ajouter! Il a également subi […]

    >> Lire la suite

  • Deux comédies musicales à découvrir à l’Artistic Théâtre  - 23 octobre 2022

    Lorsque trois artistes venant d’horizons différents – Samuel Séné, auteur et metteur en scène, Eric Chantelauze, librettiste-parolier et Raphaël Bancou, musicien – mettent depuis quelques années leurs talents en commun pour créer des comédies musicales,  cela donne des spectacles pluridisciplinaires de haute qualité, qui sont d’ailleurs récompensés (30 nominations et 12 « trophées de la Comédie […]

    >> Lire la suite

  • Le premier salad’bar en France s’appelle Jour ! - 23 octobre 2022

    Si vous ne le connaissez pas encore, allez vite  découvrir ce concept de restauration rapide mais saine, gourmande et copieuse, originale et authentique. Salades fraîches, quiches ou bowls chauds…vous trouverez votre bonheur à des prix très raisonnables, en choisissant vos ingrédients préférés. Un nouveau Jour vient d’ouvrir rue Richelieu, après le succès de plus de […]

    >> Lire la suite

  • Dégustez les meilleures focaccias de Paris ! - 19 octobre 2022

    Dégustez les meilleures focaccias de Paris ! Rien de tel qu’une délicieuse recette italienne, simple, authentique et composée d’ingrédients artisanaux directement venus d’Italie, le temps d’un déjeuner sur place ou à emporter, pour les petites (et grandes) faims ! C’est ce que vous propose le Focaccia Club, spécialisé dans cette recette à base de pain croustillant et […]

    >> Lire la suite

  • Marie-Claude Pietragalla de retour à Paris ! - 17 octobre 2022

    Après être restée 3 mois dans la capitale en 2021, la danseuse revient de nouveau  au Théâtre de la Madeleine pour nous proposer deux spectacles de sa Compagnie, La Femme Qui Danse, son seul en scène et La Leçon d’après l’œuvre de Ionesco. Avec La Femme Qui Danse, l’ancienne danseuse Etoile de l’opéra de Paris […]

    >> Lire la suite

  • Tango contemporain: Los Guardiola à Paris, au théâtre de l’Essaïon - 17 octobre 2022

    Attention coup de coeur! Etoiles du tango international, les deux danseurs Marcelo Guardiola et Giorgia Marchiori communiquent à travers chacun de leur mouvement et de leur regard dans cette « comédie du tango » où danse, théâtre et pantomime se marient  à la perfection. Un grand moment de tendresse, de poésie et d’humour par ce […]

    >> Lire la suite

  • Quand Monsieur Fraize se glisse dans la peau d’une femme… - 17 octobre 2022

    …Cela donne Madame Fraize, son nouveau spectacle, tout aussi déconcertant, à l’humour décalé et parfois absurde. On le reconnaît bien Marc Fraize, même s’il a quitté son pantalon trop court et son polo rouge trop serré pour « flotter dans une robe verte et fendue ». Une manière de rendre hommage à la gente féminine ou de […]

    >> Lire la suite

  • Agnès Jaoui vous invite dans son salon ! - 11 octobre 2022

    Avec ce titre,  Dans mon salon, la scénariste, réalisatrice et chanteuse Agnès Jaoui propose un concert festif, intime et dépaysant autour des musiques qu’elle affectionne , de la chanson française à des mélodies classiques en passant par des thèmes latino-américains. Elle mêlera sa voix chatoyante à celles des artistes lyriques de l’Ensemble Canto Allegre et […]

    >> Lire la suite

  • Berlin, Berlin : une comédie virevoltante des deux côtés du mur! - 11 octobre 2022

    C’est la nouvelle comédie de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleras, déjà récompensée (2 Molières meilleure comédie 2022), aussi rythmée et burlesque que leurs précédentes pièces comme « t’es à la menthe ou thé citron ». C’est le talentueux José Paul qui assure la mise en scène. Berlin Est. Emma et Ludwig veulent s’enfuir et passer à l’Ouest. […]

    >> Lire la suite

© 2023 Planete Campus. Tous droits réservés