Le 106, la plus grande scène des musiques actuelles du nord-ouest de la France 
ouvre le 26 novembre à Rouen ! 

Un nouveau lieu dans un nouveau quartier : Le 106 s’inscrit dans le projet global de réaménagement des quais de Seine. Hangar portuaire réhabilité en lieu de culture, il marque la transformation de 90 hectares de la rive gauche à l’Ouest de Rouen. Au coeur de l’agglomération,  et au centre de l’éco-quartier Flaubert, le 106 sera un point d’attraction du futur paysage urbain.

Le 106, une scène de musiques actuelles moderne et conviviale : 

Cette S.M.A.C est composée d’une salle principale, d’un club, d’un café, d’une studio de radio, de 5 studios de répétition, d’un studio de maquettage et d’un studio de création d’image numérique. Médiateur actif, le 106 sera une zone de rencontres, de brassage des influences, il contribuera aussi à l’émergence de la scène locale.

Depuis son origine, à l’aube des années 50, le hangar 106 est consacré à l’import-export. Le nouveau projet reprend à son compte ce principe d’échanges avec le monde. Véritable zone de transit entre les centres de la création contemporaine, le 106 aura pour mission d’attirer à Rouen ceux qui font la musique d’aujourd’hui.

>>> Découvrez la salle, son histoire passée et à venir :
« Le 106 mode d’emploi » :http://www.filedropper.com/106modedemploipresse

Du premier concert d’adolescents curieux à la soirée indie pointue, le 106 se fera une joie d’embarquer de nouveaux spectateurs et de nourrir les plus exigeants. 

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=A9y0xu6ofpc [/youtube]

D’ores et déjà au programme : Wax Tailor & The Mayfly Symphony Orchestra (création) complet, Buck 65, Tindersticks, The Two, Rodriguo Y Gabriela, Lilly Wood & The Prick, The Strange Boys, Bob Log III, Pony Pony Run Run, !!! (Chk Chk Chk), Adam Kesher, Cocoon, Horace Andy & The Homegrown Band, BB Brunes,  A Place To Bury Strangers, Marvin, Tahiti 80 (création), The Bewitched Hands, Lucy Lucy!, Hindi Zahra, Babet, Xavier Rudd, Katerine, Curry & Coco, Born Ruffians, No Records, Kanka, Mama Rosin, OXP, Gordon Melon, Jessie Evans, Success, Small Black, The Bionicologists, Orchester… et le Persistence Tour  (Sick Of It All, D.R.I., Blood For Blood, Unearth, Evergreen Terrace, Casey Jones, Cruel Hand).

Plus d’infos : www.le106.com 

visu 106

Après le Best-Seller et le Cinéma, enfin l’adaptation théâtrale plus que réussit !

Pour la petite histoire, si vous ne la connaissez pas déjà : Joanna Kramer, aspirant à une autre vie que celle de Desperate Housewives décide de tout plaquer abandonnant son mari, Ted et son fils de 6 ans, Billy.

Ted se voit alors dans l’obligation de concilier sa vie professionnelle de publicitaire et sa vie de papa et d’homme au foyer. Au fil des mois, le petit garçon et son père construisent une réelle relation père/fils, jusqu’au jour où Joanna décide de revenir et réclame la garde de son fils, mais Ted ne l’entend pas ainsi et décide de se battre et d’aller en justice pour garder son fils.

Gwendoline Hamon (Joanna Kramer) et Frédéric Diefenthal (Ted Kramer  sans surprise nous transporte avec brio dans cette comédie dramatique qui traite de sujets plus que jamais d’actualité comme le rapport entre hommes et femmes, le mariage, le divorce ou encore la place de la femme au sein du couple.

De plus, la mise en scène est exceptionnelle grâce à un jeu de décor intelligent : 7 lettres qui forment le mot KRAMER se déplace avec le jeu des acteurs et se transforme en chaise, canapé ou encore en cuisine. Une façon de rythmer la pièce et de faire entrer les spectateurs dans l’intimité des personnages.

KRAMER CONTRE KRAMER est une pièce tirée d’un Best-Seller des années 70 mais plus  que jamais  d’actualité en traitant de sujet délicat car lié à  la famille et à son éclatement .

Avec des acteurs convaincants et une mise en scène créative, le public est touché, passant du rire aux larmes, et récompense les acteurs par des applaudissements sans fin.

Jusqu’au 30 novembre 2010 au  théâtre des bouffes parisiens

Les mardi, mercredi et jeudi à 20h30, les vendredi et samedi à 20h45, le dimanche à 15h.
Location : 01 42 96 92 42 ou sur le site du théâtre.
Tarifs : de 10 € à 48 €

Bouffes Parisiens

4 Rue Monsigny
75002 Paris
Métro Pyramides (ligne 7 et 14) ou Bourse (ligne 3)

http://bouffesparisiens.com

Fabienne Prevot

« Un chef d’orchestre part toutes les nuits à la conquête de son fantasme : retrouver son amour d’enfance. Avec l’aide de ses trois comparses, il nous entraîne dans un voyage drolatique et musical où la magie côtoie l’humour. Décalé et surfant sur tout le spectre de la musique du monde, les déSAXés nous offrent une plongée burlesque et poétique d’un monde où l’amitié domine. »

Quatre musiciens qui s’en donnent à cœur joie pour notre plus grand plaisir ! Cela fait plus de 15 ans qu’ils sortent le sax de son axe. Les déSAXés ne sont pas seulement une illustration de la métaphore qui les détermine, mais le point de jonction d’un véritable syncrétisme musical. Ils sont nés de la confrontation de différents univers dont ils étaient porteurs et sont parvenus aujourd’hui à cette concorde musicale qui fait leur marque de fabrique. Après plusieurs créations à Paris (Th. Dejazet, Mouffetard, 20è Théâtre) ils réinvestissent le Temple où ils vont écrire à 8 mains une partition luxuriante où la comédie disputera à la musique le premier rôle. Première partie de Dany Boon à l’Olympia, ils ont sillonné les continents et ont reçu autant de distinctions que d’applaudissements chaleureux. De dithyrambes en succès, les déSAXés gravent dans le marbre intemporel de la musique leurs noms harmonisés.


Tour à tour drolatiques, iconoclastes et virtuoses, les rutilances musicales du quartette revisitent le monde nocturne d’un « fou » génial qui de sa baguette égrène ses enthousiasmes. »

COPIE-COLLE de http://www.idees-beaumont.org/Spectacle-d-humour-musical-Sax

et http://www.artistikrezo.com/actualites/Theatre/les-desaxes-au-theatre-le-temple.html

Au Théâtre Le Temple

18 rue du Faubourg du Temple  F-75011 Paris

Réservation  tel 01.40.26.04.14

Du jeudi 14 octobre au dimanche 02 janvier 2011  –  Du jeudi au samedi à 19h et le dimanche à 16h.

[vimeo]http://vimeo.com/15123620[/vimeo]

Ennemi du pédantisme, l’auteur de Tartuffe règle ses comptes avec les petit(e)s érudit(e)s de salons dont certain(e)s ont pignon sur rue en cette seconde moitié du XVII° siècle. C’est le cas de Monsieur Cotin, aumônier du roi de son état, qui deviendra Trissotin dans l’avant dernière pièce de Molière, Les Femmes savantes. En reprenant un schéma actanciel traditionnel (un mariage rendu impossible par une mère tyrannique et un prétendant intéressé), Molière imagine une comédie en vers et en cinq actes moins farcesque et plus didactique que Les Précieuses ridicules.

La pièce s’ouvre avec des propos sur le mariage échangés entre les filles de Chrysale et Philaminte, Henriette et Armande. La première défend le mariage quand la seconde s’y oppose, le taxant de vulgaire dessein. C’est que Mademoiselle Armande, comme sa mère et sa tante Bélise, ne jurent que par le beau langage, le grec, la philosophie Et trait[e]nt de mépris les sens et la matière. C’est la raison pour laquelle on veut marier Henriette à Trissotin (trois fois sot), un jeune littérateur arrogant à la prose médiocre. En témoignent ces vers de son cru, laissés à la libre interprétation de chacun : Ne dis plus qu’il est amarante / Dis plutôt qu’il est de ma rente. Henriette, pourtant moins instruite que les autres, en vomit son quatre heures.

L’opposé de Trissotin c’est Clitandre, vers qui vont les vœux d’Henriette. Un jeune homme raisonnable et galant qui tempère le radicalisme de Philaminte renvoyant froidement la servante Martine sous prétexte qu’elle employa un mot Qu’en termes décisifs condamne Vaugelas. Chrysale et son frère Ariste font figures de pendant au club des savantes et entendent bien renvoyer les femmes à leurs cuisines. Cependant Chrysale, soumis à se femme, n’ose contredire la matrone. C’est à la fin de la pièce, grâce à l’intervention spontanée de Martine (La poule ne doit point chanter devant le coq) et au truchement d’Ariste ; qu’il s’impose tant bien que mal comme chef de famille.

Finalement la pièce de Molière n’est ni en faveur des hommes, ni des femmes. C’est un pamphlet plaisant contre les travers de l’humanité qui nous montre par là comme il ne faut point vivre. Et pour le théâtre classique la règle des règles n’est-elle pas d’Instruire et de Plaire ?

Bruno Bayen signe une mise en scène originale bien que parfois peut être un peu pataude, quand la farce prend le dessus sur le sujet de la pièce. Thierry Hancisse, sauf quand il oublie son texte ( !), est très drôle. Le texte justement est dit avec rigueur et il est très agréable d’entendre les vers dans leur intégralité. Il faut noter les prestations tout à fait justes de Bruno Raffaelli (dans le rôle d’Ariste) et de Pierre-Louis Calixte, en pathétique Trissotin à la perruque blonde. Enfin, Clotilde de Bayser nous offre une Philaminte snobe très moderne. Seule Boutaïna El-Fekkak (Armande) est à mon sens peu convaincante.

Il faut saluer la très belle scène entre Henriette et Trissotin (scène 1 acte V), à cheval entre comédie et tragédie et qui renvoie bien à la complexité de la pièce.

Le décor sans prétentions de Michel Millecamps fait ingénieusement allusion à une salle de classe avec ses bureaux et ses livres multicolores. Mais je n’explique pas la présence d’une chaise sur le proscenium qui tout le long d’une scène gène considérablement les spectateurs des premiers rangs, est ce un pari scénographique ?

Les Femmes savantes au Théâtre du Vieux-Colombier,

21 rue du Vieux-Colombier, Paris VI° Metro Saint-Sulpice

Du 23 septembre 2010 au 07 novembre 2010

Du mercredi au samedi à 20h, 16h les dimanches et 19h les mardis

Réservation sur le site de la Comédie-Française

http://www.comedie-francaise.fr/spectacle-comedie-francaise.php?spid=227&id=516

Paul Seil

Il ne se passe rien sur Paris, nous sommes un mardi…


Mais vous n’êtes pas encore au courant ?!

C’est la dernière des « Chérie Chéri » mensuelle où la bonne humeur réapparaît, les complexes disparaissent et les rires éclatent et résonnent aux sons du concert live du groupe Libellule suivit du set très pointu et convivial de Joakim qui vous retiendra toute la nuit.
Même NRJ 12 sera présent pour danser avec vous jusqu’à plus soif…

Dîner à partir de 20h (réservation dès aujourd’hui),
concert à 23h30
et la soirée qui promet une ambiance très sympathique. L’entrée est gratuite comme à ses habitudes. Un mot de passe vous sera donné lors de votre réservation.

RDV Mardi 19 Octobre au Chacha pour faire la fête tout simplement !

Vidéo disponible ici : http://vod.webdiffuse.com/lugamedia/cheriecheri/Clip_let_19_oct_h264.zip

Mais que sont donc les soirées « chérie chéri » ?
En trois mots : Des lieux – une mixité – un état d’esprit

Voilà maintenant plus d’un an que les soirées « Chérie Chéri » sillonnent la capitale à la recherche de clubs qui les inspirent. C’est ainsi qu’une fois par mois, ces soirées itinérantes investissent des lieux inédits aux décors raffinés et travaillés. On y trouve tous les ingrédients susceptibles de rendre votre soirée aussi exquise qu’ inoubliable…

De la chaleur du cadre à l’effervescence qui règne sur le dancefloor, chaque édition s’avère unique.

Du simple verre afterwork en passant par un dîner unique concocté avec soin par le chef jusqu’aux derniers pas de danse pratiqués sur la piste jusqu’à  l’aube, toutes les envies sont bonnes pour venir se blottir au cœur de l’action d’un événement inimitable. Le live, propre à la découverte des nouveaux talents du moment, sert de trait d’union entre le dîner et le reste de la nuit festive qui se poursuit  jusqu’au petit matin.

Hype, trendy, internationaux clubbeurs du monde entier et parisiens se retrouvent et se confondent dans un moment de convivialité et de fête qui s’impose naturellement.

RP : Marie Garreau
Après un long parcours à travers plusieurs grandes structures événementielles comme Reservoir Prod, les Bains Douche, le restaurant l’Avenue, la Suite (j’en passe et des meilleurs), elle propose ses services de RP qui allient ses relations et ses expériences qu’elle a constitué par un travail très rigoureux.

Spécialisée dans l’organisation événementielle de type cocktails, diner, concert, soirée, et même demandes de mariage, elle travaille avec une équipe de prestataires animation (nouvelles technologie, perfomeurs, show, danseurs…), de technique et logistique (son – lumière) et bien sûr avec vj, photographe, video et artistes.
Ecoute attentive, rigueur et soin du détail, confiance et bonne humeur sont les ingrédients de cette jeune femme plein de talent !

Contact & résa : mariegarreau.events@gmail.com

Cherie Cheri 19 oct 2010

Du jeudi 7 au dimanche 10 octobre 2010 a eu lieu la deuxième édition du Paris Burlesque Festival, dans la salle mythique de la Bellevilloise, redécorée -ou peu s’en faut- en chapiteau de cirque pour l’occasion. Ce festival est pour le moins atypique. Les spectacles qui y sont présentés sont  complètement décalés, déjantés, voire dérangeants, et frôlent parfois le grotesque -au bon sens du terme- sans pour autant tomber dans la complaisance vulgaire ou le graveleux facile.

Ce festival s’éloigne des conventions habituelles des spectacles français ; il bouscule les normes, fait tomber des barrières, rompt avec l’asepsie qui parsème notre société et de laquelle on s’acquitte docilement, assoupis de notre plein gré dans les vapeurs d’éther délétères que distilles nos pudipondes valeurs modernes. Bref : le festival choque, fait frémir de l’intérieur, nous provoque, nous émeut, et ça fait du bien !

Dans un esprit très « 19ème », tout en s’inspirant du burlesque postérieur né dans l’amérique des années folles, le festival eût tout aussi bien pu se nommer « Freak Circus » tant est prégnant l’esprit des monstres de cirque tournés en ridicule pour amuser les foules ; c’est dire l’atmosphère qui baigne ce projet, et qui enveloppe les spectateurs dans une gangue de démence contrôlée.

A festival exceptionnel, article exceptionnel. Aussi, j’ai choisi de vous retranscrire mes impressions  en alexandrins, le mode d’expression  le plus fidèle que j’ai trouvé à ma disposition, exception faite des photos ci-dessous qui, j’espère, traduiront tant que faire se peut l’atmosphère qui régnait à la Belleviloise en ce fameux vendredi 8 octobre, de 22h à 6h du matin. En alexandrins, disais-je donc ; libre à vous de mettre ensuite mes vers en chanson si le coeur vous en dit et d’entamer une gigue ou une farandole devant votre écran, un plumeau à la main et le feu aux fesses (ou l’inverse), voire de danser la java en bas-résilles sur les toits de Paris : on vous l’a dit, à l’occasion du Paris Burlesque Festival rien n’est ridicule, et tout est possible !

Démonstration :

A l’heure doucereuse où les enfants se couchent,

les chats se lèvent et les chauve-souris accouchent,

– c’est-à-dire à peu près une heure ténébreuse –

j’allai gaiement, le pas leste et la mine heureuse,


en direction de mon destin (toujours tout droit),

dans le sens de l’humour (après le feu à gauche),

quartier Ménilmontant dans un très bel endroit ;

vingt-et-un, rue Boyer : une adresse qui accroche !


La Belle-villoise, qui porte bien son nom,

ravira ma soirée, sous ses jolis jupons.

Que n’imaginais-je, à cette « Nuit Interlope »,

côtoyer des seins nus et trompes de Falloppe.


Hé ! La surprise, en effet, ne fut pas des moindres,

quand je découvris céans ce qu’il en était,

de cette soirée ou les hommes se font gais,

où les femmes se font rares ou bien se font oindre.


Bref, un show pigalesque très carnavalesque,

où le cabaret traîne dans le caniveau

et où le monstre maquillé nous semble beau,

sacré, dans la plus grande tradition burlesque.


– Cliquer à deux reprises sur l’image pour l’agrandir –

Pour plus de photos, visitez mon blog perso : madafoto !

Pour rêver, pour assurer une soirée exotico-romantique, rendez-vous en Inde !


Bharati ! Ce spectacle bollywoodien enchantera tous  ceux qui  croient encore à l’amour et à ses tribulations surréalistes !

De nouveaux décors, de nouveaux costumes, de nouvelles chorégraphies et de nouvelles chansons : à  ne pas manquer sous aucun prétexte pour bien commencer l’hiver ! Une vraie histoire, de très  belles chorégraphies  portées par des danseurs du plus  haut  niveau.

On retrouve dans ce spectacle le déroulement d’une histoire  d’amour  classique en Inde : ils s’aiment, mais découvrent vite que leur famille a arrangé un mariage. Tout  devient impossible : alors qu’ils sont tristes et se déchirent, une heureuse intervention du hasard débouchera sur un happy  end.

Voir le site officiel du spectacle.

A partir du 2 novembre au Palais des congrès et en tournée dans toute la France.


Locations sur : Fnac, Carrefour, Géant, VIParis ou 0892 050 050, et avosbillets.com.


[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=85ejr3eq3og[/youtube]

Le lundi  4  octobre a eu  lieu une soirée de soutien au Cirque Tzigane Romanès  menacé alors qu’il représentait, il y a peu , la France à  l’exposition universelle de Shanghaï !


LES TZIGANES TOMBENT DU CIEL !


Du  cirque tzigane pour  les petits et les grands, magique, triste,  gai, surréaliste et bien vivant, qui  nous laisse les yeux plein d’étoiles et le cœur  rêveur….

La famille Romanès vous attend nombreux au Chapiteau Romanés – Paris 17e. Le spectacle – programmé à partir du 6 novembre 2010 – pourra exister en France si  vous le soutenez !

Par ailleurs, vous pouvez apporter votre soutien en signant la pétition en ligne : www.petitions24.net/cirqueromanes

Informations pratiques :

Participation libre : selon la générosité de chacun.

Chapiteau Cirque Romanès, au niveau de 42-44 Boulevard de Reims, Paris 17ème (à l’angle de la rue de Courcelles). Métro : Porte de Champerret

Tel : 01 40 09 24 20 / 06 88 09 22 67 / 06 99 19 49 59

Site Internet : www.cirqueromanes.com

Myspace : www.myspace.com/cirqueromanes

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Jx2gyt50gUg[/youtube]

Des producteurs toujours au  top de l’air du temps, un metteur en scène de cinéma multi primé pour la Môme avec Marion Cotillard, des décors éblouissant , des costumes jamais vu et bien sûr des chanteurs de très haut niveau: tout  est réuni  pour une ouvre mêlant  musiques originales de Mozart  et compositions  crées pour le spectacle .

La troupe prépare son grand RETOUR à Paris en s’installant au Palais des Sports, à partir du 9 novembre après une tournée triomphale à travers toute la France, la Suisse et la Belgique (800 000 spectateurs ont déjà vu le spectacle)

La vie de Mozart, comme son œuvre sont du pur rock’nroll :

Dove Atia : «  La vie de Mozart est aussi  géniale que son œuvre »

Albert Cohen : «  Mozart était  une rock star avant  l’heure »

Nouveau Single: « C’est bientôt la fin »

Nouvelle version du spectacle

Plus d’infos  sur www.mozartloperaock.fr

Fabienne Prevot[vimeo]http://vimeo.com/15372745[/vimeo]

Vous pensiez passer tranquillement la nuit du 2 au 3 octobre bien au chaud dans votre plumard, couché sur vos deux oreilles, la bave au coin de la bouche, en marmonnant des borborygmes inintelligibles dans votre sommeil jusqu’au petit matin ? En premier lieu, permettez-moi de vous dire que vous êtes assez bizarre… En second lieu, si idyllique que vous parût ce petit programme, sachez que cette nuit-là se passera tout différemment. En effet, le 2 octobre prochain ce sera la Nuit Blanche 2010 ! Et qui dit Nuit Blanche… dit nuit blanche !

Autant vous dire que la nuit parisienne rayonnera de mille feux, comme elle n’a jamais autant brillé ! Ok, j’en fais peut-être un peu trop, mais ce sera véritablement une occasion à ne pas manquer.

J’en vois certains qui haussent un sourcil d’un air interrogateur. Tout d’abord, je vous félicite, car lever un seul sourcil ce n’est pas facile du tout. J’ai essayé une fois, je suis resté bloqué, et j’ai depuis mon sourcil droit qui vient narguer mon oreille droite. Raison pour laquelle vous ne voyez pas de photo en cliquant sur mon nom (en haut à gauche). Bref.

Je dois ensuite expliquer à mes lecteurs qui ne sont pas tous versés dans l’actualité culturelle parisienne ce qu’est la Nuit Blanche. Car oui, cette manifestation aura essentiellement lieu à la capitale…

Voici donc quelques éclaircissements sous la forme de Questions/Réponses :

_La Nuit Blanche, kézako ?

La Nuit Blanche, qui se tient une fois par an à Paris pendant la nuit du 1er Samedi d’octobre, c’est une myriade de manifestations culturelles qui a lieu dans des musées, galeries, centres culturels, et même dans la rue ! Vous aurez droit cette année à une quarantaine d’expositions  de peinture, photos,  sculptures,  de projections vidéos, d’installations, de performances et autres déambulations burlesques dans toute la ville ! A ces manifestations « officielles », viennent s’ajouter des dizaines d’autres « projets associés » mis en place et proposés par des institutions, associations, artistes indépendants, collectifs, etc.

_La particularité de la Nuit Blanche 2010 ?

C’est la 9° édition des Nuits Blanches, qui ont lieu depuis 2002.  Martin Bethenod, figure de l’art contemporain, ancien Commissaire général de la FIAC et à présent directeur du Palazzo Grassi et de la Punta della Dogana à Venise, est le directeur artistique de la Nuit Blanche 2010.

_Combien ça coûte ?

C’est gratuit, bien sûr ! Voilà pourquoi c’est un bon plan à ne rater sous aucun prétexte !

_La Nuit Blanche, c’est vraiment toute la nuit ?

Et oui ! La question méritait d’être posée, mais les organisateurs sont décidément vachement malins et donnent des noms très descriptifs à leurs manifestations. La Nuit Blanche 2010 se déroulera donc de 19h le samedi 2 octobre, jusqu’à 7h le dimanche 3 octobre. Que le Redbull coule à flot !

A noter : la performance de l’EnsAD Station Fantôme à la Station Saint-Martin (ligne de métro 9 entre République et Strasbourg Saint-Denis) se prolongera, elle, les lundi 4 et mardi 5 octobre en soirée.

_Quels sont les zones concernées ?

La Nuit Blanche s’organise cette année sur 3 « territoires » :
–    L’Ouest parisien, autour du pôle Alma – Trocadéro et des grandes institutions culturelles.
–    Le Centre de Paris, autour des Îles Saint-Louis et de la Cité, des quais et du Marais.
–    L’Est parisien, autour du quartier de Belleville.

Dans chaque quartier, les lieux sont suffisamment proches les uns des autres (150 mètres)  pour déambuler à pied.

_Comment avoir le programme complet et détaillé ?

Une seule adresse pour consulter en ligne et en interactif toute la programmation, zone par zone : http://www.nuitblanche.paris.fr/.

Vous  pouvez aussi accéder au programme complet dans un fichier PDF de 100 pages (forcément moins pratique) en cliquant ici.

_Comment rentrer chez soi en pleine nuit ?

Rien de plus simple, les organisateurs et la RATP ont pensé à ceux qui n’envisagent pas de passer la nuit dehors. Les modifications pour la nuit du 2 au 3 octobre sont les suivantes :
–    Pour l’ensemble des lignes de métro : la fermeture est retardée d’une heure.
–    Puis de 2h à 5h30 :

+ la ligne 14 est ouverte en totalité

+ la ligne 9 est ouverte de Trocadéro à Oberkampf

+ le réseau de bus Noctilien est renforcé.

Pour plus de détails, reportez-vous à la rubrique « transport » du site nuitblanche.paris.fr.

_En province, vraiment rien ?

Mais si ! Quelques villes ont suivi l’initiative et proposent elles aussi une nuit de folie ! Metz,  Brison-Saint-Innocent, Charleville-Mézières, La Motte Servolex sont en autres de la partie. Pour retrouver le programme de la Nuit Blanche en province, c’est ici. La Nuit Blanche s’est aussi implantée dans une vingtaine de pays en Europe et dans le Monde ; le programme est par-là !

_La Nuit Blanche correspond-elle à la Pleine Lune ?

Non, pas du tout. Mais c’est vrai que ça aurait été sympa. Pour votre gouverne, jetez un coup d’œil sur la carte du ciel actuel


_Un bonus de fin ?

Bien sûr ! Car l’équipe de Planète Campus a l’habitude de vous gâter ! Voilà donc  spécialement pour vous une application gratuite pour iPhone qui vous permet d’avoir sous la main toutes les infos et la programmation de cette Nuit Blanche 2010 ! Évidemment, l’avantage du programme  sur papier, c’est qu’on n’est pas perdu en cas de panne de batterie !

Ma verve littéraire s’essoufflant quelque peu en fin d’article, je préfère paraphraser le site d’iTunes en guise de conclusion : « Préparez votre itinéraire et laissez vous guider tout au long de la nuit ». Je n’aurais pas mieux dit !

Capture d’écran iPhone 2

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xe458x_la-nuit-blanche-2010-de-martin-beth_news[/dailymotion]

Sous un nouveau chapiteau, écrin festif et fabuleux, la compagnie belge ARSENIC viendra à la Villette présenter sa dernière création : Le Géant de Kaillass. Un théâtre très musical qui mêle chant, jeux d’ombre, fanfare, masques et marionnettes, pour nous raconter, en une vingtaine de tableaux le voyage d’un géant dans le monde des hommes.

Arsenic est aujourd’hui l’une des plus importantes compagnies itinérantes de Belgique. Son théâtre s’inspire de multiples esthétiques pour composer des spectacles conçus pour des structures nomades et qui s’adressent à tous les publics.

Tarif jeune – de 26 ans : 12€

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=HloeCzN8I2I[/youtube]

En savoir +

Le Géant de Kaillass
du 6 au 31 octobre – Espace Chapiteaux Parc de la Villette

Le site Arsenic 072© Mireille Bailly

Attention talent ! La jeune et pétillante Marina Glorian nous entraîne dans un succulent show musical qui remonte le temps avec des chansons des années 30 à 60, tout en racontant les galères d’une chanteuse d’aujourd’hui qui cherche le succès, la gloire …et le millionnaire bien sûr qui pourrait la sauver! Un rythme à vous couper le souffle (pas même le temps de l’applaudir entre deux chansons), tout s’enchaîne à une vive allure, nous surprend par l’audace, l’humour et l’originalité de son interprétation. Mistinguett, Yvette Guilbert, Frehel, Boris Vian ou Arletty sont revisités dans un spectacle décalé et drôle dans lequel la chanteuse, accompagnée de son accordéoniste,  se donnent avec une grande générosité.

Avec Marina Glorian et Laurent Derache, mise en scène Vincent Coppin

Théâtre Essaïon – 6 rue Pierre au Lard, Paris 4ème

Les vendredis et samedis à 21h30

Jusqu’au 23 octobre

Loc  01 42 78 46 42

Si la plupart des festivals en plein air ont lieu en juillet-août, la Fête de l’Humanité est un des événements populaires qui prolonge l’été musical. 600 000 personnes sont attendues entre ce soir et dimanche au Parc de la Courneuve en Seine Saint-Denis pour 3 jours de musique, d’ateliers politiques et de débats.

Organisé tous les ans par le journal L’Humanité, cette année la Fête de l’Huma fête ses 80 ans. Si à la base c’est une fête communiste où l’occasion était saisie par le Parti Communiste Français (PCF) et les associations liées pour partager leurs idées et en débattre avec des milliers de sympathisants, avec le temps, c’est sa riche programmation musicale qui attire le plus.

Près de 600 000 personnes s’étaient déplacées l’an dernier pour voir quelques grands noms de la scène musicale : Cocoon, Deep Purple, The Kooks, Keziah Jones, Arthur H, Jullien Clerc, Les Wampas, Maxime Le Forestier et une énorme tête d’affiche : Manu Chao et son groupe la Radio Bemba Soundsystem, qui a attiré un peu plus de 90 000 personnes pour le bouquet final.

Et le charismatique Manu Chao disait « La Fête de l’Humanité, c’est une des dernières fêtes sainement populaire où plein de gens différents se rencontrent. C’est un événement et un lieu uniques, où l’on se bat contre le futur qu’on nous impose », extrait du livre de Valère Staraselski intitulé La Fête de l’Humanité, 80 ans de solidarité.

Une programmation musicale riche pour un moindre coût

Entre débats, ateliers politiques, expositions culturelles et musiques live, la Fête de l’Huma est un véritable cocktail festif pour un moindre coût. Cette année le forfait 3 jours sera en vente à 25 euros sur place. Et la programmation musicale non des moindres.

Ce soir on retiendra Danakil, Raggasonic et The Prodigy qui donneront le ‘LA’ des trois jours. Demain, après un hommage à Jean Ferrat prévu à 14h40, seront très attendus Alain Souchon, Caravan Palace (voir vidéo plus loin), Dee Nasty, Madness et Simple Minds.

Cette année c’est Jacques Dutronc qui aura la charge de clôturer ce weekend festif en beauté. Il succèdera dimanche à l’Orchestre philarmonique de Radio France.

Caravan Palace en live:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=hEnJ_YNZiQ0[/youtube]

Le samedi 25 septembre prochain, Paris se transformera en dance-floor à ciel ouvert. C’est le retour de la Techno Parade, rendez-vous annuel des amateurs de musique électronique. Un événement festif incontournable de la rentrée parisienne. Comme tous les ans, la Techno Parade récidive dans la capitale et accueillera des milliers de fêtards, de jeunes ou de curieux autour de chars animés.

La Techno Parade est un rendez-vous de visibilité des artistes, des labels et de tous les acteurs impliqués dans la scène électronique. En 2010, Technopol, l’association au service de la culture électro, dédie son événement gratuit de rue au MIEUX VIVRE ENSEMBLE et aux acteurs de nocturnes festives. C’est aussi l’occasion de rappeler que faire la fête c’est bien mais préserver son état de santé c’est bien aussi.

Pour cette 12ème édition, le rendez-vous est fixé à midi place Denfert-Rochereau et le défilé empruntera l’avenue Denfert-Rochereau, le boulevard Saint-Michel, le boulevard Saint-Germain, puis le pont de Sully en direction de la Bastille. Un parcours de 6 km dans les rues de la capitale dans une atmosphère survoltée. L’arrivée est prévue vers 17h.

techno parade affiche

Plus d’infos sur www.technoparade.fr

La programmation le laissait présager. Les organisateurs ne se sont pas trompés. Pour la 8ème édition du festival Rock en Seine, le parc de Saint-Cloud a vu défiler 105 000 spectateurs qui se sont agités à l’écoute des 47 groupes prévus sur trois jours. Nouveau record d’affluence. Et un bouquet final grandiose : un véritable show signé Arcade Fire malgré la pluie!

Queens of the Stone Age, Cypress Hill, Massive Attack, les Ting tings, le quatuor Success,Wayne Beckford, les mythiques Roxy Music, Arcade Fire, pour ne citer que ça, le public de Rock en Seine 2010 a été gâté musicalement. Gâté musicalement par ce que niveau temps ce n’était pas vraiment ça. Invité surprise au parc National de Saint-Cloud, la pluie n’est pas parvenue à ternir  les trois jours de concerts en plein air. Au total, plus de 105 000 spectateurs présents et un nouveau record de fréquentation porté par les performances des 47 groupes présents.

Et les 35 000 personnes qui ont bravé la pluie hier soir n’ont pas été déçues. Les canadiens d’Arcade Fire ont véritablement mis le feu au public hier soir pour clôturer ces trois jours de fête. Bien sûr qu’ils étaient le groupe le plus attendu du weekend mais le collectif de Montréal avait un défi à relever : faire oublier la pluie au public en assurant le spectacle ! Pourtant ce n’était pas gagné d’avance. « Nous ne sommes pas habitués à être les derniers à monter sur scène lors d’un festival. C’est nouveau pour nous. Là, nous sommes dans un état où nous nous disons: ‘Oh mon dieu’ », racontait le batteur du groupe, Jeremy Gara, en conférence de presse quelques minutes seulement avant de monter sur scène.

Mais ce n’est pas un hasard si Arcade Fire a signé l’un des plus grands disques de l’année avec leur album « The Suburbs ». La peur ne pas pouvoir communier pleinement avec le public n’aura pas durée très longtemps. A l’entame de « Ready to start », leur nouveau single, les fans réunis au Domaine Saint-Cloud pouvaient sentir l’effervescence, la magie de la musique live qui s’opérait. Et les Canadiens ont plus qu’assuré en livrant une prestation épique pendant un peu plus d’une heure ! La meilleure surprise du concert fut peut-être le moment où les deux membres de Beirut, dont Zach le leader, se sont pointés sur scène, munis de leur trompette pour faire encore plus de bruit sur le titre Ocean of noise.

Le cadeau de fin est lui-aussi sublime. La pluie persiste et Win Butler, le chanteur, explique que les musiciens doivent arrêter de jouer pour éviter qu’ils s’électrocutent. Il n’a pas tort. Les membres d’Arcade Fire disparaissent de la scène mais la fête ne pouvait pas se terminer ainsi. Après un vibrant rappel, ils remontent sur scène pour un dernier morceau munis des quelques instrus encore praticables. Et  Arcade Fire embrase une dernière fois le public sur le titre Wake Up !

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=XXIsalSyi_k[/youtube]

Une comédie de Vincent Azé
Avec Vincent Azé, Emilie Caen, Maud Le Guenedal,
Elisa Menez, Thomas Neitzer, Benjamin Zeitoun.
Mise en scène : Michèle Bernier et Morgan Spillemaecker

Présenté comme la comédie de l’été, Le grand jour démarre sur un thème assez classique (un enterrement de vie de garçon et de jeune fille dans le même hôtel) pour rapidement partir en live hors des sentiers battus !

La présence d’une rodeuse inconnue dans les couloirs va ainsi créer une brèche dans la certitude du futur marié… Est-il vraiment prêt ?
A cette fameuse question, chacun de ses potes a évidemment sa réponse, comme la célèbre phrase « si la femme ne s’en rend pas compte, ce n’est pas vraiment tromper »…
Mais tout irait pour le mieux si du côté des filles il n’y avait pas un boulet (la copine d’un copain du marié), une fille dégouté de son propre mariage, ou encore un sex toy. Et bien sûr cette fameuse rodeuse.

Prenez tous ces ingrédients, mélangez les, saupoudrez de répliques cultes, ajoutez-y un narcoleptique ainsi qu’un striptease intégral masculin et vous obtiendrez une comédie rafraîchissante !

Bande-annonce : http://www.clubvisioscene.com/visiobillets.php?videoCodigo=3422.flv&partnerid=71&videoid=2094&load_video=1

Au Splendid depuis le 22 Juin.
Du mardi au samedi à 21h, matinée le samedi à 17h
Prix des places / 1ère cat. 30 €, 2ème cat. 24 €, 3ème cat. 19 €
Décor : Stef and C°
Lumières: Claude Olivier
Costumes : Chantal Tin
Infos : http://www.lesplendid.com/pieces-archives/Affich_Piece.aspx?ID=47

Le Grand Jour

Cette année, la rentrée c’est au festival Woodstower, du 3 au 5 septembre inclus.

Septembre. Rien que de mentionner ce mois, certains peuvent être pris d’une bouffée d’angoisse et on peut aisément les comprendre.  On préfèrerait tous oublier la reprise des cours, du boulot pour certains, ou d’autres contraintes pendant quelques semaines encore. Mais la rentrée peut se montrer tout à fait surprenante cette année pour ceux qui ne connaissent pas encore le festival Woodstower.

Ce festival lyonnais se déroulera les 3, 4 et 5 septembre prochains au Grand Parc Miribel Jonage. C’est vrai que, durant les périodes estivales, vous êtes souvent sollicités de toutes parts pour les dizaines (voire centaines) de festivals que l’on peut compter à travers la France. Cette 12è édition se renouvelle en voulant s’étendre à toute la région et montre une originalité qu’on ne trouve pas forcément ailleurs.

Tout d’abord, ce n’est pas qu’ un énième festival où ne sont présentés que des musiciens ou des chanteurs  que l’on retrouve quasiment dans chaque manifestation en France. Parmi les nombreux artistes qui répondront à l’appel, nous pouvons d’ores et déjà compter sur Peter Doherty, Olivia Ruiz, Archive, Jeanne Cherhal, Arno ou encore sur Tokyo Ska Paradise Orchestra et pleins d’autres.

Il y a un véritable engagement, une volonté de partage avec les festivaliers. Cette manifestation musicale veut se démarquer par une programmation éclectique mais aussi par son engagement pour l’écologie, et donc le développement durable. Ce festival parvient à transmettre l’importance de l’engagement citoyen tout en restant divertissant : foule en délire et ambiance survoltée seront bien évidemment au rendez-vous.

L'ambiance sera au rendez-vous

L'ambiance sera au rendez-vous

Au niveau de l’engagement citoyen du festival, de nombreuses dispositions ont été mis en place : navettes spéciales, ballades en vélo de Lyon jusqu’au site ainsi que des limitations de transports. Quant au respect de l’environnement, seront mis à dispositions des festivaliers tri sélectif, gobelets recyclables, toilettes sèches. Une autre bonne surprise de ce festival : l’accès à un espace de 2200 hectares de nature préservés à 15 minutes de Lyon qui donnera lieu à plus de 40 activités sportives.

Le festival Woodstower offre de nombreuses activités et des terrains de verdures protégés

Le festival Woodstower offre de nombreuses activités et des terrains de verdures protégés

Vous trouverez de nombreuses animations comme des ateliers de cultures urbaines, des spectacles, du bénévolat et le tout à bas prix.

Pour plus de renseignements, vous pouvez toujours interagir avec la communauté Woodstower sur Facebook ou Myspace ou même aller sur le site officiel : http://woodstower.com/

Quand on vous dit que c’est la période des festivals, ce n’est pas pour rien. Entre musique et cinéma, nombre de rassemblements font parler d’eux, il y a les nouveaux qui en veulent et les pionniers qui semblent lancés à jamais. Et puis il y a ceux qui en sont à leur quinzième anniversaire mais qui méritent d’être soulignés car réservé à un public trop restreint. C’est le cas du Mois Molière à Versailles.

Le festival du Mois Molière est l’occasion d’élargir ses horizons culturels de manière considérable en approchant un milieu rempli d’à priori ; le théâtre. Durant un mois entier, du premier au 30 juin, Versailles est le lieu de rendez-vous pour des publics différents, des simples curieux aux réels assidus.

Un mois entier pour (re)découvrir certains standards du théâtre mais pas seulement, des petites merveilles comme Ouliana Lopatkina, Etoile du ballet russe, illuminent les soirées de juin. De la danse, des contes, des conférences, de la musique, des pique-niques même et bien sûr, du théâtre, le Mois Molière est une réelle explosion de culture. Près d’une dizaine d’œuvres programmées par jour, tous genres confondus, permettent aux foules d’occuper intelligemment leur fin de printemps.

Si certaines prestations sont payantes, la majorité d’entre elles sont gratuites et ouvertes à tous, à condition d’arriver tôt, bien entendu.

Les Grandes et Petites Ecuries, le Théâtre Montansier, les Jardins du Château, le Potager du Roi, … Autant de lieux qui accueillent des troupes professionnelles qui mènent les pièces à tambour battant. Mention spéciale pour Viva La Commedia et leur Tartuffe, simplement magique et La Compagnie de la Reine et l’Ecole de musique de Dax pour Les Précieuses Ridicules, finement interprété.

S’étendant des origines, comme La Commedia dell’arte, à des interprétations plus libres et des créations originales, le Mois Molière est riche et constitue une vraie bonne raison d’occuper les pavés Versaillais.

Plus de 60 000 spectateurs répondent présent chaque année et les chiffres ne devraient pas chuter en 2010 non plus compte tenu du fait que le festival fête ses quinze ans d’existence.

Le Mois Molière touche bientôt à sa fin mais il reste une paire de jour pour profiter de ces festivités.

Toutes les informations complémentaires sont disponibles ici.

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On savait que le festival ferait du bruit. Mais à ce point ?! Pour sa sixième édition, le festival de métal Hellfest n’a pas eu l’organisation facile. Entre démêlés politiques et pressions sociales, les organisateurs du rassemblement ont vu rouge.

Du 18 au 20 juin, c’est la plus importante communauté de headbangers qui viendra fouler les terres de la ville de Clisson. Ce sont des milliers de personnes qui sont attendues pour rugir d’une même voix en Loire-Atlantique. D’immenses scènes et dix hectares de loges et de tentes sont parées à essuyer la fureur d’un rock froid et fort.

Trois jours rythmés au son d’un hard-rock gras et puissant avec des têtes d’affiches hallucinantes. Plus de cent groupes s’enchaineront et la foule pourra acclamer, par exemple : Kiss (pour leur unique date française de leur nouvelle tournée), Slash, Alice Cooper, Slayer, Motörhead, … Mais aussi des artistes de la nouvelle scène, déchaînés, comme : Fear Factory, Deftones, Airbourne, Carcass, … Autant de membres différents de cette même grande famille.

Si le festival a connu des débuts plus timides, il est aujourd’hui l’équivalent des scènes les plus imposantes comme Les Eurock ou Rock en Seine. Mais « à grands pouvoirs, grandes responsabilités, Peter. »

En effet, de plus en plus controversé, le festival a eu cette année à répondre de plusieurs accusations. La ConfédératioN des Associations Familiales Catholiques a exigé que les textes présentés lors des concerts soient communiqués au préalable afin de protéger « les populations fragiles » des paroles pouvant « inciter à la haine raciale, relever de l’injure raciale, constituer des provocations au suicide ou diffuser un message violent accessible à un mineur. »

De plus, la CNAFC a également souhaité que l’accès soit refusé aux mineurs non-accompagnés. Par ailleurs, l’affaire s’est étendue jusqu’à l’Assemblée où Patrick Roy, grand amateur de métal autant que député, prend le parti des sympathisants :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=UENvu1d9q9U&feature=related[/youtube]

Le tribunal de Nantes a rejeté la proposition première de la confédération mais appliqué la restriction relative aux mineurs, ce qui n’a pas vraiment révolté les dirigeants d’Hellfest qui appliquaient déjà ce principe. L’équipe déclare vouloir « démystifier le métal et ses fans »

Hellfest, ça commence aujourd’hui mais il n’est pas trop tard pour rejoindre les rangs déjà bien remplis.

Réservations, informations, et programmation sur le site du festival.

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Du 1er au 4 juillet, honneur à la jeune création dans 9 villes de France !

A Paris, la Colline de Chaillot sera revisitée, le temps de montrer à un très large public les créations les plus insolites de jeunes artistes de l’Ile de France de moins de 30 ans. Un événement soutenu par la ville de Paris, autour des 4 institutions de la Colline que sont la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, le musée d’Art Moderne, le Palais de Tokyo et le Théâtre National de Chaillot.

Ce sont en tout plus de 20 disciplines qui seront présentées : arts de la scène, métiers d’art, musique, cirque, magie, mode…, soit 200 artistes qui exprimeront leur vision inédite sur le thème du Patrimoine des Expositions Universelles et celui des Droits de l’Homme.

Spectacles, rencontres, débats, expositions…la plupart gratuits ! une occasion de vous balader du côté de Chaillot en ce début d’été.

Tout le programme sur www.imaginezmaintenant.com

Enfin l’œuvre rarement jouée du compositeur italien entre au répertoire de l’Opéra National de Paris qui lui offre comme cadeau de bienvenue le Palais Garnier !  Un bijou dans ce bel écrin, il n’en faut pas plus pour ravir les amateurs d’opéras italiens qui seront conquis par la puissance et le lyrisme  de l’ orchestration, la  diversité et la richesse des mélodies très Bel canto qui exigent des capacités vocales exceptionnelles de la part des chanteurs. Sur un texte de Walter Scott, l’histoire se déroule en Ecosse au XVème siècle, sur fond de guerre, de mariage politique et d’amour passionnel. Cette  nouvelle production est une réussite , due plus d’ailleurs à la merveilleuse distribution –  les ténors Juan Diego Florez ou Javier Camarena, les mezzo-sopranos Joyce Didonato et  Daniela Barcellona pour ne citer qu’eux – qu’à la mise en scène qui manque de légèreté et d’originalité.

Jusqu’au 10 juillet

Palais Garnier

Loc 08 92 89 90 90

www.operadeparis.fr

« Le soir, des Lions… » . Derrière ce titre tout un programme !  Des chansons bien sûr, mais pas seulement, et en tout cas pas sous forme de récital. Un cabaret plutôt, avec une ambiance rétro, une multitude d’objets et d’instruments , des complices –deux ravissantes  musiciennes passant avec une étonnante aisance du saxophone à la trompette ou la batterie et n’hésitant pas à prêter leur jolie voix – et un pianiste qui va bien au-delà de son rôle d’accompagnateur. Le tout est orchestré par Juliette qui signe ici une mise en scène élégante et originale.

Les textes des chansons abordent des thèmes d’époque, le GPS, les cas sociaux, la fête, le vin…le tout avec  poésie , humour et beaucoup d’ énergie. Après « Collection Particulière » de la saison dernière, le chanteur se donne de nouveaux défis, comme celui de nous faire rire, pleurer ou tout simplement penser..à la vie, à la mort.

Jusqu’au 27 juin

Théâtre du Rond-Point

2 Bis avenue Franklin Roosevelt, Paris 8ème

Loc 01 44 95 98 21

Quel beau cadeau de fin de saison ! un pur régal ces Trois Sœurs dans la nouvelle mise en scène d’Alain Françon : raffinement, humour, émotion…le texte est admirablement mis en valeur grâce à un jeu très juste de tous les acteurs, sobre et audacieux à la fois. Devant nos yeux une succession de tableaux, de saisons, de journées à attendre le bonheur, celui qui tarde tant à venir pour ces soeurs à qui tout souriait et qui finalement, chassées de leur maison natale, seront privées de tout, même du sens de leur vie.

Ne partez pas en vacances sans avoir vu ou revu ce chef-d’œuvre de la littérature russe du XIXème siècle.

Place Colette, Paris 1er

jusqu’au 16 juillet

Loc 0825 10 16 80  ou www.comedie-francaise.fr

Les festivals fleurissent au rythme des pâquerettes et alors que l’on sort de Cannes, d’Annecy, d’Angoulême, un tout nouveau arrive sur Paris : Sexy International Paris Film Festival. Au titre plus ou moins évocateur, il créé la surprise et détonne dans la capitale. Pour faire sa place, il faut de l’espace c’est bien connu. Projection.

Créé par Nathalie Vella, Patrice Le Petit et Grégoire Maréchal, l’association SIPFF a vu le jour en 2009 en écho francophone au festival australien du même nom. Le but étant de présenter aux publics des films de qualité déployés autour de fils rouges tels que l’amour, la sensualité, la sexualité et plus généralement, les relations.

Le festival dure du 24 ou 27 juin 2010 et s’ouvrira à 19h avec le Japon à l’honneur. Trois jours plus tard, à la même heure, la cérémonie de clôture sera basée sur le Glamour Hollywoodien. Entre ces deux dates, c’est tout un panel de courts métrages, de rétrospectives – dont un panorama gay et lesbien – qui sera présenté et évalué par un jury composé de Marc Duret, Sami Zitouni, Sally Hussey, Pascal Toutain, Dimitra Kontou. Les prix seront attribués selon quatre catégories :

–          Meilleur court-métrage international

–          Meilleur court-métrage francophone

–          Prix du jury

–          Prix du public

Pourquoi Sexy ? Le festival s’inspire des réalisateurs des années 1960 comme Russ Meyer et des icônes du grand écran d’alors comme Brigitte Bardot, Marilyn Monroe ou Betty Paige. Dans le but de créer un festival touchant, émouvant, et toujours artistique, le SIPFF associe connaissances et expériences du milieu du septième art pour illustrer l’érotisme, la sensualité, la politique, la perversion et le divertissement.

Sensibiliser un public à un genre rempli d’à priori est le maitre mot des organisateurs ; c’est à travers l’animation, la fiction, les documentaires ou encore les films d’arts et d’essais qu’ils offrent au plus grand nombre des mondes provocateurs et érotiques. De plus, le théâtre aura une place importante au cœur du festival avec Les Happenings, représentations ponctuelles illustrant le thème propre à chaque soir : Japonais, Nouvelle Vague, pyjama party et vintage hollywoodien. Mais les surprises ne s’arrêtent pas là, la présence de musique, de cirque, de danse, toujours sur le thème Sexy, animera la dernière soirée.

Il y aura également, et comme une évidence, une célébration du cinéma gay et lesbien le jour de la Gay Pride, le 26 juin, au Yono Bar, dans le Marais.

Ambitieux, les membres de l’association voient loin et espèrent développer leur petit nouveau toujours plus chaque année pour le faire devenir « unique et hors norme. »

Toutes les adresses, renseignements et informations sont disponibles ici.

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Événement à la Villette ! Pour la 1ère fois en France, le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui présente l’intégralité de son triptyque consacré à notre rapport au divin.

FOI, MYTH et BABEL (words) : un voyage exceptionnel à travers le temps, l’espace et les interrogations humaines les plus profondes.

Visuel 1- Maquette Dans Tous les Sens - © Koen Broos

Quand Foi (créé en 2003) sondait le pouvoir de la croyance, Myth (créé en 2007) questionnait l’attente vaine de l’homme providentiel.

Avec le dernier opus intitulé BABEL(words) (création 2010), Sidi Larbi Cherkaoui, accompagné ici du chorégraphe Damien Jalet et du plasticien Anthony Gormley, clôture cette épopée par une exploration du langage et de l’espace comme vecteurs déterminant à toute relation humaine.

Des spectacles où sont convoqués tous les arts : danse, théâtre, chant, musique, cirque, et réunissant des artistes sud-africains, australiens, philippins, canadiens, belgo-marocains… dans une épopée poétique à l’énergie communicative.[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xdi8jf_sidi-larbi-cherkaoui-le-triptyque-l_creation[/dailymotion]
INFOS PRATIQUES

Du 17 juin au 7 juillet 2010

Grande Halle de la Villette

Foi : 17 au 19 juin

Myth : 24 au 26 juin

Babel (words) : 1er au 7 juillet

Autour des spectacles :

Rencontres avec l’équipe artistique

Tarifs jeunes – 26 ans : 20€

Retrouvez toutes les infos sur le site Internet de la Villette
Consulter le plan d’accès

Pour réserver 01 40 03 75 75 ou sur la billetterie en ligne

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Crédit photos © Koen Broos

Conception graphique Dans Tous les Sens

Maxime d’Aboville nous offre une adaptation intelligente et saisissante du très beau livre de George Bernanos, Journal d’un curé de campagne.

Au milieu de la nuit, face contre terre et les bras en croix, un jeune prêtre devient le réceptacle de la volonté divine. C’est le récit de ce pauvre homme dont le sacerdoce s’attache à sauver des âmes désespérées et à apaiser leurs souffrances comme on applique un baume. Dans le petit village d’Ambricourt le jeune prêtre se dit à lui-même : les moines souffrent pour les âmes. Nous nous souffrons par elles. Bernanos fait de ce jeune prêtre, maladroit et insignifiant, un homme exceptionnel au service des plus faibles (un saint chez les catholiques).

La vertu de ce singulier récit est de montrer à quel point un homme est capable de grandes choses quand il aime. C’est une histoire qui n’est pas réservée aux seuls croyants, elle s’adresse à tous les hommes qui s’interrogent sur le malheur et l’injustice.

Maxime d’Aboville – nominé aux Molières 2010, catégorie Révélation théâtrale masculine – a puisé dans le texte de Bernanos pour transposer la force du récit et sa poésie, lui donner une dimension dramaturgique nouvelle (voir aussi le très beau film de Robert Bresson). Maxime d’Aboville est un grand comédien à la diction parfaite. Il mâche les mots avec des intonations inimitables, quelque chose de Luchini – lui aussi ancien élève de Jean-Laurent Cochet. On écoute cet artiste, simple et profond, jamais cabot. On sent combien l’acteur est imprégné du récit, lui est fidèle.

Ce spectacle est un pari audacieux et une réussite. Vous ne le verrez plus au théâtre des Mathurins mais à Avignon cet été.

Annecy c’est un lac splendide, une école d’ingénieur réputée, du luxe, de la fondue, une vieille ville, c’est proche des stations de ski. Mais c’est aussi Le Festival International du Film d’Animation. Et cette année, c’est le 50ème anniversaire du festival qui est célébré. Mise au point.

Lancé en 1960 sous le nom de Journées Internationales du Cinéma d’Animation, ce rassemblement est l’occasion pour tous, professionnels et amateurs, d’investir le milieu du film d’animation et, souvent, d’y découvrir des merveilles.

La France ayant été longtemps maladroite dans ce milieu avec une mauvaise distribution de ses créations, de mauvais choix de publics ou de développement de ses sujets, a trouvé en ce festival sa revanche tant attendue.

Entre films de fin d’étude, courts et longs métrages, série, c’est tout un panel de l’animation qui est déployé du 7 au 12 juin.

Cette année, 66 pays sont en compétitions avec un total de 213 films présentés. De nombreux réalisateurs seront alors présents, tels que Nick Park, Florence Miailhe, Regina Pessoa, Arthur de Pins, … Et beaucoup d’autres.

Mais c’est aussi au Festival que Sylvain Chomet a redoré les lettres d’or du film d’animation français avec Les Triplettes de Belleville. Décalé, une bande-annonce que l’on -M-, stylistique, l’ouvrage semblait diviser fortement les avis et puis, à force de persévérance et de conviction, la petite merveille est arrivée sur nos écran.

Sylvain Chomet, près de sept ans plus tard, revient – et en ouverture du Festival s’il vous plait – avec son nouveau long intitulé L’Illusionniste qui devrait séduire l’audience. Dans un tout autre univers, Shrek 4 sera projeté aujourd’hui à 16h et en séances spéciales pour enfants malades.

Vernissages, concours de voix, projections en tous lieux, c’est une véritable fourmilière qui s’agite ici, l’animation fusant de toutes parts. En l’absence de pays invité cette année est tout de même consacrée à un hommage à l’Argentine. Seront également présents Véronique – Marge Simpson – Augereau et Philippe – Homer Simpson – Peythieu pour une séance de doublage en direct.

Bien entendu, l’histoire du Festival sera déclinée sous forme de cinquante films de mois d’une minute à travers lesquels les personnes présentes pourront voir ou revoir les moments forts de ce rassemblement atypique.

Un long métrage sera présenté chaque soir à 22h15, en plein air. Si Zeus le veut.

Toutes les informations détaillées et le programme sont consultables sur le site d’Annecy 2010.

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Quels seront les artistes contemporains de demain ? Un début de réponse s’esquisse à la Fabrique où se tient jusqu’au 2 juin le Salon de Montrouge, rendez-vous annuel à la notoriété assise et qui s’y entend pour lancer de jeunes espoirs.

Créé en 1955 dans le but avoué de dénicher de jeunes talents parmi les artistes résidant en France, le Salon de Montrouge a connu maintes transformations avant d’atteindre sa configuration actuelle : un collège critique composé de spécialistes sélectionne  80 artistes, parmi lesquels une majorité de trentenaires, issus des beaux-arts ou de l’université. Bien évidemment, ni l’âge ni la formation ne sont rédhibitoires mais des constantes se remarquent. Les trois artistes distingués par le jury bénéficieront d’une exposition personnelle au Palais de Tokyo.

Ainsi donc, dans l’immense hangar de béton de La Fabrique de Montrouge, les œuvres des artistes s’épanouissent au sein de modules mis en scène par Matali Crasset. Vidéo, sculptures, installations, dessins, peinture, tels sont les moyens protéiformes dont s’arment ces artistes pour communiquer une multitude de visions artistiques du monde….

Un collège critique et un jury prestigieux….

Que vous soyez néophyte ou non, vous pouvez vous laisser guider en toute confiance par le collège critique érudit qui a sélectionné les artistes présentés. Galeristes, critiques, théoriciens, commissaires d’exposition parmi lesquels Paul Ardenne, Emmanuelle Lequeux, Alain Cueff, Jean-Michel Frodon, chacun d’entre eux parraine plusieurs artistes. Une telle réunion de personnalités du monde de l’art ne peut être qu’un gage de qualité.

Parmi le jury de cette année, l’on compte Eric de Chassey, président du jury et directeur de la Villa Médicis à Rome, Marc-Olivier Wahler, directeur du Palais de Tokyo, Marc Nicolas, directeur de la Fémis, Quentin Bajac, conservateur-chef du cabinet de la photographie du Centre Pompidou, et d’autres tout aussi recommandables.

À la fin de ce name-dropping digne d’un Who’s Who, on en a presque la tête qui tourne…

…pour trois lauréats.

Julien Salaud

Quand l’animal sacré rejoint les étoiles

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Aymeric Ebrard

Ce qu’il y a entre les images

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Fabien Souche

Décalages, drôleries et autres sarcasmes

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Nos coups de cœur

Stéphane Cauchy

L’illusion du temps qui passe ou le ballet saugrenu des entonnoirs

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Ivana Adaime Makac

La sauvagerie des animaux en cage

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Marie Quéau

Les choses blessées

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Agnès Godard

Les corps morcelés

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Et si cette mise en bouche vous laisse sur votre faim, il vous reste quelque 70 artistes à découvrir…

Informations pratiques

Salon de Montrouge
Lieu : La Fabrique
51, avenue Jean Jaurès, Montrouge
Métro : Porte d’Orléans (ligne 4) ou Châtillon Montrouge (ligne 13)
Bus : Place des Etats-Unis (ligne 68)
Tous les jours sauf le mardi de 12h à 20h
Entrée libre

Crédits photos : 

Ivana Adaime-Makac, Le banquet, 2008.
Technique mixte, 165x50x50cm.
© Ivana Adaime-Makac

Agnès Godard, Combattimento, 2009. Tirage jet d’encre sur cadre rétroélcairé. 29,7x21cm. © Agnès Godard

Marie Quéau, Paillasse, Tirage jet d’encre, 75x100cm, 2008-2009, © Marie Quéau

Julien Salaud, Constellation du Renard, Techniques mixtes, 56x45x30cm, 2008, © Julien Salaud

Fabien Souche, Wood, Bois, Dimensions variables, 2007, © Fabien Souche

Stéphane Cauchy, Sans titre, Techniques mixtes, Dimensions variables, 2007, © Stéphane Cauchy

Aymeric Ebrard, La Limite de Chandrasekhar, 2009, Tirage pigmentaire, 100x120cm. © Aymeric Ebrard

Un partenariat entre les artistes de la Biennale d’art contemporain de Villeneuve-la-Garenne et les élèves de la ville donne lieu à une exposition des oeuvres des apprentis artistes. Une belle initiative.

Qui a dit que les jeunes fuyaient l’art contemporain ? Cela ne semble pas concerner les élèves de Villeneuve-la-Garenne, de la maternelle au lycée. Dans le cadre de la 7ème édition des rencontres de l’Ecole, des Arts, de la Culture et du Territoire dans les Hauts-de-Seine, un millier d’élèves altoséquanais a pu s’essayer à la création artistique.

Les élèves, des petits de maternelles aux ados du lycée, ont pu rencontrer les artistes participant à la Biennale d’Arts Plastiques de Villeneuve-la-Garenne. De ces rencontres sont nés différents projets artistiques : dessins, montages en volume, peintures, réalisations plastiques, installations vidéo…

Sur le thème des « Figures du Temps » de la Biennale, les apprentis artistes ont appris à mettre en forme et/ou en image un concept très abstrait. Chacun a fait en fonction de son âge, des artistes qu’il a pu rencontrer, et de la direction pédagogique souhaitée.

En parallèle de l’exposition des plasticiens au Centre culturel, ils présentent leurs oeuvres à l’Espace 89. De nombreuses activités et représentations y sont organisées : c’est donc l’occasion d’aller découvrir le talent de ces artistes en herbe.

Biennale d’art contemporain de Villeneuve-la-Garenne « Les Figures du Temps » – Du 20 mai au 11 juillet du lundi au vendredi de 10h à 18h, et le samedi de 14h30 à 18h. Centre culturel, 23 quai d’Asnières.

Artistes exposés : Constanza Aguirre (peintre), Hélène Hourmat (photographe/plasticienne), Marianne Le Vexier (peintre/graveur), Timothy Perkins (peintre), Francine Sidou (peintre).

Exposition des travaux d’élèves – Espace 89, 157 bd Gallieni – 25 mai : visite de l’exposition de 17h30 à 19h30 – 28 mai : spectacle des maternelles de Jean de la Fontaine à 17h puis visite de l’exposition jusqu’à 19h30 – 4 juin : spectacle de danse des maternelles de Pierre de Coubertin puis visite de l’exposition jusqu’à 19h30 – 11 juin : chorale des CP de Jules Verne puis visite de l’exposition jusqu’à 19h30.

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Constanza Aguirre, peintre
Hélène Hourmat, photographe/plasticienne
Marianne Le Vexier, peintre/graveur
Timothy Perkins, peintre
Francine Sidou, peintre

Qui mieux qu’un ado peut blaguer sur les ados ? En fait, tout le monde peut le faire sauf que lorsque c’est un jeune homme de 18 qui s’en charge … Ben c’est plus drôle !

Kev’Adams a 18 ans. Il s’est déjà produit sur les plus grandes scènes du territoire, il a rencontré les plus grand humoristes et il n’est pas prêt de s’arrêter là. Il est drôle et d’une aisance hors du commun lorsqu’il est sur scène. Planete Campus l’a interrogé.

Kevin étudie à la fac de droit à Nanterre. Sauf que. Difficile de gérer spectacles et cours. « Le spectacle me prend beaucoup de temps ». Surtout que le jeune artiste n’arrête pas. De septembre à mars il jouait 4 soirs par semaine au théâtre du temple à Paris, en plus de divers plateaux télé, de premières parties, de galas caritatifs etc. Depuis le mois de mars, Kevin est en tournée dans toute la France. Il  a aussi participé au festival Paris fait sa comédie 2010 et il continue également de faire des premières parties. Principalement celle de Jena Lee en ce moment, mais aussi Gad Elmaleh, Michel Boujenah ou encore Anne Roumanoff. « Les premières parties c’est ce que je préfère », confie-t-il. « C’est le meilleur exercice possible. Le public ne m’attend pas, il n’a généralement pas envie de me voir et souvent il ne m’écoute pas vraiment. Tout se joue dans la première minute. Quand j’arrive sur scène j’ai le droit à un petit « bonsoir » et quand je repars toute la salle applaudît. C’est un gros kiff pour moi ».

Tout a commencé avec un gros cahier bleu

Etonnamment, Kev’Adams se destinait au cinéma à l’origine. Il enchaine les castings de 11 à 15 ans, il participe à beaucoup de figurations mais il se fait recaler de partout. « Je me suis dit que je devais être mauvais, alors j’ai voulu jouer mes propres textes, pas ceux de quelqu’un d’autre. Je voulais que ce soit les gens qui viennent me chercher ». « Depuis que je suis petit j’écris ce que je vis dans un gros cahier bleu, une sorte de journal intime incohérent d’histoires plutôt drôles qui ne se suivent pas. Des choses dont tout le monde à conscience mais dont on ne parle pas forcément. J’ai repris les meilleures et j’ai bossé dessus».

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=hD0X6HLtPec[/youtube]

Et pour en arriver là où il n’en est, Kev’Adams a du bosser dur.
Une fois son sketch écrit, il enchaine les scènes ouvertes : une vingtaine d’humoristes qui  jouent pendant 5 minutes devant des grands noms du milieux à la recherche de jeunes talents. Il participe  ensuite au casting de jeunes talents où il est malheureusement disqualifié en demi-finale car il n’a qu’un seul sketch à présenter. Mais Kev’Adams a beaucoup de chance et il se fait repérer pas Elisa Soussan, directrice de casting, qui le rappelle pour le festival Paris fait sa comédie 2009 pour Anne Roumanoff. «  Il restait une place et Elisa Soussan m’a proposé de participer. Je n’y croyais pas, je pensais que c’était une blague et puis finalement ça m’a permis de jouer 7 minutes à l’Olympia ! Dans le public il y avait des producteurs, des attachés de presse et plein de personnalités importantes du métier, je me suis fait connaître et depuis, ça c’est enchaîné ».

Inspiré de son « gros cahier bleu » les sketchs de Kev’Adams possèdent forcément une part de vécu. « C’est très exagéré mais ça reste quand même très très autobiographique ». Aujourd’hui Kev’Adams a son propre spectacle et sa tournée perso. Mais fini l’inspiration tirée du cahier ! Kev’Adams aime improviser avec les gens sur scène. « Ca mène souvent à des trucs géniaux ! ».
Indépendant financièrement à seulement 18 ans, il est conscient de sa chance, « je gagne ma vie en en plus je fais ce que j’aime. Même si parfois c’est crevant et qu’il y a des choses horribles comme écrire quand je n’ai aucune inspiration ou arriver à un endroit où personne ne me connait… Mais j’adore la scène, c’est là où je m’amuse le plus ! »

Pour ce qui est de ses ambitions cinématographique, si les réalisateurs ne viennent pas encore le chercher pour les films il reçoit tout de même des propositions d’essais de tournage. Mais pour l’instant il n’a toujours pas obtenu de rôle.

Kev’Adams sera à Paris  à partir du 2 septembre prochain, en attendant retrouvez toutes les dates sur http://kevadams-officiel.fr/

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L’inauguration du centre Pompidou-Metz avait lieu aujourd’hui accueillant des personnalités comme le Président de la République. Il ouvrira ses portes pour le public dès demain.

 Le Centre Pompidou-Metz est la première décentralisation d’une grande institution culturelle nationale et parisienne. Inauguré aujourd’hui en présence de nombreuses personnalités politiques dont le président lui même, il a pour but de projeter la ville lorraine dans la modernité, de faire de Metz une nouvelle plate-forme culturelle.

 « Ce qui se joue ici, avec l’inauguration de ce musée, ce n’est ni plus ni moins qu’une nouvelle renaissance lorraine », a déclaré M. Sarkozy lors d’un discours improvisé concluant l’inauguration du Centre Pompidou de Metz (CPM). « La Lorraine a beaucoup souffert toutes ces dernières décennies des restructurations, des mutations, des changements, le textile, la sidérurgie, les mines, le militaire », a-t-il rappelé.

«  C’est la fierté de la France d’être sans doute un des rares pays en pleine crise qui trouve les moyens de dégager les investissements de cette importance », a-t-il estimé, « la France considère qu’investir dans un musée au style aussi extraordinaire que celui-ci, c’est aussi important qu’aller investir dans une université, dans un laboratoire ».

Accompagné de Bernadette Chirac, de l’ex-Premier ministre Edouard Balladur, du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et de ses prédécesseurs Jean-Jacques Aillagon et Jack Lang notamment, M. Sarkozy a visité la première exposition du Beaubourg messin, s’arrêtant notamment devant des toiles de Braque, Miro, Matisse ou Picasso.

 

Situé à seulement 80 minutes en TGV de Paris, le centre dispose d’une architecture originale : trois boîtes à chaussures superposées, coiffées d’un chapeau chinois et portées par six piliers coniques et une flèche centrale. Il aura fallu 3 ans au japonais Shigeru Ban et au français Jean de Gastines pour venir à bout de ce projet. Ni un musée, ni un centre d’art dévolu, le CPM se présente comme l’un des plus vastes espaces d’expositions temporaires d’Europe avec ses 5 000m² d’exposition. Le lieu pluridisciplinaire permet de découvrir toutes formes d’arts.

Pour l’exposition inaugurale « Chefs d’œuvre », les plus grands noms de l’Art moderne sont réunis : de Braque, Malevitch, Chagall, Léger et Brancusi à Bellmer, Kandinsky, Picasso, Max Ernst, Pollock, Giacometti et Dubuffet. Au total, 780 œuvres, on été rassemblées, majoritairement prèté par le centre Pompidou de Paris.

L’ouverture au public est prévue pour demain. Plus d’infos sur : http://www.centrepompidou-metz.fr

Du 11 au 30 mai 2010, Le Parc de la Villette met un coup de projecteur sur la scène artistique sud-africaine ! Durant trois semaines, à travers la danse, le théâtre et la musique, plusieurs dizaines d’artistes viendront témoigner de la richesse et de la diversité de cet étonnant pays. Ne manquez pas notamment les 3 concerts événements pour les 20 ans de la libération de Nelson Mandela.

Danse & Théâtre

>> Danse
Via Katlehong / Lindigo

Umqombothi Kabar Création 2010
Une rencontre entre musiciens réunionnais et danseurs issus des bidonvilles d’Afrique du Sud pour une création exubérante où se mêlent énergie tribale et sentiment de bravade.
Du 11 au 14 mai – Grande Halle, salle Charlie Parker

Robyn Orlin

Daddy, I’ve seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each other… Spectacle en anglais partiellement surtitré en français

Cette “pièce de six danseurs et une scène” tourne en dérision les codes du ballet classique en pointant les difficultés de cohabitation au sein d’un pays pétrit de paradoxes.
Du 18 au 21 mai – Grande Halle, salle Charlie Parker
Une rencontre avec l’équipe artistique est prévue à l’issue de la représentation, le jeudi 20 mai (sous réserve de modification).

>> Théâtre
Mpumelelo Paul Grootboom
Foreplay Première en France
Spectacle en anglais surtitré en français
Ecrite et mise en scène par l’enfant terrible de la création théâtrale d’Afrique du Sud, une pièce engagée qui traite de façon réaliste et crue les tabous d’une société traversée par la violence et la révolte.
Du
25 au 28 mai – Grande Halle, salle Boris Vian

Musique

3 concerts événements pour les 20 ans de la libération de Nelson Mandela
à la Grande Halle de la Villette
>> Samedi 22 mai à 20h
Vusi Mahlasela, Eric Mouquet – Deep Forest / Blick Bassy, Johnny Clegg

L’un des artistes majeurs de la scène musicale sud-africaine, Vusi Mahlasela, ouvrira cette soirée dans un savoureux mélange de folk, world, blues & soul, suivie d’une série de courts-métrages « Football made in Africa », portrait d’un continent qui vibre et s’enthousiasme autour du football.
La soirée sera clôturée par Johnny Clegg qui fera son grand retour sur la scène parisienne, après 3 ans d’absence.

>> Samedi 29 mai à 20h30
Mahotella Queens, Hugh Masekela
Figures emblématiques de la résistance anti-apartheid, les trois sexagénaires des Mahotella Queens et le légendaire Hugh Masekela viendront prendre le pouls de la Grande Halle de la Villette lors d’une soirée exceptionnelle à la mémoire des luttes passées. Un concert plein d’espoir pour un pays en reconstruction qui mêlera le Mbquanga, musique aux accents zoulous mêlés aux sonorités du rythm and blues, et un jazz imaginatif teinté des couleurs exaltantes de l’Afrique.


>> Dimanche 30 mai à 17h
« Juke Box Live pour Mandela » avec
Cheick Tidiane Seck invite Manu Dibango, Touré Kunda, Amadou & Mariam,
Archie Shepp, Rachid Taha, Mélissa Laveaux…
Sous la direction artistique de Cheick Tidiane Seck, de nombreux artistes participeront à l’hommage à Nelson Mandela et à son combat contre l’arpatheid.
Mélangeant les musiques noires et blanches emblématiques des années de lutte du mouvement anti- apartheid et leur propre répertoire, Cheick et ses invités offriront au public un spectacle musical unique et magique, symbole de liberté et de lutte contre le racisme et la ségrégation.

Et du 11 au 30 mai, exposition photos en accès libre – Hall de la Grande Halle
« Soweto dans la poussière, la sueur et l’espoir » de Galith Sultan

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=mGN0gr69L9g[/youtube]

INFOS PRATIQUES

Tarifs jeunes – 26 ans : de 10€ à 20€

Afrique du Sud du 11 au 30 mai 2010
Grande Halle de la Villette
Retrouvez toutes les infos sur le site Internet de la Villette
Consulter le
plan d’accès

Pour réserver 01 40 03 75 75 ou sur la billetterie en ligne

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photo Felix Broede

photo Felix Broede

Elle est gracieuse, pétillante et sa voix cristalline et d’une extrême agilité vous raviront ! Deux opportunités de l’écouter s’offrent à vous : en live, à la salle Pleyel ou en vous procurant son dernier album « Rosso », entièrement consacré à l’opéra baroque italien. Le programme à Pleyel reprend d’ailleurs les airs de l’album : Haendel, Stradella, Vivaldi et leurs contemporains, un riche répertoire dans lequel la jeune femme excelle avec ses interprétations audacieuses et pleines d’émotion.  

Dans le cadre de la programmation « Les Grandes Voix »,  le récital à la Salle Pleyel aura lieu le 18 mai à 20h. La soprano sera accompagnée par le Venice Baroque orchestra dirigé par Andrea Marcon.

Salle Pleyel, 252 rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8ème

Album « Rosso » : Deutsche Grammophon

La Foire de Paris ouvre ses portes le jeudi 29 avril. Onze jours placés sous le thème des tropiques.

Un bon moyen de sortir de votre quotidien et de découvrir de nouvelles choses. Trois thématiques principales : Bien être et loisirs, maison et environnement, culture du monde. Le tout, agrémenté d’événements et d’animations !

Chaque jour, coup de projecteur sur des pays en particulier :
Vendredi 30 avril la Nouvelle Calédonie,  lundi 3 mai la Martinique, mercredi 5 la Guadeloupe, jeudi 6 l’Ile de la Réunion, mardi 4 la Polynésie et vendredi 7 la Guyane.

Avec plus de 2 700 exposants, c’est le rendez-vous idéal pour obtenir conseils beauté, maison, bricolage, pratiques, vacances… Initiez-vous à la gastronomie du monde et découvrez la culture des pays tropicaux.
Pour sa 106ème édition, la Foire de Paris ne se laisse toujours pas aller et convie ses visiteurs à prendre part à un festival unique de saveurs et de musiques, à un savoureux cocktail de rythmes et d’exotisme en provenance des pays d’outre-mer, pour 11 jours de fête et de découvertes.

Priorité aux produits malins, aux solutions durables, non pas pour consommer plus, mais pour consommer mieux.  Des animations pour tous. Concours, ateliers, représentations, conseils … La foire de Paris s’adresse à tout le monde quel que soit votre âge et vos centres d’intérêts.

La Foire de Paris est à découvrir sans plus attendre à partir du jeudi 29 avril à la Porte de Versailles. Tous les jours de 10h à 19h sans interruption. 9H30 les samedis, dimanches et jours fériés.

Plein tarif 12 euros, Pass 2 jours 18 euros , 9,5euros pour les personnes à mobilité réduite, 7 euros pour les enfants de 7 à 14 ans, gratuit pour les moins de 7 ans.
Nocturne la nuit du 7 mai jusqu’à 23h

Plus d’infos sur www.foiredeparis.com

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Les Justes, d’Albert Camus, sont mis en scène par un Stanislas Nordey inspiré mais maladroit. Quelques comédiens remarquables sauvent ce spectacle aux longueurs répétées. Pas inintéressant, mais hélas inabouti. Actuellement en tournée à Montpellier et Clermont-Ferrand.

Les Justes, c’est l’histoire de cinq révolutionnaires russes au début du XXème siècle. Quatre hommes et une femme, décidés à assassiner le grand-duc Serge pour sauver le peuple russe de la misère et pour faire triompher la justice. Leurs convictions, aussi nobles soient-elles, excusent-elles pour autant leur acte terroriste ?

Une mise en scène minimaliste d’un texte difficile
Cette pièce de Camus a des échos particulièrement actuels plus d’un siècle après l’action inspirée d’une histoire vraie. L’austérité de la mise en scène de Stanislas Nordey rejoint celle du texte pour un rendu pesant, mais malgré tout de grande qualité. Le décor et les déplacements des comédiens, minimalistes et géométriques, servent la réflexion de l’auteur sans la polluer d’artifices. Le texte ainsi mis en exergue, les comédiens sont seuls maîtres à bord.

C’est là que le bât blesse. Le parti pris de la direction d’acteur est certes louable en théorie, mais discutable en pratique. Stanislas Nordey a voulu ne servir que le texte, et finalement, on finit par le perdre. En demandant à ses comédiens de le sur-articuler, c’est comme s’il nous imposait de le lire collé au visage. A le voir de trop près, on ne le voit plus du tout. On a besoin d’un minimum de recul pour qu’il nous apparaisse, et c’est ce recul-là que le metteur en scène nous refuse.

Des comédiens inégaux
Les comédiens, inégaux, le sont d’autant plus devant ces exigences : le charisme de Frédéric Leidgens (Boris) s’efface derrière sa diction plus qu’agaçante, quand elle n’en devient pas risible. Pourquoi diantre prononce-t-il le « e » muet à la fin des mots, et pour quelle raison obscure ses « r » sont-ils si durs et si appuyés ?

Vincent Dissez (Ivan) semble jouer à celui qui dira son texte en ouvrant le plus la bouche en hauteur et en largeur, et Damien Gabriac (Alexis) disparaît complètement derrière la monotonie synthétique de sa diction. Quant à Wajdi Mouawad (Stepan), malgré ses efforts pour se fondre dans un style qui n’est pas le sien, multiplie les erreurs de débutant que ne renierait pas une parodie des Inconnus.

Seule Emmanuelle Béart (Dora) tire son épingle du jeu. Rebelle, la comédienne prend la liberté de respecter la ponctuation, et ferme tous ses sens. Ses interventions sont autant de virgules d’oxygène dans un ensemble anxiogène et rendent audible un texte déjà très lourd. Sans oublier une mention spéciale pour Laurent Sauvage (Skouratov) : il réussit à faire rire un public pourtant assommé en déclamant du Camus comme un sketch de one-man-show. Brillant et salvateur.

La volonté de Stanislas Nordey de servir le texte est la preuve que ce metteur en scène souhaite amener les spectateurs à une réflexion qui irait au-delà de la pièce. Malheureusement, les comédiens, mal dirigés, s’écoutent dire leurs répliques, et le spectateur n’a d’autre choix que de tenter – en vain – d’en extraire le sens. Les plus téméraires tiendront une heure avant que l’ennui s’installe pour les deux petites heures restantes.

Dommage, car Emmanuelle Béart et Laurent Sauvage sont la preuve que ces Justes peuvent aussi être digestes, audibles, et matière à réflexion. Un spectacle maladroit, en somme, avec pourtant toutes les promesses avortées d’un metteur en scène de talent.

Les Justes, d’Albert Camus. Mise en scène de Stanislas Nordey. Avec Emmanuelle Béart, Vincent Dissez, , Damien Gabriac, Frédéric Leidgens, Wajdi Mouawad.
Du 27 au 30 avril 2010 au Théâtre des Treize Vents, Montpellier.
Du 4 au 6 mai 2010 à la Comédie de Clermont-Ferrand.

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Le petit garçon curieux qui passait des heures au musée de la Marine à observer les proues immenses et les augustes statues, revient sur les lieux de son enfance. François Bourgeon, créateur de la poignante bande dessinée Les Passagers du Vent, expose au musée de la Marine des planches originales ainsi que les maquettes ayant aidé à leur conception. Derniers jours pour s’abîmer dans la contemplation de cette œuvre magistrale, avant que le bateau ne largue de nouveau les amarres.

Les Passagers du Vent, cycle commencé en 1979, conte la destinée d’Isa, impulsive, idéaliste, à l’étroit dans un XVIIIe siècle rigoriste. Lorsque la jeune femme exaltée décide de fuir cette vie étriquée, elle embarque à bord d’un navire, allant jusqu’à se travestir en homme pour infiltrer l’équipage. Mais Isa est rapidement rattrapée dans ses pérégrinations par la violence de l’histoire : l’esclavage et en particulier le commerce triangulaire. François Bourgeon narre à travers les mangroves alanguies et les moiteurs de l’Afrique, la dureté d’une vie où toute fantaisie est réprimée et où la cruauté des hommes dépasse l’entendement. L’histoire d’Isa, restée en suspens pendant plus de vingt-cinq ans, se poursuit depuis l’année dernière avec le septième tome :  La Petite-Fille Bois-Caïman. Aussi documentée que sensible, Les Passagers du Vent dresse un portrait sans complaisance d’une époque dont on ne parle pas assez, par le prisme émouvant d’une femme qui se bat.

Quand François Bourgeon raconte….

L’esclavage

« La problématique de l’esclavage est arrivée en cours de route des Passagers du Vent. J’avais trouvé un ouvrage du photographe Pierre Verger intitulé Flux et reflux de la traite des nègres entre le golfe de Bénin et Bahia de Todos os Santos du XVIIe au XIXe siècle. Cet ouvrage, très référencé, m’a amené dans différents lieux dont le Musée de l’Homme, les Archives Nationales et les archives de la rue Oudinot, l’ancien ministère des Colonies. J’ai découvert des choses que je savais mais que l’on ne m’avait jamais apprises : ce qu’étaient réellement ces campagnes de traite, ce qu’étaient ces comptoirs au milieu de l’Afrique, etc.

Lorsqu’Isa suit la campagne négrière, une mutinerie éclate sur le bateau, que j’ai décrite en me servant de quelques documents que j’ai trouvés là-dessus. Puis, on arrive à Saint-Domingue et au bout de la première histoire. Quand j’ai retrouvé des documents sur Saint-Domingue et plus particulièrement sur le début de l’insurrection de 1791, j’ai eu de nouveau envie de reprendre cette histoire où je l’avais laissée et de parler du Code Noir, qui régissait l’esclavage. Par exemple, ce Code Noir parle du statut d’un enfant né d’un père blanc et d’une mère créole esclave. Mais il ne parle jamais, évidemment, du cas d’une mère blanche qui aurait un enfant métis. C’est donc dans cette situation très inconfortable que j’ai placé mon héroïne pour lui faire raconter son histoire et donc parler de ce qui est pour moi le côté le plus sensible de l’esclavage : les situations qu’on était obligé de cacher ou bien d’en supporter le poids toute sa vie. »

Isa

« Dès qu’on prend une héroïne féminine, à une époque où seules quelques femmes, rares, tenaient salon et pouvaient prétendre être respectées, on se rend compte de tout ce qui lui pèse dessus. De par sa vie, son enfance, Isa a des problèmes graves, notamment d’inceste, et est obligée de fuir. Donc, c’est quelqu’un qui se trouve être plus sensibilisée à tous les problèmes qu’elle va rencontrer, que ce soit l’esclavage ou autre. Pour Isa, je me suis inspiré des grands navigateurs ou de certaines femmes qui ont réussi à se glisser parmi le personnel de bord en se déguisant en homme. Il y a eu des femmes pirates, donc le personnage d’Isa n’est pas tout à fait invraisemblable même s’il est certain que, pour son époque, elle est atypique.

Je n’ai jamais voulu faire des héros ou des héroïnes tels qu’on les concevait jusqu’alors en bande dessinée. Je voulais faire des gens ordinaires, enfin, avec un petit peu de caractère, mais des gens qui vivent une vie normale ou du moins qui voudraient vivre une vie normale. »

Les Passagers du Vent, une référence…

« J’ai eu des témoignages intéressants, parfois émouvants. Par exemple, à l’Abbaye de l’Epau, on avait organisé un grand débat. Une dame du Bénin est venue me voir après, et m’a dit qu’elle descendait en droite ligne d’Olivier de Montaguère, le gouverneur du Fort de Juda que je représente dans mes albums. Elle me dit qu’elle avait recueilli un certain nombre de choses sur son ancêtre et, comme cela m’intéressait, je lui ai demandé si elle avait trouvé un portrait d’Olivier de Montaguère. Elle me répondit : « Bien sûr. J’ai pris celui des Passagers du Vent. » C’est un pied de nez que j’aime beaucoup. C’est très africain. En tout cas, ça m’a fait plaisir. »

Les Passagers du Vent
François Bourgeon au musée national de la Marine
Jusqu’au 3 mai 2010
Palais de Chaillot
17, place du Trocadéro, 75016 Paris
Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi.
Gratuit pour les 18-25 ans (ressortissants de l’UE). Tarif plein : 7 euros.

Inspirée d’une nouvelle d’Herman Melville, l’œuvre se situe en 1797, à bord du navire  anglais « l’Indomptable » sur lequel est embarqué de force le jeune matelot Billy Budd. Un univers rude, violent, composé uniquement d’hommes, sur fond de mutinerie et de cruauté, celle des vagues comme celle des hommes.

La  musique du compositeur britannique Benjamin  Britten (1913-1976) exprime admirablement le mystère qu’entoure ce navire dont on ne sait d’où il vient ni où il va. C’est Francesca Zambello qui met somptueusement  en scène cette oeuvre qui mérite d’être plus connue. Une occasion rare de la découvrir!

8 représentations à 19h30:  les 24, 27 et 29 avril et  les 3, 8,10, 13 et 15 mai.

Le Bon-plan: des places de dernière minute à tarif très intéressant sont proposées tous les soirs aux jeunes de moins de 28 ans!

Opéra Bastille

Loc 08 92 89 90 90

www.operadeparis.fr

L’adaptation des Justes au Théâtre de la Colline ravive l’éternelle question de la mise en scène d’un théâtre des idées. La pièce d’Albert Camus, cérébrale, présentée pour la première fois en 1949 avec Maria Casarès et Serge Reggiani dans les rôles clés, se laisse difficilement approcher. Cependant, Stanislas Nordey, metteur en scène réputé pour ses formes hiératiques, parvient avec maestria à rendre juste l’histoire de ces terroristes russes qui, au début du XXe siècle, fomentent un attentat contre le grand-duc Serge. Hésitant à tuer des innocents pour la cause, les vertueux doutes des Justes de Camus trouvent encore résonnance…

Emmanuel Clolus déploie une scénographie en échiquier. Les personnages, pions disposés selon une géométrie rigoriste, se meuvent à peine au sein d’un décor minimaliste: une scène nue que surplombe un bunker mordoré, en guise de couloir sur l’extérieur. Dressés tels des guetteurs, ils s’adressent à un public, brume opaque qu’ils semblent interroger, et ne se regardent jamais. Un carré de lumière, au sol, parfait le tableau rigide aux couleurs automnales, auréolant celui qui a la parole. Les corps, particulaires, mécaniques, travaillent en synergie tel un organisme vivant et dessinent de leurs pas un espace quadrillé, froid, inexpugnable. Bottes martiales et sombre redingote, voix sépulcrale et exaltée, l’homme est une machine désirante. Telle Dora, mue par un désir de révolution, qui s’écrie : «Ceux qui aiment vraiment la justice n’ont pas droit à l’amour. Ils sont dressés comme je suis, la tête levée, les yeux fixes. (…) L’amour courbe doucement les têtes, Yanek. Nous, nous avons la nuque raide.»

Le décor, épuré, laisse ouvert l’espace nécessaire aux projections mentales. Car l’enjeu de la mise en scène de Stanislas Nordey est de faire résonner le texte camusien avec l’intimité de chaque spectateur. Les acteurs comme instruments, les spectateurs comme réceptacles actifs. D’où une diction en horizon, supprimant la ponctuation, laissant les fins de phrases ouvertes….Un langage transcendé, démembré, qui laisse éclater la pensée en jets bouillonnants. Une violence révélée dans la langue que n’aurait pas renié le Marquis de Sade. Se concentrer pour saisir cette langue qui s’exprime d’un seul tenant a quelque chose du sacerdoce : Stanislas Nordey replace ainsi le spectateur dans une position responsable. Existentialiste.

Empesée à juste titre, la mise en scène sert à merveille le propos de Camus : exigeante, entière, sans compromis, douloureuse. La parole est asphyxiante puisqu’il s’agit ici de «mourir pour l’idée». Cet idéalisme forcené, confinant au fanatisme, sonne étrangement à nos esprits devenus incroyants. À cet égard, le quatrième acte est cruel. Si les trois premiers tableaux présentent des hommes qui vivent en autarcie dans leurs croyances de fer, le quatrième acte jette Kaliayev, coupable du meurtre du grand-duc, dans le monde réel, cynique et dur, où son acte devient dénué de sens devant l’incompréhension des populations. Pour qui s’est-il battu et est envoyé à l’échafaud ? Pour une cause juste ou une abstraction théorique ? L’humour qui pointe dans cette ultime partie ironise l’exaltation des terroristes et est déjà un premier couperet…

« Antigone a raison mais Créon n’a pas tort ». Tient en ces quelques mots d’Albert Camus tout l’enjeu intellectuel des Justes que Stanislas Nordey restitue avec une acuité remarquable.

Les Justes d’Albert Camus
Mise en scène de Stanislas Nordey
Avec Emmanuelle Béart, Vincent Dissez, Raoul Fernandez, Damien Gabriac, Frédéric Leidgens, Wajdi Mouawad, Véronique Nordey et Laurent Sauvage
Du 19 mars 2010 au 23 avril 2010
Du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30
Théâtre de la Colline
15, rue Malte-Brun, 75020 Paris (Métro : Gambetta)
Réservations : 01.44.62.52.52

Le jardin d’acclimatation rend hommage à la Russie du 17 avril au 16 mai

Après le japon, la Corée, le Maroc, l’Inde, la Chine et les Etat-Unis c’est au tour de la Russie d’être à l’honneur dans le premier parc de loisirs parisien. Dans le cadre de l’année France-Russie 2010, la jardin d’acclimatation vous invite à découvrir le folklore Russe pendant un mois.

Plus de 100 artistes seront présents pendant toute la durée de l’exposition Russie-Russia. Un véritable village Russe sera installé, dès l’entrée du Parc, dans lequel de nombreux artisans vous feront découvrir l’art populaire russe. Ils présenteront leur savoir-faire à travers porcelaines, céramiques, objets en bois peints et sculptés, bijoux en Ambre, matriochkas etc.
La culture Russe sera également présentée à travers de nombreux spectacles qui se succèderont, chaque jour, sur la grande scène en plein air du parc. Au programme, danses tsiganes et cosaques, musique de l’Oural et de la Volga orchestre folklorique, chants et danses traditionnels, cirques, défilés de costumes régionaux …

Découvrez la gastronomie du pays, mais aussi des expositions de photos et d’art russe, une librairie russe ou des films d’animations qui seront projetés. Des ateliers seront également installés pour les enfants : danse ou peintures de poupées russes …

Les 17, 18 et 19 juin , pour le premier weekend de l’exposition, Moscou envahira le parc. Trois jours dédiés à la capitale. Un mois pour s’initier à la culture Russe.

Du 17 avril au 16 mai, tous les jours de 10h à 19h. Entrées: 2.9 euros tarif normal, 1,45 tarif réduit.
Plus d’infos : jardindacclimatation.fr

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Le Musée du jeu vidéo  ouvre ses portes le mercredi 14 avril sur le toit de la Grande Arche à Paris. C’est une première en France.

L’exposition, historique, retrace 40 ans de jeux vidéo à travers des consoles de jeu, des plus anciennes aux plus récentes. Elle présente également les créateurs de jeux, les personnages de légendes et la « game culture ». Des bornes jouables ont aussi été installées pour la joie des plus curieux ou des plus nostalgiques. Pour permettre aux visiteurs de (re)découvrir de vieux jeux un peu oubliés avec l’arrivée de nouvelles consoles. Les jeux à succès mais aussi ceux qui n’ont pas fonctionné, comme des lunettes 3D créée par Nintendo qui avait fait un bide en 1995.

L’objectif de ce musée est de démocratiser et promouvoir la culture « videoludique » auprès du grand public. «  Pour que votre loisir soit reconnu comme une culture à part entière » d’après le communiqué de presse du musée. En d’autres mots, pour en finir avec les préjugés qui existent sur les jeux vidéo et faire de ce divertissement un élément culturel en soi.

A l’origine de ce projet, l’agence de communication Alerte Orange qui en 2009  souhaitait présenter dans ses bureaux une exposition intitulée « Retrogaming : trente ans de jeux vidéo ». A l’issue d’une collaboration avec Le toit de la Grande Arche, ce sera finalement au sommet de cette dernière que l’exposition aura lieu sur près de 200 mètres carrés, pour une durée indéterminée. Un troisième partenaire a également joué un rôle important : Jean-Philippe Alba de Digital Games, auteur de la totalité du contenu éditorial de l’exposition.

Pac-Man, Mario, Sonic, Rayman, Pokémon  … autant de personnages qui ont marqué l’enfance d’un très grand nombre. Pour les enfants mais aussi pour les plus grands qui ont connu les débuts des jeux vidéo, interdiction de rater cette exposition unique en France !

Le ticket d’entrée donne accès à l’ensemble des expositions présentes sur le toit et au musée informatique. Adultes : 10 euros, enfants et étudiants : 8,5 euros, gratuit pour les personnes handicapées et les enfants de moins de 6 ans.

Ouvert de 10h à 19h ou de 10h à 20 en fonction de la saison.

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Concerts et théâtre sont à la programmation de l’Echangeur en ce mois d’avril. Le théâtre de Bagnolet accueille les 14 et 15 avril prochains l’ensemble instrumental L’Instant Donné pour deux concerts. Puis ce sera du théâtre qui animera les lieux du 30 avril au 9 mai avec la pièce La Fiancée de Barbe-bleue.

L’Instant Donné est un ensemble instrumental qui se consacre à l’interprétation de la musique de chambre d’aujourd’hui et envisage ses concerts comme un scénario sans interruption. L’ensemble affectionne particulièrement les monographies qui favorisent la cohérence d’une soirée et invitent à la découverte d’une personnalité. L’Instant Donné s’installe pour deux soirées consécutives à l’Echangeur dont l’une en forme de double portrait consacrée à l’oeuvre de deux compositeurs.

Le 14 avril, 20h30, c’est Pierre Jodlowski qui ouvrira le bal avant de laisser la place à Mathieu Bonilla et Stéphane Magnin le lendemain à la même heure.

Du 30 avril au 9 mai prochain c’est la compagnie Le Temps qu’il Faut qui investira les planches pour une représentation de La Fiancée de Barbe Bleue :

Gilles vit seul dans une maison au bord de l’océan. Des pertes de mémoire l’ont obligé à abandonner son ancien métier de magicien. Il s’est reconverti dans le commerce de peaux de loutre de mer, tandis que les tours de magie qui lui ont échappé poursuivent leur vie propre autour de sa maison. Gilles est amoureux. Il veut refaire sa vie, retrouver sa jeunesse, oublier le passé. Sa fiancée vient s’installer chez lui. Ils semblent heureux, ils vont se marier. Un jour, il s’absente pour passer des radios. Pour qu’elle ne s’ennuie pas, il confie à la jeune fille les clefs qui lui permettront de visiter toute la maison. Il précise de ne pas utiliser la petite clef…

photo barbe bleue

C’est une pièce inspirée du conte popularisé par Perrault. Pierre-Yves Chapalain l’a fait sien en le transposant dans son univers, moderne et archaïque à la fois, où la vie quotidienne n’est jamais tout à fait ordinaire, où le réel est toujours traversé par le fantastique, où le comique et le drame sont indissociables.

Tarifs: 13, 10 et 7 euros

Plus d’informations sur ces évènements sur le site de l’Echangeur ou au 01 43 62 71 20

Marie-Elisabeth Cornet a été clown pendant 3 ans au Cirque du Soleil et ce qui surprend dans ce one-woman show c’est qu’elle aurait pu se contenter de gags clownesques  et de divers sketches pour nous faire rire. La talentueuse humoriste a choisi de nous raconter une histoire, son histoire et c’est ce fil conducteur sur le thème de l’enfant adopté, de tous les exilés, de la recherche de son origine qui donne de la profondeur au spectacle. Présenté comme une épopée fantastique et surréaliste, le récit de cette femme née à Vienne, de nationalité  belge, de parents croates et hongrois n’en finira pas de vous surprendre . Elle interprète 67 personnages les uns plus loufoques que les autres : une chamane wallonne venue au secours d’une femme enceinte qui refuse d’accoucher, une grand-mère magyare ou une jeune hongroise poursuivie par des bolchéviks, le tout avec un seul accessoire ( une cape réversible) et une énorme dose d’énergie et de sincérité.

Jusqu’au 9 mai

Le Lucernaire, 53, rue Notre-dame-des-Champs, Paris 6ème.

Loc 01 42 22 26 50

Le Banquet de Platon et Les Oiseaux d’Aristophane.

Ce sont des récits philosophiques mythiques, lus, étudiés, décortiqués…mais très rarement représentés théâtralement. Pourtant, les deux œuvres se prêtent tout à fait à une adaptation sur scène, pour autant que le metteur en scène et les comédiens usent d’imagination et de créativité pour mettre en valeur les mots, le sens profond du discours et apporter de la théâtralité aux dialogues. Pari très réussi !

Pour le Banquet, trois acteurs se partagent les rôles de tous les convives, dont Socrate, Aristophane ou le poète Agathon qui décident de faire le concours du meilleur éloge de l’amour. La mise en scène précise et originale de Jacques Vincey apporte humour et vitalité au texte de Platon.

Les Oiseaux est une comédie antique  du poète athénien Aristophane (445-385 av JC) et raconte la déchéance des Dieux de l’Olympe au profit d’hommes devenus volatiles qui veulent retrouver leur pouvoir. C’est Alfredo Arias qui met en scène cette œuvre avec lyrisme, drôlerie et modernité.

Le Banquet : Studio –théâtre , jusqu’au 9 mai. Loc 01 44 58 98 58

Les Oiseaux : Salle Richelieu, jusqu’à juillet. Loc 0825 10 16 80

Des histoires courtes, très courtes même, des formules comiques ou cyniques lancées par des piliers de bar , le verre à la main bien sûr, autour d’un comptoir de zinc : la fameuse brève de comptoir imaginée par Jean-Marie Gourio  (c’est la 3ème édition de ce « festival » !) évolue et s’adapte à l’actualité, à la politique, à la vie en 2010. Les personnages qui défilent sont d’horizons très variés : une postière, un livreur, un croque-mort ou une infirmière.. Avec la complicité de Jean-Michel Ribes pour la mise en scène,  le résultat est décapant, cocasse, et les comédiens nous offrent une performance verbale et presque  chorégraphique avec leurs allées et venues sur une scène transformée devant nos yeux en  bar parisien, troquet, guinguette ou salle de banquet. Pas d’histoire donc mais des histoires, à voir, à entendre, truculentes, irracontables, pour rire (très souvent !) et aussi pour partager les désillusions des êtres qui noient leur mal-être dans l’alcool.

Paroles à boire  sans modération !

Jusqu’au 7 mai

Théâtre du Rond-Point, 2 bis avenue Franklin-Roosevelt, Paris 8ème

Loc 01 44 95 98 21

L’opéra d’Ambroise Thomas à L’opéra-Comique.

Merci Monsieur Jérôme Deschamps d’avoir programmé cette œuvre si injustement  méconnue !

La Salle Favart nous offre donc 5 représentations (seulement !) pour découvrir un grand spectacle, admirablement interprété (la mezzo-soprano Marie Lenormand est parfaite dans le rôle-titre ), joliment mis en scène, sans extravagance et avec humour , le tout sous la baguette fougueuse de François-Xavier Roth.

Il faut dire que tous les ingrédients d’un grand opéra sont réunis  : un livret consistant de Jules Barbier et Michel Carré d’après « Les Années d’apprentissage de Wilhem Meister » de Goethe, où les situations comiques  se marient  délicieusement à celles plus dramatiques, une partition  riche et colorée du grand compositeur français du 19ème siècle que fut Ambroise Thomas. Créé en 1866, Mignon a été joué 2000 fois avant d’être tombé dans les oubliettes .  Espérons que cette excellente production fera revivre à la fois l’œuvre et son compositeur.

Avec le Chœur Accentus et l’Orchestre Philharmonique de Radio France

Jusqu’au 18 avril

Opéra-Comique, Place Boieldieu, Paris 2ème

Loc 0825 01 01 23 ou opera-comique.com

Généralement quand des célébrités du grand écran montent sur les planches on est en droit de se méfier et parfois même de pouffer comme dirait l’autre. D’autant plus que pour Audrey Tautou c’était la première fois !

Eh bien pour un coup d’essai ce fut un coup de maître ! Dans Maison de poupée d’Ibsen, la jeune actrice interprète une Nora tout à fait convaincante, n’hésite pas à prendre des risques vocaux, est agile comme tout. Sa voix de tête, qui peut agacer c’est vrai, nous fait parvenir sans peine l’intégralité du texte comme si l’actrice avait fait cela toute sa vie ! Michel Fau incarne parfaitement un mari bourgeois autoritaire, et seule Madame Linde (jouée par Sissi Duparc) est je trouve un peu décevante. Etonnante coïncidence avec son homonyme au Théâtre de la Colline quatre mois plus tôt où Madame Linde déçut aussi. Autre coïncidence plus surprenante encore, les deux metteurs en scène ont imaginé une déstructuration de l’espace scénique plus ou moins inversement identique. Je m’explique : le décor s’ouvre en fond de scène à cour chez Braunschweig à la fin de l’intrique quand il se referme en avant scène chez Fau. Oui ça colle bien avec l’idée d’enfermement psychologique chez la jeune Nora, mais avouez que c’est troublant cette répétition de procédés non ?

Enfin s’il fallait comparer les deux, je choisirais sans hésiter la Maison de poupée de Fau, définitivement plus originale et plus ambitieuse.

Avec Audrey Tautou,
Michel Fau,
Pascal Elso, Sissi Duparc, Nicolas Woirion et
Flore Boixel. Mise en scène de Michel Fau, costumes de David Belugou,
décors de Bernard Fau, lumières de Joël Fabing. Du mardi au samedi à 21h. Jusqu’au 8 mai. De 20 € à 47 €. Théâtre de la Madeleine, tél.
01 42 65 07 09.

http://www.theatremadeleine.com/spectacles/index-poupee.html

Treemonisha

Opéra en trois actes de Scott Joplin

Celui que vous connaissez sans doute comme le « roi du Ragtime » (1868-1917),  le pianiste musicien-compositeur afro-américain Scott Joplin, (la musique du  film l’Arnaque, c’est de lui !) a écrit cet opéra en 1911. L’œuvre est créée au Lincoln Theater de new York en 1915 mais il a fallu attendre 1975 pour qu’elle soit enfin jouée à Broadway ! L’action se situe vers 1884, une vingtaine d’années après l’abolition de l’esclavage, sur une plantation confiée à un serviteur noir  et sa femme et raconte  la belle histoire de Treemonisha , leur fille adoptive qui lutte pour arracher son peuple à l’ignorance et aux superstitions.  Un livret qui a permis à la metteur en scène-chorégraphe  Blanca Li de nous livrer un spectacle  magnifique où se mêlent danse, chant et féerie. Un décor parfois agréablement kitsch, des costumes colorés, des voix lyriques superbes – avec notamment la venue de la mythique mezzo-soprano Grace Bumbry- des rythmes swing , des mélodies riches musicalement…il n’en faut pas plus pour faire de cet opéra un spectacle particulièrement réussi qu’on vous encourage à aller voir sans plus tarder !

La direction musicale est assurée par Kazem Abdullah. Avec l’Ensemble Orchestral de Paris et le Chœur du Châtelet.

Jusqu’au  9 avril

Théâtre du Châtelet

Loc 01 40 28 28 40

Incontournable, à ne manquer sous aucun prétexte, à voir de toute urgence, auraient dit les adorateurs du lieu commun et de l’art contemporain. EXIT, festival international des arts numériques qui s’est tenu du 18 au 28 mars dernier au MAC de Créteil, est effectivement de cet espèce.  Petit retour sur l’exposition au sein du festival, DANCING MACHINE, pour ceux qui n’auraient pas eu l’heur de s’y rendre à temps.

Film et montage : Jessica Naime
Interview et montage : Ornella Lamberti

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=H-6gn3nejuw[/youtube]

Crédits photo : Visual System A Digital Experience 4

Ca y est! Vous l’attendiez tous avec impatience, Rock en Seine a dévoilé les têtes d’affiche de sa prochaine édition, les 27, 28 et 29 août 2010! Accrochez-vous, c’est du lourd!

Le festival Rock en Seine a dévoilé aujourd’hui les noms d’une partie des artistes qui seront sur scène pour son édition 2010, du 27 au 29 août. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’une fois encore, le programme est alléchant : Massive Attack, Cypress Hill, Arcade Fire, LCD Soundsystem, Blink 182, 2 Many DJ’s, Queens of the Stone Age, Black Rebel Motorcycle Club, Foals, Paolo Nutini, The Kooks, Beirut, Two Door Cinema Club, Chew Lips, Waves Machines et Fat Freddy’s Drop vont faire trembler la scène du Domaine National de Saint Cloud en région parisienne. D’autres noms seront révélés courant avril… Espérons que cette année, le festival rock ne sera pas une nouvelle fois le théâtre de frasques de têtes d’affiches un peu trop capricieuse. En 2007 et 2008, les organisateurs avaient dû palier aux désistements de dernière minute de la diva Amy Winehouse. L’année dernière, le public avait vécu en direct la guerre fratricide puis la rupture entre les frères Gallagher, qui avaient débouchés sur la dissolution du groupe Oasis. Un autre coup de théâtre cette année? On ne le souhaite pas aux organisateurs qui doivent redouter que la malédiction perdure!

En attendant ce grand rendez-vous musical, incontournable, les billets sont disponibles dans tous les points de ventes habituels au prix de 99 € pour 3 jours ou 45 € la journée. Plus d’informations sur www.rockenseine.com

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=hB2e9MCiNns[/youtube]

*vidéo qui n’est pas de moi*

Pour ma part, ce fut un très beau Spectacle (et oui, n’ayons pas peur des mots ) malgré quelques déceptions..

Une appréhension me hantait depuis exactement 319 jours (21 novembre 2008, jour de mise en vente des billets) ; à chaque fois que je pensais à cette date.. le 6 octobre 2009.

Je suis arrivée vers 12h45 devant le Zenith de Rouen et à ma grande surprise, il n’y avait pas grand monde (environ 100 personnes)..
Je me mets dans une des files.
Pendant des heures et des heures : on papote entre nous, on voit des caméras, on se fait du mal à envier les Indo-reporters (2 personnes du public qui vont assister aux balances) ..

Ouverture des portes à 19h (avec un grand mouvement de foule depuis 18h30 )
La question cruciale de l’appareil photo :
« Pas de nourriture ? pas d’appareils photo ?
Non  » (je n’en dirai pas plus … 🙂

Puis courration (enfin le fait de courir ..) vers le déchirement du billet, puis dans la salle : 1ere impression : WAW !! (ui, j’aime les salles de concerts en soi … c’est grave docteur ? 🙂
Ayant prévu d’aller dans les gradins dès le début (car ma mèreme rejoindrait après), je regarde vers les sièges et … OH !! surprise !!!! 2 places , a coté, au 1er rang, juste au milieu (pouvais pas rêver mieux =)

Donc là j’attends ma moman qui est très heureuse d’arriver « comme une fleur » à 19h et d’être à cette place.. puis direction le Merchandising où achat d’un tee shiiiirt…
Et après avoir payé, j’entends « Intérieur extérieur » ..hmmm bizarre… ce sont les haut parleur qui diffusent ça ? … en fait non, le concert avait déja commencé.
Bon, personnellement ca me dérange pas car je n’aime pas Asyl (la première partie).
Puis entracte avec chansons d’avant-guerre …. <3

Et … après nous avoir fait impatienter en baissant les lumières, voilà le groupe qui apparait après des impressionnantes vidéos, et le tomber du rideau..

Et c’est parti pour 2 h 30 de concert où se suivent larmes, cris, rires, chants avec Alice & June, Little Dolls, J’ai demandé à la lune, beaucoup de chansons du dernier album (La république des météors) et de plus anciennes comme L’aventurier, Kao Bang, Miss Paramount, 3eme sexe, 3 nuits par semaine,..

Impression générale : très bon concert en général : des videos assez marquantes (surtout celle de Little dolls ) et une set list un peu décevante … mais c’etait quand meme vraiment du Spectacle.

Merci beaucoup à Tout l’Indo-crew pour ce superbe spectacle …

Et à vous d’avoir lu ce petit compte rendu 🙂

Comme l’année dernière, cette soirée « Scène ciné » a pour but d’amener le cinéma sur les planches de la scène théâtrale. Ainsi, pendant une heure quinze, une dizaine d’artistes et de troupes vont se succéder pour vous présenter un ensemble de numéros cohérents, mais indépendants, créés spécialement pour l’occasion. Nous vous proposons de découvrir sur fond de projections interactives de la danse, du cirque, du théâtre, de l’escrime, mais également de retrouver quelques artistes de l’année dernière comme Agathe Peyrat au chant et Sébastien Arcos au piano. Une nouvelle fois, cette création collective jouera des frontières que le cinéma cultive avec les autres arts, en offrant à son public un spectacle audacieux et interactif !

L’esprit de l’association étant l’ouverture culturelle et la rencontre entre les artistes et le public, cette soirée aura également pour but de faire connaître l’Association CINOPTIQUE et ses membres, en partageant ensemble une même passion : l’amour du cinéma dans ce qu’il peut avoir de plus audacieux.

Pour en savoir plus sur CINOPTIQUE, voir l’interview de sa présidente, Florine Clap

Site officiel de Cinoptique

Soirée « Scène ciné »
le lundi 29 mars 2010 à 20h30 au théâtre Mouffetard 73, rue Mouffetard, 75005 M° Place Monge
Entrée libre
Durée du spectacle – 1h15

Hors les mots … le salut

Un violoncelliste, presque  ténor et un pianiste  faussement classique , malin et souple .. un curieux duo !

Comme  souvent on s’aperçoit, bien vite,  à découvrir DUEL que  pour  s’amuser d’un instrument  (de musique , la voix, le corps) il faut  d’abord le maîtriser puis savoir en jouer.

Quasi pas de paroles, rendues ici  inutiles, tout le comique  repose sur  les situations , les gestes, les regards.

Ces deux là  s’énervent, s’affrontent et nous  surprennent à travers de grands éclats de rire.

Qualité, humour créativité résument  ce « vrai  faux »  duel où finalement personne ne l’emporte vraiment sauf le rire

Un régal plein de rebondissements encore et encore . On n’as pas envie de partir même après  un rappel …hilarant

Site : www.duel.fr

AU théâtre de Trèvise

du Mar. au Sam.-21H30

Du 13  janvier au  22  Mai 2010

14, rue de Trévise Paris 9e Métro « Grands Boulevard » ou « Cadet »
nfos : (33) 1 45 23 35 45, mis à jour le 15 mars 2010 à 21H01

Fabienne Prévot

On était prévenu  ce spectacle se joue en alexandrins, traite de Dom Juan et est très  moderne

Mais comment parvenir à être moderne en alexandrins ?

Et pourtant on est vite happé par un rythme  affolant , une  histoire  rocambolesque  et des acteurs à l’énergie débordante.

C’est bien des alexandrins mais  d’aujourd’hui : mots, expression , tournure de phrase tout est fait  pur  nous  rendre qu’accessible cette forme de langage .

Et puis  il y a  de vrais combats  à l’épée sur scène dans lesquels les acteurs se régalent . Il suffit de suivre  le rythme

Enfin de la séduction c’est Dom Juan quand même ! un méchant  pour qui  ça  finira mal, c’est le méchant  quand même !

Tout y  est mais surtout  un grand vent de fraîcheur et de créativité.

Enfin lorsque  l’un des acteurs (notre voisin ) joue avec les acteurs sur scène subtilement en nous surprenant en permanence

Ah oui  j’oubliais le spectacle est aussi  dans la salle , sur le balcon , des coulisses ….

On en redemande

A déguster tout chaud au  thèâtre du  ranelagh jusqu’u a 28 mars et après

Représentation du mercredi au samedi 19h – Dimanche 15H

Tarifs :
– 28 € 1ère catégorie
– 22 € 2eme catégorie
– 22 € Tarif Réduit Seniors, chômeurs, revendeurs
– 22€ Tarif Groupes de plus de 10 personnes
– 10€ tarif jeune de moins de 26 ans

Fabienne Prevot

Le 20 mars 2010

Au Palais Omnisport de Paris Bercy (8 Bld de Bercy 75012 Paris. M° Bercy).

De 20h00 à 01H00

Places de 29 à 69 €

www.bercy.fr

Après son absence remarquée l’année dernière, la Nuit de la Saint Patrick revient à Paris, le 20 mars prochain.

Et ce pour 3 heures de spectacle avec les meilleurs groupes et danseurs celtiques, suivies, comme à l’habitude, d’un grand Fest Noz jusqu’à 01H00 du matin.

Cette année, parmi les artistes invités, figurent Soldat Louis, le Bagad de Locoal Mendon, Gilles Servat, Pet O’May, Lunasa ou encore Hévia…

Que du bonheur en perspective !

En attendant le Printemps du Cinéma (du 21 au 23 mars), voici le Week-end Musées de Télérama ! Le principe est simple : avec le pass Week-end musées valable pour 4 personnes (à découper dans le Télérama de cette semaine), vous pourrez avoir accès gratuitement à 240 lieux d’art (musées, centres d’Art, Fonds régionaux d’art contemporain) situés dans toute la France.

visites commentées ; rencontres avec des créateurs ; parcours
thématiques ; découvertes d’ateliers ; performances artistiques, etc.

En plus de la gratuité de l’entrée, des animations originales sont organisées : visites commentées, rencontres avec des créateurs, parcours thématiques, découvertes d’ateliers, performances artistiques, etc… De quoi faire le plein de culture.

Si Planète Campus loue toujours ce genre d’initiative, elle a également attiré notre attention sur un point précis : Télérama a lancé un appel à projet auprès des écoles supérieures d’art françaises pour la réalisation de sa communication visuelle. L’affiche de l’évènement a donc été réalisée par des étudiants, et plus précisément par le collectif 3&3. Au nombre de 6 en 4ème année de design graphique à l’Ecole supérieure d’art et design (Esad) de Saint-Etienne, ils expliquent leur projet : “Très rapidement, nous nous mettons d’accord sur un concept d’images autour duquel s’agencera le système graphique. Ces images mettent en situation des personnes contemporaines neutres dans un musée. Chacune d’entre elles porte un détail se référant à une œuvre très connue. Ce peut être un turban pour “La Jeune Fille à la perle”, de Vermeer, une pomme qui cache le visage d’un homme version Magritte, ou un tee-shirt “Malevitch”. Notre manière de signifier que le public fait vivre l’œuvre d’art au travers de son regard. Pour ce travail, nous avons expérimenté ce qu’implique un visuel pour la publicité et la presse : la lisibilité, la mise en scène, un lieu adéquat à celle-ci (nous tenons d’ailleurs à remercier le musée d’Art moderne de Saint-Etienne Métropole pour nous avoir permis de réaliser les photos comme il nous plaisait), la photographie mais aussi les contrats, le système juridique autour des droits d’auteur, les relations de travail… Nous remercions toutes les personnes qui nous ont aidés pour ce travail, le directeur et les professeurs de l’Esad Saint-Etienne pour leur disponibilité et Jean-Pierre Gastaud pour ses conseils.”

afficheWEM2010

Avec un visuel aussi réussi, nul doute que cette opération sera un succès. Courez-y !

Week-end Musées Télérama, samedi 20 et dimanche 21 mars 2010. Programme en ligne et dans les numéros des 10 et 17 mars.

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A partir de demain à Clermont Ferrand se tiendra une exposition de costumes tous plus somptueux les uns que les autres. A ne manquer sous aucun prétexte, pour un dépaysement bienfaiteur.

Le musée Bargoin de Clermont Ferrand accueillera à partir de demain une exposition tout à fait étonnante. Dans son département dédié aux tapis et aux arts textiles, il s’enrichira d’une soixantaine de créations contemporaines – costumes et pièces textiles – réalisées  par des adolescents et des jeunes de tous horizons depuis 2006.

Régis Nardoux L'Ailleurs repetition 073

Réalisé en partenariat avec le Théâtre du Pélican, le Service-Universités-Culture, et avec de nombreux établissements scolaires de la région, cette exposition mêlera différents arts et différentes cultures. Images, scénographie, musiques, costumes… Quatre thèmes seront représentés, symbolisés par des lieux typiques des cultures mises en avant : « Sur les rives du Gange » avec des saris contemporains et des costumes traditionnels de l’Inde Moghol ; « A la Cour du Sultan » avec des costumes de la Turquie ottomane ; « Sur la route de la Soie » où costumes du Proche à l’Extrême-Orient cotoient des animaux exotiques ; et enfin le « Jardin japonais » et ses parures nippones d’une richesse sans égale.

Régis Nardoux Les nuits, l'Ailleurs 296

En ces premiers jours du printemps, acceptez-donc cette invitation au voyage… Les couleurs et les sons sauront vous dépayser en attendant des vacances bien méritées, mais malheureusement encore trop lointaines.

Régis Nardoux St Gervais 146

Cette magnifique exposition se tiendra jusqu’au 11 juin 2010 et se terminera en beautés… Un défilé sera organisé les 18, 19, et 20 juin au jardin Lecoq avec les costumes les plus contemporains. Ne manquez pas ce spectacle !

Exposition « L’Ailleurs dans un miroir », Musée Bargoin, Clermont Ferrand, du 20 mars au 11 juin 2010.

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Un duo parole et musique pour une plongée dans l’enfer des guerres civiles au Congo-Brazzaville. Les deux auteurs-interprètes nous livrent un témoignage explosif, poétique, teinté d’humour, dans une partition à deux voix, une reconstruction …

« Dieudonné Niangouna fouille les plaies de sa mémoire ensanglantée. Une violence guerrière qui frappe en pleine tête. » La Terrasse – février 2010

Entre 1993 et 1998, trois guerres civiles ont déchiré le Congo-Brazaville. Trois années d’atrocités, de folies meurtrières auxquelles Dieudonné Niangouna survivra. De cette tragédie humaine naît un recueil de quinze textes, Les Inepties volantes, que son auteur divulguera des années plus tard, persuadé de n’être qu’un lâche faute d’être un héros mort au combat.
Les Barricades une des « inepties » est le point de départ d’un récit chargé d’effroi et de violence mais aussi celui de la reconstruction, porté par la musique de l’accordéoniste Pascal Contet. Un duo improbable qu’une rencontre a rendu évident tant les deux hommes sont animés par la nécessité de construire après le pire pour ne pas sombrer ; l’un avec ses mots, l’autre avec ses partitions.

Après les Beaux-Arts à Brazzaville, Dieudonné Niangouna s’oriente vers le théâtre. En plein conflit civil, il fonde avec son frère Criss la compagnie Les Bruits de la rue pour témoigner de l’horreur de la guerre ; une manière pour lui d’entrer en résistance.

Pascal Contet joue de l’accordéon dès l’âge de dix ans. Après des études en Allemagne et au Danemark, il devient une référence en France pour son remarquable travail de nouveau répertoire et d’improvisation. Son parcours atypique est jalonné de collaborations étonnantes dans les domaines littéraire, chorégraphique et théâtral.

Jeudi 25 mars : rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation

Informations et réservations

Dates : Du 23 mars au 03 avril 2010
Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20h30 / jeudi à 19h30
Tarifs : plein tarif 16€ – tarif réduit 12€ – abonnés 11€ – Villette Jeunes (-26 ans) et Carte Villette 10€

Information et réservations : 01 40 03 75 75

Achetez vos billets en ligne

Lieu : Grande halle
Accès : métro Porte de Pantin (ligne 5)
ParkingParking Nord « Cité des Sciences » ouvert tous les jours 24h/24h.
Pour plus d’infos : cliquez ici


maquette L Ballesteros

Crédit photos © Christophe Raynaud de Lage

Aller voir un spectacle de quatre heures et trente minutes est toujours un pari risqué : et si c’est ennuyeux ? Et si les fauteuils sont trop bas ? Et s’il fait froid ? Bref, beaucoup de raisons de ne pas se rendre au théâtre surtout quand on doit voter en ce dimanche quatorze mars deux mille dix, ou, encore mieux, aller à la pêche.

Mais non, et sinon je n’écrirais pas cette critique dont le prologue est – avouez le – assez grotesque ; j’ai vu Crime et châtiment à la Cartoucherie que je vous invite à aller voir ou pas. Explications.

Au début je fus terriblement inquiet car la première scène manquait cruellement de rythme. Inquiet aussi d’ouïr des comédiens certes volontaires et plutôt à l’aise mais à la voix trop blanche, mise à mal par une diction scabreuse qui rend certains acteurs temporairement inaudibles. Inquiet enfin de voir qu’on avait donné assez grossièrement dans le fuchsia, le vert bouteille et un bleu suspect pour les lumières ; et des couleurs comme ça, très franchement moi ça me file la jaunisse à défaut d’avoir la nausée.

Et puis quand même on se laisse attendrir par ses personnages pauvres et malades. Et puis quand même on savoure ces moments de légèreté où passe un grand gaillard avec un orgue de barbarie, où meurt une misérable entourée de badauds. Le large plateau du théâtre de L’Epée de Boispermet à Nikson Pitaqaj, metteur en scène d’origine albanaise, d’imaginer une scénographie sobre et originale tout à fait réussie.

Raskolnikov, étudiant révolté, est le personnage central de la pièce (adaptation du fameux roman de Dostoïevski par Coralie Pradet – Porfiri dans la pièce – et Nikson Pitaqaj) autour de qui gravitent sa mère et sa sœur, ses camarades Rasoumikhine, Nastassia et l’horrible meurtre de deux vieilles femmes qu’il exécuta à la hache. Il culpabilise, est rongé par le remord, mais y décèle tout de même un acte vigoureux, napoléonien ! Craquera ? Craquera pas ?

Au dos de la plaquette du spectacle, on peut lire, T’es pas d’accord que des milliers de bonnes actions pourraient effacer un petit meurtre de rien du tout ? Une phrase qui sonne comme le célèbre aphorisme de Machiavel. Empreinte d’existentialisme, la tragique histoire de Raskolnikov est une profonde méditation sur l’homme, ses actes et leurs conséquences.

Une création de La Compagnie Libre d’Esprit en coréalisation avec le Théâtre de l’Epée de Bois. Salle I de ce même théâtre. Du 6 au 21 mars. Première partie, jeudi à 18h.
Deuxième partie, vendredi à 18h. Intégrales, samedi à 15h et dimanche à 18h. Réservation : 01 48 08 39 74.

La première rétrospective présentant l’oeuvre du grand couturier Yves Saint Laurent, décédé fin 2008, a ouvert ses portes le 11 mars au Petit Palais. Un parcours intimiste riche sur la vie de cet artiste, homme et génie, qui fit tant pour les femmes et la mode.

Des croquis, des dessins, des témoignages écrits et 307 modèles de haute couture et de prêt-à-porter sont exposés au Petit Palais pendant plus de 6 mois. Cette rétrospective revient sur les débuts du couturier chez Christian Dior, son mentor, puis son parcours dans les hautes sphères de la mode, jusqu’à sa retraite en 2002. Elle s’ouvre sur la première collection de Saint Laurent, en 1958. Elle s’appelle « Trapèze » et incarnera à elle seule une véritable révolution. On découvre le génie qui habilla les femmes de costumes et de pantalons pour mieux les révéler, leur donner confiance, les faire vivre aux yeux du monde. Grâce à lui, le smoking, le tailleur pantalon et la saharienne ne sont plus seulement réservés aux hommes. Yves Saint Laurent donna, le premier, le pouvoir aux femmes, en révolutionnant leur garde-robe, en les libérant des carcans sexistes qui les enfermaient dans un rôle prédéfini. L’exposition retrace son parcours, sa vie personnelle, la construction et l’évolution de son style unique, résolument moderne et libérateur en s’appuyant sur de nombreuses photographies, films et interviews.

Le créateur bouscule les codes, chahute les normes et rompt avec les traditions. Choquant, indépendant, parfois vilipendé par la presse, il reste fidèle à son style en rupture qui en inspirera tant. L’exposition revient notamment sur la célèbre collection de 1971, « 40 », qui fit scandale à l’époque. La collection, inspirée des années de guerre et d’Occupation que les Français préfèrent alors oublier, choque par le type de femmes qu’elle présente. En plein mouvement hippie et féministe, le créateur signe le retour du glamour et de la sophistication. Alors que la presse se déchaîne contre Saint Laurent, le style rétro est immédiatement adopté par les femmes. La même année, il pose nu pour le lancement de son parfum « Homme ». A nouveau, Yves Saint Laurent a rendez-vous avec le succès.

Cette rétrospective aborde également les années sombres, le côté mélancolique du couturier, la consommation de drogues. L’échec de sa collection en 1960, la guerre d’Algérie, la révélation de son homosexualité le feront sombrer dans la dépression. C’est aux côtés de Pierre Bergé, avec qui il passera le restant de ses jours, qu’Yves Saint Laurent trouve le courage de repartir, et de créer sa propre ligne. Le « prince de la couture » ne cessera de travailler pour ce métier qui le passionne : « J’ai toujours placé au-dessus de tout le respect de ce métier, qui n’est pas tout à fait un art mais qui a besoin d’un artiste pour exister ».

C’est en 2002, 40 ans après le début de sa carrière, qu’Yves Saint-Laurent décide de se retirer des podiums, lors d’un dernier défilé à Beaubourg. Le monde de la mode et ses égéries, parmi lesquelles Catherine Deneuve et Laëtitia Casta, rendront un hommage vibrant et reconnaissant à son génie créatif.

« Yves Saint Laurent », une exposition à découvrir jusqu’au 29 août, au Petit Palais, avenue Winston-Churchill, Paris 8e. Métro Clémenceau. Ouvert du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures. Tarifs : de 5,50 € à 11 €.

www.petitpalais.paris.fr.

A découvrir aussi, le nouvel album d’Alain Chamfort, dédié au créateur : « Une vie Saint Laurent », qui retrace le parcours du couturier, de la naissance en Algérie en 1936 au retrait de la haute couture en 2002, à travers quinze chansons.

Camille, l’auteur compositeur à la fantaisie lunaire, a des envies…On la connait multiple, capable de chanter de l’opéra, de se mettre en transe sur scène ou de revisiter les cris animaux du théâtre nô. Pour le Louvre, Camille crée quelques «vijing» rafraîchissants, mélanges de ses voix plurielles et d’images de films muets. Plusieurs cartes blanches lui sont ainsi accordées jusqu’en juin, intitulées «Films muets et musiques actuelles». Avant-goût avec la performance du 12 février : «Madame a des envies», du nom du film réalisé par la première cinéaste française Alice Guy en 1906.

«Sur Madame a des envies, et la série de petits films cocasses qui suit, j’invite un DJ qui mixera, distordra à sa guise des chansons du début du siècle et autres vieilleries charmantes.» (Camille)

« Madame a des envies » : Après avoir sélectionné et monté des extraits de films muets du début du siècle traitant de la question féminine, Camille en refait le bruitage.

La reine des onomatopées glougloute, chantonne, chuinte et chuchote, minaude, gazouille, gronde et miaule, ironise avec tendresse de désuètes chansons, telles « Les feuilles mortes » du sieur Prévert, sur des images d’archive. S’amusant comme une gamine malicieuse, elle invente ou récite des textes, mêle sa voix à celle d’enfants, pousse des cris, imagine en somme un fond bruitiste en accord avec la discordance sonore qui est sa signature.

Une petite fille de « Comic strip » gainsbourgienne qui ferait des « shebam, pow, blop, wizz » en toute décontraction, sur un cinéma montrant une révolution en marche, de la nourrice gréviste à la femme enceinte qui a des envies et n’en fait qu’à sa tête jusqu’aux femmes obtenant enfin le droit de vote. Toute une galerie de portraits vifs et touchants de femmes qui ne sont muettes que parce que le cinéma n’a pas encore inventé la voix. Il y aussi leurs tendres moments où, girondes et roucoulantes, elles prennent leur bain, dans le jardin ou dans de somptueux bassins, tandis que Camille surtitre gaiement : « Moi, je chante sous mon bain, lalala, c’est rigolo quand on est sous l’eau ». Les « rhabillant » avec humilité et pudeur de sa voix de perle, Camille rend hommage à ces femmes militantes et têtues, qui donnèrent forme à leurs «envies».

Et, puisque le génie espiègle des aléas voulût que la date de l’ouverture du Carnaval du Brésil coïncidât avec sa performance, Camille dansa à perdre haleine sur des airs endiablés de batucada, suivie par une foule conquise et remuante. Plurielle, vous dis-je…

Cartes blanches à Camille
Duos éphémères
Films muets et musiques actuelles
Vendredi 19 mars 2010
« Y a des fantômes dans la maison »
Camille et Reggie Watts
Vendredi 9 avril 2010
« Paris Paname »
Simon Dalmais et Saul Williams
Vendredi 11 juin 2010
« En piste ! »
Clément Ducol and Co

Auditorium du Louvre
Tarifs : 10€, 8€ (réduit), 6€ (jeunes et solidarité), 4€ (carte Louvre jeunes et groupes scolaires)
50 places gratuites pour les cartes Louvre jeunes à retirer au guichet le jour même à partir de 19h30

…d’une manière remarquable et subtile et lui rend ainsi un hommage émouvant, éternel comme devrait l’être le souvenir de cette grande chanteuse-diseuse de la fin du XIXème siècle. Non, Yvette Guilbert, ce n’est pas ringard, oui ses chansons restent modernes, pleines d’humour, de cruauté parfois, de vérité sur l’âme humaine toujours.

Autour de la correspondance qu’Yvette Guilbert a entretenue avec son ami Freud qui l’a découverte dans un cabaret lors d’un voyage à Paris, Nathalie Joly ponctue son spectacle avec bien sûr les plus célèbres chansons telles que « Madame Arthur » , « le Fiacre » ou « Quand on vous aime comme ça » et aussi avec des extraits de cette correspondance. L’excellent  pianiste Jean-Pierre Gesbert est un complice drôle et sympathique et contribue largement à la réussite totale de ce spectacle !

Le Lucernaire

53 rue Notre-Dame-des-Champs, paris 6ème

01 45 44 57 34

Du mardi au samedi à 20h jusqu’au 28 mars

Quand l’historique pièce de la chorégraphe américaine Anna Halprin est réinterprétée par Anne Collod, la révérence se fait bien basse, faisant perdre ses majuscules à Parades and Changes, l’œuvre d’origine. Ayant fait scandale en 1965, et longtemps censurée pour nudité, Parades and Changes n’a rien perdu de son actualité, comme le prouve Anne Collod. Replays.

Soudain, une parole s’élève. Puis, plusieurs surgissent, mêlées au public, polyphonie soudaine orchestrée par un maestro qui prend et donne la voix. Anglais, français, espagnol, les langues se lient et se délient, formant un langage commun étrange, de souffles, de cris et de protestations solennellement déclamés. Tels des manifestants dignes et énervés, exprimant une juste colère, ces hommes et femmes rendent hommage à Anna Halprin qui toujours sut parler des luttes sociales et collectives. Au commencement était le cri.

Mécaniques du quotidien
Les danseurs, debout, face au public, arborent fièrement le costume deux pièces si cher à nos sociétés occidentales. Lentement, en ne cessant de toiser les spectateurs, ils s’en départissent. Cérémonieux, après s’être ainsi offerts aux regards gênés de l’assistance, ils se rhabillent, la lenteur des mouvements obéissant au jeu de la sensualité calculée. Une fois vêtus de leur rigide costume, les hommes et les femmes peuvent alors jouer au jeu des relations sociales. Muets, véloces, tels des électrons excités, ils arpentent la scène d’un pas féroce, en une cavalcade forcenée. Quand ils se rencontrent, ils se percutent, se reconnaissent ou s’ignorent, affichant toujours le masque adéquat. Le jeu social, ultra-normé, hiératique, prend des allures de ballet mécanique. Mécanique du quotidien, qu’Anna Halprin osa, parmi les premières, injecter dans ses spectacles, devenant ainsi avant-garde de la danse post-moderne américaine.

Tempêtes
Alors que les couples se sont formés et se jaugent encore, même nus, même dans l’intimité, le maestro jaillit et commence à dérouler une immense feuille de papier kraft, indifférent à l’air décalé de la chansonnette de Petula Clark : « Dowtown ». Dévêtus, les danseurs s’approchent et, lentement d’abord, déchirent le papier. Puis, avec une fougue à peine maîtrisée, ils écartèlent le papier qui, violemment tiraillé par des dizaines de mains furieuses, produit le bruit d’une tempête cinglant sans pitié les arbres meurtris par la véhémence des éléments déchaînés. La beauté des corps, rendus bruns et fauves par la lumière ainsi que par la réflexion du matériau brut, convoque les corps de la Renaissance, musculeux et sauvages. Hommes et femmes se mêlent, s’allongent parmi les débris, s’en lavent. Après les ébats,  la pudeur. Rassemblant les éclats de papier et s’en couvrant honteusement comme le feraient des Adam et Eve chassés du Paradis primordial, ils s’en vont vers l’horizon tandis que résonne, ironique, une chanson d’amour sucrée. Puis, ils reviennent. Ils s’érigent chacun  un piédestal, symbole de l’individualité protectrice, qu’ils ne quittent que lorsqu’ils s’appellent. Alors ils accourent, s’enlacent et se consolent.

Chutes
Des rangées d’accessoires hétéroclites, au sol. Avançant doucement entre les allées, les danseurs revêtent quelques-uns de ces éléments de bric et de broc, cherchant peut-être ce qui  les définit socialement. Bonnets, abat-jours, tuyaux, cages d’oiseaux, pardessus, les individus accumulent, composant des tenues de plus en plus folles, jusqu’à singer « une monstrueuse parade ». Mais, au lieu des acclamations : « We accepted one of us », c’est le fantôme du rejet social qui se dessine. Contraste fort entre les costumes codifiés et élégants du début de la pièce et ces accoutrements de marginaux qui, le corps rendu invisible par un amas impressionnant d’objets de toute sorte, n’ont quasiment plus rien d’humain. Se forme ainsi une horrifiante cohorte, deux individus étant particulièrement chargés. La musique monte en puissance. Les deux malheureux hères désignés gravissent avec difficulté les escaliers et passent près d’un public partagé entre l’hilarité et la pitié. Ils sortent dans la rue. Une projection retransmet leurs pérégrinations urbaines. Moqués, regardés, stigmatisés, ils avancent péniblement tandis que les spectateurs, médusés, comprennent le douloureux passage de la fiction à la réalité.

Les Spectacles Vivants au Centre Pompidou
Danse, musique, théâtre, performance
A venir : Bouchra Ouizguen, Kate Mac Intosh, Philippe Quesne, Claudia Trizzi, Sophie Perez et Xavier Boussiron, etc.

Crédits photo : © Jérôme Delatour

Au sein de la splendide architecture du Mudam, musée d’art moderne au Luxembourg, l’expression « Le meilleur des mondes » abandonne presque sa connotation sarcastique. Pierre de bourgogne écrue, jardins sages et arbres fruitiers sous des verrières laissant apparaître, soudaines et irréfutables, de sombres forêts enneigées, le Mudam abrite pourtant en son giron superbe quelques centaines d’œuvres dressant une angoissante fresque de notre monde contemporain, ce « meilleur des mondes ». Point prospective, a contrario de l’œuvre à laquelle elle se réfère, l’exposition, cruelle, pense notre monde contemporain au présent, dans toute sa laideur.

Outre un espace d’une exceptionnelle beauté, pensé par Ieoh Ming Pei, le Mudam, jeune musée ouvert en 2006, peut se targuer de déjà posséder une collection prestigieuse. « Le Meilleur des mondes », exposition inspirée de la célèbre dystopie d’Aldous Huxley, présente des pièces majeures de l’art contemporain, organisées autour de quatre chapitres : « De nos territoires », « De nos artifices », « De nos visages », « De nos vies intérieures, de nos rêves et nos cauchemars ». Ecce homo, toutes turpitudes et toutes abjections dehors, servies par ces certitudes définitives qui érigent les funestes dictatures. Ainsi, le bel écrin du Mudam se transmue en mausolée, temple abritant hallucinations machiavéliques et visions infernales. Sous la voûte transparente de verre, entre les parois obliques du musée, éclosent ainsi des fontaines desquelles coule une encre de jais souillant en gouttes impies l’angelot sage (Su-Mei Tse) ou des palmiers pétrifiés par un vernis métallique argentés (David Zink Yi), décor de science-fiction de mauvais augure.

« De nos territoires ». Noirs, multiples et agglutinés tels les insectes de Jan Fabre, qu’avons nous fait de nos territoires si ce n’est des lieux brûlés au pas de nos instincts guerriers en marche ? Et des terres habitables par la pensée, nous avons fait des territoires idéologiques, telle l’œuvre de Claude Lévêque. Élégante dans sa radicalité, cette installation, néons rouges et parallèles au sein d’une salle aussi obscure que les enfers, forme un cadre dont il semble impossible de s’extraire.
« De nos artifices » pointe la déshumanisation des territoires conquis. Des panoramiques d’usine sans âme(s) d’Andreas Gursky à l’exotisme de carte postale des décors de Jean-Luc Vilmouth, les espaces sont saturées d’une présence humaine ne pouvant s’affirmer dans une multitude inhibitrice ou sont désespérément vides, envahis de machines glacées. La chapelle apostate de Wim Delvoye, dont les vitraux figurent tout ce que l’homme a de vil (entrailles, dents, squelettes, etc.) désacralise le territoire ultime : le corps.
« De nos visages (et de nos corps) ». Des visages-masques qui se délitent de Cindy Sherman aux clichés impudiques de Nan Goldin, qu’a t-on fait de ce territoire, à la fois collectif et intime, qu’est le corps ? Des gravures inhumaines à force de beauté, comme les visages lissés des naïades de Roland Fisher ?
« De nos vies intérieures, de nos rêves et de nos cauchemars ». Tandis qu’Antoine Prum tue des critiques d’art à la rhétorique alambiquée en songe, tuant tout haut ce que tout le monde tait tout bas dans un film aux allures jouissives de série B, Izima Kaoru scénographie la mort de personnages qu’elle développe dans de romantiques clichés à l’atmosphère brumeuse.

Eija-Liisa Ahtila, Steve McQueen, Tatiana Trouvé, Damien Deroubaix et tant d’autres artistes majeurs créent quatre chapitres pour un monde en déliquescence. Panorama dialectique de notre univers qui se meurt, voici ce qu’est l’exposition « Le meilleur des mondes », servie par un accrochage clair et pertinent, sans temps mort.

Le meilleur des mondes
Jusqu’au 23 mai 2010
Mudam Luxembourg
3 Park Dräi Eechelen, L-1499 Luxembourg
Heures d’ouverture
De mercredi à vendredi de 11h à 20h. De samedi à lundi de 11h à 18h. Fermé le mardi.
Prix d’entrée : 5€. Réduit : 3€

Crédits photo : Su-Mei Tse, Many spoken words, 2009© Photo : Kenji Ohtani, Contemporary Art Center, Art Tower Mito

Opéra de Verdi d’après le drame de Schiller.

Au temps de l’Espagne des Habsbourg, Don Carlos, héritier de trône de l’Espagne est fiancé à Elisabeth de Valois, mais pour garantir la paix entre l’Espagne et la France, elle doit épouser le père de Don Carlos, le roi Philippe.  Déchirements entre sentiments humains et devoirs politiques et religieux, amours impossibles…des thèmes magnifiquement dramatisés par la musique de Verdi et une mise en scène épurée et sombre signée Graham Vick.

Si vous n’avez pas pu voir cette production donnée en 2008, voici une nouvelle opportunité à ne pas manquer!

Le bon-plan : tentez votre chance en vous présentant une heure avant la représentation, selon les disponibilités,  des places à tarif très préférentiel sont proposées au moins de 28 ans. Vous pouvez également acheter des places « debout » une heure trente avant la représentation.

Opéra Bastille

Jusqu’au 14 mars

www.operadeparis.fr

Opéra de Verdi

Pour une fois vous ne pleurerez pas avec Verdi ! Pour son dernier opéra, le compositeur s’est inspiré des « Joyeuses Commères de Windsor » de Shakespeare et en a fait une délicieuse « comedia lirica » avec la collaboration d’ Arrigo Boïto pour le livret, convaincu que « tout dans le monde n’est que plaisanterie »

Mario Martone met superbement en scène cet ultime chef-d’œuvre créé à la Scala de Milan en 1893, avec humour, ironie et brillance.

4 représentations les 24, 26 février, 2 mars à 19h30 et le dimanche 28 février à 17h.

Bon-plan étudiants : les places sont à 10 € seulement en réservant par mail : etudiant@theatrechampselysees.fr et sur présentation de la carte d’étudiant le jour de la représentation.

Théâtre des Champs-Elysées

15 avenue Montaigne, Paris 8ème

Loc 01 49 52 50 50

A Little Night Music au Théâtre du Châtelet

6 représentations exceptionnelles pour cette délicieuse comédie musicale inspirée du film d’Ingmar Bergman « Sourires d’une nuit d’été ». C’est du Broadway dans toute sa splendeur à Paris, (l’œuvre de Stephen Sondheim n’a jamais été donnée en France), c’est aussi une superbe distribution avec la présence de  Kristin Scott Thomas, Lambert Wilson et Leslie Caron.

Bon-plan : places à 15 € pour les moins de 26 ans une demi-heure avant le spectacle selon les disponibilités.

Jusqu’au 20 février !

Théâtre du Châtelet

Loc 01 40 28 28 50

Quatre danseuses, jeunes, d’égale corpulence, légèrement vêtues. Une scène noire. Un écran blanc. Tout est immobile. Puis, « Sie kommen », ils arrivent…

Le bruit lancinant d’une alarme sourde. Seul mouvement, un corps vidéographique qui s’anime en arrière-plan. Une danseuse, quasi nue, se meut, animale, dans le sable. Seule. Telle une lionne sous le vent, elle se contorsionne, se cambre et rampe sur le sol rocailleux jusqu’à ce que l’image fonde. Les quatre danseuses sur scène s’organisent alors en mouvements symbiotiques. Tel un organisme, elles sont les molécules d’une même forme, se cherchant, se poussant, s’enlaçant, se convulsant en tous sens pour s’intégrer les unes aux autres, structure vivante en perpétuelle restructuration, agile et précise, métaphore de la mémoire collective en formation. En effet, « Sie kommen », de Louise Vanneste, s’inspire des photographies éponymes d’Helmut Newton, clichés faisant eux-mêmes référence au roman de l’auteur allemand Paul Carell, «Sie kommen» (ils arrivent, en français) narrant la libération de la France par les alliés. Les alliés débarquent et le travail de la mémoire collective peut alors commencer…
La musique électronique sourd toujours, basse et déchirante. Parfois les corps se figent, prenant les positions stéréotypées et érotisées des modèles d’ Helmut Newton. Lascives, hautaines, les gorges rejetées en arrière, les reins soulevés et le regard froid, les quatre femmes deviennent statues du désir. Mains sur les hanches, se chevauchant l’une l’autre, fières cavalières, elles toisent le public. Puis, elles reprennent leur danse commune, se tirant, s’attirant, se retirant avec une précision peu naturelle qui glace. À la fois sibériennes et sensuelles, les gestes stricts et forcés, ces quatre femmes s’agitent et souffrent, montrant par un érotisme contraint la force de la violence qui les soumet.
Quand l’une d’entre elles est seule, elle entre en transe, épileptique, hystérique, démembrée, jusqu’à ce qu’une autre vienne la prendre dans ses bras. L’organisme se reforme alors, semblant pouvoir  canaliser une catharsis trop violente. Puis, les quatre danseuses se figent et la projection vidéo se ranime. Noir et blanc. Un lent travelling révèle les recoins d’une maison hantée par des corps immobiles. Des femmes habillées de noir, élégantes gravures de mode, habitent l’espace. De dos ou le visage caché, ces femmes sont des stéréotypes qui attendent. L’illusoire inertie est parfois troublée par un geste lent qui crie en silence les souffrances. Une femme, la tête baissée, soumise, relève lentement sa jupe noire, jusqu’à découvrir le haut de ses cuisses. Dans une autre pièce, un groupe de femmes encerclent une des leurs, en transe, pour une scène de tarentelle échevelée.
« Sie kommen », quand le collectif s’écrit et s’éreinte.

Sie Kommen
De Louise Vanneste
Dans le cadre du festival On y danse (jusqu’au 19 février 2010)
Centre Wallonie-Bruxelles

Crédits photo : ©Stéphane Broc

L’image finale du Christ de nouveau mis en croix résume à elle seule le thème de la pièce, l’avènement d’un ordre nouveau. Place nette est faite, désormais tout le monde se pique de Progrès. Celui-là même contre lequel tonne Claudel (comme Baudelaire ou Flaubert et d’autres écrivains de l’ère industrielle). Ce mythe du Progrès, héritier bâtard  et polymorphe des Lumières, du positivisme ; est le vrai héros de la pièce (voyez ce ploutocrate de Turelure et son fils Louis Napoléon, colon de la première heure). Et le grand perdant de ce conte pathétique, c’est le Christ Lui-même, vendu pour quelques dizaines de francs à la toute dernière scène.

Claudel antimoderne ? Avec Le pain dur assurément. La pièce se dresse intelligemment contre les veaux d’or en vogue (et plus que jamais adorés aujourd’hui) à savoir l’Argent roi et le négoce pour lesquels Péguy et Bernanos, également antimodernes, ont eu des mots très durs.

Second volet de la célèbre trilogie claudélienne (L’otage/Le pain dur/Le père humilié), Le pain dur voit la famille des Coûfontaine se déchirer : Turelure, le puissant patriarche, a déshérité son fils et exige la main de sa fiancée, Lumir. Celle-ci, tiraillée entre l’amour de son pays natal et celui de son mari, qui veut l’emmener sur des terres fraîchement conquises en Algérie, choisira finalement son pays, la Pologne ; après avoir orchestrer le meurtre de Turelure avec Sichel, sa propre maîtresse, une pianiste juive apatride.

Saluons la prestation de Tatiana Stépantchenko (dans le rôle de Lumir), qui est très touchante comme Sichel est agile et séduisante. Hervé Van Der Meulen campe un imposant Turelure moliéresque (un poil monolithique ?). Seule la prestation de Robert Bouvier (Louis) est, à mon goût, peu convaincante. Alain Barsacq et Agathe Alexis (Sichel dans la pièce) prennent le parti d’une mise en scène épurée, qui fonctionne très bien (cette incessante pluie, c’est superbe) jusqu’à l’intervention des bonhommes en bleu ( !) pour installer les décors en se dandinant, qui est purement gratuite.

Il faut entendre ce grand texte avec lequel Paul Claudel prévient superbement de la dangerosité d’une société exclusivement matérialiste. Quoi de plus contemporain ?

Pour plus de renseignements, consultez la page web du théâtre de l’Atalante (http://www.theatre-latalante.com/site/le_pain_dur.html).

La dernière est lundi prochain, n‘hésitez plus !

Réservation au théâtre de l’Atalante

La Force de l’art et Monumenta, jeunes initiatives, ont été respectivement mises en place en 2006 et 2007. Alors que La Force de l’art 02 vient de s’achever et que Christian Boltanski expose actuellement sous la nef du Grand Palais dans le cadre de Monumenta, état des lieux des structures et des soutiens publics pour la création contemporaine en France.

En 2001 est publié le rapport du sociologue Alain Quémin « Le rôle des pays prescripteurs sur le marché et dans le monde de l’art contemporain ». Ce document, remis au ministère des Affaires étrangères, stigmatise « le lent effacement de l’art français sur la scène mondiale ». L’auteur pointe du doigt la défection des artistes français contemporains dans les collections publiques et grandes institutions culturelles internationales, au Kunst Kompass (classement réputationnel des artistes faisant référence), au sein des foires et des biennales, enfin sur le marché des ventes aux enchères. Alors que l’Angleterre s’est dotée du Turner Prize dès les années 80 ou que les Etats-Unis suivent leurs artistes depuis les années 50, « la France a du mal à défendre ses ouailles » comme le constate Frédérique Loutz, artiste contemporaine. Hormis le Centre national des arts plastiques, organisme public chargé de soutenir et de promouvoir la création contemporaine avec un budget minime (1,269 millions d’euros), la France ne s’est dotée d’un outil de promotion de son art national qu’en 2006, date de création de la première triennale d’art contemporain français : La Force de l’art. Pourtant, Gilles Fuchs, président de l’ADIAF (Association pour la diffusion internationale de l’art français) rappelle à quel point ces initiatives sont capitales pour la visibilité de l’art français : « La Force de l’art et Monumenta sont essentielles. C’est ce pour quoi nous nous sommes battus, pour montrer qu’un art français existe. Tout le monde parle d’art chinois, indien, américain, russe, etc. Pourquoi n’y aurait-il pas un art français ? ». Sursaut tardif, budget dérisoire, le ministère de la Culture rattrape t-il son retard ?

Pas de budget, pas d’artistes ?
La Force de l’art, sous l’impulsion du Premier ministre Dominique de Villepin, attira un nombre honorable de visiteurs (environ 80 000). Quinze commissaires et plus de deux cents artistes donnèrent un aperçu relativement complet « des trente dernières années de l’art en France », commente Gilles Fuchs. Ce dernier a d’ailleurs eu plutôt l’impression d’un « déballage » tandis que la seconde édition, sous le patronage de Christine Albanel, ministre de la Culture, lui parut plus intéressante car plus anglée, même si les entrées furent moins importantes (environ 60 000). Cependant, nombreux sont ceux qui assimilèrent le nombre réduit d’artistes, une trentaine, à du mépris. En outre, l’espace d’exposition nommé « géologie blanche », figurant une « banquise » de box blancs dont les parois sont déformées par les œuvres et leurs volumes, desservit les pièces. Frédérique Loutz associe cette architecture à une forme de cynisme, une « banquise avec ses artistes-ours en péril ». Chaque pièce étant isolée, le dialogue peine à s’établir, regrette t-elle. « Toute la communication s’est faite autour de la superbe et généreuse idée de l’architecte. Le lien entre les œuvres et les pratiques a été écarté, n’en reste qu’une sensation de cacophonie un peu stérile […] chaque artiste est parqué dans son petit bungalow dans ce village polaire ». Bien qu’elle se dise reconnaissante d’avoir bénéficié d’une bourse du CNAP, d’une résidence à Rome et de la visibilité de La Force de l’art 02, Frédérique Loutz, six mois après la manifestation, n’a toujours eu aucune proposition d’exposition. Fayçal Baghriche, artiste contemporain ayant participé à cette triennale et étant par ailleurs membre d’une structure curatoriale Le Commissariat, déplore que très peu de pièces furent créées pour l’événement. Si le nombre d’exposés lui semble très juste, il reconnaît que des efforts sont faits du côté du ministère de la Culture et que les contraintes de l’évènement nécessitent « négociations et concessions » autant du côté des commissaires que du côté des artistes. Cependant, l’artiste souligne la fermeture de centres d’art et la diminution des subventions. Nous n’avons pu, à ce propos, avoir connaissance des chiffres des subventions accordées par le ministère de la Culture pour La Force de l’art 02.
Peu de création originale, budget inconnu, nombre d’artistes réduits à peau de chagrin, La Force de l’art 02 n’est pas concluante. Néanmoins, le ministère de la Culture dispose d’un outil d’envergure : Monumenta.

Monumenta, l’autre cheval de bataille
Monumenta est une manifestation annuelle créée dans le but de « créer un projet d’amplitude en ce lieu (la nef du Grand Palais, ndlr). Le deuxième objectif est de montrer la vitalité de la scène française à l’international », affirme Catherine Grenier, commissaire de l’édition 2010. Quand on s’étonne de ce qu’Anselm Kiefer et Richard Serra, les deux artistes précédents de Monumenta, ne sont pourtant pas français, Catherine Grenier répond : « Anselm Kiefer vit en France depuis plus de quinze ans, c’était important de montrer qu’un artiste international a choisi de vivre en France. En outre, avoir des artistes internationaux montre que Paris compte sur la carte internationale ». La couverture médiatique, notamment étrangère, prouve que le pari de l’ouverture sur l’international est réussi. De plus, la création d’une œuvre originale pour la manifestation renouvelle la production française.

Les initiatives privées : alternatives
Créé en 1994, l’ADIAF est un organisme privé de mécénat culturel fondé par Catherine Millet, Daniel Abadie, Daniel Templon et Gilles Fuchs, ayant pour but de faire connaître à l’international la scène contemporaine française. En 2000, ce regroupement de collectionneurs se dote du Prix Marcel Duchamp, prix prestigieux récompensant le travail d’un artiste contemporain français ou vivant en France. L’artiste primé reçoit une dotation financière de 35 000 euros et est exposé au Centre Pompidou qui éditera un catalogue.
Suivi par le Centre Pompidou, le prix Marcel Duchamp assure une visibilité pérenne aux artistes primés. En effet, le musée d’art moderne « possède déjà les artistes que nous primons et, si ce n’est pas le cas, les achète. Sur les quarante-trois nominés de cette année, le Centre Pompidou a dans ses collections permanentes trente-sept d’entre eux. Depuis la création du prix Marcel Duchamp, le Centre Pompidou a acquis une cinquantaine des artistes que nous avons sélectionnés », affirme Gilles Fuchs. Autre prix de référence, le prix Fondation d’entreprise Ricard distingue chaque année un artiste contemporain émergent, lui offrant une entrée dans les collections permanentes du Centre Pompidou.
Alors que La Force de l’art ne prend pas la peine de suivre ses artistes, les prix Marcel Duchamp et Ricard songent à leur pérennité, recommandation expresse, par ailleurs, du rapport Quémin.

De la nécessité des institutions…
Saâdane Afif, prix Marcel Duchamp 2009, n’a pas souhaité s’exprimer sur la question des institutions. La volonté pour un artiste de ne pas être institutionnalisé ou de désirer être considéré comme un artiste international est compréhensible. Mais y a-t-il une visibilité possible des artistes en dehors des institutions ?

© Philippe Rahm

Il était une fois… un joli conte bourgeois: le prince Léonce doit épouser la princesse Léna et hériter du royaume de son père. Qu’on se rassure, on peut l’assurer, tout est bien qui finit bien. Voilà l’appât.

Mais une perle de sueur rouge coule sur ces fronts classiques, la torpeur devient rage, la fuite une prise d’élan et les dents se taillent de vérités fiévreuses. « Que voulez-vous de moi, m’apprendre mon métier ? » Le fond de l’air est gueule de bois, jeunesse assoiffée, lendemain de fête à l’aube blanche, on porte encore les vieux costumes et les visages sont un peu grimaçants. Alors on réunit quelques compagnons de voyages, c’est ainsi que commencent les révolutions. Des corps bruyants, qui se débattent pour affirmer leurs choix. Etre soi-même dans un monde qui ignore l’être avec tant de violence c’est rejoindre les marges, les batailles souterraines, les chemins de traverses.

Nous sommes de notre temps.

Dates et lieux de représentation

Au Théâtre de la Tête Noire – Saran
Mercredi 3 février à 20h30
Jeudi 4 février à 19h
Vendredi 5 et samedi 6 février à 20h30
Réservations : 02.38.73.02.00

Au Théâtre de Vanves
Mardi 9 et mercredi 10 février à 21h
Réservations : 01.41.33.92.91

Pour en savoir plus
http://serreschaudes.free.fr/
http://www.myspace.com/serreschaudes

LEONCE ET LENA
de Georg Büchner
Traduction : Michel Cadot

Mise en scène : Antoine Cegarra
Dramaturgie : Céline Cartillier
Scénographie : Julia Kravtsova
Costumes : Pauline Kieffer
Lumières : Nathalie Perrier
Musique : Nicolas Laferrerie

Jeu : Charly Totterwitz / Paul Tilmont / Coraline Cauchi / Philippe Lardaud / Clémence Léauté / Caroline Darchen / Nicolas Laferrerie

La Comédie Française ne peut que s’enorgueillir de l’Avare qu’elle donne actuellement salle Richelieu. Denis Podalydès innove et excelle avec un septuagénaire étonnamment plus vivant et aussi ridicule que ses prédécesseurs. Une scénographie originale et sans prétentions, des comédiens justes et  toujours audibles même depuis le troisième balcon ; disons-le franchement, c’est une réussite. Courrez-y !

Salle Richelieu jusqu’au 21 février 2010, 2h45 avec entracte (tarif réduit, 5 euros. Places à visibilité réduite), une mise en scène de (feu) Catherine Hiegel.

http://www.comedie-francaise.fr/saison_spectacles.php?spid=165

Gilles Fuchs, président de l’ADIAF (Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français) accepte de nous recevoir pour discuter du Prix Marcel Duchamp, de la sous-représentation des femmes en art, de La Force de l’Art, de Monumenta, et de l’art français. Au mur, une mosaïque de photographies de Nan Goldin sur la jeunesse tokyoïte…

L’ADIAF, qui délivre le Prix Marcel Duchamp, a été créée dans le but de promouvoir l’art national à l’international…
Dans le terme promouvoir, il y a une connotation commerciale que nous ne revendiquons pas. Catherine Millet, Daniel Abadie, Daniel Templon et moi-même avons fondé l’ADIAF dans le but de mieux faire connaître les artistes à l’étranger. Nous sommes dans le militantisme, le mécénat pur. Un tiers du financement provient des membres de l’association. Ce qui permet de soutenir le Prix Marcel Duchamp, d’éditer un catalogue, de donner une dotation financière aux artistes primés ainsi qu’une aide à la production.

Comment sont financés les voyages organisés pour les membres ?
Les membres paient pour leurs voyages.

L’ADIAF est majoritairement composée de collectionneurs. Ses membres sont-ils exposés à la tentation de faire monter le cours des artistes de leur collection ?
Il y a deux-cent cinquante collectionneurs qui choisissent quatre artistes. Ce serait difficile de placer ses propres artistes ! Il y une confusion entre le rôle des collectionneurs et la spéculation marchande des œuvres d’art. Les journalistes ne font état que des prix exceptionnels qu’atteignent les œuvres lors de ventes. Le but de l’ADIAF est de montrer que les collectionneurs ont un rôle à jouer. À l’origine, les institutions étatiques sont monopolistiques. L’objectif est de susciter le désir de regarder et éventuellement d’acquérir, comme les honnêtes hommes du XVIIème siècle. Le second objectif est de faire connaître la scène française à l’étranger et de contrer « le lent effacement » (termes du rapport Quémin, ndlr) qui n’a pas de raison précise. Peut-être était-ce parce que le marché était essentiellement concentré aux Etats-Unis puisque les américains, patriotes, suivaient de près leurs propres artistes. Ils ont d’ailleurs eu de grands artistes à l’époque. La France ne manquait pas de grands artistes, mais il y avait un maillon manquant. Il y eut un cataclysme à la Biennale de Venise de 1964. Des tricheries avérées lors de l’attribution du Lion d’Or à Robert Rauschenberg ont changé la donne : pour être primé, il faut être exposé dans le Giardini, or Rauschenberg n’y était pas…Rauschenberg est un artiste de qualité exceptionnelle mais la question n’est pas là. À partir de ce moment, les français ont pu réapparaître sur la scène internationale. D’ailleurs, le pavillon français a été primé récemment.

Comment se déroule la sélection du lauréat ?
C’est une procédure mécanique : tous les membres communiquent le nom des quatre artistes qu’ils ont choisis. Ils doivent élire des artistes français ou habitant en France, de préférence de moins de cinquante ans. Ensuite, un comité de sélection renouvelé chaque année accorde le prix à un des quatre artistes sélectionnés. Nous jugeons l’œuvre d’une vie. Les apports extérieurs sont extrêmement fructueux. Grâce à des personnalités comme Chen Zhen ou Gao Xingjian par exemple, nous avons eu accès à de nouvelles formes de pensée. Dans les artistes que nous avons choisis, il y a 20% d’étrangers.

L’accrochage « Elles » au Centre Pompidou réactualise la question de la sous-représentation des femmes dans les milieux artistiques. Faites-vous attention à la parité dans votre sélection ?
On fait attention à la présence de femmes mais ce n’est pas un critère déterminant. Si on n’avait que des Louise Bourgeois dans notre sélection, on n’aurait que des Louise Bourgeois. Les personnes sélectionnées sont artistes avant d’être femmes. Il est vrai que les artistes promus par les galeries sont en majorité des hommes…Sur neuf prix, nous avons trois femmes. Dans nos jurys, nous avons autant de femmes que d’hommes. En art, même si les femmes ont peut-être une sensibilité différente, il n’est pas essentiel de distinguer les deux genres : si vous lisez un bon roman, il n’est pas nécessaire de savoir si c’est un homme ou si c’est une femme qui l’a écrit. Ce n’est pas vital au niveau de l’organisation de la société. Si vous demandez à Annette Messager si elle est une artiste femme, elle vous griffera et vous dira : je suis UN artiste.

Avez-vous un rapport concurrentiel avec le Prix de la Fondation d’entreprise Ricard ?
Le Prix Ricard et nous, avons un fonctionnement différent : ils élisent des artistes plus jeunes et ont un mode de sélection différent. Les membres collectionneurs votent et c’est au conservateur qu’appartient la décision finale. Notre jury est composé de professionnels qui connaissent les œuvres. C’est un jury international composé de sept personnes. Les membres fixes sont Madame Matisse, à qui appartiennent les droits des œuvres de Marcel Duchamp, le directeur du Musée national d’art moderne, Alfred Pacquement, et le président de l’ADIAF, c’est-à-dire moi-même. À cela il faut ajouter deux collectionneurs et deux conservateurs, tous d’envergure. Le jury est à moitié composé d’étrangers afin d’éviter un choix hexagonal et le diktat des institutions françaises.

Le rapport Quémin insiste sur la nécessité pour les artistes d’entrer dans les collections permanentes. Le Prix Ricard permet aux œuvres des artistes primés d’intégrer les collections permanentes du Centre Pompidou. Pensez-vous que cela soit pertinent ? Si oui, avez-vous des actions en ce sens ?
C’est une remarque pertinente et l’initiative du Prix Ricard est louable. En ce qui nous concerne, nous sommes suivis par le Centre Pompidou. En effet, le Centre possède déjà les artistes que nous primons et, si ce n’est pas le cas, il les achète. Sur les quarante-trois nominés de cette année, le Centre Pompidou a dans ses collections permanentes trente-sept d’entre eux. Depuis la création du Prix Marcel Duchamp, le Centre Pompidou a acquis une cinquante des artistes que nous avons sélectionnés. C’est une réelle chance pour les artistes car le Centre Pompidou accueille quelque 70 000 visiteurs. La question des expositions temporaires ou permanentes est difficile. En effet, si un musée qui se veut dynamique est obligé de montrer ce qui se passe actuellement, son but premier est de conserver, d’acquérir et d’organiser ses collections permanentes. Bien sûr, on a envie d’avoir l’avis du Centre Pompidou sur l’actuel mais il y a aussi d’autres endroits pour le faire.

Que pensez-vous de La Force de l’Art en tant que vitrine de l’art contemporain français ?
La Force de l’Art est essentielle. C’est ce pour quoi nous nous sommes battus, pour montrer qu’un art français existe. Tout le monde parle d’art chinois, indien, islamique, américain, russe, etc. Pourquoi n’y aurait-il pas un art français ? Si le créateur d’Abidjan faisait la même chose qu’un artiste du 7ème arrondissement de Paris, quel ennui ! Des personnes comme Olivier Kaeppelin ou des organismes comme le Prix Ricard ou l’ADIAF ont beaucoup œuvré en ce sens. Maintenant on ne rit plus lorsqu’on parle d’art français même si la spéculation va moins vite en France qu’ailleurs. Le principe est de montrer un point de vue français. Même le dernier des idiots sait que ce n’est pas la même chose d’écouter Wagner ou Verdi, qu’il y a des spécificités. Mais l’art français n’est pas dans l’air de temps, qui est la sensation, le spectacle, la spéculation. Malgré tout, Christian Boltanski, qui est un artiste de l’intime et de l’émotion, est parvenu à faire une œuvre monumentale, exceptionnelle par sa cohérence, sans pathos, sans esbroufe (pour Monumenta, ndlr). Il a réussi à construire une cathédrale, on rentre et on est frappé, muet. C’est une exposition incroyable qui fait comprendre la mission de l’art par l’appréhension qu’en a un artiste français.

Qu’avez-vous pensé en particulier de la seconde édition de La Force de l’Art ?
La Force de l’Art 02 fut très intéressante. Pour la première, il y a eu six mois pour faire l’exposition. Ce qui s’est soldé par un déballage et un résumé des trente dernières années de l’art en France. Pour la seconde, ce fut le point de vue de trois commissaires. Les œuvres furent bien mises en valeur. Il y eut naturellement moins de visiteurs que pour la première, car c’était moins nouveau. Mais globalement, les deux éditions ont été bien reçues. Un journaliste pense que s’il ne critique pas, il est consensuel. Il faut qu’il y ait débat, pour une question de stimulation intellectuelle, mais il ne faut pas que cela soit systématique.

Pourtant, certains artistes interrogés pensent que l’accrochage fut raté…
C’est vrai. Philippe Mayaux, par exemple, regrette que les œuvres exposées à l’extérieur de son cubicle (box alloué à chaque artiste, ndlr) fassent oublier celles qui étaient à l’intérieur.

Par qui est assuré le commissariat des expositions que vous organisez ?
Nous l’assurons nous-mêmes. Jean-Marc Prévost (spécialiste de l’art contemporain et conservateur, ndlr) est souvent en charge du commissariat de nos expositions. Nous avons décidé d’arrêter de faire des expositions à l’étranger car ce n’est pas véritablement notre vocation, l’état le fait très bien. Désormais, nous souhaiterions montrer une vision de la scène française à travers le Prix Marcel Duchamp. Pour son dixième anniversaire, nous montons une exposition à Strasbourg des collections de nos membres autour du Prix. Ensuite, nous ferons voyager l’exposition. Nous sommes en pourparlers avec le Japon, par exemple.

Comment vous est venu votre goût pour l’art contemporain ?
Quand on est collectionneur d’art contemporain, on n’a jamais fini, c’est son agrément. L’intérêt est de voir comment les artistes parlent de leur époque, comment ils définissent la personnalité de notre époque contemporaine. Au-delà des commentaires politiques, il y a aussi des commentaires cérébraux, qui sont des réflexions sur l’esthétique. Je ne vois plus l’art comme je le voyais dans ma jeunesse. La vision de l’art a totalement changé.

Diaporama des différentes oeuvres du Prix Marcel Duchamp

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=3ySSPf7pvng[/youtube]

Crédits photo : Carole Benzaken, Prix Marcel Duchamp 2004, Search for a new land, Centre Pompidou, Espace 315.

Photographe méconnu du grand public, Izis est remis à l’honneur par la ville de Paris, qui lui consacre une grande rétrospective à l’Hôtel de Ville.

Injustement oublié au profit de ses contemporains Robert Doisneau ou Willy Ronis, Izis sort de l’oubli grâce à cette exposition qui revient surtout sur ses oeuvres « parisiennes ». Ce grand poète nous offre pourtant des clichés d’une grande sensibilité, comme l’Homme aux bulles de savon un de ses clichés sur l’Angleterre.
On découvre le parcours de cet exilé lituanien qui débarque à Paris en 1930, à seulement 19 ans et sans un sou en poche. Cet apprenti photographe qui ne parle que le yiddish et l’hébreu survivra tant bien que mal aux salaires de misère qui lui permettent à peine de vivre. Au bout de trois ans, il décroche un emploi au studio Arnal, connu pour ses portraits d’acteurs. Quand la guerre éclate, Izis doit se cacher pour échapper aux nazis. A la Libération, il photographie les hommes du maquis, ces résistants de la première heure.
Revenu à Paris après la libération, ses clichés bruts de maquisards lui acquièrent pour toute sa carrière une réputation de poète. Il ouvre les yeux sur Paris qu’il photographie sous toutes ses formes : drôle, mélancolique, mystérieuse. On se promène avec bonheur dans le Paris d’après-guerre qui revit doucement, renaissance qu’Izis a su saisir avec une sensibilité extrême.
A partir de 1949, et pendant vingt années, Izis travaillera pour le magazine Paris-Match. Il rencontre, tout au long de sa vie, des artistes et poètes qu’il capte dans son objectif comme son ami Jacques Prévert. Photo-reporter, son regard décalé sur les grands événements qu’il couvre lui vaut le surnom de « Izis des foules » : ainsi, il revient du Tour de France sans une photo du gagnant, ou photographie des dormeurs lors du couronnement de la reine Elisabeth à Londres. Des clichés qui révèlent l’humour de cet homme discret.
Dès 1951, il fait partie des cinq photographes français consacrés par le prestigieux Museum of Modern Art de New York aux côtés de Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Brassaï et Willy Ronis, la bande de ce que l’on allait appeler la « photographie humaniste ».
L’exposition nous dévoile, dans différentes salles, le reportage qu’il avait réalisé sur l’exposition de son ami et peintre Marc Chagall au Palais Garnier, mais aussi ses clichés de clowns sur le cirque.
Une oeuvre immense par sa poésie, sa sensibilité et son mélange des genres extraordinaires.
A découvrir tous les jours, sauf le dimanche, jusqu’au 29 mai à l’Hôtel de Ville de Paris dans le 4e arrondissement. Exposition gratuite.

Vous habitez en Seine et Marne ou dans l’est de Paris…visitez des petits villages tout en assistant à de grandes pièces pour 6 euros la place!

C’est en effet possible grâce à la très riche programmation élaborée depuis plusieurs années par Act’Art, organisme soutenu par le Conseil Général de Seine et Marne et qui vous permet de voir des créations, avant même qu’elles soient à l’affiche dans la capitale !

C’est le cas de « Débrayage » de Remi de Vos qu’on a pu voir en avant-première, une pièce qui décrit  ce qui vous attend lorsque vous entrerez dans le monde du travail ! De quoi frissonner… Mais rassurez-vous, la vie en entreprise est décrite avec humour grinçant, comique subtil et rythme effréné, grâce à des saynètes interprétées par trois brillants comédiens tour à tour aliénés, soumis, désespérés,  révoltés ou pris à leur propre piège ! Les séances de relaxation ou de respiration positiviste n’y feront pas grand chose ! Que cela ne vous empêche tout de même pas de réussir vos diplômes !

Pour connaître les autres  spectacles de la saison , allez sur le site www.actart77.com ou appelez le  0164 83 03 30

Prochain événement à ne pas rater: Hoptimum, festival hip Hop du 8 au 27 mars.

Vous n’êtes jamais entré chez Maxim’s ? voilà une occasion d’admirer ce lieu magique les lundis soirs pour 15 € !

En effet, le restaurant étant fermé ce jour de la semaine , le lieu est transformé en salle de spectacle style cabaret !

Au programme actuellement, du divertissement avec Feydeau et Offenbach orchestré par Gérard Chambre et sa troupe de comédiens-chanteurs. En première partie le délicieux « Feu la mère de Madame » de Feydeau suivi du « petit groom de chez Maxim’s », avec un texte imaginé par Gérard Chambre et agrémenté de quelques extraits d’airs célèbres d’Offenbach.

Tous les lundis à 21h, tarif 30 €, étudiants 15 €.

Chez Maxim’s, 3 rue Royale, Paris 8ème

Réservations : 06 62 89 70 12

Attention chef d’œuvre à voir absolument d’autant que cela faisait 8 ans que l’opéra  de Bellini n’était pas donnée sur une scène parisienne.

C’est la jeune soprano Lena Tetriani qui interprétera donc le merveilleux « Casta Diva »  et nous racontera son drame de prêtresse  qui a rompu son vœu de chasteté, au temps des Gaulois et des Romains…La mise en scène est de Peter Mussbach.

6 représentations du 18 au 28 janvier

Théâtre du Châtelet

Loc 01 40 28 28 40

norma_chatelet_janvier_2010

Monumenta, exposition annuelle d’art contemporain, mérite son nom titanesque. Christian Boltanski, un des artistes français les plus réputés à l’international, investit l’espace de la Nef du Grand Palais d’une installation gigantesque et glaciale, sur les thèmes de la mort et de la transmission.

A l’entrée, une muraille de boîtes en fer, rouillées et numérotées, accueille un visiteur assourdi par des bruits répétitifs et mats. Dépassant cet alignement de ferraille usée et inventoriée, le spectateur entre en immersion dans un univers sépulcral à la température polaire. La verrière de la Nef du Grand Palais, si romantique dès le printemps grâce à sa structure vert-de-gris, se transmue en écrin glacial, éclairé d’une lumière atone et aveugle pour l’installation saisissante de Christian Boltanski : « Personnes ».
Au sol, des vêtements étalés, parqués dans les mêmes espaces parfaitement alignés. Des néons à la lumière crue surplombent ces amas d’habits inhabités, autrefois portés. Cheminant avec autant de déférence que l’exigerait un cimetière, le promeneur se prend à songer aux camps de concentration. La mélopée itérative de graves palpitations de cœurs introduit du vivant dans un paysage mortifère. Les habits deviennent alors évocateurs. Le flâneur imagine ceux qui les ont un jour revêtus et, grâce à  ces images mentales, insuffle de la vie parmi la désolation de la mort qui transparait de ce paysage.
Les vêtements sont orientés vers une monumentale pile de vêtements, éveillant l’image du charnier. Une pince mécanique vient s’y approvisionner avec une froide régularité. Elle se saisit de vêtements comme de chiffons, les soulève jusqu’au faîte de la verrière, et les laisse retomber, impitoyable. Ils choient alors, rejoignant l’amas de ceux qui ont déjà chu. Puis, mécanique implacable, le cycle recommence. Christian Boltanski évoque la main divine qui prend et jette indifféremment. Et toujours, plus qu’un fond sonore, les pulsations des cœurs, de toutes parts, à la fois battements individuels et organe commun.
Cette sonorisation provient du projet de l’artiste « Les Archives du cœur ». Près de trente mille personnes ont déjà enregistré quelques secondes de leurs battements de cœur, afin de constituer des archives. Conservées sur une île du Japon, elles seront librement consultables. La relative inaccessibilité du site confère à la visite des archives un statut de pèlerinage.

Chez Christian Boltanski, il est question d’individuel et il est question de mémoire collective.

Richard Serra, invité de la dernière Monumenta, avait érigé des plaques d’acier verticales. Christian Boltanski, lui, étale des vêtements à l’horizontale, semblant évoquer l’humilité dont devrait faire preuve l’homme face à l’inéluctabilité de sa propre mort.

Monumenta
Personnes de Christian Boltanski
Jusqu’au 21 février 2010
Nef du Grand Palais
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Tarif : 4 euros.

Pour en savoir plus : site de Monumenta

Crédits Photo : Didier Plowy, Tous droits réservés Monumenta 2010, ministère de la Culture et de la Communication

Alors que son dernier film, Invictus, est sorti hier sur les écrans français, Clint Eastwood fait l’objet d’une exposition sur les Champs Elysées, depuis le 11 janvier et jusqu’au 5 février. A travers une quarantaine de clichés qui reviennent sur ses rôles-clé, l’exposition Clint Eastwood : le cinéma en liberté retrace l’exceptionnelle carrière de cet acteur et réalisateur.

De L’Inspecteur Harry à Invictus, devant comme derrière la caméra, ce très grand cinéaste a su imposer son style à travers des rôles marquants (Le Bon, la Brute et le Truand, Sur la route de Madison, Un monde parfait, Gran Torino…) et des réalisations qui ont confirmé son statut de « légende » du cinéma mondial (Mystic River, Million Dollar Baby, L’Echange…). Et ce n’est pas terminé! A presque 80 ans, cet infatigable amoureux du septième art enchaine les tournages à une vitesse impressionnante, sans que la qualité de ses films en pâtisse, au contraire. Son prochain film, Hereafter, qu’il a tourné cet automne, notamment en France, et qu’il prépare en ce moment, devrait sortir sur les écrans fin 2010. Une belle année Clint Eastwood en perspective!

L’exposition se tient en accès libre dans les contres-allées des Champs-Elysées, entre le rond-point des Champs-Elysées et Champs-Elysées Clémenceau.

De  retour d’une tournée mondiale qui a eu  grand succès  la  clique  est pour notre plus grand plaisir,en France , à Paris  plus  précisément à  Bobino.

Le cabaret burlesque est un genre bien à part que nous connaissons mal en France et qui pourtant allie maitrîse d ‘un art et humour

Une petite piste  ronde placée au milieu du public, surmontée par un anneau de voltige ,   sur laquelle vont défiler des artistes tous  plus  impressionnants et drôles les uns que  le autres, nous plonge immédiatement dans l’ambiance : les artiste au coeur de nous pour mieux partager et nous épater.

Et là  défilent :

–      Une « décadanse» , marionnettes fascinantes et langoureuses, chorégraphie sexy

–      Délicieusement British  , s’est en associant force et équilibre que  ces gentlemen réalisent sous  nos yeux d’étonnantes prouesses acrobatiques. Et pour les filles attention aux eux !!!

–      « l’homme élastique »  Captain Frodo  alors là  incroyable :  non seulement cet homme se contorsionne en dépassant les capacités naturelles  de toute  anatomie mais en plus il nous fait pleurer de rire.Il repousse en permanence les limites du corps humain , enfin le sien est  « hors norme » , il précise même que  nous  souffrons plus que  lui .Vous ne regarderez plus jamais une raquette de tennis sans penser à lui .

–      une flamboyante  show gril en roller : drôlissime

–      Un belle working girl qui a une façon facétieuse de faire disparaître dans son anatomie un mouchoir … quel strip  tease !!!

et enfin au  bord de la baignoire  un  ballet  sensuel et acrobatique et aérien de  David o’ mer  .. Chaud !!

tous ces artistes viennent  de Montréal, de Berlin,  des Etats unis, d’Espagne, d’Australie …

Un clique incroyable et cosmopolite pour une soirée  (2H  avec entracte) inoubliable !!!

Impossible to explain , just  GO !!

A Bobino jusqu’au 28 mars 2010

Du mercredi au  vendredi à  20H

Samedi  à  19H et 21H 30

Dimanche à  18H

14 rue de la gaîté

75014 Paris

Info s et location :

www.laclique-France.fr-www.justepourrire.fr

Fabienne Prévot

La Biennale de Lyon vient de s’achever. Parti-pris, œuvres, fréquentation : quel bilan tirer de cette édition ?

Hou Hanru, commissaire de la Biennale de Lyon 2009, a choisi de mettre en exergue « Le spectacle du quotidien », avec une évidente référence à Guy Debord et à son ouvrage  La société du spectacle. Mais Hou Hanru manie les logiques de détournement à la perfection et, dépassant les thèses pessimistes du situationniste qui ont des allures de constat (la société du spectacle déréalise les individus), le commissaire opte pour une vision plus optimiste : le détournement du quotidien. Le quotidien, centre dialectique de nos sociétés hypermodernes. Finie l’héroïsation de personnages charismatiques (quoiqu’avec Obama…), place à la « démocratie radicale » telle que la nomme Jean Baudrillard, démocratie de la visibilité, qui fait que toute personne lambda peut être sur le devant de la scène et dévoiler de manière impudique son quotidien. Des téléréalités aux vidéos sur Internet, jusqu’à la misère toujours plus prégnante de nos rues, le quotidien s’infiltre dans notre société du spectacle, devenant alors le nouveau spectacle.
La proposition de Hou Hanru est à l’évidence paradoxale, le spectacle et sa logique de l’exceptionnel s’opposant avec force au quotidien, flux continu du banal. Cependant, le spectacle et le quotidien (tel que conçu pour Hou Hanru) se rejoignent ici dans la représentation, puisque de réinvention il s’agit.

Le quotidien réinventé des artistes contemporains
Généreuse, cette biennale a su trouver le point d’équilibre entre artistes renommés et artistes peu connus. Le dialogue entre les œuvres s’établit facilement et le parcours, cohérent, ne laisse pas de place au temps mort. Voici une sélection, subjective, de quelques œuvres frappantes.
Accueille à grands fracas, le portail en fer noir de Shilpa Gupta. Rivé au mur, il se balance, métronome violent, venant frapper avec force le mur, le lézardant petit à petit. La destruction obsessionnelle d’un mur (métaphore de l’enfermement) rappelle les autres travaux de l’artiste indienne sur la violence de l’inconscient. Olivier Herring filme la « jungle urbaine ». De jeunes désœuvrés jouent avec rien, mimant des armes à feu, poussant des cris quasi bestiaux, grimpant aux grilles de leur monde imaginaire… Il y a également les univers de patience et de délicatesse de Sarah Sze, qui élabore une sculpture immense et éphémère en forme de globe inachevé, les objets du quotidien formant cette structure incroyablement harmonieuse. Il y a également le raffinement des œuvres de Takahiro Iwasaki : de serviettes de bain, de sacs poubelles, émergent de subtiles structures, toutes en finesse, à peine visibles. Pour voir au-delà du quotidien et réinventer des mondes poétiques à partir du plus vil objet. Yang Jiechang narre le quotidien cruel de la mort du bout de son pinceau, créant des sculptures en forme d’os humains, en céramique peinte en bleu. Ces formes douloureusement évocatrices font songer à la délicatesse et la fragilité des destinées humaines. Le spectateur pouvait acquérir une de ces œuvres pour quinze euros, reversés à l’association Entretemps. Tsang Kinwah met en place une installation effrayante : des mots rouges hunger, struggle, etc., d’abord peu nombreux, coulent sur les murs d’une pièce sombre. Puis leur nombre s’agrandit, venant recouvrir la surface d’une masse grouillante et sanguine. Pendant ce temps, Olivier Ressler pose la question « Qu’est-ce que la démocratie ? » à des militants, des migrants ou des analystes politiques, tandis que Carlos Motta la pose à des piétons. Le résultat : des centaines d’heures de témoignages d’individus vivant supposément en démocratie. Une exposition dans l’exposition. Enfin, Wong Hoy Cheong détourne des scènes de genre françaises, en remplaçant les franco-français d’époque par la France métisse d’aujourd’hui. Une incursion coup de poing dans l’imaginaire collectif.

La Biennale de Lyon en chiffre
– 4 sites : La Sucrière, le Musée d’Art Contemporain, l’Entrepôt Bichat et la Fondation Bullukian.
– 165 000 visiteurs sur l’ensemble des quatre sites, soit une hausse de 12% par rapport à 2007.
– 50 % des visiteurs ont moins de 26 ans, ce qui est encourageant en ce qui concerne le renouvellement d’un public qui en outre, se familiarise tôt avec l’art contemporain.
– Toujours un cruel manque de femmes. A la Sucrière, sans compter les collectifs, sur une quarantaine d’artistes, à peine une dizaine de femmes. Au Mac, 14 artistes, 4 femmes. Un autre quotidien à repenser donc.

On départ on pense que a ce géant  aux pieds de ciel a beaucoup  souffert de ce qu’était  réellement son illustre grand père Achille Zavatta,   mais au  fil du spectacle et sa vie  qu’il nous déroule avec un humour  incisif, on comprend qu’il fait bien partie de cette famille du  cirque : nomade, brillant et porteur de rêves .

Bien sûr il balance

Bien sûr il  monte que  le cirque  peut  être  ringard à  force de ne pas évoluer

Bien sûr il aurait voulu un autre grand père plus « idéal »

Bien sûr il aurait  voulu  une autre vie …….

Mais  non finalement tout  cela l’as forgé et rendu  plus  fort .

Sans rien rejeter vraiment du monde  du cirque il nous en donne à travers un philtre hyper lucide une image qui  fera encore rêver longtemps, mais un instant  il  nous  fait comprendre que ça n’est pas la «vraie»  vie .. c’est pour ça qu’on rêve  …..

Fabienne Prevot

Retrouvez les lieux et dates de la tournée sur www.warrenzavatta.com

Tarifs 21€/18 €/12 € (-de 26 ans )

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=vhBO53HtKH4[/youtube]

La Force de l’Art 02 s’est achevée il y a quelques mois, le succès escompté n’étant pas au rendez-vous. Dans un contexte difficile, il nous a semblé important de nous interroger sur l’état des structures et des soutiens dont disposent les artistes contemporains en France. Nous avons interviewé l’artiste contemporain Fayçal Baghriche qui a participé à la seconde édition de La Force de l’Art. En outre, cet artiste est commissaire pour la structure curatoriale Le Commissariat et fondateur de l’association L’Entreprise Culturelle, en charge de la résidence d’artiste La Villa du Lavoir. Sa future exposition personnelle « Quelque chose plutôt que rien » résume assez bien la position pragmatique et plutôt optimiste de Fayçal Baghriche sur ce sujet.

Qu’avez-vous pensé de la seconde édition de La Force de l’Art ?
Cette édition fut surtout bénéfique aux jeunes artistes comme Dominique Blais, Virginie Yassef, Julien Prévieux ou moi-même. Elle nous a offert une visibilité plus importante et a permis de faire découvrir notre travail à un large public. En ce qui concerne les artistes plus reconnus, j’ignore si cet événement a vraiment été bénéfique pour eux. Il s’agit d’une manifestation de plus à leur actif, mais qui n’apporte pas grand chose à leur travail. Plusieurs pièces m’ont semblé assez mal accrochées comme celles d’Anita Molinero ou de Michel Blazy par exemple. Il y a eu très peu de production de pièces, la plupart des pièces présentées dans cette édition existant déjà. Je ne pense pas qu’il faille attendre grand chose de ce genre d’événement. Les contraintes sont tellement grandes qu’il est difficile aux commissaires d’obtenir exactement ce qu’ils attendent. Le montage de l’événement est une somme de négociations et de concessions. Les artistes n’échappent pas à cette règle. En somme c’est une grosse machine à gaz qui sert avant tout des intérêts politiques. Une fois cet état des lieux posé, il s’agit pour ceux qui y participent d’y trouver leur intérêt propre.

Avez-vous visité la première édition ?
Non car je n’étais pas très souvent sur Paris à ce moment-là mais je dois avouer que si je n’avais pas participé en tant qu’artiste à la seconde édition, je n’y serais probablement pas allé.

En tant que commissaire, que pensez-vous de la politique curatoriale de la seconde édition de La Force de l’Art (nombre d’artistes exposés, thématique, etc.) ?
Je trouve le nombre d’artistes exposés assez juste. Mais cela permettait d’avoir des espaces assez différents et de tout voir en une visite. À relever : le manque de femmes dans cette édition. Mais comme dans de nombreuses expositions en France. Il s’agit là d’un problème d’ordre plus général qui atteste que les commissaires français ne prennent pas en compte ce critère dans la sélection des artistes. Je ne suis pas pour la parité dans les expositions; on choisit de montrer des travaux selon leur pertinence et non selon le sexe de l’auteur. Mais des oublis aussi manifestes ne peuvent être assimilés qu’à du dédain. Tout comme l’oubli de prévoir dans le budget global une rémunération pour les artistes qui participent à l’événement.

En tant qu’artiste contemporain travaillant en France, comment qualifierez-vous la politique du Ministère de la Culture à l’égard de l’art contemporain (soutien à la production et à la diffusion) ?
Il est rare que je fasse des demandes de bourses ou des demandes de résidences. Je n’attends pas d’aide particulière du ministère. Je sais que de nombreuses personnes compétentes et motivées travaillent afin d’offrir les moyens aux artistes de poursuivre leur travail. Mais il y a aussi des subventions qui sont diminuées et des lieux qui ferment. Mais on ne peut pas attendre d’un ministère de droite de mener une politique culturelle de gauche et vice-versa.

Avez-vous reçu un soutien de la part du Ministère de la Culture pour votre œuvre Souvenir présentée à La Force de l’Art 02?
La réalisation du globe fût possible grâce à un soutien financier privé. La Force de l’Art a pris en charge la réalisation de la peinture murale.

Vous avez reçu une formation à la Villa Arson (établissement artistique sous l’égide du Ministère de la Culture), estimez-vous que le pari de l’ouverture sur l’international est gagné ?
Tout dépend de la manière dont en entend le terme « ouverture sur l’international ». À la Villa Arson, de nombreux étudiants viennent de l’étranger. C’est aussi un centre d’art et une résidence qui reçoit dans l’année de nombreux intervenants et des jeunes artistes venant effectivement des quatre coins de la planète. Si par « ouverture sur l’international », on entend exportation de l’art français, je ne pense pas que le pari soit vraiment gagné. Pas seulement en ce qui concerne la Villa Arson, mais pour l’art français de manière générale. De plus, l’ « international » aujourd’hui ne se borne plus seulement au reste de l’Europe et aux Etats-Unis.

Comment est née l’idée du Commissariat ?
L’idée du Commissariat est née de Vincent Ganivet, Matthieu Clainchard et moi-même de créer une structure nous permettant de donner un statut juridique à une coopération qui existait déjà entre-nous. Nous avions des affinités et apprécions nos travaux respectifs ainsi que ceux d’autres artistes de notre génération. Il s’agissait à un moment donné de notre parcours de s’offrir les moyens de montrer notre travail car personne ne s’intéressait vraiment à nous. Donc nous avons commencé par organiser de petits événements pour lesquels nous invitions d’autres amis : il y a eu « la lutte finale », « Even Clean Hands leave marks and damage surfaces » et « ITANOMTHUB ». Des expositions dont nous étions les commissaires et les artistes. Avec la rencontre de Dorothée Dupuis, nous avons officialisé cette coopération et sommes passés à un rythme beaucoup plus soutenu. Notre arrivée coïncidait avec la fermeture de jeunes structures parisiennes : Public fermait ses portes, Glassbox aussi, Béton Salon n’avait plus de lieu. C’était le moment de faire exister quelque chose à Paris qui soit géré par des artistes et qui permette aux jeunes de montrer leur travail. Nous avons donc endossé la casquette de commissaire et avons cessé de monter nos propres travaux dans les expositions que nous organisions. Il était important de privilégier nos goûts plutôt que de faire la promotion de notre travail. Ce fût un moment riche et intense, mais depuis quelques temps, nous sommes tous pris par nos activités. Damien Airault nous a rejoint, et c’est lui qui se charge de la plus grande partie du travail avec l’aide de Dorothée Dupuis et, épisodiquement, la nôtre.

Quels moyens mettez-vous en œuvre, au sein de L’Entreprise Culturelle et en particulier à La Villa du Lavoir, pour la production et la diffusion des artistes sélectionnés ? Obtenez-vous des subventions ?
La Villa du Lavoir est un lieu que nous avons créé à partir d’un lieu inutilisé qui appartenait à la mairie. Avec son accord, nous avons démarré une activité d’atelier et de résidences d’artistes. Le lieu est totalement autonome, nous ne demandons aucune aide, et ne proposons aucun budget de production aux artistes qui viennent en résidence. Il s’agit avant tout d’offrir un cadre de travail temporaire à des artistes qui doivent intervenir sur Paris dans le cadre d’une exposition ou autre. C’est un lieu qui ne fait pas de communication. Nous avons tellement de demandes que nous laissons fonctionner le bouche à oreille. Ce qui est intéressant dans ce lieu est que les fondateurs ne sont pas tous artistes et que différentes pratiques se croisent.

L’œuvre que vous avez présentée à La Force de l’Art 02 (un globe terrestre tourne si rapidement sur lui-même que rien n’y est visible. Au mur, bleu, les différentes icônes des drapeaux nationaux sont figurées, mais mélangées entre elles, sans frontières) est une installation poétique sur l’utopie d’un abolissement des frontières : géographiques, raciales, peut-être même langagières. Elle s’appelle « Souvenir ». Est-ce parce que vous pensez que les nationalismes se sont exacerbés ?
L’œuvre que j’ai présentée à La Force de l’Art s’appelle « Souvenir » car dans le futur, le monde que nous connaissons, caractérisé par la vitesse, aura disparu. L’œuvre restera alors comme le « souvenir » d’une époque de frénésie. Le titre se réfère aussi aux souvenirs que l’on ramène avec soi après un voyage; des babioles sans importance qui nous rappellent le lieu par lequel nous sommes passés. L’œuvre par son titre se réfère également à l’enfance et à la fascination qu’exerçait sur nous le globe terrestre.
Cette œuvre veut replacer la Terre dans un contexte qui lui est plus large, et en somme la rendre plus humble. Une toupie dans l’immensité de l’univers. Je m’intéresse beaucoup aux schémas de vulgarisation scientifique, et cette œuvre pourrait être également un modèle qui servirait à discourir sur la relativité du temps. En regardant l’œuvre tourner devant nous, nous sommes soudain projetés dans une autre temporalité que celle de l’œuvre. Une minute de notre temps correspond à un an à l’échelle de l’œuvre.
Je préfère m’attarder sur ce genre de lecture, plutôt que de parler de nationalismes, ou plutôt de post-nationalisme, bien qu’effectivement, l’œuvre aborde ces questions-là de manière peut-être tellement évidente qu’il m’est difficile d’en rajouter. Mais elle l’aborde plutôt sous l’aspect du robot mixeur dans lequel les ingrédients se mélangent indéniablement.

Quel est votre futur projet en tant qu’artiste ?
Je participe à plusieurs expositions collectives durant les prochains mois, mais ce qui me prends le plus de temps en ce moment est une exposition personnelle au Centre d’Art Contemporain « Le Quartier » à Quimper. Le vernissage aura lieu le 30 janvier et l’exposition
durera jusqu’à mi-mars. Le titre : « Quelque chose plutôt que rien ».

Une galerie de personnages tous plus  improbables les uns que les autres, une volonté d’outrance et de foisonnement dans l’humour et aussi un regard acide  et toujours  bienveillant .

En phase avec son époque  Jérôme nous  est familier  à travers son sketche sur  le syndrome  facebook qui a fait le tour  de millions d’internautes

Aujourd’hui, simultanément à  sa présence en 1ère partie de Dany  Boon à l’Olympia il s’éclate  et nous  régale  au  Splendid à partir du 26  janvier

Pour  vraiment le découvrir just  play  la vidéo qui suit :

[vimeo]http://www.vimeo.com/8550927[/vimeo]

Théâtre du Splendid

48 rue du Faubourg saint Martin – 75010 Paris

réservation  sur place ou par téléphone  au 01 42 08 21 93

du mardi au samedi  de 13 à  19H

Slava  Polunin, entre timidement en scéne mais  comment l’ignorer : énormes chaussures rouges en peluche, bouille noire éclairée d’un nez rouge et un regard lumineux, combinaison jaune soleil……

Bientôt un autre personnage aux  chaussures trop longues au chapeau  -balancier   le rejoint et s’amuse avec lui .  La magie déjà opére.

D’autres clowns  surréalistes et poétiques nous amusent de leur espièglerie  teintée de philosophie

On rêve d’amour lorsqu’il rencontre sur le quai d’une gare : moment de grâce !!!!

On pleure de rire à sa conversation téléphonique , énorme leçon sur l’égalité des genres ou  plutôt sur leurs différences.

Et petit à petit nous  sommes happés par cet univers : onirique, lyrique et si proche de nous

C’est  tout le monde de l’enfance qui  nous  envahit et comme il est bon de se laisser faire …

Entracte qui  se signale par une vague inattendue

Ce moment , aussi   fort que  le spectacle sur  scéne voit  ces personnages nous rejoindre et s’amuser  de nous avec autant d e tendresse que de  malice.

La magie se poursuit et de tableau en tableau,  elle   nous  laisse hors du monde et du temps   ; et puis lui  même  pris dans le  lien qu’il a tendu entre lui et nous,  Slava  décide pour  nous  quitter de nous  donner l’envie de jouer encore et encore

Nous nous retrouvons à l’extérieur sans comprendre comment  et il nous f faudra du  temps  et du  silence pour que  retombe le souffle d’une telle soirée .

A partager au  moins une fois  dans sa vie  avec ceux à qui  l’on veut donner à voir  d’une bouffée  d‘amour de rire et de poésie.

Un bijou  qui  peut être nous  rend meilleur …

Informations

Enfin en France a après une tournée internationale et triomphale « Slava snow show » reprendra la route et posera sa poésie tout  au  long de sa tournée dont vosu troverez les lieux et dates sur www.slavasnowshow.com

L’annonce définitive d’une mort prochaine transfigure t-elle la manière de créer ? Le Musée d’Art Moderne de Paris soutient cette hypothèse, exposant douze artistes dont un verdict médical change les horizons. Une épée de Damoclès qui catalyse l’énergie créatrice.

Martin Kippenberg se peint en naufragé, en référence au Radeau de la Méduse de Géricault. A l’imprécision des ombres, aléatoires, des traits, inachevés, des corps, à l’abandon, s’opposent l’aigreur des chairs, violentées, arborant de vives couleurs.
Absalon (surnom de l’artiste israëlien Eshel Meir), reclus dans les espaces à la blancheur clinique qui furent ses créations-habitacles, hurle à en perdre la voix.
L’abstraction lyrique de Hans Hartung devient plus lyrique, le peintre osant l’exaltation chromatique et les grands formats.
James Lee Byars se construit un tombeau d’or, rejoignant par cette image d’Epinal l’idée de perfection sereine développé par les égyptiens de l’Antiquité.
Félix Gonzales-Torres photographie en noir et blanc un ciel sans nuage que viennent émailler quelques noirs volatiles. Parfois, le ciel est vide, indistinct. Le néant.
Joan Mitchell laisse le blanc envahir de plus en plus ses compositions énergiques, aux couleurs pures.
Robert Mapplethorpe s’assagit et, au lieu d’obscénités, photographie la statuaire grecque et les crânes, remplaçant la chair, trop fugace, par la pérennité de la pierre.
Chen Zhen met en exergue la fragilité du corps humain, confectionnant de précieux organes en verre et en cire.
Les animaux de Gilles Aillaud, autrefois en captivité, sont désormais lointains, à l’air libre, perdus.
Les formes de Willem de Kooning s’adoucissent, les couleurs deviennent pastels.
Hannah Villiger exhibe de manière parcellaire son corps décharné, qui s’étale sur des tirages de polaroïds démesurément agrandis.
Jorg Immendorf convoque le bestiaire de la Renaissance en collages absurdes au sein desquels squelettes, cavaliers de l’enfer et écorchés se rencontrent le temps de saturer l’espace d’une toile.

L’exposition, parfaitement accrochée, manque toutefois de points de repère. Il eut été pertinent de mettre en regard d’anciens travaux des artistes. En effet, si dans certaines œuvres la mort est prééminente, dans d’autres, elle est absente visuellement et figurée par un changement stylistique, difficilement décelable si l’on ne connait pas les travaux antérieurs de l’artiste. Cependant, la problématique soulevée par le Musée d’Art Moderne (la mort imminente, loin d’être inhibante, motive t-elle le dépassement de soi et est-elle un catalyseur de la création ?) est fort pertinente et mérite que l’on y réfléchisse.
Des œuvres, transparaît ce que l’homme a de plus touchant : sa vulnérabilité.
Quand l’art se fait l’écho de la fragilité humaine…

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xaszne_deadline-un-eloge-de-la-vie_creation[/dailymotion]

Deadline
Jusqu’au 10 janvier 2010
Musée d’Art Moderne de la ville de Paris
11, avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 22h)
Demi-tarif : 4.50 euros (moins de 26 ans)

Crédits photo : Performance pour le vernissage The Death of James Lee Byars à la Galerie Marie-Puck Broodthaers, 1994, Photographie Marie-Puck Broodthaers, © Estate of James Lee Byars

Première mondiale, le Centre Georges Pompidou renouvelle son accrochage en n’exposant que des artistes femmes. Cette exposition « coup de poing » est supposée mettre en exergue la question problématique du manque de représentation des femmes dans le milieu artistique.

Les chiffres sont alarmants, quand ils sont visibles (car il existe peu de rapports sur la question). Les statistiques du Ministère de la Culture et de la Communication, sur la représentation des femmes dans les arts vivants (2006), pointent de fortes inégalités : les hommes dirigent les institutions (59% des centres chorégraphiques nationaux jusqu’à 92% des théâtres consacrés à la création dramatique sont dirigés par des hommes), maîtrisent la représentation (97% des musiques entendues dans nos institutions sont composées par des hommes), disposent des moyens financiers (quand une institution est gérée par un homme, le crédit de ses subventions est en moyenne d’un million d’euros supérieur), enfin sont largement majoritaires lors des prises de décision en matière de politique culturelle. Triste constat que cette création au masculin.

L’initiative du Centre Pompidou est donc salutaire puisque, sans détours, elle met en exergue la sous-représentation des femmes artistes, qui peinent à se faire une place dans un milieu artistique dominé par des hommes. Le Centre Pompidou lui-même, s’il a accordé des rétrospectives à 5 femmes artistes (Sophie Calle, Annette Messager, Louise Bourgeois, Charlotte Perriand, Tatiana Trouvé), n’a consacré aucune exposition personnelle à une femme avant 2003.

Que nous montre cet accrochage ? Une pléthore d’artistes femmes majeures, de 1910 à nos jours, de Marie Laurencin à Sophie Ristelhueber. Néanmoins, l’ensemble des œuvres exposées gravite autour de la question féminine, versant dans l’art au féminin et non pas l’art fait par des femmes. A l’instar de la pionnière Suzanne Valadon qui, parmi les premières, osa se confronter à des sujets d’homme avec des médiums d’homme (la peinture), on aurait pu rêver à une exposition qui n’aurait pas mis en avant la lutte féminine.

Mais, quitte à suivre une logique de discrimination positive, le Centre Georges Pompidou va jusqu’au bout. Car cette exposition est redoublée d’un site Internet qui, à l’aide d’une fresque chronologique présentant des archives historiques ainsi que des œuvres d’artistes femmes, replace la lutte féminine dans son historicité. Ainsi, ce site légitime le parti-pris de la monstration d’œuvres militantes, voire historiques, au sein du Centre Pompidou.

Cette exposition revient, finalement, à se poser la question du féminisme dans son essence. Quelles idées doivent être défendues ? Celles du féminisme différentialiste, qui défend une idée du particularisme et d’une différence d’essence entre l’homme et la femme, ou a contrario celles d’un féminisme égalitariste, qui n’accepte aucune différence d’essence entre les deux genres et lutte pour les mêmes droits (afin de mieux comprendre les enjeux de cette position, lire le Cyborg Manifesto de Donna Haraway qui stigmatise l’essentialisme) ?

Cette exposition, en tout cas, ravive le débat et en cela, est providentielle.

Elles@centrepompidou
Jusqu’au 24 mai 2010
Centre Pompidou (Paris, 4ème)
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 11h à 21h
Tarif réduit : 8 à 9 euros

Crédits photo : Valérie Belin, Sans titre, n°7, 2003. Photo: Georges Meguerditchian, Centre Pompidou © ADAGP, Paris, 2009

Harold Pinter, prix Nobel de littérature en 2005, a écrit en 1962 une pièce ambiguë : L’Amant. Actuellement présentée au Café de la Danse, cette pièce à l’humour abrasif met en scène Richard et Sarah, couple heureux en mariage. Seulement, certains après-midis, Sarah reçoit Max, son amant, pour quelques troubles interludes. Richard le sait et s’en accommode. Qui est cet amant si peu dérangeant ? A quels jeux pervertis jouent donc Richard et Sarah ?

Une scène d’un blanc clinique. L’appartement de Richard et Sarah, couple idyllique marié depuis dix ans. Tous les matins, le même rituel : Sarah réveille tendrement Richard, le couple déjeune devant la télévision, puis Sarah aide Richard à s’habiller. Ils dansent sur « Can’t take my eyes off of you » tout en se préparant, sans se départir d’un sourire trop marqué pour être sincère. L’on pourrait se croire dans une comédie musicale de Stanley Donen (surtout lorsque Richard, se saisissant de son parapluie, effectue un rapide jeu de jambes, clin d’œil au héros de Singing in the rain). Mais la chanson déraille car elle est chantée a cappella par un étrange personnage au xylophone, planqué parmi le public. La voix ironique de ce bouffon, réjouissante et grotesque, donne le ton : ce sera cynique et drôle ou ça ne sera pas.

Puis l’obscurité se fait et l’amant « vient ». Le personnage grinçant chante faux et fort « Come on baby light my fire » avec des incursions dans le bestial, à l’instar de Screamin’ Jay Hawkins. Les après-midis illégitimes se succèdent jusqu’à ce que Richard n’en puisse plus. Le soir, la gêne s’installe. Les lustres vacillent et viennent éclairer par intermittences des visages qui se cachent. Des rires factices de crécelle raillent l’air. Quelque chose éclate.
Alors, le jeu amoureux des masques s’installe. Le champ est prêt à la bataille des corps.

Théâtre de la cruauté amoureuse
Cette cruauté dans le jeu amoureux n’est pas sans rappeler le maître en la matière Leopold Von Sacher Masoch et sa Vénus à la fourrure. Aussi distingués et cruels, les jeux de L’Amant sont servis par une mise en scène à l’esthétique glacée. Des escarpins rouge sang, des pétales de rose incarnats émaillent un décor d’un blanc virginal, épuré, laissant toute latitude à l’expression des corps. Là, c’est Sarah qui fait un strip-tease en déshabillé rouge et perruque noire, ici, c’est Richard qui traque Sarah…qui devient alors bête effarouchée.
Les jeux d’ombres projetées rappellent, selon leur taille, qui domine, de Richard ou de Sarah, de l’amant ou de la maîtresse.

L’humour est guindé, grinçant, hilarant. Les mises en abyme, absurdes, très « humour british », apportent des touches de légèreté à un scénario qui jamais ne tombe dans le mélodrame mais sait conserver une mise à distance suffisante pour que le spectateur prenne son pied…sans complexes.

L'Amant.final

petit dej

L’Amant
De Harold Pinter
Compagnie BordCadre
Les 28, 29 et 30 décembre à 20h30
Café de la Danse
5, passage Louis Philippe, 75011 Paris
De 12 à 19 euros

Cédric Andrieux est un spectacle de Jérôme Bel, représentant radical de la non-danse. Adoptant une posture quasi naturaliste, le chorégraphe met en scène Cédric Andrieux, danseur qui, au lieu de danser, narre sa vie.

Un homme, en tenue de sport, immobile, les bras ballants, s’adresse au public : « Je m’appelle Cédric Andrieux. Je suis né à Brest. J’ai trente-deux ans. Je suis danseur». Une heure durant, d’une voix douce à la diction lente, presque atone, cet homme relatera son parcours : les prémisses de son obsession pour la danse, ses rêves, ses amours, ses échecs, sa frustration, l’épuisement du corps, les maux physiques. Parfois, pour étayer son propos, Cédric Andrieux danse. Son récit ne manque pas d’humour : par exemple, il explique que durant les exercices rituels que Merce Cunningham imposait à ses élèves, dont il faisait partie, il songeait à sa liste de courses.

Désacralisation de l’univers de la danse
L’exposition anecdotique de la vie de Cédric Andrieux désacralise l’univers de la danse, mettant en exergue la répétition ennuyeuse des exercices, bien loin de la virtuosité finale ainsi que les préoccupations souvent futiles des danseurs (« travailleurs comme les autres » nous dit Jérôme Bel), à mille lieues de l’exaltation intellectuelle que l’on imagine. « Si j’arrive à faire abstraction du costume que je porte et, de la musique, les pas que j’ai à faire sont tellement compliqués que j’en oublie le reste ». Le discours de Cédric Andrieux le met bien plus sûrement à nu que son justaucorps académique, dont il raille d’ailleurs l’esthétique douteuse.

Minimalisme de la mise en scène : le corps à nu
L’homme est seul sur les planches. Son corps est aussi raide que sa diction. Et pourtant, l’humanité qui transparaît dans ses paroles le rend touchant. Jérôme Bel choisit de mettre en tension l’extrême sensibilité d’un récit humain et la rigidité implacable des codes narratifs (immobilité, ton inexpressif, mise en scène non-spectaculaire) afin de rendre la nudité encore plus palpable. De même, lorsque Cédric Andrieux danse, c’est sans musique. L’on réentend alors les halètements, la respiration du corps en mouvement, qui s’épuise. Les gestes ont de nouveau cette densité lourde. Sans les artifices de la musique, le corps redevient vulnérable.

Une narration en temps réel : la question du documentaire
Il arrive que l’on ne soit plus dans un temps narratif mais dans un temps réel, notamment lorsque Cédric Andrieux prend une pose et la tient, assez longtemps pour que l’on comprenne qu’il ne s’agit plus d’une démonstration fantaisiste mais de la reproduction stricto sensu du geste, dans son exacte temporalité.
L’on rejoint ainsi le documentaire. Cette pièce est à cet égard troublante. Elle pose la question du réel et de la fiction. Une forme documentaire a-t-elle sa place au théâtre, lieu de fiction s’il en est ? D’autant plus que parfois, l’on frôle la mise en abyme. Par exemple lorsque Cédric Andrieux, parlant d’un spectacle antérieur de Jérôme Bel, The Show Must Go On, en rejoue un morceau. Qu’est-ce donc que cette pièce ? Un documentaire, une performance, une chorégraphie, du théâtre ?

Un espace médiatique
En réalité, il faudrait parler « d’espace médiatique ». Jérôme Bel offre la parole à ceux à qui on ne donne jamais la voix. Il ne choisit pas des chorégraphes ou des danseurs étoiles, mais toujours des corps de ballet. Son modèle, dit-il, est Claude Lévi-Strauss. Pourtant la forme narrative de la pièce l’apparente davantage à des romans écrits par des naturalistes comme Guy de Maupassant. C’est d’ailleurs bien Une Vie que nous donne à voir le chorégraphe de la non-danse. L’on songe également à Raymond Depardon et à ses portraits d’anthropologue. Jérôme Bel confirme : « mon enjeu principal n’est pas la danse mais la communication ». Il se réclame des radicaux, de Kasimir Malevitch à Marcel Duchamp et n’apprécie rien tant que de « casser l’attente du public » qui se déplace pour voir des danseurs danser. En outre, il travaille en série, ce qui n’est guère la norme en danse car, dit-il, « en reproduisant, il n’y a plus qu’une question de fond, pas une question de forme ».

Tranche(s) de vie(s)

Cédric Andrieux est la cinquième création chorégraphique d’un cycle commencé avec Véronique Doisneau, danseuse à l’Opéra. Entre-temps, se sont également succédés une ballerine brésilienne, un interprète thaïlandais et un danseur de la compagnie de Pina Bausch. A l’instar de la transmission des répertoires, souvent orale, Cédric Andrieux nous transmet ici une tranche de vie. La sienne. Mémoire certainement aussi importante que celle des ballets en eux-mêmes.

Crédits photo : © Cédric Andrieux


AVEC SYLVIE TESTUD, PIERRE ARDITI ET FRANCOIS BERLEAND

A la vue de ces trois personnages, de ces deux couples, on pourrait s’attendre à ce que le sujet de la pièce soit le fameux triangle amoureux. L’histoire du mari cocu que sa femme quitte pour son meilleur ami, l’histoire d’une rivalité de désirs pour un même objet. Ces rapports de concurrence qui unissent les trois personnages sont en effet mis en relief, mais là n’est pas l’essentiel. Ce que la pièce illustre à merveille, c’est bien plutôt l’égoïsme narcissique de l’être humain, pour lequel l’amour de l’autre n’existe qu’en tant qu’il sert l’amour de soi.

Autrui est toujours considéré comme « [mon] objet », ainsi que le déplore Sylvie Testud. Cette idée se trouve exprimée encore plus clairement dans la bouche de Pierre Arditi s’adressant à François Berléand : «  Que serais-je si tu n’étais pas là pour que je te domine ? ». Ce constat criant de vérité, aussi cynique qu’il puisse paraître, est néanmoins servi avec beaucoup d’humour dans la pièce. Finalement, le mari n’aime pas plus la femme que le meilleur ami, et ni l’un ni l’autre ne sont irremplaçables. La pièce se clôt d’ailleurs sur un monologue de Sylvie Testud dans lequel elle raconte sa rencontre avec un jeune Anglais sur le bateau.

> Il faut enfin rendre justice au décor agréable, qui, dans sa relative simplicité, est joliment exploité lors d’un court passage où l’on ne voit plus que les ombres et les silhouettes de Sylvie Testud et Pierre Arditi. Soulignons encore que l’interprétation de François Berléand est particulièrement réussie par son naturel et son humour.

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Nadège Cluzel

Au théâtre du Lucernaire, « Un soir à Montparnasse », spectacle musical conçu par Hélène Delavault et Vincent Colin, fait revivre les années folles de Montparnasse en mêlant textes des intellectuels de l’époque et chansons de cabaret.

Après la guerre 14-18, c’est l’euphorie. A Paris, l’effervescence intellectuelle se déploie dans les ateliers et les cafés de Montparnasse. Poètes, artistes peintres, musiciens, surréalistes et dadaïstes s’y rencontrent et inventent ensemble l’art du XXème siècle.

Cadavres exquis de textes
La scène offre au regard un atelier d’artiste, table peinturlurée, pinceaux et cendriers de rigueur, ainsi qu’un piano. De truculents personnages y jouent le Montparnasse d’antan, le Montparnasse, las, d’il y a longtemps.
Philippe Blanchet campe un intellectuel à béret et écharpe tel Aristide Bruant, déclamant les textes acides et déphasés des poètes surréalistes et dadaïstes, qui refont le monde à l’envers. Les langues de Tristan Tzara, Robert Desnos, Louis Aragon mais aussi d’Ossip Zadkine, Max Ernst se mâtinent. C’est l’époque des Champs Magnétiques d’André Breton. Il y a, bien sûr, les textes engagés. André Breton, Paul Eluard, René Char, Louis Aragon et d’autres signent un pamphlet  Ne visitez pas l’exposition coloniale tandis qu’Antonin Artaud s’élève contre les lois iniques qui régulent la toxicomanie et revendique « le droit imprescriptible du toxico à ce qu’on lui foute la paix. ». « Je suis seul juge de ce qu’il y a en moi », vocifère t-il.
Mais l’humour et la gaudriole sont également à l’honneur. Ainsi Marcel Duchamp se demande s’il faut mettre la moelle de l’épée dans le poil de l’aimée ? Vaste question… Robert Desnos clame : « Maudit ! Soit le père de l’épouse du forgeron qui forgea le fer de la cognée avec laquelle le bûcheron abattit le chêne dans lequel on sculpta le lit où fut engendré l’arrière grand-père de l’homme qui conduisit la voiture dans laquelle ta mère rencontra ton père. »
Enfin, les mesquineries de ce cénacle sont également évoquées : les dessous de Parade, ballet russe de Massine, auquel collaborent Erik Satie, Pablo Picasso et Jean Cocteau ; les mythiques bagarres des soirées folles de Desnos…
La virtuosité du verbe revivifie ces années, qui à n’en pas douter, furent folles.

Et puis, la chanson
Hélène Delavault, chanteuse lyrique premier prix du Conservatoire national supérieur de musique en 1977 et ancienne élève de la Juilliard School de New-York, interprète quelques uns des titres phares de l’époque : « Mon homme » de Mistinguett, « Parlez-moi d’amour » de Lucienne Boyer. Ces intermèdes musicaux rappellent la gouaille des cabarets de l’époque.

Mais où sont passés…
La pièce se clôt sur cette question-litanie : où sont passés Tzara, Derain, Marie Laurencin, Mondrian, Aragon, Radiguet, Léger, Soutine, Man Ray, Brancusi, Modigliani, Gala, etc. ?
En ce moment, ils hantent le Théâtre du Lucernaire de leur verve révoltée…

Un soir à Montparnasse
Au cabaret des années folles
Spectacle musical conçu par Hélène Delavault et Vincent Colin

Jusqu’au 23 janvier 2010
Théâtre du Lucernaire
53, rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris
Du mardi au samedi à 20h, les dimanches à 17h
Durée : 1h10
Tarif : de 20 à 33 euros.

Boris Charmatz, représentant du mouvement français de la non-danse, présente 50 ans de danse au Théâtre des Abbesses, jusqu’au 12 décembre. Hommage à Merce Cunningham, ce spectacle décline par décennies le travail du chorégraphe américain, ancien élève de Martha Graham, qui a révolutionné la danse contemporaine.

Celui qui a offert à Boris Charmatz pour Noël l’ouvrage Merce Cunningham, un demi-siècle de danse, ne se doutait certainement pas que son présent allait susciter une pièce : 50 ans de danse, en hommage au grand chorégraphe américain.
Boris Charmatz est un jeune chorégraphe appartenant au mouvement contemporain de la non-danse (refus des codes habituels de la chorégraphie et refus de la virtuosité, mise en valeur des interprètes, mise en avant des corps, réflexion sur la condition du spectateur). Certains critiques refusent cette appellation de non-danse et parlent plutôt, à l’instar de Laurence Louppe, de « corps critiques ».

Une pièce dominée par les aléas
Influencé par John Cage, son compagnon, Merce Cunningham utilise le hasard pour créer ses pièces, par exemple en lançant des pièces pour déterminer l’ordre de passage des tableaux de son spectacle 16 danses pour soliste et compagnie de trois (1951). Autres innovations notoires : le temps n’est plus celui de la musique, mais est intérieur et chaque danseur sur scène est un soliste.
La pièce 50 ans de danse de Boris Charmatz, minimaliste, reprend les mouvements de certaines des pièces de Merce Cunningham. Pour la créer, en référence au maître, le jeune chorégraphe a combiné au hasard différentes pages du livre Merce Cunningham, un demi-siècle de danse et les a mises en scène. C’est pourquoi l’on voit les interprètes prendre la pose comme s’ils étaient photographiés. Immobiles, figés en plein mouvement, sur la même ligne, ils feraient presque penser aux décompositions du mouvement du photographe Eadweard Muybridge.

Harmonie de la dissonance
Fondé sur l’aléatoire et la combinatoire, le résultat est étrange.
Les sept danseurs ont souvent une interprétation autonome. Certains s’agitent en tous sens tandis que d’autres grimpent aux murs ou miment une crise d’épilepsie. Gestes saccadés, changements rapides de mouvement, la pièce est fortement séquencée.
Même les costumes ne sont pas assortis : l’on aperçoit des tenues zébrées, dorées, fuchsia, vert sapin ou même entièrement chair.
En outre, pour ajouter à ce melting-pot conceptuel, 50 ans de danse tente des incursions dans le domaine du théâtre : les danseurs rient, miment, déclament. Le cinéma est également convoqué : l’on entend par exemple le bruit d’une bobine de film en avance rapide.
La musique, pour ne pas déroger à la règle cunninghamienne, s’est autonomisée. Parfois indépendante des mouvements des danseurs, elle met en place un univers hostile. Les machines crient un son saturé : larsens, grésillements de radio, voix métalliques et brutes, batterie énervée, toute l’énergie rock des sixties aux nineties est restituée, en un concert dissonant. Des cris d’animaux se font entendre, de l’animal sauvage à la meute farouche. Parfois, la délicate musique d’Erik Satie se fraie, démontrant que l’harmonie est possible parmi la discordance.

La question de la citation
Aux délicates notes du piano d’Erik Satie, la boucle est bouclée : Erik Satie, qui inspira John Cage, qui inspira Merce Cunningham, qui inspire Boris Charmatz.
Multi-référentielle, cette pièce de Boris Charmatz n’est pas sans poser la question de la transmission du répertoire et de la citation.

50 ans de danse
De Boris Charmatz
Jusqu’au 12 décembre 2009
Théâtre des Abbesses
31, rue des Abbesses, 75018 Paris
De 12 à 23 euros

Crédits photos : © David Bergé

Sur les ruines écorchées du Louvre médiéval, Joseph Kosuth écrit en une élégante typographie déliée, quelques énigmatiques phrases au néon.

Ces dernières prennent sens à mesure que l’on chemine dans le Louvre médiéval. Elles racontent l’histoire des fondations du musée le plus visité au monde et appellent à voir ces murs historiques que l’on ne remarque plus. Les quelques mots de Joseph Kosuth, entre le descriptif et le poétique, nous content ces murs :
« Le donjon est quelque part en avant, et le puits sur son chemin. La crypte est à la fin ».
« A chaque coin, le mur offre des suggestions et des options, mais aussi confusion et désorientation ».
Certaines de ces propositions, presque romanesques, sont plus insaisissables :
« Les mots lumineux rendent visibles à la fois celui qui voit et celui qui est vu. »

« Ni apparence ni illusion »
Comme ils enjoignent de voir, les mots au néon de Joseph Kosuth donnent à penser. Fils d’Ariane lumineux, ils guident le visiteur parmi les remparts majestueux. Mais gare ! Pour reconstituer le texte, qui prend une aura presque magique dans ce décor de château austère, il vous faudra retrouver certains mots dissimulés…dans le puits par exemple. Un véritable jeu de piste parmi les murs gigantesques et les sombres recoins des salles en ruine.

Joseph Kosuth et Le Louvre
Le Louvre invite Joseph Kosuth, figure de proue de l’art conceptuel, dans le cadre de sa politique d’ouverture à l’art contemporain, assez réussie, il faut le dire. Les œuvres sont de qualité et renvoient à l’art ancien en un échange toujours dialectique. On se souvient par exemple, des « Funérailles de Monna Lisa » de l’artiste contemporain Yan Pei-Ming, début 2009. Au sujet de ce dialogue entre passé et présent, Joseph Kosuth définit, avec un humour certain, Le Louvre comme étant « une collection d’art contemporain de tous les âges ».

Cet artiste plasticien fait partie des conceptuels et a longtemps travaillé avec le mouvement Art and Langage. Le procédé qu’il utilise pour son exposition « ni apparence ni illusion », l’écriture au néon, fait référence à ses travaux antérieurs, notamment Five words in green neon, représentant cinq mots écrits au néon vert. Un de ses travaux les plus connus est sans doute One and three chairs (1965), installation où l’on voit une chaise, la définition d’une chaise et la photographie de cette même chaise. Joseph Kosuth utilise le langage pour mettre en exergue de manière tautologique la question de la représentation.
Quel rôle joue le langage dans notre appréhension du monde ? Comment le langage permet de redécouvrir ce que l’on ne voit plus ? Joseph Kosuth propose, au Louvre, une ébauche de réponse à ces interrogations, avec poésie.

Joseph Kosuth « ni apparence ni illusion »
Jusqu’au 21 juin 2010
Le Louvre
(Fossés du Louvre médiéval, Aile Sully (remparts, donjon et salle Saint-Louis))
Gratuit pour les moins de 26 ans. Sinon, accès avec le billet d’entrée du musée (9 euros)
Tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi

Crédits photos : Joseph Kosuth « ni apparence ni illusion », détail d’installation © Musée du Louvre, octobre 2009 / Antoine Mongodin

Actuellement, la plasticienne ORLAN expose à l’abbaye de Maubuisson « Unions mixtes, mariages libres et noces barbares », ensemble d’œuvres proposant une lecture contemporaine de ce lieu patrimonial, vu par le prisme de l’hybridation.

« Unions mixtes, mariages libres et noces barbares » : ce titre convient tout à fait à l’alliance, inattendue mais délicieuse, de l’artiste contemporaine ORLAN avec le lieu patrimonial qu’est l’abbaye de Maubuisson dans le Val d’Oise.

L’Abbaye de Maubuisson
Ancienne abbaye royale cistercienne, l’abbaye de Maubuisson est un lieu patrimonial qui est désormais dédié à l’art contemporain. Concevant des expositions monographiques dont les œuvres sont à chaque fois inédites, ce qui devient suffisamment rare pour être salué, l’abbaye de Maubuisson invite régulièrement et pour cinq mois, un artiste qui vient alors habiter les lieux. L’immense parc de l’abbaye et l’exposition en ses murs promettent une promenade agréable et de qualité.

ORLAN
Cette artiste est internationalement réputée pour son travail sur l’identité et notamment la dénonciation des pressions (politiques, religieuses etc.) qui s’exercent sur les femmes et leur corps. Connue pour avoir fait de son propre corps une œuvre d’art en subissant maintes chirurgies esthétiques, ORLAN, qui est aisément reconnaissable à sa coiffure schizophrène, aux excroissances sur son front et à ses lunettes extravagantes, est une artiste plasticienne à la provocation salutaire.

Unions mixtes, mariages libres et noces barbares
Les différentes pièces d’ORLAN entrent en résonnance avec le lieu : l’hybridation, maître-mot de l’œuvre de cette plasticienne, rappelle que l’abbaye de Maubuisson, comme nombre de lieux patrimoniaux, ne s’est pas construit en une fois et que les différentes époques qui l’ont traversée ont laissé des traces. En outre, quelques pièces aux accents féministes font écho à la condition des sœurs cisterciennes.

L’œuvre ouvrant l’exposition donne le ton : ORLAN y présente le clip qu’elle a réalisé dans le cadre de la production de court-métrages contre le racisme « Vivre ensemble », à l’initiative de SOS Racisme et des Poissons Volants. Revisitant Clair de femme de Costa-Gavras, ORLAN conclue sur cette injonction « Hybridons-nous ! ».

Dans la salle du parloir, car de communication il est question, une créature hybride mi-africaine mi-ORLAN, attend la rencontre avec le public. Munie de capteurs, cette sculpture extrahumaine réagit à la présence. Le socle représente des atomes de Coltan, minerai entrant dans la composition des nouvelles technologies et dont l’extraction pose problème en Afrique où l’on s’entre-tue pour y avoir accès. Semblant désireuse de transmettre cette information capitale, ORLAN l’Africaine clignote et évoque tout à fait cet aphorisme désormais célèbre d’ORLAN « Je sommes » : notre identité est multiple et irréductible à de simples données strictement individuelles.

Dans la salle des religieuses, il est évidemment question de condition féminine. D’immenses sculptures de drapés baroques sans corps rappellent les religieuses qui « avaient été privées de leur corps et de leur jouissance ». Dans un alignement rigide, elles paraissent parfaitement similaires. Mais des différences se lisent rappelant qu’aucune règle ne peut uniformiser de manière significative les individualités.

Et parce que l’endoctrinement guette, ORLAN présente une œuvre dénonçant la nouvelle religion qu’est le football, dans les anciennes latrines (le choix du lieu indique la grande considération qu’elle a pour ce sport). Sur une croix formée de différentes projections d’écrans, l’on contemple hypnotisé la même image de match de football et l’on est assourdi par les clameurs répétitives et angoissantes des supporters hystériques.

D’autres œuvres d’ORLAN habitent le lieu de l’abbaye de Maubuisson que l’on vous laisse découvrir…

Crédits photo : Sculpture de plis © Catherine Brossais

Unions mixtes, mariages libres et noces barbares
Une exposition d’ORLAN à l’abbaye de Maubuisson
Jusqu’au 8 mars 2010
Abbaye de Maubuisson
Rue Richard de Tour, 95310 Saint-Ouen l’Aumône
Accès : RER C arrêt gare de Saint-Ouen l’Aumône + 10 minutes à pied
Gratuit pour les moins de 25 ans. Tarif plein : 3.80 euros.

Jusqu’au 12 décembre, l’exposition « Le sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme » hante les murs de la Conciergerie. Première édition hors les murs du Nouveau Festival du Centre Georges Pompidou, ce cabinet de curiosités de l’art contemporain rassemble d’énigmatiques créatures dans un somptueux décor de château.

Sous la majestueuse voûte d’ogives de la salle des gardes de la Conciergerie, Christian Rizzo, chargé du projet, déploie sur une scène centrale, podium noir miroitant, diverses propositions sculpturales. Heureusement, quelques œuvres éparses dissimulées dans la pièce rompent la monotonie du dispositif. Une scénographie surprenante laissant libre le visiteur de déambuler, pas si serein que cela, parmi de curieuses sculptures dont le jeu narratif se prête particulièrement au lieu…

De l’inquiétante étrangeté
La lumière palpite. Quelques objets donnent l’impression d’une inquiétante étrangeté pour reprendre un terme freudien : d’un déplacement du quotidien dans une sphère angoissante. Une brosse à cheveux littérale arbore, au lieu de dents, des cheveux. Des souliers farfelus semblent appartenir à une excentrique maîtresse des lieux. Une boîte en plexiglas vide suggère que la vision ne fait pas le poids quand il est question de fantômes. L’homme en jogging de Daniel Firman, le visage caché, trouble de par le réalisme de sa présence.

Au Rocky Horror Picture Show
Moins suggestives, certaines propositions de quelques grands noms de l’art contemporain se disputent l’honneur d’être la plus acide. À quatre pattes, le nourrisson de Maurizio Cattelan est couvert d’une peau de chien et montre un visage hybride entre le canin et l’humain pendant qu’une colonie de fantômes sanglants et rigolards (Olaf Breuning et Bernard Willhelm) a commencé à envahir la salle. Des bottes de militaires figurent la croix gammée et un squelette médaillé contemple, hilare, le vide : Welcome to Absurdistan ! clame Gloria Friedmann sous l’œil narquois d’une petite fille à tête de singe, de bestioles en peau de croco et de vison. La sculpture de Steven Gontarski, Fourth Prophet, figure la mort, noire, immense, encapuchonnée et en pleine métamorphose, les membres disjoints par la fonte des formes. Sur une table de dissection rappelant les premières études anatomiques de la Renaissance, est allongé un être à la chair tuméfiée et aux excroissances difformes.

Un Festival, certes, mais Nouveau ?
La force visuelle des œuvres présentées est incontestable. Liées par la thématique, évidente, de la monstruosité, elles ne font cependant pas sens par rapport au projet de départ qui était de montrer « le corps dans tous ses états». On regrette aussi que les œuvres ne soient pas des créations inédites. Mais pour les amateurs de sculpture contemporaine, cette exposition est une plongée dans le jardin des délices…

Crédits photo : La Conciergerie © Didier Plowy

Le sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme
Jusqu’au 12 décembre 2009
La Conciergerie
2, bd du Palais, 75001 Paris
Gratuit pour les moins de 26 ans

Toujours aussi acerbe avec les politiques, et hyper réaliste à  décrire le monde des ados Anne fête avec nous  ces 20 ans de spectacle.

Comme à son habitude , de rouge vêtue elle joue  à fond de l’auto dérision et grâce à ses multiples personnages nous entraîne dans son univers déjanté .

Aux bouffes parisiens jusqu’au  10 janvier 2010  puis en tournée dans toute la France.

Les Bouffes Parisiens
4, rue Monsigny  –  75002 Paris  –  Métro : Quatre Septembre ou Pyramides

Spectacle du Mardi au Samedi à 21H00  –  Le Dimanche à 15H00 – Relâche le lundi
Pour en savoir  plus : www.anneroumanoff.com

 

Achetez votre place sur la Fnac.com
Prix des places : de 24,00€ à 35,00 €

 

Fabienne Prevot

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xob3x_anne-roumanoff-la-standardiste_fun[/dailymotion]

Ca commence par la plage où chacun se reconnaîtra : du surfeur fou  à  l’empêcheur de tourner en rond qui  , comme par hasard viens planter son parasol à vos pieds.

Un grand moment : l’entracte où comment avec de simples ballons s’évader, rêver et rire aux éclats …

Ces deux belges continuent depuis  15 ans à  nous transmettre leur énergie burlesque pour  dans des situations quotidiennes nous  en montrer le second voire le 3e degré .

« fatigués mais heureux « voilà il sont en sortant de scéne

3 c es 15 ans sont passés très  vite… on adire ça »

Les projets ? : la tournée puis  l’écriture d’un téléfilm pour la RTBF, l’émission « signé taloche «  qui continue sur la RTBF, un festival d’humour et une pièce de théâtre qu’on aimerait  jouer avec d’autres artistes » …ouf !!

Il faut bien leur superbe énergie pour mener toute cela de front et dans une bonne humeur si communicative.

Au Théâtre Trévise
14 rue de trévise – 75009 Paris Métro Cadet

Jusqu’au 2 janvier 2010 – du mardi au samedi à 20H00

Venez tôt c’est vite complet
En tournée à partir de 2010.

Achetez votre place sur la Fnac.com
Prix des places : de 24,00€ à 35,00 €

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=_ghaIRpXLO4[/youtube]

Fabienne Prevot

Histoire, ne pas croire, croire ?

Pour une inhabituelle lecture au mot près de la Bible du  Coran , de la Thora.. et bien plus

C’est  à partir des textes originaux des ses ouvrages de références que  JF nous livre sa vision des croyances ancestrales .

Cela fait peur (Abraham prêt à sacrifier son fils à l’autel de Dieu) nous fait nous questionner (le rôle de la femme hier et aujourd’hui ?) et nous  fait réfléchir et rire aux interprétations de certains textes soit très  prècises mais plus adaptées à l’époque ou  assez vagues et laissant alors possible  différentes applications .

Bien sûr tout cela sur un ton  ironique, provocateur mais bienveillant

Le but  : d’éveiller nos esprits et rien d’autre

Un bon moment

Site : www.jeremyferrari.fr

Fabienne Prévot

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=r4xDVuOyTGE[/youtube]

Du 11 au 28 novembre, le Théâtre de la Ville rend hommage à Pina Bausch. Vollmond signifie pleine lune. Ce spectacle de Pina Bausch, résolument placé sous l’astre de la féminité, interroge les relations hommes-femmes dans une forme chorégraphique théâtralisée.

Pina Bausch, chorégraphe allemande de la modernité, est décédée en juin dernier. Elle est l’une des premières à avoir introduit du théâtre dans ses créations chorégraphiques, mettant en scène des formes hybrides pour sa troupe créée en 1976, le Tanztheater Wuppertal au sein de laquelle danse encore Dominique Mercy. Vollmond est une œuvre scindée en deux parties, l’amour et la séparation, prenant place dans un décor minimaliste de Peter Bapst : une scène nue, un rocher et en arrière-plan, une rivière.

L’envol de la séduction

Les histoires de Pina Bausch se déploient en mythologies tribales. Le jeu de la séduction convoque la figure de l’oiseau en une gestuelle suggérant l’envol. De petits sauts effarouchés dans l’eau, les bras écartés comme des ailes, évoquent la grâce des volatiles. Souvent vêtues de rose, dansant dans l’eau, les femmes se prennent pour de paresseux flamants que cajolent les hommes. Reines indiscutables, daignant être caressées et câlinées, elles les asservissent par la grâce sophistiquée de leurs parades amoureuses. Le final de la première partie est à cet égard éloquent : assises, elles se laissent embrasser par des hommes allant et venant de chaises en chaises pour les picorer toutes.
Ces mouvements aériens s’inspirent de figures ethniques : l’Inde est notamment présente de par la fluidité des poignets et le jeu des bustes qui se contorsionnent. Les têtes sont vivement rejetées en arrière entraînant dans leur mouvement de longs cheveux noirs qui dessinent alors de lascives volutes.
La musique assourdissante, de l’electro expérimentale aux accents charnels du flamenco, excite les corps. Les fines pluies et le sage rocher achèvent de donner à la première partie des allures de théâtre sensuel.

La perte : la noyade

« J’attends, je pleure ». Cette litanie d’une danseuse annonce la chute après l’envol. La pluie bat et les femmes dérivent. Sur des matelas pneumatiques, abandonnées au courant ou sur scène, somnambules aveugles, les bras étendus devant elles.
La représentation de la démence emprunte aux codes de l’expressionnisme allemand : expressivité angoissante des émotions à vif. Cette incursion se prolonge dans le champ cinématographique avec d’inquiétants plans-séquences où les femmes nagent en file indienne dans l’eau noire.

Le cycle

Après la pluie, le renouveau. Les couples se reforment, dansent de timides slows sur la chanson Au clair de lune.
Le final est survolté : de nouveau galvanisés par l’amour (re)naissant, hommes et femmes courent, sautent, effectuent de larges mouvements rapides, dansent dans l’eau, s’en jettent des seaux. Les corps s’étourdissent dans une profusion d’eau, électrisés par la rythmique entêtante de didgeridoos, tournoyant pour oublier que l’amour est un cycle.

En marge du festival des Rencontres Photographique d’Arles, le festival Voies Off soutient la création photographique contemporaine. Chaque année, son prix récompense un photographe de talent. Photographes amateurs ou professionnels, peu importe, toute personne ayant envie de faire partager une vision originale du monde peut concourir…

Voies Off : l’esprit
Le festival et le prix Voies Off mettent en exergue des visions originales se concentrant sur l’évolution du monde contemporain. Chaque année, une soixantaine de photographes sont sélectionnés et constituent la programmation du festival Voies Off.
Le principe est de présenter une série avec une unité de thème qui porte sur le monde contemporain. Comme le rappelle le jury de Voies Off : « Le critère principal de sélection demeure l’expression d’une vision d’auteur ».

Le Prix
Depuis 1996, ce prix a révélé de nombreux artistes qui sont désormais renommés comme Antoine d’Agata ou Olivier Metzger. L’année dernière c’est MirkoMartin qui a été distingué pour sa série sur la violence à Los Angeles (voir la série ici).
L’heureux lauréat reçoit 2000 euros et son travail est projeté lors de la soirée de clôture du festival Voies Off qui se déroule lors de la prestigieuse manifestation des Rencontres Photographiques d’Arles.

Modalités
Photographes de tout acabit peuvent concourir. Les inscriptions seront ouvertes à partir du 15 décembre 2009 et ce, jusqu’au 31 janvier 2010.
Les photographies devront être déposées sur le site de Voies Off, après avoir rempli un formulaire et s’être acquitté des 25 euros de frais de participation. La série doit se composer de 15 à 45 photographies, en haute définition, accompagnées d’un CV et d’un court texte de présentation.

Crédits photo : © Mirko Martin, lauréat du Prix Voies Off 2009

Actuellement à la Fondation Cartier à Paris se tient l’exposition « Né dans la rue, Graffiti ». Afin de mieux comprendre les enjeux de cet art urbain, nous avons interrogé Leanne Sacramone, commissaire de cette exposition et historienne de l’art.

Avant toute chose, pourriez- vous définir le graffiti ?

Le graffiti, mot italien qui signifie « égratignure », existe en réalité depuis l’Antiquité. Mais c’est à New-York, au début des années 70, qu’est né ce phénomène mondial tel qu’on le connaît aujourd’hui. C’est un mouvement qui permet aux jeunes de s’exprimer grâce à des signatures (tags) : le principe est celui de la prolifération. Peu à peu, les signatures sont travaillées pour avoir du « style », pour être visibles dans la multitude. Les graffeurs investissent d’abord les murs, les lampadaires, puis les bus et le métro. A ce moment-là, il n’est plus question de cacher mais de montrer. Le métro est une sorte de toile qui bouge : il y a quatre millions de passagers par jour qui voient les œuvres. Il y a donc une idée de visibilité mais aussi une idée de frontières. Par exemple, il existe une différence entre le graffiti des gangs qui est utilisé pour marquer le territoire et celui des jeunes de New-York où l’idée est d’aller au-delà de son quartier, de justement dépasser son territoire. Le phénomène va bientôt déborder les frontières de classe et les frontières ethniques : toutes les communautés (latino-américaines, afro-américaines, etc.) vont être impliquées dans ce mouvement. J’appelle cela mouvement car, s’il n’y a pas de manifeste, il y a volonté de se rencontrer autour de quelque chose de commun.

Pourquoi avoir choisi le graffiti comme thématique ?

C’est le président qui détermine la programmation de la Fondation Cartier. Le graffiti a quarante ans, c’est donc le bon moment pour aborder ce sujet. Et puis, personne n’avait vraiment fait une exposition historique de cette nature. En général, ce sont plutôt des toiles.

Comment avez-vous sélectionné les artistes ?

L’idée, c’est le coup de cœur. Comme il y a une contrainte de place, il nous a fallu faire des choix. Nous avons privilégié une certaine diversité géographique, en essayant d’avoir des artistes des pôles importants comme l’Amérique du Sud par exemple.

Quid du caractère subversif du graffiti lorsqu’il est introduit dans les musées et les galeries ? Et quels rapports entretient-il avec l’art contemporain ?

L’histoire du graffiti est paradoxale. En effet, si le graffiti a commencé dans les rues, les jeunes ont voulu très tôt que leur travail soit reconnu en tant qu’œuvre artistique. En 1972, de jeunes graffeurs créèrent une coopérative ayant pour but de louer des ateliers, d’échanger des idées, d’organiser des expositions. Cette interaction avec le monde de l’art existe donc depuis le début de l’histoire du graffiti new-yorkais. La Fondation Cartier est loin d’être la première institution à exposer le graffiti en ses murs ! C’est un mouvement de jeunesse qui a maintenant un grand impact sur le monde du graphisme, de l’art contemporain ou de la mode.

Mais peut-on dire que le graffiti, perdant sa portée politique, perd son âme ?

Politique est un mot délicat : pour moi, le graffiti n’est pas politique ou idéologique parce qu’il n’y a pas ouvertement de message dans l’image.

Mais dans l’acte de le faire…

L’âme du graffiti n’est pas que dans la subversion. La volonté première des pionniers était de jouer et de s’amuser. Ces jeunes d’une quinzaine d’années, qui peignaient sur des trains par exemple, venaient des quartiers pauvres et jouaient dans la rue avec des objets quotidiens.
La subversion est un élément indéniable car le fait d’écrire sur un bien public est bien évidemment une provocation. Surtout de nos jours car depuis qu’il y a répression, il y a de plus en plus provocation. Mais la répression n’existait pas à l’origine.
Peut-être le graffiti perd t-il en partie son caractère subversif…mais je n’en suis même pas sûre : regardez ce qui se passe dans les toilettes (ndlr : les toilettes de la Fondation Cartier ont été recouvertes de tags par les visiteurs) ou devant la Fondation à l’extérieur (ndlr : la Fondation Cartier a volontairement laissé un mur vierge à l’entrée de l’exposition et de nombreux graffeurs viennent s’y exprimer). Et puis, il y a aussi quelque chose d’intéressant dans l’esthétique, l’échelle, les couleurs du graffiti.

Comment vous inscrivez-vous par rapport à l’exposition du Grand Palais sur le tag qui a eu lieu cet été ?

Le Grand Palais expose une collection. Notre but est de faire ressortir certains artistes intéressants. Nous avons voulu rester fidèles à l’esprit du graffiti, notamment en montrant les œuvres dans leur contexte urbain, à travers des photos ou en action grâce à des films. Nous avons respecté la grande échelle et l’aspect spontané et éphémère des œuvres.

Comment la France se positionne t-elle par rapport à cette création urbaine ?

La France a joué un rôle important dans l’histoire du graffiti car Paris a été une des premières villes à s’intéresser au phénomène new-yorkais et à réaliser des échanges. Les français apportent leur propre culture comme tout pays qui absorbe ce phénomène culturel. Par exemple au Brésil, les bombes étant très chères, les artistes graffent au rouleau. Le fait qu’il y a en Amérique Latine une grande tradition du muralisme figuratif va aussi entrer en jeu.

A Philadelphie, des commandes publiques transforment le caractère anxiogène du graffiti en médium communautaire. Serait-ce possible en France ?

Cela se fait déjà un peu en France, à Villiers-le-Bel par exemple, c’est un programme financé par l’Ambassade américaine.
Aux origines du graffiti, il n’y avait pas de loi en place. Puis les populations et les pouvoirs politiques ont commencé à vouloir lutter contre. Mais on aurait pu envisager de transformer cette énergie en quelque chose de constructif. Au début du mouvement, des éditoriaux du New-York Times disaient que c’était formidable. D’autres étaient indignés. Il y a eu tous les avis possibles avant qu’il n’y ait une guerre anti-graffiti.

C’est un art fondamentalement populaire, qui intrigue et que tout le monde peut voir dans la rue. C’est un sujet passionnant qui n’a pas été assez exploré. Nous sommes très contents de la mixité du public : il y a beaucoup de personnes âgées qui viennent voir l’exposition. Nous avons même une photo de deux bonnes sœurs dans l’exposition !

Né dans la rue, Graffiti
Fondation Cartier
261, bd Raspail, 75014 Paris
Métro : Raspail
Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 11h à 20h
Tarif réduit : 4.50 euros (étudiants, moins de 25 ans)

Crédits photo : Sao Paulo, Brésil, Photo par Vitche©Vitche

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    Bien que la plateforme soit accessible depuis le mois de décembre dernier, c’est aujourd’hui que les choses sérieuses commencent : la phase d’inscription Parcoursup est lancée, et se déroulera jusqu’au 8 avril prochain. Ça y est, nous y sommes : l’heure des inscriptions a sonné, et vous avez jusqu’au 8 avril pour compléter votre dossier. Si tout […]

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  • recettes de pâtes

    Recettes de pâtes : comment varier les plaisirs ? - 13 janvier 2021

    Les pâtes, c’est la vie. Surtout quand on est étudiant ! Mais à toujours les cuisiner de la même façon, on finit par se lasser. Afin de savourer chacun de vos repas, voici donc 4 recettes de pâtes à tester absolument ! Vous ne serez pas déçus. Cette année, vous avez pris comme résolution de cuisiner davantage […]

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  • bonnes résolutions

    Les meilleures résolutions à prendre en 2021 - 6 janvier 2021

    Chaque année, vous n’y coupez pas ! Fin décembre ou début janvier, vous devez y passer et dresser la liste de vos bonnes résolutions. L’année précédente ayant été plus que particulière, voici quelques idées pour prendre les meilleures résolutions qui soient pour l’année 2021. Coutume de la civilisation occidentale, les bonnes résolutions consistent à prendre un […]

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  • thym

    Le thym : un allié à ne pas négliger ! - 18 décembre 2020

    Bien qu’il soit arrivé tardivement, l’hiver est bel est bien présent. Et, comme tous les ans, il a amené avec lui toute une panoplie de maladies… Il existe heureusement des trucs et astuces pour passer au travers, et le thym en fait partie. Explications ! Bien que la covid-19 soit le centre des conversations, les autres […]

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  • économiser pendant les fêtes

    Budget : comment économiser pendant les fêtes ? - 15 décembre 2020

    Noël est bientôt là, et il ne vous reste que peu de temps pour trouver vos cadeaux. Problème, vous avez un budget limité. Solution : nos conseils pour économiser pendant les fêtes ! Suivez le guide… Il n’est pas toujours facile de faire de beaux cadeaux quand on a un budget serré. Sauf si vous mettez en […]

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  • pain d'épices maison

    Pain d’épices maison : la recette facile - 3 décembre 2020

    Bien que la situation soit un peu particulière, ça commence à sentir Noël un peu partout. Et à l’approche du jour J, vous aimeriez vous mettre un peu plus dans l’ambiance. Pour cela, rien de tel que de se mettre aux fourneaux pour préparer un délicieux pain d’épices maison ! En cette période, rien de tel […]

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  • cours à distance

    Cours à distance : prendre soin de son corps - 25 novembre 2020

    S’il n’est pas facile de travailler de chez soi, ça l’est encore moins pour notre corps qui a tendance à s’avachir sur la chaise ou le canapé au fil de la journée. Afin de vous soulager, voici donc quelques exercices faciles à réaliser, pour que les cours à distance ne deviennent pas un calvaire ! Que […]

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  • survivre au confinement

    Survivre au confinement dans un petit espace - 18 novembre 2020

    En ce moment, tout le monde trouve le temps long. Et c’est encore plus vrai quand on est confiné dans un petit appartement ou un studio. Afin de vous aider à survivre au confinement, voici donc quelques astuces pour rendre votre petit espace plus vivable. Pas facile d’être confiné, encore moins dans un tout petit […]

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  • activités pendant le confinement

    Confinement : les activités créatives pour s’occuper - 12 novembre 2020

    Voilà maintenant plus de deux semaines que nous sommes de nouveau confinés chez nous. Et pour certains, le temps commence à être long ! Nous vous avons donc sélectionné plusieurs activités créatives pour vous occuper pendant ce second confinement. Rien de tel que de se retrouver enfermé(e) chez soi pour tester de nouvelles activités ! Après tout, […]

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  • shampoing solide

    Shampoing solide : comment le faire soi-même ? - 9 novembre 2020

    Facile, rapide et pas chère, la recette du shampoing solide est à la portée de tous. Pourquoi ne pas mettre votre temps libre à profit pour vous lancer ? De quoi prendre un peu plus soin de vous et de la planète, tout en respectant votre budget serré ! Et si vous profitiez de ce second confinement […]

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  • reconfinement

    Reconfinement : comment garder le moral en cette période ? - 29 octobre 2020

    L’annonce est tombée : l’heure est au reconfinement. Bien que l’on s’y attendait un peu (beaucoup), la nouvelle ne fait pas franchement du bien au moral… Un mal une fois de plus nécessaire, que nous allons vous aider à traverser en vous donnant quelques astuces pour garder la pêche en cette période compliquée ! La faute […]

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