Alors que de nombreux élèves vont reprendre les chemins de l’école demain, la réforme des rythmes scolaires ne semblent toujours pas avoir été digérée par les parents et les enseignants. Dès demain, la semaine des quatre jours et demi sera appliquée en maternelle et en école primaire.

J-1 avant la rentrée scolaire et le débat sur la réforme des rythmes scolaires divise toujours autant. D’après un sondage CSA pour RTL, publié ce lundi, 60 % des Français considèrent la semaine des quatre jours et demi comme une mauvaise chose. La contestation est plus vive chez les partisans de droite, qui à 71 % sont contre.

De son côté, Najat Vallaud Belkacem, nouvelle ministre de l’Education, maintient le cap et ne démord pas. Invité du JT de TF1, la ministre exige que toutes les écoles appliquent cette réforme « sans aucune exception ».

« Je ne nie pas qu’il puisse y avoir des difficultés (…) Toute réforme entraîne des frottements ici ou là parce qu’il faut s’adapter au changement », a admis la ministre, tout en rappelant la nécessité de cette réforme. « Je serai à l’écoute pour que les choses se passent au mieux. Mais je le dis, il y a une obligation scolaire, il faut que les communes respectent la loi et nous ne tolèrerons aucune exception. La loi s’appliquera. Si ce n’est les maires qui l’appliquent, alors ce seront les préfets », a-t-elle expliqué.

Le but de cette réforme est de mieux répartir le temps des cours dans la semaine pour favorises les activités extra-scolaires.

En une semaine le Parti Socialiste a connu de nombreux bouleversements. Entre le nouveau gouvernement, la nomination d’Emmanuel Macron,  les élus frondeurs, les 35 heures , il est l’heure des retrouvailles pour le PS.

Jeudi 28 Aout au soir, l’université d’été s’est ouverte à la Rochelle pour trois jours. C’est dans un contexte tendu qu’une partie du gouvernement, les trois ministres démissionnaires vont se retrouver. Manuel Valls va devoir gérer les contestations de certains députés comme celui du Cher Yann Galut. « On se retrouve avec un gouvernement unicolore, dont sont absents nombre de personnalités socialistes, où l’on demande une discipline absolue: on peut imaginer que l’accueil soit réservé et poli. »

Pour manifester leur mécontentement, certains députés vont organiser un meeting en marge de l’université d’été. Nommée « Vive la gauche », la réunion se tiendra aujourd’hui.

Un désamour du PS qui se fait aussi sentir chez les adhérents. Le parti a enregistré une baisse de 20 000 adhérents en moins de deux ans.

Coup de théâtre dans l’affaire Bygmalion qui est non loin d’être terminé ! Jérôme Lavrilleux, l’ancien directeur du cabinet de Jean-François Copé, menace de tout dévoiler si les membres de l’UMP décident de l’exclure.

Jérôme Lavrilleux s’est dit « déterminé  à aller jusqu’au bout » pour s’opposer à la procédure engagée contre lui.  Dans une interview au Parisien datant du 28 Aout , il lance un ultimatum.

« Pour le moment je me tais. Mais si on m’exclut de ce parti auquel j’appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai. (…) Ça se réglera devant les tribunaux. J’ai déjà pris plusieurs avocats. »

C’est le 26 mai dernier que Lavrilleux déclarait sur le plateau de BMF TV que la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy avait amené à « un dérapage sur le nombre » de meetings. Ce système consistait à faire passer des factures de la campagne de Nicolas Sarkozy sur les comptes de l’UMP.

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Cependant, Jérôme Lavrilleux comme il le souligne dans son entrevue avec le quotidien , il«  n'[a] pas été poursuivi par la justice, n'[a] pas été mis en examen et encore moins été condamné… contrairement à d’autres qui ont toujours leur carte à l’UMP ». 

Après avoir critiqué Manuel Valls dans son livre De l’intérieur, voyage au pays des désillusions, Cécile Duflot s’attaque encore au premier ministre suite à son discours à l’université d’été du MEDEF.

Cécile Duflot semble avoir une dent contre Manuel Valls. L’ancienne ministre de l’écologie n’a pas apprécié le discours du premier ministre et elle n’hésite pas à le faire savoir. Dans une entrevue publie dans les Echos vendredi, Duflot accuse M. Valls d’ « imiter Thatcher »., ancien premier ministre britannique plus communément nommée la dame de fer.

Les jugements ne s’arrêtent pas là. La députée de Paris compare le « J’aime l’entreprise », déclaré par Valls mercredi comme « une formule pour se faire applaudir au Medef ». Ce n’est pour elle, que « le stand up libéral de Manuel Valls (qui) relève de la posture, une stratégie de communication pour apparaître moderne ». Une définition de la modernité qu’elle ne partage pas. « Etre moderne, ce n’est pas faire du blairo-thatchchérisme ringard. Imiter Thatcher en 2014, c’est vraiment triste ».

La politique se dit déçue comme la majeure partie des Français. « Ma désillusion est au diapason de celle du pays. On ne peut pas simplement demander à ceux qui ont fait cette majorité – et j’en fais partie – de regarder son écroulement », fait valoir Cécile Duflot, reprochant à François Hollande de s’être « détaché du projet majoritaire, d’où l’état de trouble actuel »

Mercredi 27 aout, Manuel Valls se montrait fort et autoritaire à l’Université d’été du MEDEF. Omniprésent sur la scène médiatique, le premier ministre est toujours serein. Attitude qui tranche fortement avec celle de François Hollande. Le président de la république serait-il un homme de l’ombre ?

Alors que de 2007 à 2012, Nicolas Sarkozy écrasait son premier ministre François Fillon, en 2014 la donne a changé. Manuel Valls est la figure du gouvernement qu’on voit le plus .

Cécile Duflot aborde même le sujet dans son livre polémique : De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion « La place occupée par Manuel Valls révèle que François Hollande laisse parfois faire. Il regarde comment cela va retomber, qui va gagner, qui va être le plus malin. Mais sur les Roms, sur l’immigration, sur les valeurs de la gauche, il ne s’agissait pas de malice, d’habileté politique ou de capacité médiatique, mais de questions de fond, d’une certaine idée de la République et de la France. »

Depuis le 31 mars dernier, l’homme politique d’origine espagnole est premier ministre. Une décision stratégique de la part de François Hollande car à l’époque Manuel Valls était l’homme du gouvernement le plus populaire. En avril 2014, il était à 58 % d’opinion favorable contre 36 % en juin dernier.

 LE PILIER DE FRANCOIS HOLLANDE

Manuel Valls, en tant que premier ministre, est le bras droit de François Hollande. C’est ainsi que le chef de l’Etat lui a demandé lundi dernier de composer un nouveau gouvernement. Demande que Pepe Manuel, surnom qu’utilisait Cécile Duflot pour le nommer, a réalisé. Mardi, M. Valls présentait un gouvernement flambant neuf. N’hésitant pas à mettre un ancien banquier Emmanuel Macro à la tête du ministère de l’économie.

François Hollande de son côté est critiqué, moqué et conspué. Dans l’édition du 24 Aout du Journal du Dimanche, un sondage montrait que seulement 17% des français étaient satisfaits du chef de l’état. Plutôt calme, patient et réfléchi, François Hollande a vu en Manuel Valls un contraire qui fait bizarrement penser à Nicolas Sarkozy.

« Je ne connais pas assez Manuel Valls et Nicolas Sarkozy pour savoir s’ils se ressemblent. Mais je sais que celui qui fut le premier ministre de l’Intérieur de François Hollande utilise des recettes similaires. Il déploie les mêmes techniques : saturation de l’espace médiatique, transgression. La figure est facile : le mec de gauche qui tient des discours de droite, c’est un peu l’écolo qui défend le nucléaire ! C’est ce que j’appelle la triangulation des Bermudes. A force de reprendre les arguments et les mots de la droite, de trouver moderne de briser les tabous, et donc de défendre la fin des trente-cinq heures, de dénoncer les impôts, de s’en prendre aux Roms, de prôner la déchéance de la nationalité pour certains condamnés, de taper sur les grévistes, quelle est la différence avec la droite ? Une carte d’adhésion dans un parti différent ? Le fait de proclamer toutes les trois phrases « je suis de gauche » ? Formellement, factuellement, quels sujets les opposent ? A force de trianguler, ils ont fait disparaître la gauche. » pouvons nous lire dans le livre de Cécile Duflot.

Quel avenir nous réserve donc le couple Hollande / Valls ? François Hollande a encore 3 ans pour retrouver la confiance des Français.

Dans l’édition du jeudi 28 aout du Monde, 200 députés socialistes lancent un appel de soutien à François Hollande. Des élus « ni godillots ni déloyaux » qui souhaitent voir une gauche unie.

Quel avenir pour la gauche parlementaire ? Plus 200 députés PS publient ce jeudi une tribune dans le Monde. Ils souhaitent voir « un rassemblement » derrière François Hollande. Depuis le nouveau gouvernement choisi par Manuel Valls, la colère monde du coté des parlementaires. Ils se retrouvent entre deux feux : « depuis le début de ce quinquennat, les parlementaires socialistes (soient) confrontés à une impossible alternative : faire preuve de déloyauté en refusant le soutien au gouvernement de gauche et au président de la République (ou) faire preuve de passivité en revêtant le costume de godillot au Parlement».

L’UNION FAIT LA FORCE

«Le président de la République a indiqué le calendrier de cette seconde moitié du quinquennat dans son entretien télévisé du 14 juillet. Nous nous inscrivons dans ce chemin», expliquent les signataires parmi Claude Bartolone… «Le problème n’est pas qu’il y ait des désaccords, il en a déjà existé. Rappelons-nous les votes de députés socialistes contre la première guerre du Golfe ou contre l’amnistie des généraux félons, lors des septennats de François Mitterrand. Le problème réside dans la permanence d’une défiance a priori à l’égard de l’exécutif, qui a conduit à une mobilisation de socialistes contre d’autres socialistes ou allant jusqu’à mobiliser d’autres groupes pour battre le gouvernement».

La conclusion en dit long sur les attentes des députés PS: «Nous voulons réussir ensemble et non perdre les uns contre les autres.»

 

 

Qui dit nouveau gouvernement, dit nouveau compte Twitter et Facebook ! Manuel Valls a profité de ce changement pour renouer avecles réseaux sociaux. « Cohérence, cohésion, clarté : trois mots d’ordre pour ce premier conseil des ministres. Faisons avancer la France ! MV ». Les premiers mots qu’a posté le premier ministre sur Twitter depuis son changement de gouvernement. Il avait cessé toute activité sur le réseau après être rentré dans l’exécutif.

Cohérence, cohésion, clarté : trois mots d’ordre pour ce premier Conseil des ministres. Faisons avancer la France ! MV

— Manuel Valls (@manuelvalls) 27 Août 2014

Prévoyant, Manuel Valls a supprimé de nombreux tweets de l’époque où il était candidat à la primaire socialiste et directeur de la communication de François Hollande pendant sa campagne.  Malheureusement pour lui, internet n’oublie rien ! En décembre 2011, il accusait la politique de lutte contre le chômage de Sarkozy inefficace. A

 « Le chômage à son plus haut niveau depuis 1999,les resto du coeur débordés ,la récession qui pointe..ll est temps que cela change #FH2012″

Actuellement, il y a 3.424.400 chômeurs en France.Il n’hésitait pas à venter les mérites de François Hollande et de Jerome Cahuzac.

« #Hollande domine sur tous les terrains., »moi je protège les enfants de la République,vous les plus privilégiés »! #votehollande »

 « Excellent Jérome Cahuzac à propos des banques et de la crise de l’#euro à #motscroisés sur fr2 »

 

A peine arrivé au gouvernement, Emmanuel Macron fait déjà parler de lui. Le nouveau ministre de l’économie se dit favorable au fait que certaines entreprises dérogent à la règle des 35 heures.

François Hollande a nommé un social-libéral à la tête de l’économie française et les résultats se font déjà sentir. Dans une interview au Point publiée jeudi 28 aout , Emmanuel Macron s’explique sur les 35 heures :

« Nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. C’est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à condition qu’il y ait un accord majoritaire avec les salariés ? »

L’ancien banquier d’affaires, âgé de 36 ans, explique que ce changement « sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas. ». Conscient de ses propos, le remplaçant d’Arnaud Montebourg comprend que cette idée sera « difficile à expliquer et à porter, spécialement quand on est de gauche ».

LA DROITE AUX ANGES, LA GAUCHE EN COLERE

Suite à ces déclarations, Nadine Morano s’est dite satisfaite de cet éventuel revirement de la gauche. « Tout ce qui peut apporter de la souplesse à l’entreprise va dans le bon sens, a déclaré ce jeudi Nadine Morano (UMP) au micro de France Info. Mais il ne faut pas oublier que ce sont les socialistes qui ont voté les 35 heures ».  

Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, a démenti jeudi sur i>TELE un changement des 35 heures. « Il n’y a aucun projet de cette nature », a-t-il expliqué. « Il y a en revanche une volonté de développer la négociation sociale dans les entreprises. La négociation sur la défense de l’emploi, sur l’aménagement du temps de travail, sur les seuils sociaux, mais pas de remettre en cause la durée légale du travail. »

A à peine 36 ans, Emmanuel Macron est devenu mardi soir le nouveau ministre de l’économie. Ancien banquier d’affaires chez Rotshchild, le prédécesseur d’Arnaud Montebourg a déjà « toute la confiance du gouvernement. ».

En nommant Emmanuel Macron à la tête du ministère de l’Economie, François Hollande a voulu marquer un tournant dans sa ligne de conduite politique. Emmanuel Macron a un parcours sans défaut. Eleve du lycée Henri IV, il enchaine avec Science Po, l’ENA et un DEA de philosophie où il étudie Hegel. Il est également en couple avec son ancienne professeur de français de 20 ans son ainée.

Macron a toujours été proche de François Hollande. C’est Jacques Attali qui l’a présenté au chef de l’état. Selon l’entourage du président, « depuis avec Hollande ils ne sont pour ainsi dire plus quittés ».Dès son élection, il rejoint les bureaux de l’Elysée en tant que secrétaire général adjoint.

UNE ELECTION QUI N’EST PAS AU GOUT DE TOUS

Dès l’annonce de l’élection du nouveau ministre de l’économie, de nombreuses personnalités politiques ont exprimé leur mécontentement. Pour Jean Claude Mailly, le secrétaire générale de Force Ouvrière, cette nomination n’est pas « une bonne idée pour l’économie française ».  Même constat pour le député PS Jean-Marc Germain.

 

Mettre un financier à l’Industrie alors que notre pays a souffert de la mainmise de la finance ce n’est pas un bon signe #remaniement@bfmtv

— Jean-Marc Germain (@jmgermain) 26 Août 2014

La droite, elle, s’amuse du changement de cap du gouvernement.

« Mon ennemi c’est la finance » Hollande au Bourget…2014:Macron, ancien de chez Rothschild, ministre de l’Éco. Le reniement c’est maintenant

— Nadine Morano (@nadine__morano) 26 Août 2014

Christine Lagarde a été mise en examen aujourd’hui, mercredi 27 aout, pour « négligence » dans l’affaire Tapie – Crédit Lyonnais. L’homme d’affaires avait obtenu 400 millions d’euros.

Aujourd’hui, Christine Lagarde a annoncé avoir été mise en examen mardi dernier pour« négligence » dans le dossier qui oppose l’homme d’affaires Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. L’actuelle présidente du FMI a été interrogée par des magistrats de la Cour de justice de la République sur son rôle dans cette affaire.

La Justice reproche à Christine Lagarde d’avoir favorisé un arbitrage privé pour régler le litige qui oppose les deux partis au sujet de la revente d’Adidas. En 2007, l’ancienne ministre a laissé Bernard Tapie régler ses conflits avec la banque devant une entité privée. Le business man avait obtenu gain de cause et s’était vu octroyer 400 millions d’euros. Dans ce dossier, cinq personnes ont également été également mises en examen dont M. Tapie, l’ex-directeur de cabinet de Mme Lagarde à Bercy et actuel PDG de l’opérateur téléphonique Orange, Stéphane Richard.

Pour ce délit, Christine Lagarde risque un an de prison et 15 000 euros d’amendes. L’ancienne avocate ne se fait pas de soucis et affirme ne pas quitter son poste au Fond Monétaire Internationale. Je retourne travailler à Washington dès cet après-midi », a-t-elle précisé

A peine 24h après sa nomination en tant que Ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem est la cible de la droite. De nombreuses voix se sont levées pour dénoncer le nouveau poste de l’ancienne ministre des droits des femmes.

« Provocation » , voilà le terme choisi par l’opposition pour définir la promotion de Najat Vallaud- Belkacem. L’ancienne ministre des droits des femmes a été choisie par Manuel Valls pour être à la tête du ministère de l’Education. Elus de droite comme opposants aux mariages homosexuels se positionnent contre cette nomination.

Dès la rumeur de la future nomination Najat Vallaud-Belkacem, Christine Boutin l’a qualifié de « vraie provocation tolérable ».

 

La nomination de @najatvb à l’éducation serait une vraie provocation non tolérable !

— christine Boutinن (@christineboutin) 26 Août 2014

 

@najatvb a l’éducation et @ChTaubira confirmée c’est une bravade du président de la république . La France des valeurs ne l’acceptera pas   — christine Boutinن (@christineboutin) 26 Août 2014

Même constat pour le député-maire UMP du Puy-en-Velay Laurent Wauquiez.  

@ChTaubira maintenue, l’ultra pro-gender @najatvb à l’Education. Un gouvernement entre tragi-comédie et provocation contre les familles — laurent wauquiez (@laurentwauquiez) 26 Août 2014

Nadine Morano a décidé aussi d’y ajouter son grain de sel.

Najat Vallaud-Belkacem promue à l’éducation nationale, c’est une provocation — Nadine Morano (@nadine__morano) 26 Août 2014

Eric Ciotti ne fait pas dans la demi-mesure et qualifie Najat Vallaud-Belkacem de « porte-parole d’une idéologie dangereuse ».

Volonté de provoquer et de diviser avec la nomination de @najatvb, porte-parole d’une idéologie dangereuse, à l’Éduc. Nationale #remaniement

— Eric Ciotti ن (@ECiotti) 26 Août 2014

Ce matin au micro de France Info, Najat Vallaud Belkacem s’est montrée indifférente face aux polémiques. « La polémique inutile, les débats stériles, les instrumentalisations insupportables de l’école n’auront pas leur place dans le ministère qui est le mien » . A 36 ans, elle devient la première ministre de l’Education. 

 

Après la démission collective du gouvernement Valls lundi dernier, le premier ministre avait 24 heures pour composer une nouvelle équipe. Mardi soir, le secrétaire général de l’Elysée a annoncé la composition du nouveau gouvernement.

Le remaniement de Manuel Valls est très limité. Douze ministres gardent le poste qu’ils avaient auparavant. Christiane Taubira, comme prévu, reste garde des sceaux, Laurent Fabius est toujours à la tête du ministère des Affaires étrangères, Ségolène Royal garde ses fonctions de ministre de l’écologie, Marisol Touraine est au Affaires sociales. Même statu quo pour Stéphane Le Foll (Agriculture et porte parole du gouvernement), Jean-Yves (La Défense), François Rebsamen (ministre du Travail et de l’emploi), Bernard Cazeneuve (ministre de l’Interieur), Sylvia Pinel (ministre du logement), George Pau-Langevin (ministre de l’outre mer) et Marylise Lebranchu (ministre de la décentralisation).

UN GOUVERNEMENT PLUS JEUNE

Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre des Droits des femmes, est désormais à la tête de l’Education nationale.  Elle remplace Benoit Hamon qui tenait précédemment ce poste. Emmanuel Macron,à seulement 36 ans, devient ministre de l’économie.  De son côté, Fleur Pellerin est promue à la Culture. Elle succède à Aurélie Filippetti qui a renoncé au gouvernement Valls II dans une lettre ouverte. Patrick Kanner devient ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. La parité est respectée : huit hommes et huit femmes sont en exercice dans la deuxième version du gouvernement Valls.

Cette toute nouvelle équipe tiendra son premier conseil des ministres aujourd’hui.  Les Français restent cependant perplexes face à ce remaniement. Selon un sondage de l’Institut Oxoda pour Le Parisien / Aujourd’hui en France, plus de 8 Français sur 10 jugent la politique qui sera conduite par  le gouvernement ni claire, ni efficace, ni juste.

 

Dans une lettre adressée à François Hollande et Manuel Valls publié dans Le Monde, Aurélie Filippetti explique les raisons pour lesquelles elle quitte le gouvernement. L’ancienne ministre y reproche notamment le manque d’écoute du duo politique.

Après deux ans à la tête du ministère de la Culture, Aurélie Filippetti a dû encaisser de nombreux coups. L’ancienne ministre a décidé de vider son sac et de régler ses comptes avec une lettre. Publiée dans Le Monde, ce message adressé à Manuel Valls et François a jeté un pavé dans la mare.

La ministre y explique clairement qu’elle  ne sera « pas candidate à un nouveau poste ministériel ». «Il y a un devoir de solidarité, mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis-à-vis de ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes. Je choisis pour ma part la loyauté à mes idéaux», écrit-elle.

Pour la ministre, malgré les désaccords qu’elle a pu rencontrer avec ses collègues, elle n’a jamais cessé de les soutenir. «Depuis deux années, malgré les difficultés, je n’ai jamais manqué à la solidarité gouvernementale ni à la loyauté (…) Je n’ai jamais fait prévaloir un quelconque intérêt personnel sur l’engagement personnel. » Elle a dû subir « une baisse sans précédent du budget du ministère de la Culture».

Invitée de Jean-Jacques Bourdin, Aurélie Filippetti justifie une fois de plus son départ. « »Il y a des moments où l’on doit choisir de reprendre sa liberté pour agir et ce n’est pas compatible avec l’appartenance au prochain gouvernement », a-t-elle expliqué sur BFMTV et RMC

Faible, ce n’est pas un adjectif qui puisse décrire Aurélie Filipetti. La politique a préféré quitter un gouvernement qui ne lui plaisait plus que de rester sans convictions. Dans ce dossier, l’ancienne ministre a le mérite d’être vraie. Ce qui est une qualité très rare dans le monde de la politique.

Lundi, Arnaud Montebourg faisait ses adieux au ministère de l’Economie. L’ancien ministre affirmait pendant sa conférence qu’ « il reprenait sa liberté. » Le défenseur du Made In France s’était dit prêt à « chercher du travail, comme beaucoup de Français ».

Arnaud Montebourg n’a pas sa langue dans sa poche. Après son coup de gueule à Frangy-en-Bresse, où il a sévèrement critiqué la politique de François Hollande, l’homme politique de 51 ans a tout simplement été viré à titre d’exemple. François Hollande est actuellement sur la sellette. Viré ceux qui le critiquent lui permet de renforcer un pouvoir qu’il n’a presque plus. Montebourg perçoit ce départ comme un retour au source : «Je vais prendre exemple sur Cincinnatus, ce général romain qui préféra quitter le pouvoir pour retourner à ses champs et à ses charrues. Je vais, puisque je n’ai pas de mandat et ne m’apprête pas à en solliciter d’autres, retourner travailler parmi les Français». 

ARNAUD MONTEBOURG, L’INSOUMI ?

Arnaud Montebourg se voit comme un frondeur, une alternative au socialisme traditionnel. En 2002, il créait avec Vincent Peillon « le Nouveau Parti Socialiste ». En quittant le gouvernement, Arnaud Montebourg ne cache pas son envie d’accéder à la tête du PS. Un but qui sera dure à atteindre ! En Juillet dernier, Le Monde publiait un sondage sur les présidentielles 2017. Montebourg n’obtenait que 10 % se retrouvant derrière François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon.

Cela eut l’effet d’une bombe ! Lundi, Manuel Valls présentait la démission de son gouvernement à François Hollande. Le chef de l’état, se trouvant dans une impasse politique, a accepté. C’est via un communiqué de presse de l’Elysée que la nouvelle a été annoncée.

Qui reste ? Qui part ? Ce sont les questions qui sont sur toutes les lèvres. Manuel Valls a eu 24 heures pour choisir un nouveau gouvernement. Une décision, plus que difficile, vu les critiques dont fait la présidence Hollande. Certains ministres n’ont pas attendu la déclaration du premier ministre et ont donc préféré démissionner.

LA BOMBE ARNAUD MONTEBOURG

Le ministre de l’Economie est à l’origine de l’implosion du gouvernement Valls. Lundi, Montebourg a annoncé « reprendre sa liberté. » lors d’une conférence à Bercy. . « Maintenant, je vais chercher du travail, comme beaucoup de Français », a-t-il déclaré sur TF1.

BENOIT HAMON, L’EFFRONTE

Invité sur le plateau du 20 heures de France 2, Benoit Hamon a annoncé son départ. Pour lui, « il aurait été incohérent qu’ (il) reste ». Pas rancunier, l’ancien ministre de l’Education est toujours prêt à soutenir le Parti Socialiste.

AURELIE FILIPETTI, LA LOYALE

Dans une lettre adressée à Manuel Valls et François Hollande, Aurélie Filipetti expose les raisons de son départ. « Il y a un devoir de solidarité, mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis-à-vis de ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes. Je choisis pour ma part la loyauté à mes idéaux». Pendant ce quinquennat, l’ancienne ministre de la Culture a du faire face à au gros dossier des intermittents du spectacle.

Pour l’instant, seule Christiane Taubira est sûre de garder son poste au gouvernement. La garde des sceaux est l’une des ministres les plus populaires. Manuel Valls présentera son nouveau gouvernement ce soir à 18h30. Le premier n’aura duré que 147 jours.

Coup de théâtre dans le monde politique français. Manuel Valls a donné aujourd’hui la démission de son gouvernement à François Hollande. Une décision du premier ministre qui fait suite aux propos d’Arnaud Montebourg sur la politique économique du gouvernement.

Action, réaction ! Suite aux propos d’Arnaud Montebourg ce week-end, où le ministre de l’économie exprimait son opposition à la politique économique du pays, Manuel Valls a décidé d’utiliser les grands moyens. Le premier ministre avait indiqué que le ministre « avait franchi la ligne jaune ».

Aux grands maux, les grands remèdes ! Manuel Valls a tout simplement commencer cette rentrée politique en proposant la démission de son gouvernement. Proposition que François Hollande a acceptée. C’est dans un communiqué de presse que le gouvernement a fait part de la nouvelle.

Manuel Valls a donc une journée pour présenter son nouveau gouvernement. L’annonce sera faite demain. Le chef de l’Etat, de son côté, attend de son premier ministre « de constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu’il a lui-même définies ».

François Hollande, le nouvel homme à abattre ? Le chef de l’Etat doit faire aux critiques d’Oliver Besancenot qui qualifie la politique du parti de « merde. »

Le chef du Nouveau parti anticapitaliste n’a pas sa langue dans sa poche. Le postier a appelé à « un contre sommet social » au micro d’Europe 1. Le but ? Lutter contre la « politique de merde » du Parti Socialiste.

« La proposition unitaire que je formule ce matin à toute la gauche non gouvernementale c’est d’organiser un contre sommet social vu la teneur des réformes qui ont d’ores et déjà étaient annoncées », a explique l’homme politique. « Jusqu’à présent ils (Manuel Valls et François Hollande) savaient qu’ils allaient dans un mur et maintenant ils y vont en roue arrière, c’est-à-dire encore plus vite », a lancé Olivier Besancenot.

François Hollande n’a décidément donc pas le droit à l’erreur. Suite à ses annonces faites dans le journal Le Monde, les Français attendent beaucoup du chef de l’Etat.

 

Alors que les écologistes font leur rentrée politique aujourd’hui, l’ex chef des Verts Cécile Duflot crée la polémique avec De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion. Ce livre retrace ses deux années passées au gouvernement.

Rentrer politique fracassante pour Cécile Duflot ! L’ancienne patronne des écologistes va sortir un livre sur ses deux ans au gouvernement. Prévu pour le 25 aout, le livre fait déjà grincer des dents. La ministre, qui a démissionné du gouvernement Ayrault en juin 2012, en a profité pour régler ses comptes.

«À force d’avoir voulu être le président de tous, François Hollande n’a su être le président de personne», explique l’écologiste. «Faute d’avoir voulu être un président de gauche, il n’a jamais trouvé ni sa base sociale ni ses soutiens. Cela n’est pas une question de tempérament, c’est la conséquence d’une succession de choix souvent inattendus et, parfois, incohérents entre eux. Il n’est pas mou, mais parfois il est hésitant. Il sait décider, mais il préfère quand la décision vient toute seule, ou quand tout le monde l’accepte. C’est bien plus confortable», juge-t-elle.

Les réactions du parti au gouvernement se sont faites vite entendre. «Sa posture est un manque de considération envers la fonction de ministre qu’elle a exercé, envers les Français et envers le gouvernement», réplique Najat Vallaud-Belkacem sur le plateau de BFM-TV.

Manuel Valls s’est montré beaucoup plus dur envers son ex collègue. «De tous les ministres d’Ayrault, c’est elle qui porte la plus grande responsabilité sur ce qui n’a pas fonctionné pendant les deux premières années du quinquennat. Car Duflot a mené une politique qui a conduit à l’effondrement de la construction. Un effondrement qui coûte à la France de 0,4 à 0,5% de croissance en moins aujourd’hui» a confié en off le premier ministre.

Dans une interview accordée à Paris Match, Brigitte Bardot apporte une nouvelle fois son soutien au front national. L’icône des années 60 va jusqu’à comparer Marine Le Pen à Jeanne D’Arc.

Aujourd’hui, Paris Match publie une entrevue avec Brigitte Bardot l’une des plus grandes icones des années 60. La comédienne, de 79 ans, déclare sa flamme à Marine Le Pen : «Je souhaite qu’elle sauve la France, elle est la Jeanne d’Arc du XXIè siècle!» 

BB n’a jamais caché son engouement pour le parti d’extrême droite. «Je suis française “de souche lointaine” et fière de l’être. Je déplore simplement que mon si beau pays se détériore à tous les points de vue. C’est criminel de le soumettre à la bassesse» . En 2012, la comédienne de « Et Dieu…créa la femme » félicitait Marine Le Pen dans les colonnes du Nice Matin pour « avoir dédiabolisé le FN » .

Brigitte Bardot n’en est pas à son premier coup d’essai. La comédienne a été condamnée 5 fois pour « incitation à la haine raciale ».

Aujourd’hui se tient le premier Conseil des ministres de la rentrée 2014. François Hollande attend beaucoup de cette rencontre. Dans une interview accordée au monde, le chef de l’état en a profité pour exposer son plan d’attaque.

Rentrée 2014 oblige, tous les yeux sont rivés sur François Hollande et son gouvernement. Pour répondre aux critiques, le chef de l’Etat a exposé les mesures qu’il compte prendre pour améliorer le sort de la France. Le Président de la République prévoit d’ « accélérer les réformes ». Il se veut ferme : « Je maintiens le cap et je force l’allure ».

Niveau économie, François Hollande prévoit de fusionner le RSA et la prime pour l’emploi. L’objectif ? « Favoriser la reprise du travail et améliorer la rémunération des salariés précaires » selon le président. Une évolution du barème de l’impôt sur le revenu est aussi une de ses priorités. Un changement de cap sur la législation du travail le dimanche est également prévu.

François Hollande a tenu également à s’exprimer sur le dossier syrien. Il confirme pour la toute première fois que la France a aidé « la rébellion syrienne démocratique ».

Il reste maintenant à savoir si ces réformes vont avoir le résultat escompté. Selon un sondage IFOP pour le JDD, 8 Français sur 10 ne font pas confiance au gouvernement.

Aujourd’hui, Alain Juppé a annoncé via son blog sa candidature au présidentiel de 2017. L’ex premier ministre se présentera aux primaires UMP.

Alain Juppé voit grand. Sur son blog, l’homme politique annonce : «J’ai décidé d’être candidat le moment venu, aux primaires de l’avenir» écrit-il dans un billet intitulé «2017, bientôt. » Le co-président de l’UMP n’est pas le seul à convoiter ce poste. NKM, François Fillon, Xavier Bertrand sont aussi en lice pour les primaires du parti de droite.

Alain Juppé débute son article en dressant la situation actuelle du monde. « Le monde autour de nous est secoué de terribles crises. Dans le voisinage oriental de l’Union Européenne, le Président Poutine applique méthodiquement sa stratégie de reconstitution de l’empire perdu .(…) Quant au Proche-Orient, c’est un épouvantable chaos , et un chaos durable. »

N’hésitant pas à tacler le gouvernement actuel, affirmant que « le Président de la République et s on Premier Ministre ont perdu la confiance des Français. ». Alain Juppé se dit prêt à remettre la France sur pieds. «Redonner confiance aux Français, (…) confiance surtout dans la France qui, malgré toutes les difficultés du moment présent, dispose d’atouts magnifiques pour réussir dans le monde qui vient.»

«On aura compris que j’ai envie de participer à cette belle construction. C’est pourquoi j’ai décidé d’être candidat, le moment venu, aux primaires de l’avenir. Il reste moins de deux ans pour les organiser (car le bon sens voudrait qu’elles aient lieu au printemps 2016). C’est un bon délai» conclut Alain Juppé.

Aujourd’hui, Nadine Morano a publié sur son compte Facebook une photo d’une femme voilée rencontrée sur la plage. L’occasion, pour la femme politique de faire un plaidoyer sur le droit des femmes et de donner des leçons par la même occasion.

Nadine Morano ne semble pas avoir appris de ses erreurs. Après s’être humiliée sur le plateau de C à Vous en juin 2012 en affirmant ne pas être raciste car sa « meilleure amie qui est tchadienne est plus noire qu’une arabe ». La politique continue de s’enliser dans l’ignorance et la bêtise.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=6s6gMOjVwYw[/youtube]

Aujourd’hui, Nadine Morano a publié sur sa page Facebook un billet d’humeur après avoir rencontré une femme voilée sur la plage. Elle tente à travers ce long message de défendre la liberté des femmes.

« Sous un chaud soleil, sur une plage de France, bondée de vacanciers en maillots de bain, un couple est arrivé. Un homme vêtu d’un short et d’un maillot manches courtes accompagné d’une femme vêtue, d’une tunique manches longues, d’un pantalon et d’un voile. En quelques minutes, l’homme se mit en maillot de bain exhibant un corps bien fait, pendant que la dame s’asseyait toute habillée, bien sagement sur le sable.Il se dirigea seul, vers la mer. Heureux de profiter d’un bon bain, il adressait à sa douce soumise, seule, entourée de corps en tenue de plage, des signes de la main. Lui, a donc le droit de se déshabiller, de se baigner, elle non ! Défiance envers la femme, défiance envers ses congénères masculins…Voir cela sur le territoire des droits de l’Homme est exaspérant ! »

Nadine Morano, qui se dit défenseuse des droits des femmes, ose traiter cette femme de « douce soumise ». Nadine Morano s’explique : « Lorsqu’on choisit de venir en France, Etat de droit, laïc, on se doit de respecter notre culture et la liberté des femmes. Sinon, on va ailleurs !! Lorsqu’une Française se déplace dans un pays où la culture est différente, elle respecte et ne se présente pas en tenue de Bardot… ». Argument totalement invalide car les pays musulmans contrairement à la France ne séparent pas la religion de l’Etat.

Cerise sur le gâteau, Nadine fait la leçon aux musulmans de France. « Qu’on ne vienne pas me rétorquer encore une fois l’Islam…Je demande aux musulmans qui ont choisi de vivre en France et de s’y intégrer, aux Français de confession musulmane que nous respectons, de défendre avec moi, une simple réalité : La France n’est pas un Etat religieux, on peut y pratiquer sa religion en respectant avant tout le droit. La France est un Etat laïc : Il convient de l’aimer, de respecter sa culture et le droit des femmes, l’égalité entre les hommes et les femmes ou il convient d’aller vivre ailleurs ! »

Pourquoi voir les femmes voilées comme des femmes opprimées ? Si certaines sont forcées à se voiler, d’autres choisissent librement de le porter. Se voulant défenseuse de la cause féminine, Nadine Morano attise le feu de l’islamophobie. Comme si la France avait besoin de ça en ce moment !

 

 

 

 

 

 

 

 

Sale temps pour le gouvernement français. Hier, Manuel Valls s’est attiré les foudres de la droite comme de la gauche après avoir affirmé ne pas vouloir changer de politique.

Quel avenir pour la France ? Après que l’INSEE ait annoncé jeudi dernier que la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) était nulle, Manuel Valls s’est exprimé sur la stratégie à appliquer pour améliorer le sort économique du pays. Le remède ? La patience. Le premier ministre prône un discours de vérité.

« La politique que le président de la République a décidé de mettre en œuvre nécessite du temps pour produire des résultats. Mais il est hors de question d’en changer. Le pacte de responsabilité et ses 41 milliards de baisse du coût du travail vont véritablement entrer en œuvre maintenant. »

Les Français semblent exaspérés. Selon un sondage IFOP, plus de huit sur dix n’ont plus confiance en François Hollande et son gouvernement. Ne parlons même pas de la cote de popularité du chef de l’Etat, elle stagne depuis des mois et reste en dessous des 20%.

Michel Sapin semble avoir du mal avec le 21e siècle. Dans une interview pour le magazine Opinion,  le ministre des Finances n’a pas hésité à montrer son hostilité envers la technologie.

« Moins geek que Michel Sapin, c’est impossible » . C’est la conclusion du quotidien l’Opinion. Dans une interview pour le magazine, le ministre des Finances a expliqué son rapport à la technologie.

Interrogé sur la marque de son téléphone, Michel Sapin ne réussit pas à distinguer la marque. « Le machin avec la pomme, c’est ça ? » a répondu le Ministre des Finances.  Il n’utilise son téléphone que pour téléphoner, envoyer des sms et lire des dépêches.

Sapin a profité de cette entrevue pour descendre Twitter. Il décrit le réseau social comme une « imbécillité et appauvrissement ». Même sort pour les selfies, ces autoportraits au smartphone font « des gueules de batraciens ».

Sur le site  Egalité et réconciliation d’Alain Soral, on découvre une vidéo plus qu’effrayante. L’enregistrement montre un stage d’entrainement organisé par un mouvement qui  se nomme « Prenons le maquis » .

Dans cette vidéo, effacé depuis quelques heures, on peut voir des hommes au crâne rasé s’entrainer au combat. Cette entrainement forme également aux rudiments des premiers soins. Ce stage de commando se déroule dans la forêt de Fontainebleau sur un week end.

Une formation qui a beaucoup de succès, Alain Soral, proche de Dieudonné, prévoit d’organiser un autre campement à la fin du mois d’aout .

LE PS INQUIET

Face à ce nouveau projet, le PS s’inquiète que «Alain Soral organise via son site « égalité et réconciliation » des stages dont la nature belliqueuse ne fait aucun doute». Le Parti Socialiste «s’émeut de voir ce mouvement idéologiquement violent et politiquement d’extrême droite organiser des stages d’entrainement dans la forêt de fontainebleau sous prétexte de retour à la nature». Le parti de gauche appelle donc «les pouvoirs publics à la plus grande vigilance».

Dans une interview pour Valeurs Actuelles, Nicolas Sarkozy affirme « ne pas avoir pris (s)a décision » concernant la reprise de l’UMP. Des propos qui questionnent une fois de plus sur l’avenir du parti.

Qui reprendra la tête de l’UMP ? Tous les espoirs étaient tournés vers Nicolas Sarkozy. Plus d’un mois après sa mise en examen pour corruption dans l’affaire des écoutes, l’ancien chef de l’état s’est confié à Valeurs Actuelles. Dans cette interview, il avoue qu’il hésite encore.

« Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de la décision de mon plaisir. Je n’ai aucune revanche à prendre sur quiconque. Que l’on parle de mon retour dans la vie politique, c’est déjà miraculeux en soi. Cela veut dire que cette idée du retour est inscrite dans les têtes et dans les esprits. A partir de ce moment-là, une très grande partie du chemin est faite. Le plus dur dans la vie, ce n’est pas la décision du retour, mais celle du départ. Quand, comment et pour quoi faire ? Car le départ, cela peut signifier partir loin ou bien, au contraire, un nouveau départ. C’est d’ailleurs ce que j’avais expliqué, le 6 mai 2012, dans mon discours à la Mutualité. »

L’élection du nouveau président de l’UMP doit se dérouler le 29 Novembre prochain. Selon un sondage YouGov pour Le Huffington Post et i-Télé publié en juillet ,  81 % des sympathisants de l’UMP souhaiterait voir Nicolas Sarkozy candidat.

Aujourd’hui, François Hollande s’est rendu à Liège pour commémorer la Première Guerre Mondiale. Alors qu’il y a 100 ans, la Belgique se faisait envahir par l’Allemagne, les autres dirigeants présents ont appelé « à tirer des leçons du passé. »

80 pays engagés dans la Première Guerre Mondiale se sont retrouvés à Liège aujourd’hui. Le Roi Felipe d’Espagne, ou encore Kate et William Windsor ont fait le déplacement. L’occasion pour François Hollande de s’exprimer sur les conflits qui agitent le monde entier.

« Quand je vois ce qui se passe pour les Chrétiens d’Irak, les minorités en Syrie, les massacres tous les jours. Ce qui se produit également comme massacres à Gaza. Vingt six jours de conflit, nous devons agir», a expliqué le président de la république. «Quand il se passe ce qui se passe en Ukraine, quand nous savons qu’il y a des massacres tous les jours au Proche et au Moyen-Orient, nous devons agir», a-t-il insisté.

Pour François Hollande, l’Europe doit «être à l’action, à l’initiative au plan international». «Il n’y a pas un gendarme du monde», a poursuivi le chef de l’etat, «il y a le monde qui est organisé avec les Nations unies pour faire prévaloir le droit et il y a l’Europe qui doit être un continent de paix, pas simplement pour elle-même mais pour le monde entier».

Il y a 100 ans disparaissait Jean Jaurès. Grand figure de la politique socialiste française, Jaurès reste graver dans l’histoire de la politique française. Encore aujourd’hui, de nombreux politiques se disputent son héritage.

Le 31 Juillet 1914, Jean Jaurès se faisait assassiner au Café Croissant rue Montmartre par un étudiant nationaliste. Dès lors, le fondateur de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) devient un symbole politique. De François Mitterand à Nicolas Sarkozy en passant par François Hollande, ils récupèrent tous le personnage.

Peu importe leur place dans l’échiquier politique de nombreux politiciens sont atteints de la Jaurèsmania. Nicolas Sarkozy déclarait pendant sa campagne de 2007 « Je suis l’héritier de Jaurès ». Marine Le Pen s’y met aussi en 2011 en clamant « À celui qui n’a plus rien, la patrie est son seul bien’, disait Jaurès en son temps, lui aussi trahi par la gauche du FMI [Fonds monétaire international, NDLR]. » François Bayrou, Manuel Valls ils en parlent tous.

Pour François Hollande, l’expérience de réappropriation a été plutôt douloureuse. Le 23 Avril dernier, le chef de l’Etat s’est rendu à Carnaux la ville qui le fit député. Le président de la République a été accueilli avec des cries et des huées : «  Jaurès n’était pas comme vous ! ».

Exaspéré, Jean-Luc Mélenchon le co-président du Front de Gauche, a parfaitement résumé cette volonté de se réapproprier  : « Faire parler les morts pour endormir les vivants ! ».

Nicolas Sarkozy fait face à un nouvel épisode judiciaire. La campagne de 2007 de l’ancien président de la République fait l’objet d’une enquête. Il est soupçonné de l’avoir financé illégalement.

Et un autre scandale, un ! Nicolas Sarkozy, tout comme son parti l’UMP, croule sous les casseroles. Après l’affaire Bygmalion, l’ancien chef de l’état est, selon 20 minute,s visé par une enquête préliminaire. Les recherches visent un système de fausses factures qui auraient permis de détourner de l’argent.

La liste des ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy continue de s’allonger. Entre sa mise en examen pour « trafic d’influence, corruption active et recel de violation du secret de l’instruction, le financement de sa campagne 2007, l’affaire Bygmalion, l’ancien président est dans de sales draps.

Des problèmes qui risquent de mettre à mal son projet de retour sur la scène politique.

Hier, la Haute autorité pour la transparence de la vie politique a publié les déclarations d’intérêts et d’activités des députés et des sénateurs. Le but étant que les élus ne s’enrichissent pas pendant leurs mandats.

 La crise ? Un terme que certains parlementaires ne connaissent pas. Jeudi dernier, la Haute autorité pour la transparence de la vie politique ont dévoilé au public les revenus des élus.

«Cette publicité assure la transparence des liens d’intérêts qui, sans nécessairement constituer des conflits d’intérêts, permettent à chacun de veiller à leur prévention», indique la Hatvp dans un communiqué. «A la suite de cette publication, la Haute Autorité poursuivra le contrôle des éléments rendus publics. Par ailleurs, elle pourra être saisie de demandes d’avis par les élus sur des questions déontologiques», ajoute l’organisation.

Et les résultats ne sont pas étonnants. Une vingtaine de parlementaire gagne plus de 100 000 euros par an. Parmi eux, Serge Dassault, et son fils Oliver, Luc Chatel… Les élus outre leurs postes de parlementaire sont avocats, conférencier, chefs d’entreprises…

Dans un contexte tendu économiquement parlant, la publication de ce dossier montre une fois de plus que les riches deviennent encore plus riches et que les pauvres, eux, s’appauvrissent toujours autant .

Sale temps pour l’UMP ! Aujourd’hui, l’hebdomadaire Valeurs Actuelles sort une énième casserole sur l’UMP. Le parti aurait dépensé des fortunes pour les voyages en avion de François Fillon…

Nicolas Sarkozy avait prononcé cette jolie phrase en 2005 « On va nettoyer au Karcher la cité ». Et bien c’est son propre parti qu’il devrait nettoyer car des dossiers sur l’UMP sont lâchés tous les jours…

Après l’affaire Bygmalion, Nadia Copé qui voyage à l’œil, Rachida Dati qui se fait payer ses factures de téléphones, c’est désormais au tour de François Fillon d’être dans l’œil du cyclone. Selon Valeurs Actuelles, l’UMP aurait dépensé plus 300 000 € pour payer les frais d’avion de François Fillon.

Grande surprise ! François Fillon ne nie pas ! Dans un communiqué publié mardi soir, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy confit que cette information « ne devrait prêter à aucune controverse » et indique « pour des raisons de sécurité, et de réactivité, l’usage d’avions privés s’est souvent imposé. ».

Et dire que Jean-François Copé a réussi à récolter 8,3 millions d’euros donnés par des partisans. Maintenant nous savons d’où viennent les dettes du parti.

De passage au festival d’Avignon, Aurélie Filippetti a du faire face à la fronde des intermittents du spectacle. Hier soir, la ministre de la culture a été prise à partie par une dizaine d’intermittents. Slogans hostiles scandés qui ont du précipiter le départ de la ministre. « La ministre est arrivée vers 16h30. On a parlé, je lui ai fait part de ce que le Off souhaitait. On a fait un tour du village », a expliqué Greg Germain. « Et puis sont arrivés les énervés (…) comme d’habitude une vingtaine de brailleurs qui hurlaient ‘on ne veut pas de vous' », a-t-il ajouté. « On a appris qu’elle était au village du off, donc on s’y est précipité. Elle était attendue, et on a scandé des mots d’ordre pour dire ‘dehors, dehors les enfumeurs' », a raconté de son côté Marc Slyper, de la CGT spectacle. « Elle n’a pas essayé de parler. Elle est partie, ce qu’on lui disait de faire. Elle a rejoint sa voiture, elle est partie en courant », a-t-il conclu.

Les intermittents ne se sont pas arrêtés là et ont tout simplement décidé de snober la ministre. La cause ? La reforme des chômages. Tous les intermittents du spectacle sont soumis au même régime. En plus de leurs salaires mensuelles, ils touchent une allocation chômage d’environ 1100 €. Le gouvernement souhaite augmenter les cotisations et instaurer un plafond à ne pas dépasser pour les allocations.

Pas de pitié pour le peuple ! Ce changement radical du système de chômage a pour but de faire des économies à la France. La réforme issue de l’accord du 22 mars doit générer environ 165 millions d’euros.

   

François Fillon et Nicolas Sarkozy, meilleurs ennemis ? Il semblerait que l’ancien premier ministre et l’ex chef de l’état n’aient toujours pas trouvé un terrain d’entente. Les rancoeurs seraient toujours d’actualité selon Le Canard Enchaîné.

Selon le magazine satyrique, François Fillon aurait flingué l’ancien président de la république en off. «Sarkozy finira devant la justice, pas devant les Français. En 2017, il en sera encore à ses rendez-vous avec les juges et ne pourra pas se présenter à la présidentielle», a prédit le député de Paris. L’unité au sein de l’UMP, ce n’est pas pour maintenant ! De 2007 à 2012, François Fillon était le premier ministre de Nicolas Sarkozy. Ce quinquennat a été marqué par des tensions  entre les deux hommes politiques.

Et un coup dur de plus ! Nicolas Sarkozy incarne ou plutôt incarnait le grand sauveur de l’UMP. Sa mission était de remettre le parti sur pieds. Mauvais timing, l’ancien chef de l’état est mis en cause dans une affaire de corruption. François Fillon pourra-t-il sauver l’UMP ? La suite dans le prochain épisode…

La justice a tranché ! Anne-Sophie Leclère, ex-tête de liste FN aux municipales dans les Ardennes a été condamnée hier par le tribunal de grande instance de Cayenne en Guyane à 9 mois de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité et 50 000 € d’amende pour avoir comparé la Garde des Sceaux, Christiane Taubira à un singe.

Dès lors, les réactions politiques se sont multipliées. Du côté du FN, Florian Fillipot a jugé cette décision « grotesquement disproportionné si l’on compare à d’autres coupables», a affirmé le vice-président du parti sur BFM TV. Pour Stéphane Le Foll, la décision du tribunal de grande instance est totalement justifié : « Ce qui est révoltant, c’est ce qui a été dit par cette candidate du Front National. Comparer Christiane Taubira à une guenon, c’est parfaitement révoltant, inadmissible et c’est condamnable. Je ne porte pas de jugement sur le jugement, je condamne ce qui est un acte de racisme» a confié le porte parole du gouvernement sur France ce matin.

Comparée à d’autres crimes, cette condamnation de 9 mois de prison ferme semble disproportionnée. Cependant, Anne-Sophie Leclère ne pouvait pas s’en sortir indem. Cette sanction servira désormais d’exemples à tout ceux qui se permettront de bafouer une personne à cause de sa couleur de peau. 2014 et des personnes se permettent toujours de comparer une femme noire à un singe ? C’est inacceptable ! La France se trouve actuellement dans un climat raciste et xénophobe et laissez ces pensées nauséabondes se démocratiser ne ferait qu’empirer les choses !

 

Comme chaque année à l’occasion de la fête nationale tenue le 14 Juillet, le président de la République est amené à s’exprimer devant les Français. N’échappant pas à la tradition, François Hollande s’est expliqué devant la France entière hier midi.

Interviewé par les deux journalistes Gilles Bouleau et David Pujadas, le chef d’Etat français a abordé tous les problèmes qui préoccupent le pays comme la croissance, l’affaire Sarkozy : « Je suis le président de la République, je dois poser des principes : l’indépendance de la justice. Nul ne doit intervenir, encore moins au sommet de l’Etat. Ceux qui peuvent imaginer qu’ici on puisse avoir une influence sur la justice ne comprennent rien à mon état de pensée. » ou encore le déferlement antisémite apparu dernièrement.

« Je ne veux pas qu’il y ait des conséquences en France. Le conflit israélo-palestinien ne peut pas s’importer. Il ne peut pas y avoir d’intrusion dans les lieux de culte. Il n’y aura aucune indulgence pour cela. » a déclaré François Hollande.

Face à une allocution peu convaincante, l’opposition s’est déchaînée sur Twitter ou dans des communiqués. Luc Chatel, le secrétaire générale de l’UMP, n’a pas fait dans la dentelle. « [François] Hollande semble hésiter entre déni et impuissance. M. Hollande a donné aujourd’hui le sentiment de n’être plus que le commentateur de ses propres échecs (…). » Le député UMP Thierry Mariani y va encore plus fort sur le réseau social : « Hollande… en fait, c’est toujours DEMAIN !!!!! Aucune remise en cause de son bilan. AVEUGLEMENT total sur l’échec de ses 2 premières années. »

Avec une côte de popularité de 20 %, François Hollande a de plus de plus du mal à retrouver la confiance des Français. Le désamour se fait sentir et il n’est pas prêt de disparaître…

UMP (Union pour un Mouvement Populaire) : Parti politique de droite français crée au début des années 2000 en théorie. L’UMP se définit désormais comme un parti en plein naufrage. Depuis la publication mardi dernier des comptes de l’UMP, le parti politique fait face à de nombreux scandales financiers. Entre Nadia Copé qui bénéficie de billets d’avions gratuits ou encore  Rachida Dati qui se fait payer ses factures de téléphone, l’UMP est dans une période assez trouble.

Heureusement pour le parti, Bruno Le Maire, député de l’Eure, a trouvé la solution : passer un coup de balai. « J’ai été stupéfait par l’enchaînement des révélations sur ce qu’il se passe à l’UMP, stupéfait et inquiet de voir les déchirements dans ma famille politique. Ça me confirme dans mon combat : il faut tourner la page du passé » a-t-il déclaré aujourd’hui pendant l’émission Questions d’info sur LCP.

Pour « sauver l’honneur perdu de l’UMP», M. Le Maire a plein de bonnes idées ingénieuses. Invité sur le plateau de LCI, l’homme politique a donné quelques conseils à ses camarades de l’UMP comme « avoir une hygiène de vie un peu plus saine ». En vrai coach de vie, il leur conseille de « faire du sport, prendre leurs baskets, se détendre, se coucher tôt, s’occuper de leur famille, prendre des vacances » pour « retrouver la sérénité. » Bruno Le Maire aurait-il trouvé la solution miracle pour sortir l’UMP du pétrin ? L’espoir fait vivre…

Suite aux résultats de l’audit financier de l’UMP, les folles dépenses du parti sont connues de tous. Après les révélations du JDD dimanche dernier sur Nadia Copé, c’est maintenant au tour du Canard Enchainé de lâcher des dossiers !

Selon l’hebdomadaire français, l’UMP aurait remboursé 10 000 € de factures de téléphone par an à Rachida Dati. L’eurodéputé utiliserait deux téléphones dont les factures mensuelles avoisineraient les 900 €.

Ni une ni deux, l’ancienne garde des Sceaux s’est défendue sur Twitter affirmant que cette révélation était fausse. « Jamais aucun frais personnel me concernant n’a été pris en charge par l’UMP. Jamais!» dénonçant au passage les« voyous et délateurs qui balancent ».

Le grand déballage de l’UMP n’a pas fait que commencer. Quelles seront les prochaines casseroles du parti politique ? La suite dans le prochain épisode.

Invitée de Gilles Bouleau sur le plateau de TF1 hier soir, Hillary Clinton en a profité pour régler ses comptes avec Vladimir Poutine. En effet, l’ancienne secrétaire d’Etat des Etats-Unis avait comparé le chef d’Etat Russe à Hitler. (Point Godwin atteint !)

Pour se venger, Poutine s’était empressée de l’insulter de « femme faible ». Pas vexée pour un sou, Madame Clinton s’est dite habituée aux insultes sexistes. « Ce n’est pas le premier dirigeant à faire un commentaire sexiste sur une femme qui occupe une position officielle. » ironise-t-elle. Sa relation avec Vladimir Poutine ne risque pas de s’améliorer de sitôt: «Le Président Poutine et moi-même avons beaucoup de désaccords, en public et en privé », continue-t-elle.

Hillary Clinton n’a pas besoin de la validation des hommes pour continuer son ascension. La femme de l’ancien président Bill Clinton prévoit de déposer sa candidature pour les présidentielles en 2016.

 

Après l’affaire Bygmalion, Jean-François Copé est de nouveau mêlé à un scandale financier au sein de l’UMP. Le Journal du Dimanche a rêvélé hier que l’UMP aurait payé plus de 24 000 € de billets d’avion à Nadia Copé, l’épouse de l’ex président du parti. C’est un audit interne à l’UMP qui a révélé cette histoire.

Alors que la dette de l’UMP avoisine les 80 millions d’euros, Jean-François Copé utiliserait l’argent des militants pour payer des voyages à sa femme. En 2013, le parti avait lancé une collecte pour renflouer les caisses. Résultat ? 11 millions d’euros collectés.Dans l’entourage de Jean-François Copé, aucune gêne. Ils « assument » sans honte ces dépenses. « Madame Copé se déplaçait dans des visites officielles, en application de la doctrine mise en place par les prédécesseurs» de Jean-François Copé, confit son entourage à l’AFP.

Des révélations sur l’UMP qui ne risque pas de s’arrêter ! Le rapport de l’audit interne de l’UMP devrait être publié demain. Quels seront les nouveaux rebondissements des feux de l’UMP ? La suite dans le prochain épisode….

Après avoir été mis en examen pour « corruption active », « trafic d’influence » et « recel de violation du secret professionnel » dans la nuit du mardi 1er juillet au mercredi 2 juillet,  Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur TF1 et Europe 1 pour mettre les choses au clair. En face de lui, Jean-Pierre Elkabach et Gilles Bouleau prêts à en découdre.

Dès les premières minutes, Nicolas Sarkozy parle de machination. Il se sent victime d’une « instrumentalisation politique d’une partie de la justice. » Il assure que « tout est fait pour (lui) donner une image qui n’est pas conforme à la vérité. » Nicolas Sarkozy serait donc une pauvre petite victime, on en aurait presque la larme à l’œil. L’ex président de la République ne s’arrête pas là et jure aux Français qu’il est innocent. « Je n’ai jamais trahi leur confiance. Jamais je n’ai commis un acte contraire aux princes Républicains ou à l’état de droit ».

20 min d’interview où Nicolas Sarkozy se victimise et il fait tout pour faire pleurer dans les chaumières. Victime d’une instrumentalisation ? Non ! Comme chaque citoyen, l’ancien chef de l’état doit répondre de ses actes devant la justice.

 

Pendant que Marine Le Pen et le FN mènent une guerre sans merci aux supporters de l’Algérie. Son père, Jean-Marie Le Pen salue la performance de l’équipe algérienne sur Twitter. « Bravo aux équipes de France et d’Allemagne sélectionnées. Mais aussi chapeau pour l’équipe d’Algérie. » a tweeté le président d’honneur du Front National .

Un message qui a étonné de nombreux twittos. Contacté par la rédaction du Figaro, Jean Marie Le Pen s’étonne des réactions suscitées par son tweet. Il confie avoir simplement partager « une opinion sportive ». « J’ai écrit bravo à l’Allemagne et à la France mais aussi à l’équipe algérienne. Qu’est-ce qui vous étonne ? Je ne félicite pas les supporteurs, je félicite l’équipe. J’ai apprécié la qualité de son jeu, la pugnacité d’une équipe qui n’est pas considérée comme une équipe de premier plan et qui s’est battu sportivement.» a  conclu Jean-Marie Le Pen.

Après avoir passé 15 heures en garde à vue, Nicolas Sarkozy a été relâché ce matin vers les 2 heures du matin. L’ancien président est accusé de « recel de violation du secret professionnel », « corruption » et « traffic d’influence actifs ». Si Nicolas Sarkozy est jugé coupable, l’ancien chef de l’état risque gros.

Avec trois chefs d’accusation, Nicolas Sarkozy risque de passer de nombreuses années en prison. Pour « trafic d’influence actifs », il risque 5 ans de prison et 500 000 euros d’amende. Pour « corruption », il risque 10 ans de prison. Il sera également interdit d’exercer une fonction ou une profession publique. Il ne pourra plus figurer sur les listes électorales.

Nicolas Sarkzoy est soupçonné d’avoir corrompu Gilbert Aizibert qui est  un magistrat de la Cour de Cassation. Nicolas Sarkozy lui aurait proposé un prestigieux poste contre des informations sur les procédures qui le visent. C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat est placé en garde à vue en France.

Mauvaise nouvelle pour le clan Sarkozy. Tôt ce matin, Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue dans le cadre d’une affaire de trafic d’influence. Il est soupçonné d’avoir corrompu Gilbert Aizibert qui est un magistrat de la Cour de Cassation. Nicolas Sarkozy lui aurait proposé un prestigieux poste contre des informations sur les procédures qui le visent. C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat est placé en garde à vue en France.

Une nouvelle qui commence à faire paniquer le clan Sarkozyste. Ce matin, Valérie Debord déléguée générale adjointe de l’UMP parle d’acharnement contre Nicolas Sarkozy. «L’acharnement est tel contre l’ancien président de la République… A chaque fois qu’il évoque son éventuel retour aux affaires, étonnamment, il est inquiété par une affaire de justice qui immédiatement fait pschitt : Bettencourt, Karachi, on voit bien… C’est vrai que ça commence à devenir lassant pour ses supporteurs, je pense que ça commence à devenir lassant pour les Français aussi qui, en la matière, voient une forme d’instrumentalisation de la justice contre un homme, contre le retour d’un homme et je ne suis pas sûre que ce soit la bonne façon de rendre la justice au nom du peuple», déclare-t-elle sur BFMTV.

Sarkozy victime d’une machination ? Valérie Debord va trop loin, la justice fait juste son travail comme le concède le porte parole du gouvernement Stéphane Le Foll « «La justice enquête, elle doit aller jusqu’au bout, Nicolas Sarkozy est un justiciable comme les autres».

Le  groupe Indochine s’est toujours montré tolérant. Résident au Stade de France pour deux concerts, le groupe de rock français en a profité pour régler ses comptes avec Christine Boutin. La présidente d’honneur du Parti chrétien-démocrate était l’invitée surprise du concert du groupe de Nicolas Sirkis.

Juste avant le début de College Boy, la tête de Christine Boutin a été affichée sur grand écran, en fond sonore  nous pouvions entendre ses déclarations sur les homosexuels «malades de la tête» qui «doivent être enfermés à perpétuité». Les 80 000 spectateurs présents n’ont pas hésité à la siffler et la huer.

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Christine Boutin a réagit sur Twitter. «Et moi qui suis fan d’Indochine !!! Dommage, je reste fan ! C’est mon coté catho.» Christine Boutin fan d’Indochine ? Les twittos n’ont pas hésité à donner leurs avis et ils n’ont pas été tendres. « Ne vous prétendez pas ce que vous n’êtes pas ! Fan d Indochine – qui sait – mais alors catholique, pas du tout ! » ou « Ni fan ni catho pauvre femme abjecte et puante. » 

La mairie de Nice a décidé d’employer les grands moyens ! Jusqu’à la fin de la Coupe du Monde, il est strictement interdit de brandir des drapeaux étrangers dans la ville de 18h à 4h du matin. L’arrêté municipal a pour but de « maintenir l’ordre et la tranquillité publique et éviter les débordements, comme ceux qui ont pu se dérouler dans la nuit du 26 au 27 juin dans l’agglomération parisienne, dans la région lyonnaise, à Marseille et dans le Nord».

Une décision qui semble exagérée ! Le soir de la qualification des fennecs pour les 8e de final le seul incident à déplorer est des jets de pierres contre des agents de la BAC (Brigade Anti Criminalité). La majorité des supporters Algériens payent pour une minorité de supporters irrespectueux.

De plus, cette idée s’oppose totalement au principe de liberté d’expression. Christian Estrossi, le maire de Nice, s’est inspiré  du mouvement extrémiste du bloc identitaire pour cet arrêté municipal. Une décision qui confirme une fois de plus le climat actuel de la France.

La 16e édition du festival Solidays s’est achevée  hier soir. 3 jours de musique sponsorisés par l’association Solidarité Sida. Cette année a été marquée par un record d’affluence, 175 000 personnes ont foulé la pelouse de l’Hippodrome de Longchamp. L’édition 2014 a été honorée par la présence de deux invités de marque : le fondateur de Micro-Soft  Bill Gates et le président de la République François Hollande.

Pour la toute première fois, un président de la république en activité s’est rendu au festival Solidays. Hier, François Hollande a fait une visite surprise d’une heure aux festivaliers. Il en a profité pour saluer le travail des bénévoles et rappeler que le SIDA est toujours une maladie « qui frappe partout « .

Une opération séduction auprès d’une jeunesse qui a perdu espoir en la politique. Une désillusion qui se traduit par des taux d’abstention records. Selon une étude Ipsos-Steria, 73% des moins de 30 ans n’avaient pas voté aux élections européennes. François Hollande l’avait pourtant promis pendant  sa campagne en 2011 : « J’ai depuis plusieurs mois mis la jeunesse au cœur de ma campagne présidentielle. » Promesse qui n’est maintenant qu’un lointain souvenir !

 

Le casier judiciaire de Patrick Balkany est aussi épais qu’une encyclopédie. De 1996 à 2003, l’homme politique a du faire face à justice de nombreuses fois mais par miracle il s’en sort toujours. Pour sa femme, Isabelle, ce n’est pas le même parcours. L’épouse du maire de Levallois-Perret est actuellement en examen pour blanchiment de fraude fiscale. Après avoir nié, la première adjointe du maire a décidé de dire toute la vérité et rien que la vérité : elle a bien fraudé le fisc. Libérée avec une caution de 1 millions d’euros, le couple pensait s’en sortir indemnes et bien non !

Les Bonnie & Clyde de la politique sont mêlés à l’affaire qui a réduit l’UMP en cendre : Bygmalion. Selon France Inter, l’agence de communication a collaboré avec la mairie de Levallois-Perret et aurait conclu un marché de 160 000 € pour rénover le site internet et le journal de la mairie. Seul petit problème ? Aucun changement n’a été opéré. Mais où est donc passé cet argent ?

Personne ne sait pour l’instant, la justice ne s’en est pas encore mêlée. Lundi dernier, interrogé sur cette question lors d’un conseil municipal, Patrick Balkany s’est énervé en tentant de se défendre tant bien que mal : « Vous venez me parler d’un dossier dont vous ne connaissez strictement rien […] Si vous avez quelque chose à dire, portez plainte. Portez plainte et je vous attaquerai immédiatement en diffamation et en négociation (sic) calomnieuse! »

 

 

Manuel Valls lance aujourd’hui de toutes nouvelles mesures pour aider les Français à mieux se loger. Le mal logement étant un des axes majeurs de la campagne de François Hollande. Le président de la République nous promettait la construction de 500 000 logements par an, une promesse qu’il n’a évidemment pas tenu.

Manuel Valls mise tout sur ses nouvelles mesures. Dans une entrevue au Parisien, le premier ministre s’est montré déterminé : « Il faut donc agir et vite. Dans beaucoup de villes, se loger est devenu un vrai casse-tête. Louer ou acheter est devenu très difficile. Je veux donc enclencher un cercle vertueux : aider les Français concrètement à accéder à un logement, et relancer un secteur déterminant pour la croissance et l’emploi. »

Pour aider les Français, le gouvernement envisage d’élargir l’accès aux prêts à taux 0. « Ces prêts seront disponibles auprès des banques en octobre 2014. (…) Le remboursement de ce prêt commencera dans sept ans, et non plus dans cinq ans. Voilà du concret ! Par ailleurs, normalement réservé à l’acquisition d’un logement neuf, le prêt à taux zéro sera élargi à l’achat d’un logement ancien dans certains centres-bourgs en zone rurale, sous réserve d’y réaliser des travaux. Nous allons également développer l’investissement locatif dans les villes où les loyers sont chers. »

Selon une estimation de La Fondation L’Abbé Pierre datant de janvier dernier, il y aurait 3,5 millions de personnes mal logés en France.

Plus rien ne semblait arrêter la France Bleu Marine. Après un raz-de-marée aux Municipales puis aux Européennes, le FN semblait confiant peut être un peu trop ? Le parti d’extrême-droite s’est pris une claque en pleine face hier soir.

Après sa grande victoire aux élections Européennes, Marine Le Pen avait jusqu’au lundi 23 Juin pour former un groupe au parlement européens. Sa mission : trouver 25 députés eurosceptiques de 7 pays différents enclins à se rattacher à sa cause. Malheureusement ou heureusement pour certains, la chef du Front National n’a pas réussi à remplir le contrat.

Le parti peut donc dire au revoir au 20 millions d’euros d’indemnisation. Mais Marine Le Pen ne lâche rien et espère encore pouvoir s’imposer dans le paysage européen : «C’est une déception parce que nous nous sommes beaucoup battu (…) Mais si nous n’y parvenons pas pour cette première session de juillet, nous y parviendrons dans une semaine, un mois ou deux. », a déclaré la présidente du Front national au Figaro. L’espoir fait vivre…

Et un nouveau scandale, un ! L’UMP, c’est un peu comme Game of Thrones des rebondissements à chaque épisode et il ne vaut mieux pas en manquer un ! Après la querelle entre Jean-François Copé et François Fillon, le retour de Sarkozy (ou pas !), l’affaire Bygmalion et la démission de Copé. Les feux de l’UMP (comme dirait le Petit Journal) connaît un nouveau coup de théâtre !

Aujourd’hui, Médiapart a révélé que le groupe parlementaire de l’UMP aurait prêté 3 millions d’euros (rien que ça !) au parti politique en 2012.

Et une fois de plus, la bande d’Edwy Plenel voit juste ! Invité hier du Grand Rendez-Vous I télé Europe 1 Le Monde, Luc Chatel a confirmé l’information : «J’ai été informé la semaine dernière par Christian Jacob (président du groupe), et 540.000 euros ont déjà été remboursés» .

Une question : est-ce légal ? Selon Christian Jacob, président du groupe UMP, ce petit arrangement est « complètement légal ». Mais le réel problème est que ce « petit » prêt de 3 millions d’euros s’est fait en totale discrétion comme le rapporte le député Lionel Tardy sur le plateau de BFM TV : «Personne n’était au courant de ce prêt, donc on demandera des explications mardi lors de la réunion du groupe à l’Assemblée nationale.»

La réponse de Christian Jacob ? « J’ai pris mes responsabilités de président de groupe. On n’est pas sur un don, on est sur un prêt. » Un prêt, oui, mais tiré d’un fond public. Ce qui veut dire que chaque contribuable Français a payé d’une manière ou d’une autre les pots cassés de l’UMP.

A l’UMP, certains ne soutiennent pas l’action de Christian Jacob. Christian Estrosi en fait partie. Le maire droitiste de Nice s’est dit « choqué » par cette révélation. Une affaire, qui pour lui, dessert une fois plus l’image ternie du parti politique. Et conclut avec cette phrase : « L’UMP n’est qu’en survie ».

Pour éviter la récidive, Claude Bartolone le président de l’Assemblée Nationale a décidé de contrôler les finances des partis politiques. Ne perdons pas espoir, peut-être qu’un jour politique ne rimera plus avec argent sale !

 

 

Elle court, elle court la rumeur… Depuis quelques jours, les bruits de couloir disent que Arnaud Montebourg voudrait quitter son poste de ministre de l’Economie. C’est le Nouvel Observateur qui a relayé l’information affirmant qu’il aimerait quitter le gouvernement Valls.

 LES RAISONS ?

Actuellement, Arnaud Montebourg doit gérer des dossiers économiques épineux comme celle de l’usine d’ALSTOM. Les tensions qui subsistent avec le premier ministre Manuel Valls seraient aussi la cause de son (futur ?) départ.

 DEMENTIR POUR CALMER LES ESPRITS

Invité d’I Télé, Michel Sapin ministre des Finances a fermement démenti les rumeurs. « «Arnaud Montebourg est un excellent ministre, sa place est au gouvernement. Il a une flamboyance et il a une manière d’être, une manière de parler qui est utile au sein de ce gouvernement, qui est utile au sein de la gauche parce que c’est aussi une manière de parler aux Français que les Français comprennent et apprécient», a-t-il déclaré.

Arnaud Montebourg, le principal intéressé, est resté droit dans ses bottes devant les journalistes «Beaucoup de gens aimeraient me voir démissionner, mais pas au moment où nous sommes en train de soutenir et de sauver Alstom.»

UN NOUVEAU COUP DUR POUR LE PS 

Si Arnaud Montebourg a bien l’intention de quitter l’épave qu’est le gouvernement, nier est la seule arme qui lui reste. Le gouvernement actuel est en agonie. François Hollande est au plus bas dans les sondages avec une cote de popularité de 18%. Une manière maladroite de sauver les meubles et surtout les apparences !

Jean-François Copé a affirmé qu’il « ne savait rien du tout » à propos de Bygmalion, la société de communication fondée par deux de ses amis, soupçonnée d’avoir surfacturé des prestations commandées par l’UMP.

Interrogé sur le plateau de RMC/BFMTV sur ce qu’il savait ou non de cette affaire qui porterait sur des surfacturations d’événements, fictifs pour certains, le président de l’UMP s’est expliqué : « J’ai lu l’article de Libération, avec des factures, que je n’avais jamais vues, que je découvrais (…), oui j’ai changé de version et j’ai demandé des investigations. Je convoque demain un bureau politique pour présenter les éléments dont j’ai connaissance. » 

Le FN, du « gâchis » !

Quand on lui demande quelles seront les conséquences de toute cette histoire, Jean-François Copé martèle qu’il ne savait rien du tout et qu’il ne compte démissionner. Après le large score du Front National aux élections européennes qualifié de « gâchis », son interview, l’homme politique estime que le président de la République François Hollande devrait consulter les Français sur sa « réforme territoriale » en cours, par un référendum.

Après les nouvelles révélations sur des fausses « conventions », facturées au prix fort, certaines langues se délient à l’UMP, notamment celle du député Lionel Tardy.

Dans une interview accordée au site hexagones.fr, le député de la Haute-Savoie estime ainsi que Jean-François Copé n’a « plus rien à faire » à la tête de l’UMP. Pourtant, Lionel Tardy avait supporté M. Copé pendant sa campagne pour la présidence de l’UMP : « Entre les histoires sur l’élection à la présidence du parti et l’affaire Bygmalion, c’est une personne qui nous cause énormément de tort. Des copéistes me l’ont d’ailleurs dit, même s’ils font avec. »

Pas d’accès aux comptes de l’UMP

L’élu de Haute-Savoie a par ailleurs décidé de ne plus payer sa cotisation car « on cotise chaque année, on est adhérents de l’UMP, donc on devrait, comme dans toute association, avoir accès aux comptes, mais ce n’est pas possible ».

Mais ce n’est pas la première fois que Lionel Tardy fait parler de lui. Quand l’affaire du Bygmalion avait été révélée par Le Point, il s’était également positionné contre son camp.

TWEET TARDY

Aujourd’hui, il dénonce les dettes de l’UMP en expliquant au site hexagones.fr que « Copé n’aura plus que sa centaine de millions de dettes pour pleurer » en ajoutant : « Au mois de juin, l’UMP n’existera plus. » Au moins, c’est dit !

Invité politique chez BFMTV et RMC, le ministre du Travail, François Rebsamen a plaidé en faveur de l’ancien ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier a accordé une interview exclusive ce soir pour France 2.

A la question de savoir si le retour de DSK sur l’échiquier politique était possible, François Rebsamen a été clair : « C’est impossible. Après ce qu’il a fait, il ne peut pas revenir » et ce « pour plusieurs raisons », a-t-il expliqué au journaliste Jean-Jacques Bourdin.

Mais le ministre a confié qu’il « regrettait presque » Dominique Strauss-Kahn, notamment pour ses compétences économiques.

DSK à la télé ce soir

Ce dernier a accordé une interview exclusive à France 2 sur la question de l’Euro. En effet, ce soir à 20h45, la chaîne publique consacre une émission spéciale à la monnaie européenne à dix jours des élections.

Un mois après l’émission consacrée à Anne Sinclair, son ex-femme, France 2 offre à DSK une première intervention télévisée depuis l’affaire du Sofitel en 2011. Est-ce l’annonce que l’ancien homme politique pourrait revenir sur le devant de la scène ?

L’affaire Bygmalion reprend du poil de la bête. Dans son édition d’aujourd’hui, le quotidien Libération affirme que l’UMP a réglé, pendant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, près de 20 millions d’euros à des prestataires proches de Jean-François Copé.

Le quotidien affirme avoir eu accès aux factures d’Event & Cie, filiale de l’agence de communication Bygmalion de janvier à juin 2012. 12,7 millions d’euros auraient été versés par l’UMP pour « 55 conventions thématiques ».

Des « conventions » fictives ?

Libération explique n’avoir trouvé trace que de « quelques unes » de ces conventions « et ce sont souvent les moins chères ». Le plus troublant dans tout ça, c’est que certains responsables de l’UMP censés avoir participé à ces conventions n’ont pas de souvenir de leur propre présence.

C’est le cas de la « conférence sur l’accès au crédit » qui aurait eu lieu le 30 mai 2012 explique le quotidien, pour un coût total de 299.000 euros. Le principal intervenant serait le député de Paris Pierre Lellouche. Pourtant, l’homme se confie à Libération : « Je suis tout à fait étonné. En plus, le crédit n’est pas du tout mon thème de prédilection. »

Capture d'écran de la Une de Libération (15/05/14)
Capture d’écran de la Une de Libération (15/05/14)

L’UMP va devoir s’expliquer

Alors ces différentes conventions de presque 300.000 « ont-elles existé ? », s’interroge le quotidien qui ajoute que « les cadres interrogés sursautent, voire s’étouffent, à l’énoncé des montants ».

Interrogée par i>TELE sur cette sombre affaire, la députée UMP Valérie Pécresse s’est empressée de répondre que « Jean-François Copé aura à cœur de clarifier ». Le président de l’UMP était déjà au cœur du scandale quand en février dernier, Le Point accusait l’agence Bygmalion, fondée par deux de ses proches, Bastien Millot et Guy Alvès, d’avoir surfacturé  l’organisation de meetings de Sarkozy. Jean-François Copé dénonçait alors « des chiffres fantaisistes et des mensonges grossiers » qui nuiraient à l’image de l’UMP. Finalement, il n’est pas sûr que cette affaire soit un simple « coup monté ».

Seulement deux semaines avant les élections européennes, le parti d’extrême droite a créé en toute discrétion son propre réseau social le 8 mai dernier. En effet, l’interface nommée « lespatriotes.net » n’a fait l’objet d’aucune communication hormis un tweet passé (presque) inaperçu de Marion Marchal LePen. C’est le Huffington Post qui a été le premier média à révéler l’existence de la plateforme sur la toile.

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L’objectif du Front National est simple : il désire séduire au-delà de son électorat habituel. La page d’accueil du site explique clairement l’intention du réseau social du parti : «Cette plateforme a pour vocation de réunir toutes les personnes souhaitant agir sur la toile au service de la cause commune chère à ceux qui disent Oui à la France». La plateforme est d’ailleurs présentée comme «le premier réseau social militant».

Florian Philippot, vice-président du FN a confirmé cette intention du parti d’agrandir son emprise électorale en déclarant au Huffington Post « Avec ce site, on ne touche pas seulement des militants du parti». Il poursuit, confiant, «Je pense que le nombre d’inscrits sur le site dépassera le nombre d’encartés».

Pourtant, le site ne présente presque aucun élément visuel du parti d’extrême droite. Le lien avec le FN est simplement rappelé par une photographie de la dirigeante frontiste, Marine Le Pen, les bras ouverts.

Le projet a été développé en collaboration avec Riwal, une agence de communication de Frédéric Chatillon, ancien président du GUD, qui collabore régulièrement avec le FN. La page comporte cependant encore actuellement quelques bugs comme des problèmes d’affichages notamment.

Comme dans un réseau social classique, les utilisateurs doivent créer leur profil. Et pour inciter les échanges, le Front a mis en place un système de points. Par exemple, l’inscription rapporte 10 points, partager un contenu 8… Les membres les plus actifs se retrouveront dans le « Top 5 des volontaires ». Ainsi, Wilson Roux, responsable du FN Jeunesse, a par exemple déjà récolté 435 points.

Zair Kedadouche, ambassadeur de France auprès de la principauté d’Andorre accuse. « C’est au ministère des Affaires étrangères que j’ai rencontré le racisme le plus abject» a-t-il déclaré dans une lettre relayée par France Info et adressée au président François Hollande expliquant les causes de sa démission du quai d’Orsay.

Né à Tourcoing, cet ex-footballer d’origine algérienne a grandi en Seine-Saint-Denis, aux abords d’Aubervilliers. Suite au second tour de l’élection présidentielle de 2012, il a été nommé au poste d’ambassadeur suite à de nombreuses expériences dans divers cabinets ministériels.

Mais aujourd’hui, l’homme issu de la « méritocratie républicaine » accuse l’administration du quai d’Orsay d’avoir notamment «couvert des propos racistes et commis une infraction grave». Zair Kedadouche compte porter l’affaire en justice et a d’ailleurs déclaré après avoir saisi le Défenseur des droits «Je dépose une plainte auprès du Procureur de la République pour comportements racistes et discriminations sociales et traitement différencié d’un fonctionnaire». L’ambassadeur a indiqué être prêt à aller «jusqu’à la Cour européenne» des droits de l’Homme.

L’homme politique s’indigne dans sa lettre et explique que «M’appelant Zair Kedadouche, des affectations de postes m’ont été interdites» comme notamment une première nomination comme consul général de France prévue à Anvers, refusée car son nom arabe «serait une erreur de casting au regard de l’importance de l’extrême-droite en Flandres» ou pourrait «être ressentie comme une provocation au regard de la communauté juive importante à Anvers».

D’après l’ambassadeur, le quai d’Orsay couvre, et donc cautionne, tous ces faits en profitant « de la terrible omerta » à laquelle sont soumis les diplomates. Il dénonce également des humiliations racistes de ses collègues. Il cite par exemple le premier conseiller de l’ambassade d’Andorre qui aurait « donné des ordres» afin qu’il ne soit pas traité au même titre que son prédécesseur.

Zair Kedadouche insiste et explique que son cas « n’est pas unique » au sein du quai d’Orsay. «Je peux porter à votre connaissance d’autres cas de collègues qui ont saisi le défenseur des droits, étant discriminés, écartés en fonction de leur origine ou de leur appartenance politique» ajoute-t-il à ses accusations.

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Alors que le Front National a largement fait parler de lui pendant les municipales, Marine Le Pen reste impopulaire pour 68% des Français selon un sondage publié par Le Parisien.

Une enquête conduite auprès de 1 102 personnes de plus de 18 ans est formelle. 78 % des personnes interrogées ne feraient pas confiance à la présidente du FN si elle devait gouverner le pays. Seulement 30% des sondés ont une bonne opinion de la présidente du parti (8% une très bonne opinion, 22% plutôt une bonne opinion), contre 23%, qui en ont une plutôt une mauvaise et 45%, une très mauvaise ; 2% ne se prononcent pas.

MLP « agressive » et « raciste » ?

Que pensent les Français de Marine Le Pen ? La présidente du parti serait plutôt « agressive » (71%), « démagogique » (67%) et « raciste » (60%). Une minorité la qualifie de « visionnaire » (27%), « sympathique » (31%), « honnête » (35%), « ayant la stature d’une femme d’Etat » (37%) ou « compétente » (38%).

Elle serait toutefois « courageuse » pour 63% des personnes interrogées et « convaincante » pour 52%. Les trois quarts (77 %) la classent également à l’extrême droite, une étiquette que récuse Marine Le Pen.

Des propositions non crédibles

Alors que les élections européennes approchent et annonceraient le Front National en tête, la proposition de Marine Le Pen, de sortir de l’euro est mal perçue : ils sont 79 % à ne pas juger souhaitable son plan, et 81 % à trouver cette proposition non crédible.

« Je suis là pour m’engager ». Hier soir, Manuel Valls était présent au JT de 20h de TF1. L’occasion pour le Premier ministre de promouvoir les élections européennes, d’évoquer une baisse des impôts mais également de faire le tour de l’actualité internationale.

Une baisse des impôts pour l’automne ?

Mais la grande annonce du Premier ministre reste son désir de faire sortir de l’impôt sur le revenu environ 650.000 ménages, dès cette année. « Nous souhaitons baisser déjà les impôts » à l’automne 2014, a-t-il insisté. « Nous devons faire baisser cette pression fiscale. C’est l’engagement que je prends devant vous », a-t-il également annoncé. « Entre 2010 et 2012, la droite a augmenté les impôts de 30 milliards. Et entre 2012 et 2014, la gauche les a augmentés aussi de 30 milliards. Ça suffit, c’est trop. Trop d’impôt, selon la vieille formule, tue l’impôt et tue surtout la compétitivité de notre pays », a-t-il insisté.

Promouvoir les élections européennes

Le Premier ministre a également profité de son passage au JT de TF1 pour promouvoir les élections européennes du 25 mai prochain, tandis que l’abstention s’annonce grande gagnante. « C’est un scrutin décisif qui est majeur pour l’avenir de la France et de l’Europe », a-t-il fait savoir en précisant qu’il ne souhaitait pas assister à la montée de l’extrême droite. « Il est temps que l’Europe fasse des choix en faveur de l’emploi et de la croissance et c’est ce choix que doivent faire les Français. »

Son avis sur l’Ukraine

Manuel Valls s’est également positionné sur l’actualité des dernières semaines notamment sur le cas de l’Ukraine qui doit « vivre son indépendance pleinement ». « Quelle autre solution que le dialogue avec les Russes ? Quelle autre solution que la désescalade pour permettre la tenue du scrutin du 25 mai prochain, pour permettre aux Ukrainiens de choisir leur destin et un gouvernement légitime ? Il n’y a pas d’autre solution. L’autre solution, c’est la guerre et personne ne pourrait l’admettre », a lancé le Premier ministre en souhaitant maintenir les « pressions ».

Enfin, interrogé sur les 50 milliards d’euros d’économies, Manuel Valls a indiqué, en toute « transparence », qu’il ne faisait pas un tel effort pour l’Europe mais « pour la France elle-même ».

Les sondages sont encore une fois unanimes. Une enquête Harris-Interactive dévoilée par Le Parisien aujourd’hui confirme l’avance du Front National suivi de prés par l’UMP. Le PS ne semble pas encore bénéficier de l’effet Valls censé contrer la chute de la gauche dans les sondages.

Le Parti de Marine Le Pen, qui a récupéré une douzaine de mairies lors des élections municipales de 2014 semble bien parti pour renouveler son exploit aux européennes qui se dérouleront le 25 mai prochain. L’enquête Harris-Interactive pour LCP AN et « le Parisien »- « Aujourd’hui en France », montre en effet que des trois principales listes, celle soutenue par Marine Le Pen arriverait en tête avec 22 % des suffrages, suivie de près par l’UMP à 21 %, et le PS distancé à 17 %.

Les thèmes soutenus par la présidente frontiste semblent réunir la majorité dans un contexte de défiance face à l’opinion des institutions de Bruxelles. La sortie de l’euro notamment, pourtant violemment discutée par l’opposition, reste ardemment défendue dans tous les meetings du FN. « Il sera décidé par référendum », a précisé le conseiller du Front National chargé des questions économiques, qui plaide notamment pour le retour d’un « nouveau franc » et un changement radical de mandat de la Banque centrale européenne.

Suite à la claque des municipales, le Parti Socialiste semble se diriger une nouvelle fois par une défaite cinglante. Cette crainte est aujourd’hui si importante que les 17% affichés par le sondage semblent même trop optimistes au siège de Solférino. Ainsi, certains cadres du parti s’attendent à ne pas dépasser la barre des 15% pour ces européennes.

Selon le sondage de l’Institut Harris-Interactive, c’est la gauche dans son ensemble qui est en difficultés pour ces élections européennes: 9 % pour les écologistes, 8 % pour Mélenchon et le Front de gauche, 2 % seulement pour Lutte ouvrière et le NPA d’Olivier Besancenot. Mais, même si la tendance aura du mal à se renverser, il reste encore trois semaines aux ténors de la majorité pour tenter de mobiliser leur électorat.

Les socialistes ne profiteront pas encore cette fois des effets positifs du remaniement et du nouveau gouvernement de Valls récemment installé à Matignon. Il est vrai que le président, François Hollande, reste encore aujourd’hui le président le plus impopulaire de la Vème République.

Aujourd’hui, mardi 06 mai, François Hollande fête les deux ans de son élection. Est-ce un bon anniversaire ? Rien n’est moins sûr, tant cette deuxième année de mandat a été difficile. Son pari perdu sur l’inversion de la courbe du chômage, le fiasco des municipales ou encore une courbe de popularité plus toujours plus basse, ces derniers temps se sont révélés difficiles. Aujourd’hui, le président de la République « fête » cet anniversaire sur le plateau de BFMTV/RMC interviewé par Jean-Jacques Bourdin : chômage, réforme et vie privée, François Hollande veut ajuster sa politique et « entend les colères ».

« Je demande à être jugé à la fin du quinquennat », a déclaré M. Hollande sur RMC et BFMTV. « En 2012, si j’ai gagné, ce n’est pas parce que j’avais un programme étincelant, c’est sans doute parce que mon prédécesseur avait échoué, c’est parce que les Français savaient bien quelle était l’ampleur de la crise. »

Il a pris ses responsabilités

Lorsque le journaliste, Jean-Jacques Bourdin, l’interroge sur son impopularité record, qui a dégringolé au dessous des 20%, le président de la République répond qu’il n’a rien à redouter. « Ce que j’ai fait depuis deux ans, c’est pour la France », a-t-il lancé. Et quand on lui parle d’amateurisme, il rétorque : « Amateurisme quand il s’est agi de sortir de la crise de la zone euro ? Amateurisme quand il s’est agi d’intervenir au Mali quand personne ne le faisait et que le terrorisme était en train de gagner la partie ? Amateurisme quand il s’est agi d’aller en Centrafrique pour éviter un génocide ? Amateurisme sur la crise syrienne quand j’ai été le seul chef d’Etat occidental à dire ‘Attention, ce qu’on est en train de laisser faire, c’est un massacre’ ? Je préfère prendre mes responsabilités et être jugé sur mes résultats. »

Vie privée, vie publique ?

Vient ensuite le moment de parler de sa vie privée. Sur ce thème, le président botte en touche : « La vie privée relève de la vie privée. » Avant d’ajouter : « J’ai toujours été digne, jamais je n’ai été dans une forme de vulgarité ou grossièreté. »

François Hollande interviewé par Jean-Jacques Bourdin (BFMTV/RMC)

Et la crise économique ?

Quant à l’ampleur de la crise économique en France, François Hollande estime ne pas en avoir « suffisamment dit » aux Français, au lendemain de son élection, notamment sur « la dégradation de la compétitivité de l’industrie française ».

Aller toujours plus vite

Le président reste ferme sur les futures réformes. Il souhaite accélérer le mouvement. « On va aller plus vite sur la réforme territoriale », « sur la simplification », « sur l’allègement du coût du travail, on va même aller plus vite sur les impôts qui doivent baisser », a-t-il dit. « Nous devons aller encore plus vite parce que pour les Français, c’est insupportable, ils veulent des résultats », a lancé le chef de l’Etat.

Interrogé sur le remaniement effectué les dernières semaines, il explique que Manuel Valls, « avec une équipe resserrée », doit « donner l’impulsion nécessaire et nous allons y parvenir ». Et c’est « tant mieux » si Manuel Valls est populaire !

Chômage : « Mon obsession, mon combat »

François Hollande reste sur l’idée d’inverser la courbe du chômage et tenir ainsi sa promesse. C’est « une promesse que j’ai faite et répétée d’inverser la courbe du chômage, ce n’est pas encore le cas, nous ne l’avons pas inversé. » « C’est mon obsession, mon combat », a-t-il affirmé en insistant qu’il se battrait pour y arriver.

En conclusion, il a assuré qu’il n’avait « rien à perdre », ce qui importe à ses yeux étant que « le pays ait tout à gagner ». Il a également rappelé : « Je suis dans un combat, ce n’est pas mon élection ou ma réélection qui me préoccupe, c’est l’avenir de la France. »

Aux dernières élections européennes de 2009, le taux d’abstention en France était de 59,5 % et 70 % des jeunes de 18-24 ans se sont abstenus. Pourtant, jeunes et vieux sont concernés par ces élections aux apparences obscures. Comment fonctionnent les élections européennes ? Et surtout, à quoi ça sert ? Planète Campus fait le point sur le scrutin européen qui aura lieu le 25 mai prochain.

Les élections européennes 2014 seront l’occasion d’élire au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel à un tour les 74 députés français qui siégeront pour 5 ans au Parlement européen de Strasbourg. L’organisation de ces élections paraît compliquée puisque les 28 Etats membres doivent voter en même temps, cela représente 400 000 millions de citoyens pour élire 751 députés. Pour faciliter les démarches, chacun fixe des règles qui lui sont propre, notamment pour la date (qui doit se situer entre le 22 et le 25 mai, le 25 en France) et l’organisation du scrutin (découpage des circonscriptions…)

Comment ça marche ?

En France, le découpage électoral pour le scrutin européen se fait en huit circonscriptions depuis 2004. En essayant d’être équitable, il se base sur une répartition d’un siège de député européen pour environ 780 000 habitants. Donc, les 74 postes des futurs députés français sont répartis proportionnellement entre les huit circonscriptions.

découpage européen

Le 25 mai prochain, les citoyens français seront appelés à choisir une liste d’au maximum 18 noms, mais pouvant également être composée d’un candidat unique, sur laquelle ils ne peuvent rayer aucun nom, ni changer l’ordre des candidats.

Quel est le rôle des députés ?

Le Parlement européen détient des compétences législatives, les députés prennent des décisions concernant l’Europe et établissent de nouvelles lois. Par ailleurs, les compétences du Parlement Européen sont désormais étendues à 45 nouveaux domaines législatifs (la politique agricole commune, les politiques relatives à la justice, la sécurité, etc.).

La Commission européenne prépare un projet de budget qu’elle présente au Conseil et au Parlement. Le Conseil adopte alors une position, qu’il transmet au Parlement européen. Celui-ci détient alors le pouvoir d’invalider la proposition budgétaire de la commission. Ce sont donc les députés qui ont le dernier mot sur le budget.

Enfin, le Parlement européen joue un rôle de surveillant démocratique. Il est à l’écoute des citoyens européens mais peut aussi sanctionner et dispose d’un droit de recours devant la Cour de justice de l’Union européenne en cas d’infraction ou de mauvaise application du droit communautaire.

Les sièges européens sont distribués selon des critères démographiques, mais aucun État ne peux obtenir plus de 96 députés ou moins de 6 députés. Ainsi, l’Allemagne, en raison de son poids démographique, est le pays ayant le plus grand nombre de députés.

Nombre sièges

Pourquoi aller voter ?

Déjà, et cela équivaut pour tous, le vote devrait déterminer qui occupera la présidence de la Commission européenne. Car, selon le traité de Lisbone (2009), le nouveau titulaire de ce poste central des institutions européennes devra être choisi « en tenant compte des élections au Parlement européen ». Six candidats sont en lice (dont un tandem pour les Verts) pour succéder à José Manuel Barroso : Jean-Claude Juncker (Parti populaire européen, PPE) ; Martin Schulz (Parti des socialistes européens, PSE) ; José Bové et l’Allemande Franziska Keller (Verts européens) ; Guy Verhofstadt (Démocrates-libéraux, ADLE) ; Alexis Tsipras (Parti de la gauche européenne, PGE).

Ensuite, la liste des actions des députés présentée ci-dessus est une bonne raison d’aller voter. Il est toujours important de « choisir » ceux qui sont aux commandes de l’Europe, ceux qui mettent en place les lois et déterminent le budget.

Enfin, les jeunes, qui s’abstiennent souvent, sont les premiers concernés par ces élections. On ne s’en rend pas vraiment compte mais les jeunes et notamment les étudiants pensent beaucoup « Europe ». Nombreux sont ceux qui profitent du programme d’échange Erasmus et beaucoup envisagent un stage ou un emploi au sein de l’Union européenne, vivre à l’étranger est dans toutes les têtes. Aller voter permet donc de jouer sur leur avenir.

Jeunes ou vieux, petits ou grands, faites une croix sur le calendrier. Le 25 mai, il faut aller voter !

Le gouvernement n’a pas dit son dernier mot. Alors que le géant américain General Electric devient le candidat le plus probable pour le rachat de l’entreprise française Alstom, Arnaud Montebourg, le ministre de l’Economie a assuré que le gouvernement avait les cartes en main.

Les intérêts de la nation

« Ce n’est pas plié. Nous avons été entendus. Nous avons un mois pour décider », a déclaré le ministre, entendu par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée. « Nous avons devant nous plusieurs semaines » et « le gouvernement compte utiliser ce temps pour défendre les intérêts industriels de la nation », a dit Arnaud Montebourg. « Nous disons « bienvenue aux investisseurs, que ce soit Siemens ou General Electric », mais nous défendons notre souveraineté comme tous les Etats, et c’est naturel et légitime », a-t-il conclu.

Quelle est la polémique ?

Pour rappel, General Electric (GE) est le premier candidat au rachat de l’entreprise française Alstom spécialisée dans les secteurs des transports, principalement ferroviaires, et de la production d’énergie. Le gouvernement se démène pour que la marque industrielle reste en France ou en Europe via une association avec l’allemand Siemens. Lundi 28 avril, les dirigeants des entreprises concernées étaient invitées à l’Elysée. François Hollande en a profité pour rappeler que « l’Etat a forcément son mot à dire » car il « maîtrise l’indépendance de la France en matière énergétique ».

L’Etat a « des exigences »

Arnaud Montebourg a donc souligné que l’Etat avait « des exigences » : « Des alliances oui, des absorptions non ! » Pour le ministre, « l’intervention du gouvernement a permis: 1) l’amélioration des offres de General Electric, 2) la survenance d’une offre dans laquelle il est possible d’ouvrir le choix, 3) la possibilité pour le gouvernement de construire une stratégie industrielle dans laquelle les choix sont ouverts ».

Saisi par les syndicats

D’autre part, le ministre a indiqué qu’il avait été saisi la veille par les syndicats de l’hypothèse d’une montée de l’Etat au capital d’Alstom, dans la mesure où Bouygues souhaiterait céder sa participation. « Cette question, nous la mettons à l’étude », a-t-il déclaré, en notant que plusieurs députés présents l’avaient aussi évoquée.

L’Etat peut-il vraiment peser ?

Avec 35,31 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la seule branche énergie de GE fait presque deux fois plus qu’Alstom dans son ensemble (20,27 milliards d’euros de chiffre d’affaires). Et en plus de ça, l’Etat ne possède plus rien du capital d’Alstom depuis 2006. Il ne pèse donc rien mais une loi de 2004 une loi de 2004 protège des investissements étrangers les secteurs jugés stratégiques.

Dans la majorité, le programme de stabilité du gouvernement pour économiser 50 milliards est contesté. Tandis que de nombreux députés pourraient s’abstenir de voter en faveur du plan d’économies, comme ils l’expliquent dans une lettre au Premier ministre, Manuel Valls, d’autres socialistes affirment leur soutien dans une tribune au Journal du Dimanche du 27 avril.

« Courage, avançons ! »

Dans une tribune intitulée « Courage, avançons! » publiée par le Journal du Dimanche, 21 députés PS expliquent pourquoi ils soutiennent le plan d’économies de 50 milliards d’euros sur trois ans qui sera soumis mardi 29 avril au vote de l’Assemblée nationale. Au PS, ce plan est contesté par des parlementaires de diverses tendances.

21 sur 292

« Nous voterons mardi le programme de stabilité parce qu’il engage notre souveraineté financière, notre crédibilité politique et notre responsabilité collective », affirment les signataires. Les 21 députés sur 292 poursuivent qu’il « s’agit d’opter, en conscience et en responsabilité, pour un travail intelligent et constructif qui nous fera avancer ».

La bataille fait rage

Les 21 députés viennent contrer « l’appel des cents », leurs collègues socialistes qui appelaient, jeudi 17 avril, dans une lettre ouverte à Manuel Valls, à réaliser 35 milliards d’euros d’économies plutôt que les 50 milliards proposés. « Arrêtons de faire croire que la solution consiste dans la mise en œuvre d’un programme de 35 milliards plutôt que de 50 milliards. Avançons ! », martèlent les 21. Ils poursuivent que « la dépense publique dépasse 57% de notre PIB », soit un « triste record dans l’histoire du pays ».

Qui gagnera ?

« Je suis confiant pour le vote de mardi. C’est à la majorité de prendre ses responsabilités et je ne doute pas qu’elle le fera », a réagit ce dimanche Manuel Valls. Demain, mardi 29 avril, l’heure de vérité sonnera puisque les députés auront toutes les cartes en main : pour ou contre le plan d’économies ?

Ce soir, c’est le grand soir. Les chiffres du chômage du mois de mars sont attendus à 18h. Une première pour le gouvernement de Manuel Valls. Le nouveau ministre du Travail, François Rebsamen, assure que la tendance est à la baisse.

« Une tendance baissière »

Les chiffres du mois de février, publiés entre les deux tours des municipales et qui ont sonné la déroute de la gauche, avaient marqué l’Histoire avec 3,34 millions de chômeurs. Un triste record. Hier, jeudi 24 avril, François Rebsamen s’est exprimé sur le sujet. « Je suis sûr que cette année nous aurons des baisses qui se produiront certains mois, on est sur une tendance baissière, le chômage des jeunes recule, il reste un point noir : le chômage des seniors », a-t-il expliqué en ajoutant qu’ils allaient « diminuer le nombre de chômeurs ».

Candidat ou pas ?

Ces chiffres du chômage sont d’autant plus attendus que, la semaine dernière, François Hollande a lié son sort à leur courbe, déclarant qu’il n’aurait « aucune raison d’être candidat » à sa succession en 2017 si la tendance ne s’inversait pas.

Mobiliser les troupes

François Hollande et Manuel Valls vont prendre les choses en main. Après le week-end, lundi 28 avril sera organisée une grande réunion sur la question de l’emploi. Préfets, représentants des collectivités territoriales et ministres seront donc attendus à la Maison de la Chimie. François Hollande prononcera un discours, Manuel Valls prendra lui aussi la parole. L’objectif ? Mobiliser les troupes sur les grandes lignes du pacte de responsabilité.

Récemment élue au ministère de l’Ecologie, Ségolène Royal occupe actuellement ses fonctions à l’hôtel de Roquelaure. Et selon les rumeurs, elle aurait radicalement changé l’atmosphère de travail au siège. Le personnel, qui jusqu’ici jouissait d’une liberté relative, doit aujourd’hui se plier à de nouvelles règles imposées par l’ex candidate aux présidentielles. Et ces nouvelles lois, révélés par le journal Le Point, ne seraient pas au goût de tout le monde.

La nouvelle ministre du gouvernement de Manuel Valls aurait effectivement mis en place des consignes assez strictes comme notamment l’interdiction des décolletés. Le personnel de la région Poitou-Charentes aurait d’ailleurs surnommée Ségolène Royal « la dame de fer ». Cet interdit explique clairement que le personnel féminin est tenu d’adopter une tenue décente selon une source de l’hôtel Roquelaure. La même source indique d’ailleurs que la majorité de la gente féminine du ministère optait déjà pour des tenues plus que correctes.

La ministre PS, interrogée par Le Point, précise cependant la mise en place de ces consignes qu’elle considère comme une simple « règlement intérieur sur proposition des services qui est destiné à l’interne et ne donne pas lieu à commentaires externes». Ségolène Royale a par la suite démentit la rumeur sur Twitter. « La seule instruction donnée concerne la plus grande rigueur dans l’utilisation des fonds publics, ce que les Français attendent de nous» a-t-elle précisé.

ROYALE_TWEET

Et cette règle n’est pas la seule nouveauté imposée par la nouvelle ministre de l’écologie à l’hôtel Roquelaure. Un huissier précède la ministre lors de tous ses déplacements et annonce son arrivée par exemple. Une interdiction formelle de fumer dans les jardins en sa présence aurait également été instaurée.

 

 

Connues pour leurs interventions « chocs », les femens ont manifestées ce mardi contre le Front National qui présentait au même moment ses listes aux élections européennes durant une conférence de presse.

Vingt-deux femens se sont donc rassemblées et leur présence n’est pas passée inaperçue. Arborant une moustache hitlérienne, un drapeau européen en forme de croix gammée dessiné sur leur poitrine nue, elles scandaient également le message explicite « Fascist epidemic » ou encore « Marine Fascist » à l’intention de la dirigeante du FN, Marine Le Pen.

Vêtues de pantalons et de chaussures noires, elles sont arrivées en formation militaire en imitant le pas cadencé des soldats nazis. Le poing droit levé en l’air, les femens ont ainsi investi l’entrée de la maison des centraliens, située non loin des Champs-Elysées, où se déroulait la conférence de presse du parti d’extrême droite.

La manifestation n’a pas pu pénétrer dans la salle où se déroulait la conférence, mais les femens ont tout de même perturbé la réunion notamment en dénonçant bruyamment «l’épidémie fasciste qui est en train de s’étendre en Europe» comme l’a déclaré leur porte parole, Inna Shevchenko. L’action n’a duré qu’une dizaine de minutes, les vingt-deux opposantes ont ensuite été encerclées avant d’être interpellées par les forces de l’ordre.

Les femens entament «aujourd’hui une campagne internationale contre le fascisme en Europe» alors même que la présidente frontiste, Marine Le Pen, a annoncé son objectif d’arriver «en tête au niveau national» aux prochaines élections européennes. La porte parole des femens a d’ailleurs déclaré «Nous commençons aujourd’hui à vous montrer comment nous allons les traiter».

L’action « coup de poing » des activistes à fait vivement réagir la député du Front National du Vaucluse. Ainsi, Marion Maréchal-Le Pen a ironiquement demandé des « sous-titres » sur Twitter.

 

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Le gouvernement annonce une nouvelle étape clé dans son programme visant des économies drastiques. Michel Sapin, actuel ministre des finances et Christian Eckert, secrétaire d’Etat au budget du nouveau gouvernement de Manuel Valls, ont annoncé aujourd’hui leur « programme de stabilité ». Ce programme est destiné à fixer les orientations budgétaires de la France de 2015 à 2017.

L’objectif principal de la mise en place de ces mesures est de ramener le déficit du pays, actuellement à 4,3% sous la barre des 3% en seulement quelques mois, c’est à dire d’ici 2015. Cette « barre » a été fixée par la Commission européenne. Cette dernière devra d’ailleurs étudier attentivement les mesures proposées avant d’émettre des « recommandations ». L’Assemblée nationale devra parallèlement voter le programme le 29 avril.

Afin d’atteindre l’objectif fixé, Bercy s’appui en premier lieu sur les 50 milliards d’économie détaillées par le premier ministre Manuel Valls la semaine dernière et réparties entre les collectivité locales, la Sécurité sociale et l’Etat. Le gouvernement, comme l’a confirmé Michel Sapin hier, compte aussi sur 1% de croissance cette année et 1,7% en 2015.

La stratégie adoptée est cependant déjà vivement critiquée. Pour commencer, la droite estime que les mesures annoncées donneront lieu à des économies insuffisantes. Ainsi, hier l’UDI a présenté un « contre pacte » de 80 milliards d’euros.

A gauche, le « programme de stabilité » ne fait pas l’unanimité non plus. Emmanuelle Cosse, la dirigeante des verts, a prévenu le gouvernement que son parti, et donc les députés écologistes, ne soutiendront pas le texte.

Le Parti Socialiste, quand à lui, recense des députés qui plaident en faveur d’économies moins drastiques afin d’épargner les foyers les plus modestes ainsi que les petites retraites. D’autres proposent des scénarios alternatifs sans toucher au montant des efforts fournis.

L’ensemble du gouvernement affirme avoir été « entendu » par Manuel Valls suite à une audience qui s’est déroulée hier à Matignon.

 

La libération des journalistes détenus en Syrie par des groupuscules djihadistes a réchauffé le cœurs des Français. La description de leurs conditions de détention, notamment de leurs geôliers, un peu moins. Selon Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, plusieurs des djihadistes parlaient français. Il évoque un plan d’action.

La libération des otages est donc une preuve supplémentaire que le départ de jeunes depuis l’Hexagone pour participer au djihad en Syrie est plus que jamais d’actualité. Selon le ministère de l’Intérieur, ils seraient environ 500 sur place. Ce n’est pas « une situation nouvelle » selon Laurent Fabius, cependant, ce qui inquiète le gouvernement est le retour de ces exilés en France. « Les gens partent plus nombreux et ils sont plus jeunes. Toute une série de mesures ont été prises et vont êtres prises. »

Amplifier la cybersurveillance

Depuis 2012, la loi permet de poursuivre les citoyens partis s’entraîner au djihad ou ayant commis des actes de terrorisme à l’étranger. « Beaucoup d’actions ont déjà été menées. Notre action consiste à prendre les choses depuis l’amont jusqu’à l’aval. L’amont, c’est déceler tous ceux, en particulier les jeunes, qui sont portés vers cette dérive tragique. Cela suppose une cybersurveillance parce que beaucoup de choses se font sur internet », a expliqué Laurent Fabius.

Déchéance de nationalité ou interdiction de rentrer ?

D’autres sont beaucoup moins compréhensifs et veulent aller plus loin dans la démarche. Ainsi, pour le Front National (FN), l’Etat doit avoir « une politique extrêmement ferme » face à ces français partis faire le Djihad en Syrie. Le vice-président du FN, Florian Philippot, préconise de leur retirer la nationalité française. « Il faut donner la possibilité de déchéance de la nationalité, quand il y a double nationalité» estime-t-il. «Leur retirer leur passeport, les surveiller. Il est temps d’ouvrir les yeux sur le phénomène. » Pour Gilbert Collard, le député FN, la solution serait de les « empêcher » de revenir en métropole.

Être précis par un compte-rendu

Le délégué général de l’UMP, Hervé Mariton souhaite, quant à lui, que le gouvernement dise « précisément ce qu’il fait pour s’opposer au développement de mouvement de ce type. Qu’est-ce qui a conduit à un tel retard à l’allumage ? Je souhaite que le gouvernement rende compte régulièrement de cela ».

Lundi matin sur Europe 1, Edouard Elias, l’un des journalistes ex-otages, s’est rendu compte de la polémique engendrée par son retour. Il est donc resté discret sur la nationalité de ses geôliers. « J’imagine qu’il y avait des Français, je ne veux pas rentrer dans ces détails, ce n’est pas à moi de le faire, je ne veux pas faire de déclarations qui pourraient avoir des conséquences. »

Que va donc devenir le grand chantier des réformes scolaires de Vincent Peillon ? Hier, Benoit Hamon, récemment nommé à sa place dans le nouveau gouvernement « de combat » de Manuel Valls a indiqué que la réforme des rythmes scolaires ferait l’objet d’un « nouveau texte » qui sera publié « sous une dizaine de jours ».

 

Dans le cadre d’un entretien aux journaux du groupe Ebra, le nouveau résident de la rue Grenelle explique qu’il s’agira de permettre « un assouplissement » du décret de janvier 2014 qui a remis en place la semaine de 4,5 jours d’enseignement dans les classes de primaire.

 

Avant la généralisation du dispositif prévu pour la rentrée prochaine, 17% des communes se sont déjà lancées en septembre dernier. « Le principe des 9 demies-journées par semaine sera maintenu » assure le nouveau ministre de l’Education nationale.

 

Mais Benoit Hamon ne s’« interdit rien » et ne souhaite pas appliquer coûte que coûte un « cadre théorique trop strict » au détriment de la réussite scolaire des jeunes élèves de France.

On le sait, toucher au Smic peut s’avérer brûlant. Mardi 15 avril, le président du Medef, Pierre Gattaz, a joué avec le feu en réclamant une réforme du Smic. Son idée ? Instaurer temporairement un salaire inférieur au Smic pour permettre aux jeunes d’entrer sur le marché du travail ou aux personnes au chômage de pouvoir en sortir. Explications, critiques et réactions, Planète Campus vous explique tout.

Le Smic, une machine à polémique

En France, le Smic est un emblème. Crée en 1970, ceux qui ont voulu s’y attaquer par des réformes se sont brûlés les doigts. Ainsi, en 1994 Édouard Balladur a dû renoncer au contrat d’insertion professionnelle (CIP), face aux manifestations étudiantes, qui leur prévoyait une rémunération à l’embauche fixée à 80% du salaire minimal. En 2006, même combat avec le contrat première embauche (CPE) souhaité par Dominique de Villepin.

Système temporaire et salaire adapté

Alors que l’Allemagne vient d’instaurer un salaire minimal au niveau fédéral, en France, la mèche est rallumée le 2 avril par Pascal Lamy, l’ex-patron de l’OMC, en évoquant « qu’il faut, à ce niveau de chômage, aller davantage vers de la flexibilité et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au Smic », et en proposant des jobs payés en dessous du Smic.

Mais c’est Pierre Gattaz, le président du Medef, qui récolte les foudres du gouvernement et des syndicats en expliquant qu’il a trouvé une solution pour augmenter les embauches : « Avoir temporairement un système permettant la première année, pour un jeune ou quelqu’un qui ne trouve pas de travail, de rentrer dans l’entreprise de façon transitoire avec un salaire adapté, qui ne serait pas forcément le salaire du Smic. »

 

La révolte des syndicats

Le patron du Medef estime donc qu’il vaut mieux être payé moins cher que d’être au chômage. Pour les syndicats, cette réforme paraît inadmissible : « Ce genre de proposition est indécente, le Medef devient caricatural. Nous demandons une hausse de 250 euros du Smic en plusieurs années, pour qu’il atteigne 1370 euros net », abonde Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO). Quand à Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, il clame « un emploi et un salaire décent pour tous » !

Même Laurence Parisot, la prédécesseur de Pierre Gattaz a condamné les propos de ce dernier : « Proposer un salaire en dessous du Smic s’apparente à une logique esclavagiste ! »

Les économistes plus nuancés

Et si le président de la République était favorable à cette mesure ? Trois économistes, Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen, qui ont posé la question du Smic dans leur livre Changer de modèle, ont déjeuné hier, mardi 15 avril, avec François Hollande. « J’ai senti le chef de l’État très réceptif. Les sujets ont été évoqués sans tabou et en ­détail », explique Philippe Aghion, professeur à Harvard.  De son côté Gilbert Cette a estimé qu’on se devait d’étudier « ce qui s’est fait à l’étranger notamment en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ».

Rejet unanime du gouvernement

Pour autant, le gouvernement souhaite clore le débat du micro Smic. Najat Vallaud Belkacem, la ministre des Droits des femmes et de la Jeunesse a réagi sur Twitter : « Smic jeunes: nous y sommes bien sûr fermement opposés. Le sujet de l’emploi des jeunes mérite mieux. Je vais en parler à Pierre Gattaz. » 

Le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, s’est également exprimé en fin de matinée. Il a assuré que le plan d’économies du gouvernement n’entraînerait pas de remise en cause du Smic. Il n’y aurait pas besoin de « remettre en cause notre modèle social, nos règles sociales et je le dis avec force, notamment le Smic ». 

NAJAT

 « Toutes les solutions doivent être étudiées »

D’autres personnalités sont loin de condamner l’idée. Ainsi, Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé sur RTL que « toutes les solutions, toutes les idées pour pouvoir lutter contre le chômage, en particulier le chômage des jeunes doivent pouvoir être étudiées. On ne doit pas s’empêcher de les regarder ». Quant à Eric Ciotti, le député UMP des Alpes-Maritimes, il a assuré à Sud Radio qu’il « préfère qu’un jeune travaille, même avec un salaire plutôt bas, plutôt qu’il soit au chômage ». Qui remportera le combat ? La machine à polémique est lancée. Réponse dans quelques jours.

Jean-Christophe Cambadélis va-t-il enfin prendre la tête du Parti Socialiste ? Il est vrai que l’homme politique en rêve depuis longtemps. Déjà candidat lors de la succession de Martine Aubry en 2012 pour diriger le parti de gauche, Cambadélis devrait être nommé aujourd’hui par les socialistes pour remplacer Harlem Désir, ancien chef de fil du parti et actuel secrétaire d’Etat aux Affaires européennes dans le nouveau gouvernement de Manuel Valls. 

Sa nomination devrait être par la suite validée par le vote des militants, probablement après les européennes du 25 mai prochain. Mais sa désignation ne semble pourtant pas faire l’unanimité. L’aile gauche du parti, par exemple, y voit l’ingérence du président de la République, François Hollande.

Heureusement, Jean-Christophe Cambadélis a aussi ses partisans. Le porte parole du PS, David Assouline, l’a défendu hier en déclarant qu’il avait « la carrure » et « l’expérience » nécessaire pour occuper ce poste. 

Si il est élu, l’homme politique de 62 ans devra tenir les rênes de Solférino jusqu’au prochain congrès qui se déroulera fin 2015 ce qui est une lourde tâche. Reste maintenant à savoir si Jean-Christophe Cambadélis, contrairement à son prédécesseur Harlem Désir, ex président de SOS racisme, parviendra à faire exister les débats au sein du PS et à rendre le parti audible.

Des associations et syndicats comme la CGT, FSU, l’Unef ou la Ligue des droits de l’homme viennent de sortir un ouvrage écrit par le journaliste Pierre-Yves Bulteau qui décortique 73 arguments sur l’immigration, l’insécurité, l’islam, pour les démanteler.

73 « idées fausses » 

Ensemble contre l’extrême droite, tel est la devise de cet ensemble d’organisations accompagné, côté rédaction, du journaliste Pierre-Yve Bulteau pour « déconstruire par des faits 73 idées fausses propagées par l’extrême droite ».

Quelles sont les affirmations auxquelles s’attaque l’auteur ? « Les travailleurs sans papiers ne payent pas de cotisations sociales ni d’impôts » ou encore « sortir de l’euro permettrait de revenir au franc et d’avoir des prix plus compétitifs pour les produits exportés ». Quand on évoque l’idée qu’il y a trop d’immigrés en France, l’auteur répond que les travailleurs étrangers répondent à un « besoin de main d’œuvre ».

Ce livre est « un outil »

«Ces idées, on ne les entend plus simplement dans les meetings ou sur les plateaux de télé, mais aussi dans les cafés, les usines», s’inquiète l’éditeur Bernard Stéphan (Ed. de l’Atelier). Pour la porte-parole de l’union syndicale Solidaires, Annick Coupé, le livre est « un outil », elle s’inquiète de la montée du Front national : « Nos équipes militantes ont assisté totalement sidérées à la montée du Front national et elles ne savaient pas quoi répondre. »

Une bataille politique

De son côté, le président de l’Unef William Martinet « refuse de ne pas s’impliquer au nom d’une idée d’apolitisme » : « Nous menons une bataille éminemment politique et nous n’avons pas de complexe là-dessus. » Il a également annoncé que sortirait prochainement de courtes vidéos tournées par des militants de l’Unef afin d’appuyer la sortie du livre.

En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite,
Pierre-Yves Bulteau, Ed. de l’Atelier, 164 pages, 5 € (poche)  

Le nouveau premier ministre, installé depuis seulement deux semaines à Matignon, affiche une popularité record.  En effet, Manuel Valls, qui doit se rendre aujourd’hui à Berlin pour une conférence sur le centenaire de la Grande Guerre, a été testé pour la première fois en vue de sa nouvelle fonction au gouvernement remanié. Et les chiffres sont impressionnants : l’ex ministre de l’intérieur est plébiscité par 58 % des français selon le baromètre Ifop/le Journal du dimanche publié hier.

Ce chiffre impressionnant fait de Manuel Valls le premier ministre le plus populaire de la Vème République arrivé en cours de mandat présidentiel après un premier remaniement. Sous la présidence de Jaques Chirac en juin 2005, Dominique de Villepin affichait 44% par exemple, et Laurent Fabius 29% sous François Mitterrand en août 1984. Des chiffres faibles par rapport au taux record obtenu par notre actuel premier ministre.

Encore plus important, le fossé de 40 points entre la popularité de Manuel Valls et du président de la République, François Hollande qui affiche péniblement 18% selon les derniers sondages en date. Un autre record pour le nouveau dirigeant de Matignon puisque l’écart le plus important jusqu’ici était de 21 points entre l’ancien président, Nicolas Sarkozy (37%) et François Fillon (58%) en mars 2008.

Il est vrai que le président, en dépit de la mise en place du remaniement souhaité par la majorité, est toujours aussi impopulaire auprès des français. Et afin d’essayer de changer la donne, François Hollande devrait notamment reprendre ses déplacements en province, en commençant par une visite dans le Tarn prévue pour le 23 avril prochain selon Europe1.

Le chef de l’Etat doit également justifier prochainement ses choix mais aussi faire de la pédagogie concernant le pacte de responsabilité lors d’une allocution télévisée afin de renouer avec les français et d’ainsi remonter dans les sondages.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi 12 avril dans les rues de Paris après l’appel du Front de gauche, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et de plusieurs associations et syndicats. Que faut-il retenir de première manifestation après les municipales et le remaniement du gouvernement de François Hollande ? Tension au sein de la gauche, quand l’extrême gauche et le Parti socialiste ne s’entendent plus.

Selon l’extrême gauche, organisateur de cette journée de manifestation, il s’agissait d’une marche « contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ». Armés d’une immense banderole clamant « Hollande ça suffit », 100 000 manifestants selon les organisateurs et 25 000 selon la police, ont déferlé dans les rues de la capitale.

Une manifestation contre le gouvernement

Dans le cortège, on pouvait également apercevoir des banderoles en défaveur du tournant politique de François Hollande : « Quand on est de gauche, on taxe la finance », « Quand on est de gauche, on est du côté des salariés », ou encore « Quand on est de gauche, en Europe c’est l’humain d’abord ». Les personnalités en tête du défilé, Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), et Alexis Tsipras, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, ont sévèrement critiqué la nouvelle équipe socialiste issue du remaniement. L’extrême gauche se positionne donc en travers du nouveau gouvernement : « C’est un message envoyé au gouvernement. (…) Il y a une gauche dans ce pays et il n’est pas acceptable qu’elle soit usurpée pour appliquer une politique de droite sur le plan économique », a expliqué M. Mélenchon décrivant un système politique trop engagé à droite.

Des messages anti-Valls

Plusieurs manifestants ont été très critique à l’égard du nouveau premier ministre. En témoigne cette photo publiée sur les réseaux sociaux où la statue de Leon Blum est prise à partie :

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Certains membres d’Europe Écologies-Les Verts (EELV), présents au défilé à l’encontre de leur direction, n’ont pas caché leurs désaveu pour le nouveau gouvernement : « Notre présence est cohérente avec la décision d’EELV de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls », expliquent-t-ils. Par ailleurs, l’économiste Liêm Hoang Ngoc,député et membre du bureau national du PS, a manifesté sont désaccord avec le président de la République : « Hollande s’est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n’a pas été discuté. Il y a un grand trouble dans l’aile gauche du PS, il nous faut un congrès extraordinaire du parti. Beaucoup de parlementaires ont voté la confiance à Manuel Valls uniquement pour éviter la crise de régime. »

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il qualifie le nouveau premier ministre de « socialiste qui pose problème à tout le monde, à commencer par les socialistes eux-mêmes ». Cette manifestation du 12 avril fait monter un peu plus la tension au sein de la gauche et est un succès selon les organisateurs qui espèrent être entendus par François Hollande.

Au lendemain du second tour des élections municipales, qui ont révélé la progression historique du Front National, la chef de file du parti d’extrême droite, Marine Le Pen, a été reçue en direct sur France 2.

Invitée de l’émission « Des paroles et des actes », présenté par David Pujadas, la leader frontiste s’est retrouvée face à face avec le délégué CGT de PSA-Aulnay, Jean-Pierre Mercier. Un débat houleux a alors commencé. Ce dernier a récusé à Marine Le Pen la posture de défenseur des ouvriers, l’accusant de diviser travailleurs français et étrangers au profit du patronat. 

La dirigeante du FN lui a rétorqué que la CGT était « complice » de l’exploitation des ouvriers français via les directives européennes qui permettent l’arrivée de la main d’œuvre européenne en France. Jean-Pierre Mercier a explosé.

Jean-Pierre Mercier à Marine Le Pen : « En tant qu’ouvrier syndicaliste je vous récuse le droit de vous présenter comme un parti ouvrier (…). J’ai travaillé avec des travailleurs de tous les horizons, ils ont été des frères d’exploitation, on travaille dur pour un salaire bloqué, pour des droits sociaux qui reculent de jours en jours, ce sont devenus des frères de combat. Les salariés doivent s’unir. Et vous vous portez un discours de division : vous opposez les travailleurs d’origine étrangère aux travailleurs français mais dans l’entreprise on sait bien que quand un patron s’en prend aux intérimaires il s’en prend ensuite aux travailleurs embauchés (…).  Vous êtes une grande défenseuse du grand patronat, bien sur que je vous ai déjà entendu attaquer les patrons des grandes entreprises du CAC 40 mais jamais les actionnaires des ses entreprises, qui dirigent leur politique ». 

Marine Le Pen : « Vous n’avez rien compris au problème. C’est vous qui êtes main dans la main avec les patrons, complices. C’est pour ça que 45% des ouvriers s’apprêtent à voter pour le FN. En défendant une immigration massive depuis trente ans vous vous êtes faits les complices d’une pression à la baisse sur le salaire des ouvriers. Ces derniers voient des entreprises aller chercher des travailleurs étrangers qui bossent à bas couts et les Français ne peuvent pas lutter contre ça car ils ont des charges. »

Jean-Pierre Mercier : « Tous mes camarades se battent bec et ongles contre les licenciements, contre les blocages des salaires. Comment vous, la bourgeoise, la millionnaire qui habitez le château de St Clou, comment pouvez-vous nous dire ça à nous, les militants CGT, qui nous prenons des coups dans la figure tous les jours ? »

Marine Le Pen : « Vous êtes là pour canaliser la colère des ouvriers, vous les faites défiler et ensuite on rentre à la maison. Mais la politique qui met en place l’austérité générale pour les ouvriers (…) on ne vous entend pas là-dessus. »

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Remaniement, acte II. L’équipe du nouveau gouvernement de Manuel Valls est désormais complète. Hier après-midi, quatorze secrétaires d’Etat ont été nommés pour rejoindre les ministres déjà en place dans le gouvernement remanié du nouveau premier ministre. Au total, neufs nouveaux entrants, deux changement de portefeuille et trois postes confortés.

Les neuf nouvelles têtes

Au total, neuf nouvelles personnalités ont intégré le gouvernement suite au remaniement. Et l’entrée majeure de ce nouveau tour de nomination est l’arrivée du premier secrétaire du Parti Socialiste, Harlem Désir. Nommé hier secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, l’ex président de SOS Racisme à qui on avait reproché de ne pas avoir su dynamiser le parti de gauche, sera remplacé à son ancien poste par Jean-Christophe Cambadélis, actuel député PS de Paris.

Jean-Marie Le Guen, député du Parti Socialiste de Paris est nommé au poste de secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement. 

Christian Eckert, député PS de Meurthe-et-Moselle et rapporteur général de la commission des finances devient secrétaire d’Etat au Budget.

André Vallini, proche du président de la République et sénateur PS de l’Isère est nommé à la Réforme territoriale.

Axelle Lemaire, députée PS des français établis hors de France devient secrétaire d’Etat chargée du Numérique. 

Laurence Rossignol, sénatrice du Parti Socialiste de l’Oise récupère le poste de secrétaire d’Etat de la Famille et des Personnes âgées.

Annick Girardin, députée du Parti Radical de Gauche de Saint-Pierre-et-Miquelon est nommée au Développement et à la Francophonie.  

Thierry Braillard, député du Parti Radical de Gauche est nommé au poste de secrétaire d’Etat aux Sports.

Ségolène Neuville, députée PS des Pyrénées-Orientales devient secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

Les cinq de l’ancien gouvernement 

Les changements de portefeuille
Fleur Pellerin, auparavant à l’Economie Numérique est nommée au Commerce extérieur. Anciennement aux Sports, Valérie Fourneyron, quand a elle, hérite de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire.

Les postes inchangés
Geneviève Fioraso reste secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Frédéric Cuvilier conserve sa place aux Transports et Kader Arif garde son poste aux Ancien combattants.

Enfin, Jean-Pierre Jouyet, jusqu’ici directeur général de la Caisse des dépôts, remplace Pierre-René Lemas entant que secrétaire général de l’Elysée

« Trop de souffrances, pas assez d’espérance, telle est la situation de la France», c’est par ces mots que le nouveau premier ministre a introduit sa déclaration de politique générale, mardi 8 avril, à l’Assemblée nationale. Une introduction réussie pour le nouveau gouvernement « de combat » de Manuel Valls puisque les députés ont voté la confiance au gouvernement du premier ministre par 306 voix contre 239 (26 abstentions), donnant le « feu vert » à la mise en place de sa politique.

Sans surprise, le FN, l’UMP et l’UDI n’ont pas accordés leurs voix à l’ex ministre de l’intérieur et les députés du Front de gauche, qui s’étaient abstenus durant le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault, ont également voté contre son successeur.

Cependant, Manuel Valls peut être fier d’avoir réussi à rassembler autour de lui les socialistes ainsi que les écologistes, au départ récalcitrant à la mise en place de ce remaniement. Une centaine de députés socialistes avaient signé un « contrat de majorité » destiné à réclamer une réorientation politique jugée nécessaire. Et afin de calmer les septiques, le nouveau chef du gouvernement depuis une semaine, les avaient reçu à Matignon pour « construire un partenariat fructueux » avait déclaré Manuel Valls. Parmi eux, seulement onze députés se sont abstenus.

Quand aux écologistes, qui avaient fui le nouveau gouvernement de Valls dés sa nomination, le premier ministre a réussi le pari incroyable de convaincre plusieurs députés EELV de lui accorder leur confiance.

Une feuille de route innovante ?

Durant son allocution de présentation de sa politique, le nouveau dirigeant de Matignon a énoncé les grandes lignes de son gouvernement. Son discours, qui a duré 47 minutes (contre 1h34 pour le discours d’introduction de Jean-Marc Ayrault), fait échos aux grands problèmes fréquemment abordés par ces prédécesseurs : l’économie, la famille, l’écologie, l’éducation… Une question se pose alors, y’a t-il vraiment des idées « neuves » concernant la politique générale de ce nouveau gouvernement de « combat » ?

L’économie a tenu une place de premier plan dans l’allocution de Manuel Valls qui a confirmé la présentation d’un budget rectificatif 2014 au début de l’été afin de faire des économies supplémentaires. Le premier ministre a indiqué qu’il suivrait la ligne dictée par l’Elysée : une réduction des dépenses publiques de 50 milliards d’euros sur la période 2015-2017, un effort « qui sera partagé par tous », l’Etat, l’Assurance-maladie et les collectivités locales. 

Il a aussi annoncé une série d’allégements fiscaux pour les entreprises dans le cadre du « pacte de responsabilité » déjà abordé durant le précédent gouvernement. Au 1er janvier 2015, les cotisations patronales de l’Urssaf seront donc supprimées ainsi que les charges patronales des contrats payés au Smic.

Au 1er janvier 2016, un abaissement des cotisations famille de 1,8 point est prévu et le nouveau gouvernement « de combat » veut baisser le taux normal de l’impôt sur les sociétés d’ici à 2020. Et du côté des salariés, les personnes payées au Smic verront leurs cotisations baisser afin d’économiser « 500 euros par an de salaire net ».

Réclamant « l’apaisement sur les sujets de société », l’ex ministre de l’intérieur a évoqué les projets de lois à venir, de la réforme pénale à un texte de loi sur la famille ou encore « la politique d’immigration et d’asile ». Parallèlement, le premier ministre a pris soin de rassurer les écologistes en évoquant la transition énergétique qui sera « l’une de ses priorités ».

Enfin, Manuel Valls a abordé le sujet sensible de la « bonne réforme » scolaire. Le nouveau chef du gouvernement a promis que le « cadre réglementaire » serait « assoupli ». Il a également esquissé les contours d’un « big bang territorial » à « l’horizon 2021 » proposant de « réduire de moitié » le nombre de régions et de supprimer les départements.

Une semaine seulement après sa nomination entant que nouveau premier ministre, Manuel Valls commence les caprices…culinaires ! L’ex ministre de l’intérieur à déjà demandé le « remaniement » des menus de la rue de Varenne et impose aux cuisiniers un régime strict.

Dans les cuisines de Matignon, l’arrivée de Manuel Valls est perçue comme un véritable défit. En effet, le Figaro a révélé dans un confidentiel, les exigences nutritionnelles du premier ministre qui a complètement chamboulé les menus en fonction de ses goût précis. Car si ce dernier a indiqué ne pas vouloir vivre à Matignon, il faut croire qu’il a tout de même décidé d’y manger.

Les chefs de la rue de Varenne devront oublier le gluten pour cause d’allergie, ce qui s’avère être une tâche compliquée surtout concernant les desserts. Terminé les incontournables pâtisseries françaises comme la tarte au citron meringuée ou encore le Saint-Honoré, les cuisiniers devront se montrer créatifs pour donner satisfaction à Manuel Valls. Le premier ministre a également indiqué ne manger que de la viande rouge et ne pas aimer le poisson. Une exigence qui met encore une fois à l’épreuve les plats traditionnels de Matignon.

Premier Chef étoilé de Matignon, Christophe Langrée, devra s’adapter au régime spécial imposé par Manuel Valls. Les précédents ministres ne semblaient pas si compliqué en matière de cuisine. François Fillon était «un premier ministre gourmet, facile, qui aime tout» d’après Christophe Langrée qui témoignait à l’époque au Télégramme. Jean-Marc Ayrault était lui aussi moins exigeant et avait même adressé un message de confiance au chef étoilé. «Il m’a tout de suite dit, je vous fais confiance, ce qui m’a fait plaisir» a-t-il ajouté dans le magazine spécialisé L’Hôtellerie-Restauration.

Espérons que ces requêtes peu banales ne découragent pas les cuisiniers de Matignon, qui surpassent jusqu’ici les cuisines de l’Elysée d’après Nicole Bricq. L’ex ministre du commerce extérieur, non reconduite à ses fonctions dans le nouveau gouvernement de Valls, avait effectivement déclaré que les mets de l’Elysée étaient « dégueulasses ». Une critique que l’équipe de la rue de Varenne ne veut pas recevoir malgré leurs nouveaux interdits. Une raison de plus pour les chefs de se surpasser.

Hier, à l’occasion du lancement des commémorations du génocide qui a tué plus de 800 000 personnes en 1994, les tensions entre la France et le Rwanda n’ont fait que s’accroitre. En effet, le président rwandais, Paul Kagame, a de nouveau accusé la France pour son rôle controversé durant le déroulement du massacre en critiquant vivement la lenteur du système judiciaire français.

Paul Kagame a accusé une nouvelle fois, dans le cadre d’un entretien paru notamment dans Libération, la France d’avoir « participé au génocide ». Des accusations reconnues par Bernard Kouchner qui témoigne en rappelant que «le gouvernement génocidaire a été formé dans l’enceinte de l’ambassade de France en avril 1994», et que «Paris lui a livré des armes jusqu’en août 1994».

Venu assister aux commémorations à titre privé, l’ancien ministre des affaires étrangères déplore la réaction de la France qui refuse toujours aujourd’hui de s’excuser contrairement à la Belgique et à l’ONU par exemple. Bernard Kouchner explique que «La France n’aurait pas dû réagir aussi vivement» et souligne tristement qu’«Avec Sarkozy, nous avions amorcé une vraie réconciliation. On va à nouveau reculer, donner du grain à moudre à tous les négationnistes».

L’incident diplomatique indique un malaise qui n’est pas encore prêt de se dissiper. Il est vrai que la réaction de la France face aux attaques verbales du président rwandais ne va pas dans le sens d’une réconciliation entre les deux pays. La ministre française de la justice, Christiane Taubira, n’assistera d’ailleurs pas aux commémorations des vingt ans du génocide au Rwanda à cause des propos tenus par Paul Kagame. Paris avait décidé d’envoyer uniquement l’ambassadeur français sur place, Michel Flesh, mais les autorités rwandaises ont fait savoir hier que sa présence n’était pas souhaitée.

Le Front National, annoncé grand gagnant de ces municipales 2014 car le parti a rempli les objectifs  électoraux qu’il s’était fixé, a commencé par une action symbolique qui créer la polémique : la question du porc dans les menus des cantines scolaires. Le parti d’extrême droite veut garantir ou rétablir l’intégration du porc dans les menus s’il a été supprimé. « Nous n’accepterons aucune exigence religieuse dans les menus des écoles. Il n’y a aucune raison pour que le religieux entre dans la sphère publique, c’est la loi » a annoncé, vendredi 4 avril, la présidente du FN sur RTL.

Pour Marine Le Pen, il s’agit de « sauver la laïcité qui est en très grave difficulté » car, d’après le leader du parti d’extrême droite, « fermer les yeux sur les violations de la laïcité, c’est dans l’esprit de beaucoup de maires UMP et PS s’associer la bienveillance de communautés ». Sur son compte Twitter, la chef frontiste continue d’alimenter le débat en écrivant : « Polémique artificielle : il s’agit d’interdire l’interdiction du porc dans les cantines, et polémique inutile car il y a toujours 2 menus ! » Mais tout cela se révèle être faux.

La présidente du Front National dénonce l’absence de porc dans les menus scolaires par soucis de simplification des préparations. Cependant, si l’on se penche sur les chiffre, on peut voir que « l’interdiction » du porc dans les cantines n’est absolument pas un phénomène appliqué de manière massive. Sur 19 000 communes munies d’un service de restauration scolaire, 80% font appel à des cuisines centrales avec un service de livraison pour diverses structures. Seul 20% des cantines préparent les repas au sein même de leurs cuisines.

Parmi ces cantines qui préparent les menus sur place, certaines ont décidé de supprimer les menus de substitution et d’imposer uniquement un repas avec du porc.  Et d’autres ont fait le choix de supprimer le porc des cantines afin de proposer un menu unique convenant à chaque élève. C’est à la mairie en place de décider de ce choix d’alimentation dans les établissements scolaires qu’elle gère.

Un rapport sur l’accessibilité des cantines scolaires a été publié en 2013 par Dominique Baudis, défenseur des droits. Concernant le sujet du porc dans les menus scolaires, il est indiqué que « cette question [du porc] n’est pas apparue comme une question prioritaire à travers les témoignages reçus par le défenseur des droits ». Mais le rapport explique cependant en détail les requêtes principales de la question :

« La plupart de ces témoignages exprimaient un simple souhait de repas sans viande et, dans de rares cas, la mise en place de menus hallal. Certains revendiquaient par exemple un plat de substitution à la viande, ou, plus simplement, la possibilité d’avoir connaissance à l’avance du menu afin de prévoir les jours de présence de l’enfant. Dans les faits, la plupart des cantines scolaires proposent, de longue date, des plats de substitution à la viande de porc, tout en servant du poisson le vendredi, pratique qui n’a pas été remise en cause par le juge ».

Et contrairement à ce qu’a annoncé sur Twitter Marine Le Pen, il n’existe aucune obligation légale pour une municipalité d’assurer un plat de substitution aux menus comprenant du porc. Le défenseur des droits recommande tout de même « aux mairies qui s’en tiennent au principe de neutralité religieuse en matière de repas scolaires » d’en « informer les parents lors de l’inscription » et d’afficher les menus suffisamment en avance afin que les parents d’enfants qui ne consomment pas de porc puissent s’organiser en conséquence.

Dominique Baudis rappelle que la majorité des écoles ne sont pas concernées par ces mesures puisque la plupart des établissements scolaires proposent des plats de substitutions aux plats contenant de la viande de porc mais pas seulement. Le poisson, proposé le vendredi par tradition chrétienne, et donc religieuse, est souvent également accompagné d’un plat de substitution dans les cantines.

En vérité, plus qu’une véritable polémique, la question reste avant tout économique : les petites communes n’ont pas les moyens de proposer systématiquement des plats de substitution. Les municipalités concernées sont donc confrontées à deux choix : imposer la viande de porc sans plat de substitution (au risque de pénaliser certains élèves d’un point de vue nutritionnel à cause du manque de protéines dans le menu) ou de ne plus servir de porc.

N’oublions pas que ce problème ne concerne qu’une petite partie des établissements scolaires. Depuis des années, la grande majorité des cuisines centrales prévoient des plats de substitutions pour les élèves qui ne consomment pas de porc. Et pour les communes qui cuisinent sur place, le choix est souvent politique. La polémique (re)lancée par la chef du parti d’extrême droite est donc faussée, et les villes du FN ne sont pas concernées par ce choix qui ne se pose que dans quelques petites communes.

Marine Le Pen, présidente du Front National, a été condamnée hier à 10 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Béthune dans le Pas-de-Calais dans l’affaire du « faux tract » qui l’opposait au président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon.

Pendant les législatives à Hénin-Beaumont en mai 2012, les militants du parti d’extrême droite avaient distribué un faux tract dans les boîtes aux lettres de la 11ème circonscription du Pas-de-Calais. Le tract en question reproduisait sur fond vert et blanc une photo de leur rival politique du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu’une phrase d’un de ses discours : « Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb ».

Le slogan « Votons Mélenchon ! » et une traduction de l’appel au vote rédigée en caractères arabes, comportant des fautes et écrite à l’envers, se trouvaient juste en dessous de la citation. Le tract ne comportait cependant aucune mention d’appartenance à un parti politique ou une association, ni même le nom de l’imprimeur.

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L’opération organisée par le Front National était complètement assumée par la dirigeante du parti. Marine Le Pen avait effectivement déclaré à plusieurs reprises « assumer » ce tract, tout en se félicitant de « ce coup de communication politique ». La présidente frontiste avait même annoncé la création prochaine de nouveaux tracts mais son avocat a estimé lors du procès  que ces commentaires ne pouvaient être considérés comme des preuves.

Citée à comparaître pour « manœuvre frauduleuse » et publication d’un montage sans le consentement de son adversaire, Marine Le Pen risquait jusqu’à un an d’emprisonnement, 15 000 euros d’amende ainsi que l’inéligibilité. L’avocate de Jean-Luc Mélenchon témoigne : « C’est une condamnation sans faille (…) qui démontre que Marine Le Pen a eu des agissements délinquants, répréhensibles, contraires aux valeurs fondamentales de la République, et c’est un grand jour pour la démocratie ».

Condamnée jeudi 3 avril à une peine de 10 000 euros d’amende, l’avocat de la dirigeante frontiste a déclaré qu’ils allaient cependant faire appel.

Suite à l’annonce de la composition du nouveau gouvernement de Manuel Valls, Christiane Taubira conserve son poste place Vendôme. La ministre de la justice reste garde des sceaux et compte notamment faire voter de nombreux textes adoptés en conseil des ministres sur le débat du mariage pour tous de janvier 2013. Encensée par la gauche durant la polémique du mariage homosexuel, Christiane Taubira compte cependant de nombreux opposants parmi le Front National entre autres. Et son maintien au sein du gouvernement « de combat » de Valls a entrainé de vives réactions de la part de ses opposants.

Ainsi mercredi 2 avril, plus d’une centaine de personnes, réunies suite à l’appel au rassemblement de la Manif pour tous, se sont regroupées devant le ministère de la justice, furieuses de la nomination de la garde des sceaux. La préfecture de Paris a indiqué au Monde que « La manifestation était non déclarée », et les manifestants « empêchaient l’entrée et la sortie de la place Vendôme ». Cinq personnes ont été interpellées.

Fervente opposante à la « loi Taubira » sur le mariage pour tous, Christine Boutin figurait parmi les manifestants, déclarant que les français avaient donné leur avis sur la question dans les urnes, en faisant référence à la claque du PS durant les élections municipales. La membre du Parti chrétien démocrate a expliqué le but de la manifestation contre la ministre de la justice « Nous voulons montrer que, pour un certain nombre de gens, le maintien de Christiane Taubira au ministère de la justice est une véritable provocation pour tout ce qui touche à la famille ».

Les manifestants de la manif pour tous ont voulu bloquer le passage des véhicules officiels qui quittaient la place Vendôme en les huant. La centaine d’opposants scandaient en cœur « Casse-toi, Taubira ! ». La place est restée occupée durant plus d’une heure et des tensions se sont crées lors de l’intervention des CRS et de gendarmes mobiles venus en nombre déloger les manifestants afin de rétablir la circulation. Peu après 20h, le mouvement s’est finalement dispersé. 

Nommée, le mercredi 2 avril, ministre de l’écologie au nouveau gouvernement de Manuel Valls, Ségolène Royal ne semble pas vouloir pour autant abandonner son poste de présidente de la région Poitou-Charentes. En effet, la porte-parole de la région et vice-présidente du conseil régional, Maryline Simoné, à déclaré au quotidien local Sud Ouest « On continu comme avant » suite à la nomination ministérielle de l’ex candidate PS à la présidentielle.

Mais ce double statut politique implique des contradictions importantes. Pour commencer, le président de la République, François Hollande a mis en place en 2012 une réglementation quand au cumul des mandats qui demande aux personnalités nommées ministres d’abandonner leurs mandats locaux. Le chef de l’Etat avait déclaré lors d’un débat de l’entre-deux tours « Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local (…) parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches. » 

En mai 2012, une charte de déontologie a été créée stipulant que « Les membres du gouvernement consacrent tout leur temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu’ils peuvent détenir. » Légalement, le cumul des statuts politiques désiré par Ségolène Royal semble donc compliqué. Plusieurs ministres ont ainsi dû abandonner leurs titres de maires à leurs suppléants comme Jean-Marc Ayrault qui a été le premier ministre à laisser la mairie de Nantes entre les mains de son premier adjoint. 

De plus, la nouvelle ministre de l’écologie avait précédemment pris position contre le sujet épineux du cumul de mandats. En 2011, elle avait même fait du non-cumul un des axes principaux de sa campagne électorale. Une prise de position importante et confortée par d’autres politiques comme Martine Aubry qui avait contraint le président à se convertir au cumul comme promesse de campagne.

Ségolène Royal n’avait pas hésité à vivement critiquer ses rivaux du PS à l’occasion. En effet, quelques semaines seulement avant la primaire socialiste de 2011, l’actuel ministre de l’écologie avait blâmé ses confrères, François Hollande et Arnaud Montebourg, sur le sujet des cumuls : « Dès qu’ils en ont l’occasion, ils cumulent le mandat de parlementaire et de président de conseil général. Ce n’est pas conforme à l’idée que je me fais de la morale publique. (…) Vous allez me dire encore que je titille les autres candidats. Mais l’intégrité politique, c’est de mettre en conformité les discours et les actes donc la meilleure façon de faire la parité, c’est d’arrêter avec le cumul des mandats. »

Sa position assumée quand à l’interdiction du cumul des mandats apparaît aujourd’hui très contradictoire avec son désir de conserver sa place de présidente de la région Poitou-Charentes alors qu’elle vient tout juste d’être nommée ministre de l’écologie. Mais Ségolène Royal ne craint pas les critiques et répond aux attaques en rétorquant qu’un poste ministériel est une fonction et en aucun cas un mandat. Une vérité légale qui reste cependant discutable.

 

Lundi 31 mars, le désir de remaniement de la majorité a fini par s’imposer, causant le départ de l’ex premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Pour lui succéder, le président de la République, François Hollande a nommé Manuel Valls à la tête de Matignon le 1er avril. La composition du nouveau gouvernement de l’ex ministre de l’intérieur a été révélée ce mardi 2 avril par le secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas. Cependant, seuls les ministres de plein exercice ont été annoncés. La semaine prochaine la liste des secrétaires d’Etat sera publiée.

Les départs du gouvernement

François Hollande et Manuel Valls ont négocié jusqu’à ce matin pour décider de la composition du gouvernement « de combat » annoncé par le nouveau premier ministre. Et sa nomination n’a pas fait l’unanimité à Matignon. En effet, suite à cette annonce, les verts ont refusé d’intégrer ce gouvernement remanié, principalement par soucis de « divergence politique ». 

Afin de gérer les équilibres entre les différentes tendances du Parti Socialiste, le président de la République et Manuel Valls ont également choisi de se séparer de certains ministres en place comme Pierre Moscovici ministre de l’Économie et des Finances ou encore Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale.

Des nouveaux à Matignon

Ségolène Royal devient ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. L’entrée de l’ex compagne du président au nouveau gouvernement de Valls était une des hypothèses les plus souvent avancées quand à la nouvelle composition ministérielle. C’est la quatrième fois que l’ex candidate à l’élection présidentielle est nommée ministre. 

François Rebsamen, patron des sénateurs socialistes devient ministre du travail, de l’emploi et du dialogue social. Le maire de Dijon était également pressentit pour diriger un ministère à Matignon. Il s’agit de sa première expérience entant que ministre et son rôle sera central : faire accepter le pacte de responsabilité ou encore lutter contre le chômage.

Les changements et les promotions

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif devient ministre de l’Economie en remplacement de Pierre Moscovici. A la tête de Bercy, il devra gérer les dossiers lancés par l’ancien gouvernement et notamment atteindre les 50 milliards d’économie grâce au pacte de responsabilité.

Bernard Cazeneuve devient ministre de l’Intérieur. On considère cette nomination comme la véritable « surprise » de ce remaniement, fruit des désaccords entre François Hollande et Manuel Valls quand aux candidats au poste.

Benoît Hamon devient ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supèrieur et de la recherche. Sa nomination était en préparation depuis déjà quelques mois suite à ses actions auprès des syndicats étudiants concernant l’affaire Leonarda. Il est perçu comme le nouvel « atout de gauche » pour Manuel Valls, souvent jugé trop « droite ».

Sylvia Pinel devient ministre du logement et de l’égalité des territoires. Elle succède à Cécile Duflot, l’ex ministre écologiste, qui s’est désolidarisée immédiatement du nouveau gouvernement.

Et les autres ?

Certains membres de Matignon ont vu leurs missions s’élargir, comme Najat Vallaud-Belkacem ou Stéphane Le Foll qui devient porte-parole. Et pour Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, Christiane Taubira ou encore Marisol Touraine rien ne change, ils conservent tous leurs ministères.

 

 

 

Les pronostics, quand au nom du nouveau premier ministre, allaient de bon train hier, affichant de façon quasi unanime la nomination de Manuel Valls. Et alors que le président de la République, François Hollande a annoncé un gouvernement plus resserré, les hypothèses de départ et d’entrée dans le nouveau gouvernement de l’ex ministre de l’intérieur se bousculent.

Dans le sens des départs

Pour commencer, les deux ministres écologistes, Cécile Duflot (logement) et Pascal Canfin (développement) se sont d’ores et déjà désolidarisés du nouveau gouvernement de Manuel Valls et de ses idées qui « ne constituent pas la réponse adéquate aux problèmes des Français » selon eux. « Avec franchise et lucidité, nous en tirons donc toutes les conséquences et n’entendons pas participer à ce nouveau gouvernement, que nous assurons de notre vigilance la plus haute mais aussi de notre solidarité, chaque fois que le cap choisi sera le bon » expliquent-ils dans un communiqué. Les deux membres de l’ex gouvernement de Jean-Marc Ayrault indiquent que « Ce n’est pas une question de personne, mais bien d’orientation politique. Nous croyons, pour notre part, qu’un élément est décisif pour répondre à la crise civique et morale : la cohérence des discours et des actes ». Cécile Duflot, ex patronne d’EELV avait déjà signalé, et ce avant même la nomination de Manuel Valls, que si ce dernier était amené à remplacer Jean-Marc Ayrault elle quitterait le gouvernement pour cause de divergence politique.

Pierre Moscovici, actuel ministre de l’Économie et des Finances et cible des critiques concernant le mauvais fonctionnement de Bercy, Vincent Peillon, ministre de l’éducation qui avait annoncé puis démentit le gel de l’avancement des fonctionnaires ainsi que Yamina Benguigui, ministre de la francophonie, actuellement accusée de mensonge concernant sa déclaration de patrimoine, pourraient eux aussi être écartés du nouveau gouvernement en place.

Et concernant les potentielles arrivées ?

Les hypothèses concernant les entrées dans ce gouvernement remanié et orchestré par Manuel Valls sont encore une fois extrêmement nombreuses. Selon le Parisien, le retour politique de Ségolène Royal pourrait se traduire par l’occupation d’un poste à la tête d’un grand ministère, comme celui de l’écologie ou encore d’un pôle concernant l’éducation et la culture. L’ex compagne du président pourrait donc revenir au premier plan de la politique française.

En remplacement de Manuel Valls à la fonction de ministre de l’intérieur, le nom le plus souvent évoqué est celui du maire du Parti Socialiste de Dijon, François Rebsamen. Il avait déjà été pressenti pour le poste il y a deux ans. Le nom du député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas tourne aussi actuellement comme possible remplaçant de Christine Taubira entant que ministre de la Justice.

 

Face à l’échec cinglant du Parti Socialiste aux municipales, le président de la République, François Hollande s’est exprimé hier à la télévision pour lancer « une nouvelle étape » de son quinquennat. En effet, on apprenait hier en début de soirée la démission du premier ministre, Jean-Marc Ayrault dont le départ de Matignon était souhaité par une grande majorité. Et c’est sans surprise que le chef de l’Etat a nommé le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, pour lui succéder.

Le nouveau premier ministre de 51 ans prendra donc la tête d’un « gouvernement de combat » avec « une équipe resserrée »  a assurée hier François Hollande lors de son allocution télévisée d’une dizaine de minutes. Le président a déclaré avoir compris le message envoyé lors de ces élections municipales en se disant « personnellement concerné » et a profité de cette couverture médiatique pour annoncer un « pacte de solidarité » qui complète le pacte de responsabilité. Concrètement, le chef d l’Etat a déclaré une « baisse rapide des cotisations des salariés » ainsi qu’une « diminution des impôts des Français » d’ici 2017.

La nomination de Manuel Valls n’a étonné personne. En effet, il était cité favori dans la plupart des sondages, jouissant d’une côte de popularité étonnamment bonne à gauche comme à droite au sein du gouvernement qui peine dans les sondages. Les français, selon un sondage BVA/Le Parisien, seraient 31% à vouloir que le ministre de l’intérieur devienne premier ministre. Voilà qui est fait. 

Le désir de changement traduit par cette claque électorale de la gauche aux municipales, implique un remaniement en profondeur. Manuel Valls, nouveau premier ministre français, veut appliquer une politique ferme, une politique similaire à celle qu’il tient déjà notamment en affrontant Christiane Taubira face à la réforme pénale qu’il juge trop « laxiste » ou encore en tenant un discours particulièrement ferme sur les Roms. L’ex ministre de l’intérieur incarne une gauche décomplexée face à la délinquance et très impliquée dans la sécurité.

Ce remaniement n’est cependant pas apprécié de tous les membres du gouvernement. Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, s’est indigné déclarant que « François Hollande a nommé le plus grand commun diviseur possible de la gauche (…) A un désastre électoral, le chef de l’Etat répond par un suicide politique ». Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a annoncé qu’à ses yeux « ce n ‘est pas en changeant les hommes et en gardant la même politique qu’on règle les problèmes. » Il demande « une rupture avec le modèle socialiste ». Et la présidente du FN, Marine Le Pen a, quand à elle, expliqué que le remplacement de Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls ne changera rien car « c’est un changement de politique que les français attendent et pas tant un mercato gouvernemental ».

Le second tour des municipales dimanche, a gravement affaiblit la gauche et le Parti socialiste en particulier, qui perd de nombreuses mairies. Ainsi des grandes villes comme Toulouse, Angers ou encore Quimper et Tour sont passées à droite suite au dépouillement du scrutin des municipales 2014. Cette claque des élections a entrainé un désir de remaniement du gouvernement en place pour la majorité qui souhaite le départ du premier ministre Jean-Marc Ayrault.

En début d’après-midi, le premier ministre s’est entretenu pendant deux heures avec le président de la république, François Hollande, d’après Libération. Le chef de l’Etat aurait dû recevoir à 10h ce matin le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, mais il a préféré décaler ce rendez-vous. Manuel Valls est cité favori pour succéder à Jean-Marc Ayrault.

En fin d’après-midi, Matignon a annoncé la démission du premier ministre. On peut lire sur le compte twitter de Matignon:  » @jeanmarcayrault Premier ministre, a présenté cet après-midi la démission de son gouvernement au Président de la République ».

Le Président François Hollande doit s’exprimer ce soir à 20h à la télévision pour annoncer qui sera le premier ministre en remplacement de Jean-Marc Ayrault. Et à l’heure actuelles, tout indique que le chef de l’Etat annoncera la nomination de Manuel Valls à Matignon.

En vue des résultats désastreux de la gauche au premier tour des élections municipales 2014, l’hypothétique départ du premier ministre en place, Jean-Marc Ayrault est de plus en plus souvent annoncé, notamment à cause de sa côte de popularité extrêmement faible.

Selon un sondage Ifop-SAS, publié mardi pour 20 Minutes et iTélé, le départ du premier ministre est souhaité par une majorité de français. 76% des personnes interrogées affirment être pour un remaniement et 69% veulent que Jean-Marc Ayrault quitte son poste au gouvernement.

Et les soutiens de Jean-Marc Ayrault sont faibles. Michel Sapin a annoncé ce mardi, « qu’il faudra changer » pour tenir compte de « la colère » contre le gouvernement, exprimée notamment via le premier tour des municipales. Le ministre du Travail ajoute que ce changement ce fera avec le « Premier ministre que le président choisira ». 

Bertrand Delanoë a, quant à lui, exprimé clairement son avis sur France Inter: « effectivement, je souhaite beaucoup plus d’ordre, d’abnégation et même de discipline (…). Il y a des progrès à faire de ce point de vue-là dans l’équipe qui dirige la France actuellement ». Le député PS, Jean Glavany, a même déclaré que le premier ministre actuel n’était « pas à la hauteur ».

Alors même que le remplacement de Jean-Marc Ayrault à Matignon n’est encore qu’une hypothèse, les spéculations quand à son potentiel remplaçant se multiplient. Les noms de Manuel Valls (ministre de l’Intérieur), de Laurent Fabius (ministre des Affaires étrangères) et le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone sont souvent évoqués.

«Ces voix qui s’élèvent contre Jean-Marc Ayrault, même au sein de la majorité, on les entend depuis deux ans, cela n’a rien de nouveau » a-t-on déclaré ironiquement mardi à Matignon. Mais au final, seul le président François Hollande décidera du maintien ou du départ de son premier ministre.

L’information principale qui ressort de ce premier tour des élections municipales 2014 est le score historique affiché par le parti d’extrême droite du Front National. D’aprés les estimations d’Ipsos-Steria pour Le Monde, France Télévisions et RadioFrance, le parti de Marine Le Pen enregistre en effet des résultats impressionnants. Leur leader s’est félicité d’un « cru exceptionnel pour le FN » et d’une « fin de la bipolarisation politique ». 

En effet, malgré un aux d’abstention record, les électeur du parti d’extrême droite se sont eux par contre mobilisés. La participation était partout supérieure à la moyenne nationale : 63 % à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), 64 % à Béziers (Hérault), 68,4 % à Fréjus (Var).  Le FN arrive même a obtenir des victoires des le premier tour. L’objectif de faire élire au moins 1 000 conseillers affiché par Marine Le Pen sera donc facilement atteint.

Les résultats du premier tour des élections montrent donc une forte poussée du parti lepéniste dans de nombreuses villes moyennes mais aussi dans des grandes villes, comme par exemple Perpignan. Le FN est en tête dans dix-sept communes de plus de 10 000 habitants et sept autres villes de moindre importance. Il sera présent dans 229 triangulaires ce qui est un véritable record. Jusqu’ici, le maximum de triangulaire était de 116 en 1995.

Le Front National aborde le second tour en position de force. Il peut faire pression sur l’UMP dans les villes où ils se trouvent en triangulaire, surtout si sa liste devance celle de droite. La règle annoncée par Marine Le Pen pour le second tour est de se maintenir systématiquement mais elle n’exclut pas des échanges de bons procédés. « La règle est que nous nous maintenions partout où nous en avons la possibilité. Le bureau exécutif se réunira lundi pour examiner les situations locales et décider d’exceptionnels accords de second tour », a déclaré le leader du parti lors d’une allocution au siège du FN.

Le seul problème que rencontre actuellement le Front National est le manque de cadres. Le parti d’extrême droite n’a, en effet, pas les équipes nécessaires pour gérer de nombreuses villes et certaines des 497 listes présentées ne sont pas bouclées. De plus, il sera difficile de trouver des réserves de vote. Le FN craint d’avoir atteint le maximum de voix au premier tour. La seule solution du Front reste de convaincre les abstentionnistes d’aller voter pour leur cause.

Parallèlement, les appels « au front républicain » de la part de la gauche se multiplient. Ces demandes pourraient bien faire perdre le Front National dans certaines villes où le PS est en troisième position. Car en vue du taux d’abstention record de ce premier tour des élections municipales 2014, les partis politiques concurrents du FN insistent sur l’importance capitale d’aller voter pour faire barrière à la progression spectaculaire du parti d’extrême droite.

Un taux d’abstention historique

A 22 heures 30, le taux d’abstention calculé par le ministère de l’intérieur sur plus de 28 millions de bulletins affichait le taux record de 37,09 % en métropole. Un chiffre supérieur de quatre points à 2008. Une part d’abstention record non négligeable qui représente le taux de participation le plus faible à un premier tour d’élection municipale depuis 40 ans !

Un score tout aussi historique pour le FN

Les listes du Front National réalisent des scores historiques dans plusieurs villes moyennes, emportant même dès le premier tour la ville d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais, 25 000 habitants), il s’agit d’une première historique. Steve Briois a remporté 50,26 % des voix, battant le maire sortant divers gauche Eugène Binaisse (32,5 %) et l’ancien maire Gérard Dalongeville (9,5 %). Le FN est également en tête dans plusieurs autres villes moyennes

Marine Le Pen a annoncé que le FN maintiendrait ses candidats au second tour partout où il en a « la possibilité », mais a laissé entendre que des réexamens ou des retrait étaient possible. 

David Assouline, le porte-parole du PS a appelé à « tout faire pour empêcher » le FN « de conquérir des villes. Contrairement à Jean-François Copé qui quand à lui a confirmé que l’UMP ne demanderait pas de « voter pour le PS, allié du front de gauche » en cas de triangulaire au second tour.

Le PS en difficulté dans plusieurs communes

A Pau (Pyrénées-Atlantiques), le PS se trouve en mauvaise posture. François Bayrou (Modem, soutenu par l’UMP et l’UDI) récolte 41,85% des suffrages devant David Habib, le candidat PS qui rassemble 26,8% des votes. Le cas de figure est le même à Amiens. La ville, tenue par la gauche depuis 2008, affiche au premier tour 45,7% des voies pour la candidate UMP, Brijitte Four, contre 24,5% pour le PS et 14,9% pour le FN.

Ces élus du premier tour

Affichant un score supérieur à 50 % des suffrages, des personnalités ont été élu dès le premier tour dans plusieurs communes. Ainsi, Jean-François Copé, Laurent Wauquiez, Alain Juppé, François Baroin, Christian Jacob, Patrick Balkany, Eric Woerth…en tout une quinzaine de grandes figures de l’UMP sont devenus maire de leur commune des le premier vote. Ils rejoignent quelques centristes Hervé Morin, Yves Jégo et André Santini, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignant, l’écologiste Noël Mamère et quelques socialistes de premier plan comme François Pupponi.

Les candidats aux municipales 2014 se sont presque tous accordés pour faire du problème des transports en commun un véritable cheval de bataille. Des idées irréalisables aux promesses intenables, rien ne semble pouvoir arrêter les candidats. Le monde a publié dans son blog le top 10 d’une liste non exhaustive des pires projets annoncés dans leurs campagnes.

10/ Rétablir le stationnement supprimé. La promesse est facile à lancer mais difficile à tenir : remettre 700 places de stationnement dans une ville (Cannes, Alpes-Maritimes) où l’on circule mal et où l’espace est désormais rendu aux piétons. On souhaite bien du courage à Phillipe Tabarot (UMP). Dans la même veine, à Lille, Jean-René Lecerf (UMP) propose rendre la stationnement gratuit entre 12h et 14h dans le centre-ville. Rien de mieux pour encourager les gens à emprunter leur voiture. A Perpignan, Louis Alliot (FN) va encore plus loin : « Nous mettrons fin aux couloirs de bus qui restreignent la capacité des stationnements latéraux. »

9/ La navette fluviale plus lente que le métro. Des candidats, sous diverses étiquettes, proposent ce mode de transport à Nantes, Paris ou Rouen. A Lyon, le FN imagine deux lignes, l’une sur la Saône et l’autre sur le Rhône, « entre Confluence et l’Île Barbe, entre Bellecour et la Cité internationale ». Mais sur un fleuve, la circulation n’est pas aussi rapide que sur terre, voire sous terre.

8/ Votez pour lui, le RER ne sera plus jamais en retard. « Si vous me faites confiance, je m’engage à améliorer considérablement vos conditions de trajet. » Candidat UDI à Cergy, Thierry Sibieude doit certainement posséder une baguette magique !

7/ La rocade de trop. Toulouse est sans doute la grande ville de France où droite et gauche présentent les programmes les plus divergents en matière de transports : tramway pour le maire sortant Pierre Cohen (PS), métro pour Jean-Luc Moudenc (UMP). Le challenger « veut aussi relancer le projet de contournement autoroutier à péage pour soulager le périphérique, très embouteillé. Une deuxième rocade, donc, qui, comme le « Grand contournement ouest de Strasbourg », encouragerait les trajets motorisés, stimulerait l’étalement urbain, provoquerait à terme pollution et encombrements, car les infrastructures nouvelles se remplissent vite.

6/ Ma moto où je veux, quand je veux. Les propriétaires parisiens de deux-roues motorisés sont-ils des bobos de droite qui s’ignorent ? C’est le pari de NKM. Le 6 mars, la candidate, aidée de son équipe, plaçait des flyers sur les motos et scooters stationnés sur les trottoirs parisiens et promettait 50 000 places de stationnement gratuit, comme si ces engins à deux roues n’occupaient pas d’espace. Sachant que la candidate veut aussi des parkings supplémentaires pour les voitures et qu’elle n’a pas l’intention de supprimer Vélib’ ni Autolib’, on se demande où elle trouvera la place d’installer ces nouveaux stationnements.

5/ Un câble sinon rien. Le centriste Lyonnais Eric Lafond imagine un téléphérique reliant les collines, Fourvière ou Croix-Rousse, aux abords des cours d’eau. Son projet comporte pas moins de six tronçons ! Or, sur un câble, le moindre incident se produisant à un bout de la ligne se répercute à l’autre bout. Les concepteurs de téléphériques expliquent qu’on ne peut pas, sans de sérieux risques, dépasser les deux tronçons. On distinguera aussi le téléphérique promis par Anne Hidalgo (PS) entre les gares de Lyyon et d’Austerlitz distantes de 700 mètres et parcourables en 10 minutes à pied, et celui que prévoit, à Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP) pour facilliter l’accés aux touristes en haut de Notre Dame de la Garde.

4/ L’utopie prolétarienne du transport gratuit. La promesse émane souvent des listes communistes ou Front de gauche, comme à Toulouse mais elle est aussi avancée par Alain Gest (UMP) à Amiens. Puisque les achats de tickets ne constituent que 15 à 20 % des recettes des transports publics, pourquoi ne pas appliquer la gratuité du tramway ou du bus ? Sauf que ces infrastructures lourdes ne sont pas du tout gratuites. Se transporter, c’est mobiliser de l’énergie, cela nécessite du temps et de l’argent.

3/ La folie des trucs en lib’. Scoot’lib’, un service de « 3 000 à 5000 scooters électriques », n’est pas la propriété d’Anne Hidalgo, puisqu’il y a quelques mois, le projet était proposé à la fois par ses alliés radicaux de gauche et par la centriste Marielle de Sarnez. Le service vise notamment « les 14-16 ans qui se déplacent aujourd’hui en Vélib’ ou en métro », d’après Jean-Louis Missika. Mais les Scootlib’ attireront les convoitises. Il faudra les protéger contre les vols et les dégradations, mais aussi les rapporter dans les stations vides, un problème récurrent qui se pose déjà aux Vélib’ et aux Autolib‘. Enfin, la recharge d’un scooter électrique dure au moins trois heures, une opération pas vraiment compatible avec le partage dans le temps du véhicule.

2/ La technologie qui ne résout rien. A Lyon, un candidat propose un système de stationnement intelligent. Le concept, qui n’est pas vraiment nouveau, consiste à informer en temps réel les automobilistes de la disponibilité des places de stationnement. Michel Havard (UMP) avait lancé l’idée, qui lui a été promptement piquée par le maire sortant, Gérard Collomb (PS). Mais à Nice, où le stationnement intelligent avait fait la fierté du maire Christian Estrosi (UMP), ça ne marche toujours pas vraiment.

1/ Le téléphérique qui relie deux gares. Pour aller de la gare de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) à celle de Tours, distantes de 2,6 km, prenez le… téléphérique ! C’est le projet des verts à Tours qui veulent « faire des gares de Tours et de Saint-Pierre de vrais pôles multimodaux » et « étudier la mise en place d’une desserte performante entre ces deux gares : l’option ‘télécabine urbaine’ paraît aujourd’hui la plus adaptée ».

 

 

 

 

 

A l’issu d’un vote concernant un rapport sur l’égalité entre les hommes et les femmes, le Parlement européen a rejeté, mardi 11 mars, le texte qui appelait à garantir l’égalité de rémunération à travail égal pour les deux sexes. Le rapport demandait aux 28 Etats membres de l’Union Européenne de « garantir le respect du principe fondamental de l’égalité de rémunération à travail égal entre les femmes et les hommes » mais aussi d’empêcher les démissions forcées en cas de maternité.

Le vote était relativement serré, 289 voix pour (principalement de gauche et les libéraux) et 298 voix contre (essentiellement dans le camp conservateur). On comptait aussi 87 abstentions concernant un nombre non négligeable de députés écologistes dont José Bové et Daniel Cohn-Bendith.

Le rejet de la proposition est jugé honteux par le parti socialiste. Seulement trois jours après la Journée Internationale de la Femme qui s’est déroulée le samedi 8 mars, on pouvait effectivement s’attendre à une avancé et non un recul pour la lutte contre les stéréotypes sexistes. 

« A nos loups solitaires en France, nous disons : assassinez le président (…), terrifiez son gouvernement maudit, et faites exploser des bombes, effrayez-les, en signe de soutien à ceux qui sont vulnérables en République centrafricaine ! » Le message envoyé par le site Al-Minbar Jihadi Media Network relié au mouvement extrémiste d’Al-Qaida et d’autres djihadistes a été repéré par le service de surveillance de l’activisme fondamentaliste sur le web, SITE.

Cet appel à la violence encourage les représailles suite à l’intervention des troupes françaises début décembre, en République Centrafricaine dans le cadre de l’opération Sangaris visant le rétablissement de la sécurité du pays en grave difficulté.

Des menaces similaires avaient déjà été lancées en janvier 2013 suite à l’intervention de la France au Mali. L’entourage de François Hollande a déclaré au Monde « Ce n’est pas la première fois qu’il y a des menaces[mais] nous sommes extrêmement vigilants ».

Après de nombreuses inondations au Royaume-Uni, le premier ministre David Cameron demande l’aide de l’UE. Une situation paradoxale alors qu’il souhaite sortir son pays de l’Union européenne.

Help me. Jeudi soir, le premier ministre David Cameron a demandé l’aide de l’UE pour aider son pays face aux intempéries qu’il subit depuis plusieurs semaines. Ce sont 56 000 foyers qui restent privés d’électricité, un chiffre à ne pas négliger et inquiétant. Les habitants restaient perplexe face à l’inaction du gouvernement face à ce qu’il se passait. C’est pourquoi il avait tenu une réunion de crise afin de faire un point sur les intempéries.

Mais David Cameron se contredit. Il ose faire appel à l’aide de l’UE alors qu’il avait annoncé  que s’il était réélu en 2017, il organiserait un référendum sur une sortie de son pays de l’Union. 

François Hollande et les « Pigeons » ont fait la paix, cette dernière s’est symbolisée par un hug entre le leader du mouvement, Carlos Diaz et le président.

Les « pigeons » ce mouvement ne vous dit peut-être rien mais il s’est opposé, il y a quelques mois à la politique fiscale du président et de son gouvernement. Ces derniers sont en réalité un ensemble d’entrepreneurs français travaillant au sein de la Silicon Valley en Californie. En visite dans cet état, François Hollande a prononcé un discours visant à se réconcilier avec cette frange importante des français. Le président a entre autre déclaré « Quand un entrepreneur français vient ici, je ne doute pas qu’il va revenir ou, s’il reste, qu’il continuera de servir les intérêts de la France ». Pour finir d’acter cette réconciliation, Carlos Diaz, le leader du mouvement des « pigeons » a incité le président à le huguer comme les américains ont l’habitude de le faire après avoir conclu un deal. Ce que François Hollande a accepté avec humour, preuve en est le cliché pris pour l’occasion. 

Alors que Nicolas Sarkozy ne devait être qu’un simple soutien parmi d’autres au meeting de Nathalie Kosciuzko Morizet, l’ancien président a volé la vedette à la candidate à la mairie de Paris. 

Nathalie Kosciuzko-Morizet croyait bien faire en invitant Nicolas Sarkozy à son meeting mais c’était sans compter sur l’accueil réservé au président par les médias et les militants UMP. Au gymnase Japy dans le 11e arrondissement de Paris, où se déroulait le meeting, l’ancien président a littéralement fait passer au second plan, la candidate à la mairie de Paris. La foule de 2000 militants scandant des « Nicolas, Nicolas » dès son entrée et ça alors même que NKM allait entrer en scène pour prononcer son discours. Si la majorité du public a apprécié sa présence, les militants Modem ont moins goûté à ce coup de communication en règle. Le soutien de l’ancien président est de poids mais pas sur qu’il permette à la candidate UMP de rattraper son retard face une Anne Hidalgo, favorite des sondages. 

Ce mardi, la Cour des comptes a dévoilé son rapport annuel. Elle y tire un signal d’alarme au gouvernement, qui devrait réduire ses dépenses sociales.

C’est ce mardi 11 février que la Cour des comptes a délivré son rapport annuel. Le principal concerné: le gouvernement. Elle accuse ses dépenses sociales excessives. Certes elle reconnait ses efforts, mais elle condamne son « excès d’optimisme ». Plusieurs budgets sont pointés du doigts. Tout d’abord, les taxes qui coûtent plus qu’elles ne rapportent, les voyages gratuits réservés aux cheminots de la SNCF et leur famille. La Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse des professions libérales (Cipav), qui regroupe 540 000 affiliés architectes, géomètres ou certains auto-entrepreneurs est aussi visée. Selon la Cour, cette caisse de retraite  doit « faire l’objet d’un plan de redressement immédiat ». Autre chose: les détenus psychiatriques ne seraient pas assez pris en charge. En effet leur santé serait laissée de côté, leur accès aux soins étant « loin de toujours pleinement respecter les droits fondamentaux ». Aujourd’hui, nous ne saurions même pas combien il y en a en France. Enfin, bref un tas d’autres cas son dénoncés par la Cour des comptes,  tels que les ratés de l’indemnisation des victimes de l’amiante, le 119 qui doit être amélioré, la suppression de la chancellerie des universités de Paris..

Hollande et Obama semblent plus soudés que jamais. Dans une tribune publiée ce lundi matin, ils prônent la relation exemplaire qu’entretient la France avec les Etats-Unis.

Ils sont visiblement inséparables. François Hollande et Barack Obama ont prôné le couple USA-France dans une tribune publiée sur le site du Monde et du Washington Post. Elle s’intitule.. « Une alliance transformée ». Pour eux, ce couple est un véritable modèle de « coopération internationale ». S’accordant sur de nombreux points, tels que leurs négociations sur le climat, leur position sur le nucléaire iranien, leur investissement en Afrique. « Plus qu’ailleurs, c’est peut-être en Afrique que notre nouveau partenariat trouve son expression la plus visible, écrivent-ils. Ils citent le Mali, « tout le Sahel », la République centrafricaine, « tout le continent, du Sénégal à la Somalie ». Mais ce n’est pas tout. Au niveau économique, ils affirment: «Nous cherchons à approfondir notre relation économique», soulignent les deux présidents, qui appellent de leurs vœux un «partenariat pour le commerce et l’investissement» entre l’Union européenne et les Etats-Unis qui «créera plus d’échanges, plus d’emplois et plus de possibilités d’exportations, notamment pour les petites entreprises dans nos deux pays».

Le président PS de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone se sent prêt à remplacer Jean-Marc Ayrault à la tête de l’exécutif. 

Claude Bartolone estime que si il est dans la « short list » des potentiels premier ministre, c’est parce que son action à la tête de l’Assemblée nationale est reconnu. L’homme politique a expliqué qu’il fallait plutôt prendre cette déclaration comme « une reconnaissance plus que comme l’expression d’une ambition ». Le président de l’Assemblée Nationale a critiqué le recul du gouvernement concernant la loi famille, il déclare que « tout cela fait un peu désordre ». Même si il affiche ses ambitions, Claude Bartolone n’est pas encore arrivé à Matignon puisqu’aucun remaniement n’a été annoncé pour l’instant. Toutefois les résultats des élections municipales en mars prochain pourraient changer la donne.

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    L’annonce est tombée : l’heure est au reconfinement. Bien que l’on s’y attendait un peu (beaucoup), la nouvelle ne fait pas franchement du bien au moral… Un mal une fois de plus nécessaire, que nous allons vous aider à traverser en vous donnant quelques astuces pour garder la pêche en cette période compliquée ! La faute […]

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    Santé : éviter l’acné causée par les masques - 20 octobre 2020

    Au-delà de l’inconfort provoqué par le port du masque barrière, il n’est pas rare d’être touché par un autre désagrément : l’acné. Beaucoup de personnes ont en effet vu apparaître nombre de petits boutons sur leur visage, après avoir mis un masque. Fort heureusement, il est tout à fait possible de minimiser ce phénomène plutôt indésirable, […]

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