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	<title>Michel Sapin &#8211; Planète Campus</title>
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	<description>Les étudiants parlent enfin aux étudiants</description>
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	<title>Michel Sapin &#8211; Planète Campus</title>
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		<title>Michel Sapin : la France, « Etat en faillite »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Planete Campus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jan 2013 16:25:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche, le ministre socialiste du Travail, Michel Sapin, a cru bon de citer François Fillon sur les ondes : la France est « un Etat totalement en faillite », s’est-il exclamé lors du « Forum » Radio J. Reprenant ainsi les propos tenus par l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy en juillet 2008. Une drôle d’imitation qui relèverait, selon lui, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Dimanche, le ministre socialiste du Travail, Michel Sapin, a cru bon de citer François Fillon sur les ondes : la France est « un Etat totalement en faillite », s’est-il exclamé lors du « Forum » Radio J. Reprenant ainsi les propos tenus par l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy en juillet 2008. Une drôle d’imitation qui relèverait, selon lui, moins du tribut que de la parodie. Vraiment ? </b></p>
<p>« <i>Il y a un Etat, mais c’est un Etat totalement en faillite</i> » : c’est ainsi que le ministre du Travail de François Hollande, l’illustre Michel Sapin, s’est exprimé au micro de Radio J. Une formule employée pour insister sur la nécessité de poursuivre dans la voie de la réduction des déficits publics. Mais surtout, une formule utilisée en 2008 par l’ancien Premier ministre « labellisé UMP » François Fillon. Les deux hommes aux couleurs politiques tranchées, l’un rose PS, l’autre bleu UMP, tomberaient donc d’accord sur l’état de l’économie française et sur la méthode à mettre en œuvre pour la redresser : l’austérité.</p>
<p>« <i>C’est la raison</i> [l’Etat en faillite] <i>pour laquelle il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif de la diminution des déficits, c’est fondamental pour le financement de notre économie, et la création d’emplois</i> », a voulu marteler Michel Sapin, répondant ainsi aux critiques qui, sur sa Gauche, s’élèvent contre la volonté du Gouvernement Ayrault de ramener la dette publique sous la barre des 3% du PIB fin 2013.</p>
<p>La langue de Monsieur Sapin a-t-elle fourché ? Ses paroles ont-elles dépassé ses pensées ? Peut-être. Car, le ministre du Travail, dont les propos s’étalaient dimanche dans les colonnes de la presse, s’est empressé de rectifier le tir en déclarant au bureau de l’AFP qu’il avait sciemment utilisé l’expression « <i>Etat en faillite</i> » non pas pour dépeindre la situation actuelle de la France, mais pour « <i>ironiser</i> » sur la formule de François Fillon. Ce qui est vrai, c’est qu’on lui a mis la dite formule dans la bouche en lui demandant, lors du « Forum » Radio J, s’il pensait comme François Fillon être aux manettes d’un « <i>Etat en faillite</i> » ou comme Michel Rocard qu’il y avait « <i>le feu</i> ».</p>
<p>Un choix cornélien ! Le ministre du Travail pouvait difficilement reprendre les propos tenus par Michel Rocard, certes ancien premier Ministre socialiste, mais farouche adversaire de la politique d’austérité menée par le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Dans le <i>Journal du Dimanche</i>, celui-ci s’était opposé au calendrier serré des <i>leaders</i> socialistes, prophétisant : « <i>la récession va s’aggraver, donc le chômage va augmenter. Il y a le feu (…). Aussi longtemps que nous n’aurons pas fait accepter un ralentissement dans la réduction de la dette, nous serons sous contrainte.</i> »</p>
<p>Alors, M. Sapin n’a pu que nuancer ses paroles, estimant que le chiffre du chômage moins mauvais en décembre qu’en novembre « <em>pouvait être le signe d’une activité économique pas aussi dégradée que ce que l’on dit.</em> » Avant d’ajouter : « <i>Nous ne sommes pas dans un écroulement </i>» de l’économie, mais « <i>dans une atonie</i> », les licenciements, qui s’étaient multipliés après l’élection de François Hollande, se tarissant. « <em>Ce qui permet d’avoir pour l’année 2013 une vision plus positive que celle que l’on entend habituellement</em> », a conclu le ministre socialiste.</p>
<p>Quelle belle pirouette ! Pour passer d’un « <i>Etat en faillite</i> » au prochain « <i>rebond de la croissance</i> » en deux temps  trois mouvements, il faut être un sacré équilibriste ! A défaut de rassurer les Français sous une pluie de bonnes et moins bonnes nouvelles, le ministre les noie – comme on noie le poisson – dans un flot d’informations contradictoires.</p>
<p>Crédit photo : Michel Sapin (Charles Platiau/Reuters)</p>
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		<title>« Accord sur l&#8217;emploi » : un espoir pour sortir du chômage ?</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 11:22:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;en décembre 2012, la France entamait son 19ème mois consécutif de hausse du chômage, le patronat et les syndicats ont réussi à signer ensemble un accord sur l&#8217;emploi jugé « bon » par Laurent Wauquiez, l&#8217;un des vice-présidents de l&#8217;UMP. Un espoir pour les Français qui pâtissent de l&#8217;absence de travail ? Michel Sapin, ministre du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors qu&rsquo;en décembre 2012, la France entamait son 19ème mois consécutif de hausse du chômage, le patronat et les syndicats ont réussi à signer ensemble un accord sur l&#8217;emploi jugé « bon » par Laurent Wauquiez, l&rsquo;un des vice-présidents de l&rsquo;UMP. Un espoir pour les Français qui pâtissent de l&rsquo;absence de travail ?</strong></p>
<p>Michel Sapin, ministre du Travail, était satisfait ce dimanche 13 décembre.</p>
<p>Les syndicats et le patronat français ont réussi à s&rsquo;entendre ce week-end, et ont mis en place un accord sur l&#8217;emploi qui devrait devenir selon lui un « <em>accélérateur de création d&#8217;emploi.</em> » . Interrogé sur le fait que la Confédération Générale du Travail (CGT) et Force Ouvrière (FO) n&rsquo;aient pas signé l&rsquo;accord, Michel Sapin a répliqué : « <em>Leur présence autour de la table a permis aussi de peser dans le débat et d&rsquo;obtenir un certain nombre d&rsquo;avancées pour les salariés, car l&rsquo;accord contient des avancées décisives.</em> » . Un optimisme à toute épreuve qui pourrait rassurer de nombreux français.</p>
<p><strong>Que contient cet accord ?</strong></p>
<p>Pour le ministre du Travail, ce compromis devrait inciter à partir à la recherche d&rsquo;un emploi : « <em>Je pense que la peur de l&#8217;embauche va sauter.</em> » . Pourquoi ?</p>
<p>L&rsquo;accord prévoit d&rsquo;ici 2016 la mise en place <strong>d&rsquo;une mutuelle collective</strong> dans toutes les entreprises. A l&#8217;employeur de prendre en charge la moitié de son coût. De quoi motiver les Français, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;en cas de départ de leur poste, ils pourront conserver les bénéfices de cette couverture santé durant 1 an, au lieu de 9 mois auparavant.</p>
<p><strong>La crainte des CDD abusifs</strong> devrait aussi être amoindrie : car pour les employeurs qui dispensent trop de Contrat à Durée Déterminée, il faudra s&rsquo;acquitter d&rsquo;une taxe. Toutefois, les emplois et les missions en interim ne sont pas concernés par cette nouveauté, au risque pour certaines entreprises d&rsquo;y avoir un peu trop recours&#8230;</p>
<p>Autre idée qui devrait redonner le moral aux Français : la <strong>« mobilité volontaire sécurisée »</strong>, qui leur permettra de partir de leur entreprise pour tester un autre emploi, avec possibilité de revenir chez le premier employeur si le nouveau travail ne convient pas.</p>
<p><strong>Quelques points de l&rsquo;accord moins réjouissants.</strong></p>
<p>Attention à la disposition sur la <strong>« mobilité interne »</strong> : plutôt que de licencier des employés, un chef d&rsquo;entreprise pourra leur imposer de bouger au sein de l&rsquo;entreprise (mais sans dévaloriser ni son salaire, ni sa qualification.) Pour les salariés, c&rsquo;est l&rsquo;éventualité de devoir partir travailler loin de chez soi, avec des collègues inconnus, et d&rsquo;accumuler beaucoup de fatigue.</p>
<p>Concernant <strong>les baisses de salaire et l&rsquo;allongement du temps de travail</strong> en période de crise pour l&rsquo;entreprise, rien de bien neuf. Seule avancée, les salariés qui refuseront de travailler plus et de gagner moins seront licenciés pour motif économique, bénéficiant ainsi d&rsquo;indemnités de licenciement et de l&rsquo;assurance chômage. De quoi en rassurer plus d&rsquo;un.</p>
<p>Il faudra également être attentif en cas de <strong>litige avec l&#8217;employeur</strong> : heures supplémentaires non payées, licenciement contestable&#8230;les délais permettant au salarié de faire valoir ses droits devant les prud&rsquo;hommes seront raccourcis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En obtenant cet accord, François Hollande réussit ce qui avait déjà échoué en 1984 et 2004 : une réforme du marché du travail approuvée par les syndicats et le patronat.</p>
<p>Reste à savoir si la mise en oeuvre de ces idées permettra d&rsquo;inverser une courbe du chômage qui inquiète de plus en plus de Français.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Crédit photo : unef.fr.</p>
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		<title>Montebourg vs Mittal : la nationalisation de Florange, un pas vers la collectivisation ?</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 16:35:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Et si un rouge se cachait parmi les éléphants roses du gouvernement ? Et si derrière l’ancien candidat de la « désindustrialisation » aux primaires socialistes, devenu le ministre du Redressement productif, se tapissait un redoutable stalinien, un partisan de la collectivisation de l’industrie ? Et si sous couvert d’une nationalisation temporaire du site sidérurgique de Florange – aux mains [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et si un rouge se cachait parmi les éléphants roses du gouvernement ? Et si derrière l’ancien candidat de la « désindustrialisation » aux primaires socialistes, devenu le ministre du Redressement productif, se tapissait un redoutable stalinien, un partisan de la collectivisation de l’industrie ? Et si sous couvert d’une nationalisation temporaire du site sidérurgique de Florange – aux mains d’ArcelorMittal – Arnaud Montebourg entamait un processus d’appropriation collective des moyens de production ?</strong></p>
<p>Soyons sérieux. Quels sont les faits ? Le 1<sup>er</sup> octobre 2012, ArcelorMittal annonce sa volonté de fermer sa filière liquide – la production d’acier brut – et fixe un ultimatum aux potentiels repreneurs des hauts fourneaux : le 30 novembre. Problème : la filière liquide seule est invendable. Or, la famille Mittal refuse de vendre l’aval de l’activité, le traitement et la finition de l’acier.</p>
<p>Jeudi 22 novembre, Arnaud Montebourg évoque une nationalisation temporaire – un gros mot terrible qui évoque les nationalisations de l’appareil industriel menées sous l’impulsion de François Mitterrand en 1981 – de l’aciérie de Florange. « <em>L’éventualité d’un contrôle public, même temporaire, doit faire l’objet d’une étude sérieuse par le gouvernement, et c’est […] ce à quoi nous nous sommes attelés depuis plusieurs jours </em>», déclare-t-il devant les membres du Sénat.</p>
<p>Expropriation du Géant de l’acier ? Pas vraiment. Le lendemain, vendredi 23 novembre, les ministres du Redressement productif et du Travail (Michel Sapin) précisent dans un communiqué qu’il « <em>ne s’agit évidemment pas de nationaliser l’ensemble du secteur sidérurgique français</em> » mais de faire pression sur la famille Mittal qui doit « <em>envisager un processus de cession de l’ensemble du site […] pour faciliter une reprise de Florange</em> ».</p>
<p>Non seulement la nationalisation est possible juridiquement, mais elle se révèle essentielle économiquement. La disparition de l’aciérie de Florange entraînerait une hécatombe sociale marquée par des milliers de licenciements. Par ailleurs, elle pénaliserait la balance commerciale de la France en faisant croître le volume des importations d’acier.</p>
<p>ArcelorMittal s’empresse de répliquer aux menaces de M. Montebourg : « <em>La vente des activités aval de Florange mettrait en péril la viabilité du reste des activités en France où le groupe emploie 20 000 salariés</em>. » C’est ce site qui fournit « <em>les clients parmi les plus importants du groupe, en particulier dans le secteur automobile, avec des produits à forte valeur ajoutée</em>. » Mais, le ministre du Redressement productif balance aux ordures les paroles du Géant mondial de l’acier ! Paroles qui n’ont, selon lui, aucune valeur depuis qu’ArcelorMittal a abandonné le site de Gandrange malgré sa promesse d’investir en 2006.</p>
<p>Aujourd’hui, lundi 26 novembre, le ton monte encore d’un cran. Pour M. Montebourg, les méthodes d’ArcelorMittal « <em>relèvent du non-respect des engagements, du chantage et des menaces</em> ». « <em>Quand j’ai déclaré « nous ne voulons plus de Mittal en France »</em> [ces propos parus dans <em>Les Echos</em> ont provoqué l’ire du PDG du groupe sidérurgique], <em>j’ai voulu dire que nous ne voulons plus des méthodes de Mittal en France.</em> » En réponse, la famille Mittal s’est dite « <em>extrêmement choquée</em> » par les propos du ministre.</p>
<p>La menace d’un « <em>contrôle public temporaire</em> » d’ArcelorMittal qu’agite frénétiquement M. Montebourg n’est pas une tentative de collectivisation de l’industrie sidérurgique. C’est un épouvantail de gauchiste ! C’est un moyen de pression dans les négociations entre le gouvernement et le Géant de l’acier. C’est une solution – parmi d’autres – pour sauver Florange, son activité stratégique et son bassin d’emploi. Est-ce aussi une punition ?</p>
<p>Crédit photo : Mathieu Cugnot/AP</p>
<p>&nbsp;</p>
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