L’interview exclusive : V.V BROWN va vous faire bouger!

V V Brown, nouvelle révélation pop-soul britannique débarque enfin en France, avec un album trépidant, vitaminé et éclectique, Travelling Like the Light. Véritable concentré de tubes, cet album aux rythmes endiablés est à l’image de la jeune anglaise au look Vintage et coloré qui l’a conçu. Ses mélodies efficaces et entrainantes vous rendent accro instantanément. Qui se cache derrière l’élégante et pétillante V V Brown? Brushing au rouleau impeccable, un sourire aux lèvres, V V se livre en toute simplicité.

Tu as écrit ta première chanson à 5 ans! Est-ce que tu as toujours su que la musique prendrait une place aussi importante dans ta vie?

Oui, j’ai su toute petite que c’était ce que je voulais faire pour le restant de ma vie. Je l’ai compris immédiatement, j ‘étais très mature, et cela m’a même un peu effrayée de savoir si tôt à quoi je me destinais! C’était une certitude que je portais en moi, quelque chose de très spirituel, un désir que je ne pouvais ignorer. Je suis passionnément amoureuse de la musique depuis toujours!
J’ai grandi dans un environnement musical, en faisant partie d’un gospel à l’église. Je n’avais pas beaucoup de moyens, alors j’ai dû apprendre à me débrouiller seule. Tout ce que j’ai appris, je l’ai appris très tôt, en écoutant mes chanteurs préférés comme Aretha Franklin, B52…

Ta musique est pleine d’énergie, joyeuse et festive. Mais ça n’a pas toujours été facile pour toi de te faire un nom. Comment as-tu réussi à persévérer dans tes choix?
J’étais guidée par trois choses : la passion, la détermination et même l’obsession. J’étais véritablement obsédée par la musique, je lui étais totalement soumise, comme une esclave! Je ne pouvais tout simplement pas faire autre chose de ma vie. La musique me rend heureuse. J’ai appris à attendre la reconnaissance et les opportunités, en croyant ferme que cela finirait bien par arriver.

Tu as travaillé avec Madonna, tu as écrit pour les Pussy Cat Dolls et Sugababes, et P. Diddy t’a même proposé de produire ton album. Mais tu as refusé et décidé de travailler de ton côté. Pourquoi?
J’ai beaucoup de respect pour P. Diddy mais nous ne sommes pas du même milieu. Je suis anglaise et j’avais peur, aux Etats-Unis, de perdre ma personnalité, de perdre celle que j’avais réussi à devenir. J’étais parvenu à trouver mon style et ma propre voie, j’étais enfin devenue V V Brown. En travaillant avec P. Diddy, je serais devenue une diva du R’n’B. Or ça ne me ressemble pas. Je ne crois pas que j’aurais été capable de faire ce que P. Diddy attendait de moi.
Island Record (son label) me convient beaucoup plus, car ils ont produit des artistes comme Amy Winehouse, Bob Marley, U2… Ils nous laissent libre de faire notre propre musique, d’être ce que nous sommes. Ils ne nous disent pas comment nous habiller, quelle chanson écrire et c’est ce qui fait leur qualité. Tous leurs artistes ont une personnalité très forte, bien à eux. C’est pour cela que j’aime travailler avec eux.

Tu as eu des influences musicales multiples et variées dans ton enfance et ton adolescence, comme les Rolling Stones, Ruth Brown, Elvis Presley et même… Super Mario! Est-ce qu’on peut parler de « salade composée musicale » ?
Oui, parce que j’aime vraiment tous les styles de musique. Je crois qu’il faut être fidèle à ce qu’on aime, et témoigner de ces goûts diverses à travers sa musique. Quand j’étais petite je jouais à Mario pendant des heures et j’adorais ça! (elle se met à fredonner la musique avec un air malicieux). J’adore ces mélodies, j’en ai mis dans mes chansons. Il y a aussi le morceau de piano (Chopstick) qu’on apprend quand on est enfant. Tout le monde se reconnaît dans ces mélodies, je trouvais ça sympa de les incorporer à mes chansons. Je voulais montrer aux gens que je ne veux pas me limiter à un seul genre musical. On n’est pas forcé de ne faire que de la pop, que du R’n’B etc. On peut créer une « salade composée » et ça peut être… délicieux !

Tu mélanges des mélodies joyeuses, des rythmes entraînants avec des paroles assez tristes, qui parlent d’amour perdu et qui font référence à une histoire douloureuse. Est-ce que cela t’a aidé à oublier?
C’était comme une thérapie, oui. Ca m’a aidé à passer à autre chose, à sortir de cette histoire. Et je suis très heureuse maintenant, puisque ça m’a permis d’en faire un album! C’est génial!
En fait je trouve ça plus facile d’écrire des chansons quand je vais mal. Quand tout va bien, je n’arrive pas à écrire!

Comment as-tu préparé ton album?

J’écris vraiment comme ça vient, quand je sens l’inspiration. J’ai écrit cet album en une semaine, c’était tellement rapide! J’ai vécu ça comme une révolution. Ce rêve d’enregistrer s’est transformé en un album. Je suis quelqu’un de très spontané, je n’aime pas trop réfléchir quand je fais de la musique. Je préfère travailler à l’instinct. Je ne voulais pas que cela soit trop planifié et calculé, révisé et modifié. Je trouve ça moins naturel. Ma façon de travailler est simple : j’écris, j’écris, j’écris! Quand ce n’est pas bon, je jette à la poubelle, et quand c’est bon, c’est dans la boîte! C’est comme ça que je suis.

Quelles sont les chansons de ton album que tu préfères?
Mes deux chansons préférées sont Quick fix et Back in time. Mes deux petits frères jumeaux de 9 ans chantent avec moi sur Quick fix, ils font les choeurs, c’est trop mignon!

Tu as récemment posé pour Vogue. Que représente la mode pour toi?

Oh j’adore la mode, vraiment! J’ai toujours aimé dévorer les magazines comme Vogue. Pour moi, je crois que c’est simplement une autre manière de m’exprimer. Mon style vestimentaire fait partie de moi, je me définis comme « Vintage geek chic » ! Avant, plus je prenais confiance en moi, plus mes tenues étaient originales et un peu folles. Aujourd’hui, plus je gagne en maturité, plus je m’habille de façon « classique ». C’est pourquoi j’adore Paris! La mode ici est très classique, très sophistiquée.
Contrairement à d’autres magazines, Vogue ne célèbre pas la « beauté noire ». Alors quand il m’ont proposé de poser pour eux, j’étais vraiment très honorée. C’était une expérience tellement excitante!

Tu as toujours rêvé de devenir chanteuse, et ce rêve, tu l’as réalisé aujourd’hui. Est-ce que tu réalises ce qui t’arrive?

Je n’ai pas encore tout à fait réussi, la route est longue!
J’ai commencé à réaliser ce qui m’arrivait quand j’ai entendu les flashs incessants de tous ces paparazzis. Ca m’a fait peur, et j’ai réalisé que je ne serai plus tout à fait la même, ou du moins que je n’étais plus dans la même situation qu’avant. Je n’y suis pas encore tout à fait habituée! Je suis une fille normale, ni une star, ni une diva! Je suis plutôt un peu geek, je n’aime pas la célébrité… Tout ce que j’aime, c’est la musique.

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