Florent Pagny et ses propos racistes (ou pas)

Le chanteur Florent Pagny a accordé lundi une interview à Chérie FM pour la promotion de son nouvel album Tout et son contraire. Il justifiait aussi son choix de vivre à Miami plutôt qu’en France, provoquant les foudres des associations antiracisme.

« Il y a un moment où ton môme, il rentre à la maison et d’un seul coup, il se met à parler « rebeu » [arabe]… Ce n’est pas possible : tu ne vas pas pouvoir me parler ‘çacom’, parce que Verlan, encore, tout va bien, mais là, il n’y a pas de raison ». C’est cette déclaration qui choque les collectifs comme le CRAN (Conseil représentatif des associations noires).

« Le racisme commence toujours par des mots. Des mots qu’il ne faut jamais laisser se banaliser », estime le CRAN. L’organisation demande le retrait des propos de Florent Pagny, qu’elle associe même à ceux de Jean-Marie Le Pen. L’ancien leader du Front National déclarait avoir « acheté une maison de campagne pour permettre à [ses] enfants qui habitaient le 15e arrondissement de voir des vaches, au lieu de voir des Arabes. »

Alors, dérapage raciste, ou pas ? Peut-on comprendre qu’un père de famille français ne veuille pas que ses enfants parlent mi-français, mi-arabe ? Parce qu’il ne semble pas s’agir de l’apprentissage de la langue arabe mais bien de quelques mots empruntés. Voyez-vous le fils de Florent Pagny s’écrier « zarma ! » (soi-disant) en plein milieu d’une conversation ?

La Liberté de penser (titre d’une chanson de Florent Pagny) disparait peu à peu. Les discriminations à l’embauche selon l’origine ne sont-elles pas plus importantes que de s’arrêter sur des propos sans conséquence ?

Mais il est vrai que les arrondissements bourgeois de Paris autrefois fréquentés par le chanteur sont le siège d’une grande diversité ethnique. On y croise de tout : du blanc breton, du blanc bourguignon, et même parfois du blanc auvergnat.


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