Contrat en alternance : un passeport vers l’emploi ?

Le quotidien Le Figaro, publie aujourd’hui les résultats d’une enquête sur l’efficacité de l’alternance. Résultat : les entreprises sont relativement plus intéressées par les étudiants en apprentissage pour leur expérience et leur formation. Faut-il faire de l’alternance la voie royale ?

Qui a dit que l’alternance ne servait à rien ? Selon une enquête réalisée par l’agence Noir sur Blanc (NSB) pour le compte de l’EM Normandie et publiée par Le Figaro, suivre un cursus en alternance est un sésame vers l’emploi : 86% des entreprises interrogées ont proposé un à dix CDI aux étudiants qui terminaient leur études en alternance.

Penser à l’évolution de carrière

Du côté des étudiants, ils sont près d’un sur deux à penser que leur évolution de carrière sera plus rapide que celle des autres étudiants, ceux qui ont suivis un cursus classique : « 57 % des anciens alternants ont vu leur salaire augmenter, dont 21 % de plus de 9000 euros bruts par an », explique l’étude NSB. Par ailleurs, pour 45% d’entre eux, c’est l’expérience professionnelle acquise en entreprise qui donne confiance aux futurs recruteurs.

Trop de paperasse ? Trop cher ?

Côté entreprise, Le Figaro explique que c’est effectivement l’opportunité de « former les futurs salariés à leurs méthodes » (44 %) mais aussi de « pouvoir prérecruter de manière plus sûre » (31 %) qui séduit dans l’alternance. Pour autant, plus de 50 % jugent que la mise en place d’un contrat d’alternance est « moyennement simple » et 22 % regrettent les contraintes budgétaires, c’est-à-dire les aides financières retirées par le gouvernement.

Agir pour l’alternance

Cette étude intervient peut de temps après la publication des chiffres du chômage, vendredi 25 avril, où l’on apprend qu’il y a eu 1.600 chômeurs de plus en mars 2014. Gérard Mestrallet, PDG du groupe GDF-Suez, et président de la fondation Agir contre l’Exclusion a remis un rapport sur le sujet au président de la République, François Hollande.

Le document, élaboré en collaboration avec quelques 5.000 entreprises, met l’accent sur l’intégration des jeunes, au moment où le taux de chômage des 15-25 ans culmine à 25%. Il faudrait donc mettre en place la « généralisation de l’alternance » en « rapprochant l’entreprise de l’école ». Le rapport évoque que « les entrées en apprentissages ont reculé de 8% (273.000 contrats) par rapport à 2012 et celles en contrats de professionnalisation de 5% (117.000) ».