Algérie: quel est le vrai état de santé de Abdelaziz Bouteflika ?

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika est, depuis le 27 avril, hospitalisé. Mais le gouvernement algérien ne communique pas sur l’état de santé du président, de quoi lancer de nombreuses rumeurs. Qu’en est-il vraiment ?

Cela fait presque un mois que Abdelaziz Bouteflika est hospitalisé en France. Officiellement, le président algérien aurait été touché par un AVC « mineur », mais une récidive d’un cancer de l’estomac est aussi sur le bout des lèvres de certains. La présidence essaie pourtant de convaincre le peuple que la santé du président « s’améliore ». Il y a un vrai black-out sur les informations de santé de Bouteflika. Lundi, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est employé à « rassurer » les Algériens au sujet du président « dont le pronostic vital, a-t-il dit, n’a jamais été engagé et qui voit son état de santé s’améliorer de jour en jour ».

D’après le Parisien et l’Opinion, il serait sorti de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce et aurait été transféré à l’Institution nationale des Invalides, dans le VIIe arrondissement de Paris.

Mais les informations officielles sont distillées au compte-goutte et cela engendre de nombreuses rumeurs. A tant rassurer la population et à être aussi sereins, n’essaient -ils pas de cacher quelque chose ? Les informations sur l’état de santé de A. Bouteflika sont censurées et les Algériens et la presse étrangères sont tenus écartés.

Ce mercredi 22 mai, Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères affirmait, sur Radio France Internationale (RFI) que le président « va rentrer bientôt en Algérie». «L’état de santé du Président, qui était déjà annoncé comme étant bon, se confirme aujourd’hui, fort heureusement » a-t-il poursuivi.

Mais le flou règne toujours depuis le début de son hospitalisation. Les autorités algériennes ont dénoncé les « fausses » informations publiées par certains médias. « La maladie du président Bouteflika ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir » avait assuré lundi le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dont c’était la première déclaration depuis le 11 mai sur la santé du chef de l’Etat.