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	<title>les justes &#8211; Planète Campus</title>
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	<description>Les étudiants parlent enfin aux étudiants</description>
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	<title>les justes &#8211; Planète Campus</title>
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		<title>Emmanuelle Béart en tournée avec les Justes</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 09:56:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Justes, d’Albert Camus, sont mis en scène par un Stanislas Nordey inspiré mais maladroit. Quelques comédiens remarquables sauvent ce spectacle aux longueurs répétées. Pas inintéressant, mais hélas inabouti. Actuellement en tournée à Montpellier et Clermont-Ferrand. Les Justes, c’est l’histoire de cinq révolutionnaires russes au début du XXème siècle. Quatre hommes et une femme, décidés [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les Justes, d’Albert Camus, sont mis en scène par un Stanislas Nordey inspiré mais maladroit. Quelques comédiens remarquables sauvent ce spectacle aux longueurs répétées. Pas inintéressant, mais hélas inabouti. Actuellement en tournée à Montpellier et Clermont-Ferrand.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Justes, c’est l’histoire de cinq révolutionnaires russes au début du XXème siècle. Quatre hommes et une femme, décidés à assassiner le grand-duc Serge pour sauver le peuple russe de la misère et pour faire triompher la justice. Leurs convictions, aussi nobles soient-elles, excusent-elles pour autant leur acte terroriste ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une mise en scène minimaliste d’un texte difficile</strong><br />
Cette pièce de Camus a des échos particulièrement actuels plus d’un siècle après l’action inspirée d’une histoire vraie. L’austérité de la mise en scène de Stanislas Nordey rejoint celle du texte pour un rendu pesant, mais malgré tout de grande qualité. Le décor et les déplacements des comédiens, minimalistes et géométriques, servent la réflexion de l’auteur sans la polluer d’artifices. Le texte ainsi mis en exergue, les comédiens sont seuls maîtres à bord.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que le bât blesse. Le parti pris de la direction d’acteur est certes louable en théorie, mais discutable en pratique. Stanislas Nordey a voulu ne servir que le texte, et finalement, on finit par le perdre. En demandant à ses comédiens de le sur-articuler, c’est comme s’il nous imposait de le lire collé au visage. A le voir de trop près, on ne le voit plus du tout. On a besoin d’un minimum de recul pour qu’il nous apparaisse, et c’est ce recul-là que le metteur en scène nous refuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des comédiens inégaux</strong><br />
Les comédiens, inégaux, le sont d’autant plus devant ces exigences : le charisme de Frédéric Leidgens (Boris) s’efface derrière sa diction plus qu’agaçante, quand elle n’en devient pas risible. Pourquoi diantre prononce-t-il le « e » muet à la fin des mots, et pour quelle raison obscure ses « r » sont-ils si durs et si appuyés ?</p>
<p style="text-align: justify;">Vincent Dissez (Ivan) semble jouer à celui qui dira son texte en ouvrant le plus la bouche en hauteur et en largeur, et Damien Gabriac (Alexis) disparaît complètement derrière la monotonie synthétique de sa diction. Quant à Wajdi Mouawad (Stepan), malgré ses efforts pour se fondre dans un style qui n’est pas le sien, multiplie les erreurs de débutant que ne renierait pas une parodie des Inconnus.</p>
<p style="text-align: justify;">Seule Emmanuelle Béart (Dora) tire son épingle du jeu. Rebelle, la comédienne prend la liberté de respecter la ponctuation, et ferme tous ses sens. Ses interventions sont autant de virgules d’oxygène dans un ensemble anxiogène et rendent audible un texte déjà très lourd. Sans oublier une mention spéciale pour Laurent Sauvage (Skouratov) : il réussit à faire rire un public pourtant assommé en déclamant du Camus comme un sketch de one-man-show. Brillant et salvateur.</p>
<p style="text-align: justify;">La volonté de Stanislas Nordey de servir le texte est la preuve que ce metteur en scène souhaite amener les spectateurs à une réflexion qui irait au-delà de la pièce. Malheureusement, les comédiens, mal dirigés, s’écoutent dire leurs répliques, et le spectateur n’a d’autre choix que de tenter – en vain &#8211; d’en extraire le sens. Les plus téméraires tiendront une heure avant que l’ennui s’installe pour les deux petites heures restantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage, car Emmanuelle Béart et Laurent Sauvage sont la preuve que ces Justes peuvent aussi être digestes, audibles, et matière à réflexion. Un spectacle maladroit, en somme, avec pourtant toutes les promesses avortées d’un metteur en scène de talent.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les Justes, d’Albert Camus. Mise en scène de Stanislas Nordey. Avec Emmanuelle Béart, Vincent Dissez, , Damien Gabriac, Frédéric Leidgens, Wajdi Mouawad.<br />
Du 27 au 30 avril 2010 au Théâtre des Treize Vents, Montpellier.<br />
Du 4 au 6 mai 2010 à la Comédie de Clermont-Ferrand.</p>
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		<title>Les Justes ou les assassins vertueux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Planete Campus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 17:40:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adaptation des Justes au Théâtre de la Colline ravive l’éternelle question de la mise en scène d’un théâtre des idées. La pièce d’Albert Camus, cérébrale, présentée pour la première fois en 1949 avec Maria Casarès et Serge Reggiani dans les rôles clés, se laisse difficilement approcher. Cependant, Stanislas Nordey, metteur en scène réputé pour ses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’adaptation des <em>Justes</em> au Théâtre de la Colline ravive l’éternelle question de la mise en scène d’un théâtre des idées. La pièce d’Albert Camus, cérébrale, présentée pour la première fois en 1949 avec Maria Casarès et Serge Reggiani dans les rôles clés, se laisse difficilement approcher. Cependant, Stanislas Nordey, metteur en scène réputé pour ses formes hiératiques, parvient avec maestria à rendre juste l’histoire de ces terroristes russes qui, au début du XXe siècle, fomentent un attentat contre le grand-duc Serge. Hésitant à tuer des innocents pour la cause, les vertueux doutes des Justes de Camus trouvent encore résonnance&#8230;</strong></p>
<p>Emmanuel Clolus déploie une scénographie en échiquier. Les personnages, pions disposés selon une géométrie rigoriste, se meuvent à peine au sein d’un décor minimaliste: une scène nue que surplombe un bunker mordoré, en guise de couloir sur l’extérieur. Dressés tels des guetteurs, ils s’adressent à un public, brume opaque qu’ils semblent interroger, et ne se regardent jamais. Un carré de lumière, au sol, parfait le tableau rigide aux couleurs automnales, auréolant celui qui a la parole. Les corps, particulaires, mécaniques, travaillent en synergie tel un organisme vivant et dessinent de leurs pas un espace quadrillé, froid, inexpugnable. Bottes martiales et sombre redingote, voix sépulcrale et exaltée, l’homme est une machine désirante. Telle Dora, mue par un désir de révolution, qui s’écrie : <em>«Ceux qui aiment vraiment la justice n&rsquo;ont pas droit à l&rsquo;amour. Ils sont dressés comme je suis, la tête levée, les yeux fixes. (&#8230;) L&rsquo;amour courbe doucement les têtes, Yanek. Nous, nous avons la nuque raide.» </em></p>
<p>Le décor, épuré, laisse ouvert l’espace nécessaire aux projections mentales. Car l’enjeu de la mise en scène de Stanislas Nordey est de faire résonner le texte camusien avec l’intimité de chaque spectateur. Les acteurs comme instruments, les spectateurs comme réceptacles actifs. D’où une diction en horizon, supprimant la ponctuation, laissant les fins de phrases ouvertes&#8230;.Un langage transcendé, démembré, qui laisse éclater la pensée en jets bouillonnants. Une violence révélée dans la langue que n’aurait pas renié le Marquis de Sade. Se concentrer pour saisir cette langue qui s’exprime d’un seul tenant a quelque chose du sacerdoce : Stanislas Nordey replace ainsi le spectateur dans une position responsable. Existentialiste.</p>
<p>Empesée à juste titre, la mise en scène sert à merveille le propos de Camus : exigeante, entière, sans compromis, douloureuse. La parole est asphyxiante puisqu’il s’agit ici de <em>«mourir pour l’idée»</em>. Cet idéalisme forcené, confinant au fanatisme, sonne étrangement à nos esprits devenus incroyants. À cet égard, le quatrième acte est cruel.  Si les trois premiers tableaux présentent des hommes qui vivent en autarcie dans leurs croyances de fer, le quatrième acte jette Kaliayev, coupable du meurtre du grand-duc, dans le monde réel, cynique et dur, où son acte devient dénué de sens devant l’incompréhension des populations. Pour qui s’est-il battu et est envoyé à l’échafaud ? Pour une cause juste ou une abstraction théorique ? L’humour qui pointe dans cette ultime partie ironise l’exaltation des terroristes et est déjà un premier couperet&#8230;</p>
<p><em>« Antigone a raison mais Créon n’a pas tort »</em>. Tient en ces quelques mots d’Albert Camus tout l’enjeu intellectuel des Justes que Stanislas Nordey restitue avec une acuité remarquable.</p>
<p><strong>Les Justes d’Albert Camus</strong><br />
Mise en scène de Stanislas Nordey<br />
Avec Emmanuelle Béart, Vincent Dissez, Raoul Fernandez, Damien Gabriac, Frédéric Leidgens, Wajdi Mouawad, Véronique Nordey et Laurent Sauvage<br />
Du 19 mars 2010 au 23 avril 2010<br />
Du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30<br />
Théâtre de la Colline<br />
15, rue Malte-Brun, 75020 Paris (Métro : Gambetta)<br />
Réservations : 01.44.62.52.52</p>
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