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	<title>enseignement supérieur &#8211; Planète Campus</title>
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	<description>Les étudiants parlent enfin aux étudiants</description>
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	<title>enseignement supérieur &#8211; Planète Campus</title>
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		<title>Université : que contient la nouvelle loi ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 12:14:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La ministre de l&#8217;Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, présentera son nouveau projet de loi  à l&#8217;Assemblée nationale le 22 mai prochain. Quelles sont les principaux points de cette loi qui vise à réformer l&#8217;université ? L&#8217;objectif de la loi Fioraso est d&#8217;augmenter le nombre d&#8217;étudiants des universités françaises et leur taux de réussite, jugé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong style="font-size: 13px; line-height: 19px;">La ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, présentera <strong>son nouveau projet de loi <strong> à l&rsquo;Assemblée nationale </strong></strong>le 22 mai prochain. Quelles sont les principaux points de cette loi qui vise à réformer l&rsquo;université ?</strong></p>
<p>L&rsquo;objectif de la loi Fioraso est d&rsquo;augmenter le nombre d&rsquo;étudiants des universités françaises et leur taux de réussite, jugé trop faible. Interrogé par Ouest France, la ministre l&rsquo;Enseignement supérieur souligne que « <em>le taux de réussite en licence est passé de 37%, il y a cinq ans, à 32,5%.</em> » Par ailleurs, Geneviève Fioraso souhaite ramener les 2,4 millions d&rsquo;étudiants en fac, à <strong>« </strong><em>3 millions d’étudiants<strong> <strong>»</strong></strong></em> d&rsquo;ici à 2020.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Simplifier l&rsquo;offre des diplômes universitaires</strong></p>
<p>Actuellement on compte 3600 intitulés différents de licences (professionnelles et générales) en France. Au total, 10 000 diplômes de master existent à l&rsquo;université. Cette trop grande diversité de diplôme rend trop complexe l&rsquo;offre de formations universitaires. D&rsquo;autant que deux formations aux intitulés différents sont parfois quasi similaires. La simplification des diplômes de la fac semble donc possible et souhaitable.</p>
<p><strong>Développer l&rsquo;alternance</strong></p>
<p>Le projet de loi vise à développer les contrats d&rsquo;apprentissage et les contrats d&rsquo;insertion qui concernent 5 % des étudiants à l&rsquo;université. L&rsquo;alternance permet d&rsquo;acquérir une expérience professionnelle pendant ses études supérieures et garantit souvent une meilleure insertion professionnelle, une fois le diplôme obtenu. La formation universitaire parfois très théorique est bien souvent considérée comme peu «professionnalisante <em><strong>»</strong></em>. Les facultés françaises ont donc tout à gagner à développer l&rsquo;apprentissage. L&rsquo;objectif est de doubler le nombre d&rsquo;étudiants en alternance d&rsquo;ici à 2020.</p>
<p><strong>Développer l&rsquo;enseignement en anglais</strong></p>
<p>Enfin, Geneviève Fioraso souhaite autoriser l&rsquo;enseignement en anglais dans les universités françaises. Si des filières offrent déjà des enseignements en anglais, elles sont peu nombreuses et elles sont interdites par la loi Toubon datant de 1994. Le nouveau projet devrait permettre de déroger à cette règlementation dans certains cas et donc de développer l&rsquo;enseignement en anglais à la fac.</p>
<p>Mais revenir sur la loi Toubon est, pour certains élus, inenvisageable. Quarante députés socialistes se sont ainsi prononcés pour la suppression de l&rsquo;article 2 de la loi Fioraso consacré à l&rsquo;enseignement en anglais. Pour eux, l&rsquo;enseignement en anglais à la fac donnerait un grand coup à la francophonie. Face à cette polémique, la ministre a assuré que l&rsquo;enseignement en langue étrangère ne s&rsquo;appliquerait qu&rsquo;à «<em>moins de 1 % des cours</em>». «<em>Il ne s’agira pas de rendre obligatoires les cursus en langue étrangère dans les universités, mais de les autoriser à le faire, dans un cadre bien précis, pour un public bien ciblé</em>», a-t-elle ajouté.</p>
<p>photo : AFP</p>
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		<title>Rentrée 2012 : le gouvernement s&#8217;attaque aux dérives du bizutage !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Planete Campus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Sep 2012 08:38:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[bizutage]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, des milliers d&#8217;étudiants doivent passer par l&#8217;étape déstabilisante et souvent humiliante du bizutage. Ce passage obligé, considéré comme un pré-requis à l&#8217;intégration dans une filière ou une école, est surveillé de près par la ministre de l&#8217;Enseignement Supérieur Geneviève Fioraso et les associations.  En septembre et octobre, difficile de rester sobre ! Ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque année, des milliers d&rsquo;étudiants doivent passer par l&rsquo;étape déstabilisante et souvent humiliante du bizutage. Ce passage obligé, considéré comme un pré-requis à l&rsquo;intégration dans une filière ou une école, est surveillé de près par la ministre de l&rsquo;Enseignement Supérieur Geneviève Fioraso et les associations. </strong></p>
<p>En septembre et octobre, difficile de rester sobre ! Ce n&rsquo;est pas un nouveau dicton populaire mais bien la réalité à laquelle se retrouvent confrontés des milliers d&rsquo;élèves fraîchement diplômés du baccalauréat. Les fameux Week-End d&rsquo;Intégration (WEI) sont redoutés par les parents et les futurs étudiants, qui se demandent à quelle sauce ils vont être mangés.</p>
<p>Le ministère de l&rsquo;Enseignement Supérieur, jugeant l&rsquo;entrée dans le cursus supérieur comme une « <em> étape importante dans la vie d&rsquo;un étudiant », </em>demande aux chefs d&rsquo;établissements d&rsquo;être vigilants face à ce phénomène souvent incontrôlable.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le Comité national contre le Bizutage doit effectuer une conférence de presse où il dressera un bilan de la situation, et tentera de sensibiliser à nouveau la population.</p>
<p>Peut-être évoquera-t-il le cas de cet étudiant de l&rsquo;Université de Paris-Dauphine, qui avait subi en octobre 2011 un bizutage proche de la torture : l&rsquo;affaire avait fait grand bruit, puisque les responsables de ces actes avaient été mis en examen. L&rsquo;un d&rsquo;eux a été exclu définitivement de la fameuse université d&rsquo;économie.</p>
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		<title>Autonomie des universités : la France est mal classée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Planete Campus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 10:32:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Autonomie Des Universités]]></category>
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		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi sur l&#8217;autonomie des universités, initiée en 2007, n&#8217;apporte pas les résultats escomptés : les universités françaises sont à la traîne par rapport au reste de l&#8217;Europe. Un rapport de l&#8217;Association européenne des universités classe les universités françaises parmi les dernières en matière d&#8217;autonomie. Cette étude comparative sur l’autonomie dans les universités en Europe révèle les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La loi sur l&rsquo;autonomie des universités, initiée en 2007, n&rsquo;apporte pas les résultats escomptés : les universités françaises sont à la traîne par rapport au reste de l&rsquo;Europe. Un rapport de l&rsquo;Association européenne des universités classe les universités françaises parmi les dernières en matière d&rsquo;autonomie. Cette </strong><strong><strong>étude comparative sur l’autonomie dans les universités en Europe</strong></strong><strong> révèle les carences du système universitaire français en matière d&rsquo;autonomie. </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.eua.be/Libraries/Publications/University_Autonomy_in_Europe_II_-_The_Scorecard.sflb.ashx" target="_blank" rel="noopener">Cette étude</a>, publiée par l&rsquo;Association européenne des universités et soutenue par la Commission européenne, compare l&rsquo;autonomie des universités dans 26 pays européens.</strong> Ce classement s&rsquo;est établi en fonction de leurs performances dans quatre domaines: autonomie organisationnelle, financière, de ressources humaines et académique. Dans chaque domaine, les systèmes bénéficiant du plus fort niveau d&rsquo;autonomie ont la note de 100%, tandis que les plus faibles peuvent obtenir jusqu&rsquo;à 0%. Pour établir ces notes, les auteurs de l’étude ont pris en compte plus d’une trentaine de critères.</p>
<p><strong>Dans cette comparaison européenne qui profite globalement aux pays d’Europe du Nord, la France affiche un bilan loin des ambitions de la loi LRU</strong>. Le Royaume-Uni et l&rsquo;Estonie sont bien classées, le Danemark, l&rsquo;Irlande ou l&rsquo;Autriche suivent de près. La France, quant à elle, se situe toujours soit dans le groupe des « moyens faibles », soit dans les « faibles »: à la 16e place en ce qui concerne l&rsquo;autonomie organisationnelle, à la 22e en matière d&rsquo;autonomie financière, à la 27e place en matière de gestion des ressources humaines, et même dernière en matière d&rsquo;autonomie académique,  juste après la Grèce ! En matière d’autonomie financière par exemple, on découvre que les établissements français ne sont pas totalement indépendants dans le choix des personnes extérieures qui participent à leur gouvernance.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Pour comprendre les réformes engagées dans l&#8217;enseignement supérieur</title>
		<link>https://www.planetecampus.com/etudes/8232-pour-comprendre-les-reformes-engagees-dans-lenseignement-superieur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Planete Campus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 11:05:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mes études]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La LRU, loi relative aux libertés et responsabilités des universités, dit aussi loi Pécresse, entend bien refonder le système universitaire français. Le gouvernement français veut au travers de cette loi rendre « l&#8217;université attractive, la sortir de la paralysie de la gouvernance actuelle et rendre la recherche universitaire visible à l&#8217;échelle internationale » La LRU intervient sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La LRU, loi relative aux libertés et responsabilités des universités, dit aussi loi Pécresse, entend bien refonder le système universitaire français. Le gouvernement français veut au travers de cette loi rendre « l&rsquo;université attractive, la sortir de la paralysie de la gouvernance actuelle et rendre la recherche universitaire visible à l&rsquo;échelle internationale »</p>
<p>La LRU intervient sur deux sujets sensibles: la masterisation des concours et le statut des enseignants chercheurs.</p>
<p>Le gouvernement souhaite faire passer la formation des enseignants de Bac+3 à Bac+5. Avant, pour devenir enseignant il fallait faire une licence disciplinaire (histoire, mathématiques, physiques&#8230;) à la fin de celle-ci, les prétendants bûchaient leur concour du CAPES pendant un an. Une fois admis l&rsquo;étudiant devenait enseignant-stagiaire, en alliant une formation pédagogique à l&rsquo;IUFM et professionnelle lors de stage en milieu scolaire. Si l&rsquo;enseignant stagiaire donnait satisfaction, il était alors titularisé. Au total la formation durait 5 années bien qu&rsquo;elle ne soit pas validée par un bac+5 (3 année de licence, 1 année de préparation aux concours et 1200 année de stage)</p>
<p>Dorénavant, après une licence, l&rsquo;étudiant rentrera en Master1, année durant laquelle il devra effectuer des recherches pour un sujet, une préparation au concours et un stage facultatif. En M2, les futurs enseignants passeront le concours d’enseignement, les écrits en janvier et les oraux en juin. Entre les deux, les futurs enseignants auront la possibilité d’effectuer des stages qui seront facultatifs.</p>
<p>Concernant le statut des enseignants-chercheurs, iles enseignent jonglerons désormais entre enseignement, recherche et tâches administratives. Les présidents d’universités pourront moduler leurs nombres d’heures à répartir entre ces différentes tâches.</p>
<p>La réforme donne plus de pouvoir aux universités. Les universités possèderont leurs locaux et pourront gérer leurs budgets à 100%. Budget qui pourrons être alimentés par l’investissement de fonds privés via des fondations. Les universités seront désormais regroupées en Pôles de Recherches (PRES) dans le but d’avoir une meilleure visibilité internationale.</p>
<p>Les mouvements des année précédente, dénonce dans cette réforme une marchandisation du savoir ainsi qu’une aberration dans la réforme du concours d’enseignant : la partie pédagogique (stage dans les écoles) sera délaissée pour une partie théorique.</p>
<p>Pour plus d’informations sur la contestation de la réforme :</p>
<p>Site militant :</p>
<p><a href="http://www.sauvonslarecherche.fr/" target="_blank" rel="noopener">Sauvons la recherche</a></p>
<p><a href="http://www.sauvonsluniversite.com/" target="_blank" rel="noopener">Sauvons l&rsquo;université</a></p>
<p><a href="http://sorbonneengreve.revolublog.com" target="_blank" rel="noopener">Blog d&rsquo;analyse sur les réformes </a></p>
<p>Articles de presse :</p>
<p><a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/02/mast%C3%A9risation-vague-de-refus-dans-les-universit%C3%A9s.html" target="_blank" rel="noopener">Blog d&rsquo;une journaliste de libération</a></p>
<p><a href=" http://www.mediapart.fr/club/blog/borist/150409/du-processus-de-bologne-a-la-lru-une-catastrophe-annoncee-conference-video-e" target="_blank"> Médiapart: Du processus de bologne à la LRU, une catastrophe annoncée</a></p>
<p><a href="http://www.rue89.com/schaub/universite-la-loi-lru-critiquee-au-nom-du-modele-americain?page=0#comment-181090" target="_blank" rel="noopener">Rue 89: La loi LRU critiquée au nom du modèle américain</a></p>
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		<title>Des grandes écoles pour tous ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Planete Campus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 14:37:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Conférence des grandes écoles (CGE) oppose un non unanime à la proposition du gouvernement de mettre en place un quota de 30% de boursiers parmi les étudiants de ses écoles. La CGE désapprouve la notion de quotas tout en reconnaissant la nécessité de démocratiser l&#8217;accès à l&#8217;enseignement supérieur. Pour elle, cela doit se faire [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Conférence des grandes écoles (CGE) oppose un non unanime à la proposition du gouvernement de mettre en place un quota de 30% de boursiers parmi les étudiants de ses écoles. La CGE désapprouve la notion de quotas tout en reconnaissant la nécessité de démocratiser l&rsquo;accès à l&rsquo;enseignement supérieur. Pour elle, cela doit se faire à travers « <em>des soutiens individualisés (&#8230;) apportés aux candidats issus de milieux défavorisés »</em> et non pas par une politique de quotas qui entrainerait une baisse du niveau général.</p>
<p>Si ce taux de 30% est en passe d&rsquo;être atteint avec un an d&rsquo;avance dans les classes préparatoires aux grandes écoles, c&rsquo;est encore loin d&rsquo;être le cas dans des écoles comme Polytechnique, qui compte 11,03% de boursiers ou HEC et l&rsquo;Essec qui ont comptent elles 12,3. Le but du gouvernement est de remettre en question un modèle de formation et de recrutement trop sélectif et ainsi permettre une plus grande ouverture sociale. L&rsquo;entourage de Valérie Pécresse, ministre de l&rsquo;Enseignement Supérieur et de la Recherche, se défend de toute tentative d&rsquo;imposition de quotas, lui préférant le terme d' »objectif » à atteindre.</p>
<p>De leur côté, les grandes écoles optent pour d&rsquo;autres solutions : elles choisissent d&rsquo;aider les candidats issus de milieux défavorisés ou modestes en mettant en place, comme à l&rsquo;Essec, un système de tutorat et d&rsquo;ouverture culturelle appelé « <em>une prépa, une grande école, pourquoi pas moi?</em> » qui met en relation un étudiant de l&rsquo;école et un jeune souhaitant y entrer un jour.</p>
<p>Le président Sarkozy a réaffirmé aujourd&rsquo;hui son soutien à ce projet, tout en refusant de l&rsquo;apparenter à une instauration autoritaire de quotas. Pour lui, cela doit permettre de prouver que ces établissements d&rsquo;élite peuvent accueillir des étudiants de tous les horizons, sans être exclusivement réservés à « quelques initiés, à quelques enfants de la grande bourgeoisie ».</p>
<p>Les question que pose cette polémique sont nombreuses : cette politique de quotas s&rsquo;apparente-t-elle à de la discrimination positive et des places seront-elles réservées aux seuls boursiers, au détriment d&rsquo;autres candidats peut-être plus méritants? Pour Pierre Tapie, directeur général de l&rsquo;Essec, « une politique de quotas serait absurde ». Existe-t-il de réelles discriminations dans le système d&rsquo;admission aux grandes écoles? Les concours d&rsquo;entrée sont gratuits, ou presque, pour les étudiants boursiers et beaucoup d&rsquo;autres frais sont couverts. Il ne semble pas y avoir d&rsquo;exclusion. Peut-être ne se pose-t-on pas les bonnes questions. Le concours d&rsquo;entrée se fait généralement après deux ans de prépa. Les prépas recrutent leurs élèves après examen des bulletins de notes du collège et du lycée, le fait qu&rsquo;ils soient boursiers ou non ne constituant pas un critère de sélection. Les bourses permettent de financer ces études et de passer les concours : seul le travail fourni pendant les deux ou trois années de prépa est jugé, le fait d&rsquo;être boursier ne rentrant pas en ligne de compte lors du concours. Le vrai problème est celui du système éducatif français au collège et au lycée, qui ne donne pas les moyens nécessaires aux élèves issus de familles défavorisées d&rsquo;avoir les notes suffisantes à l&rsquo;entrée en classes préparatoires.</p>
<p>Alors, le modèle à suivre est-il celui d&rsquo;initiatives isolées comme celles de l&rsquo;Essec ou celui de l&rsquo;Institut d&rsquo;études politiques de Paris (Sciences-po), qui a signé des « conventions ZEP », réservant des places au concours d&rsquo;entrée aux meilleurs élèves des quartiers défavorisés, et qui se développe de plus en plus ces dernières années?</p>
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