LES DODOZ BATTENT DES AILES !

Les Dodoz, drôles d’oiseaux envolés de Toulouse, livrent enfin leur 1er album, après des planches et des planches. Loin de craindre la perte de plumes avec l’armada médiatique qui les secoue, ils se présentent sourire au bec.

Une voix féminine sucrée posée sur une armada de notes garage énergiques sans être lourdes. Un post-punk râpeux aux atours précis et rigoureux dont les riffs souvent aigus mordent dans la chair rock avec dévotion mais en évitant l’overdose. Et pour finir, un tempo revigorant qui n’hésite pas à mêler dynamisme juvénile et noirceur émotive mâture.

‘Notre énergie vient du jeu entre guitare, basse et batterie. On a toujours tenu à cette structure de silences et de réponses. C’est une cabane solide depuis le départ. Et sur les derniers morceaux, on s’y attache encore plus’.

‘Musiciens alors ?

Jules (guitariste) : On voulait jouer et créer de la musique, c’était comme ça. Je pensais déjà à la musique à 11 ans. On savait que c’était notre passion. Le côté graphique des Dodoz m’intéresse aussi. De toutes façons, un artiste qui n’aime pas les autres arts que le sien, c’est rare.

Géraldine (chanteuse) : on s’y intéresse mais sans que ce soit à la même échelle que la musique !

J. : Non, mais la pochette de l’album par exemple, on l’a faite avec un ami qui a fait les Beaux-Arts.

G. : Chaque dessin représente une chanson, suivant ce qu’elle nous évoquait, faisait imaginer, ressentir. C’était très fusionnel et spontané.

Géraldine, être une fille dans le milieu rock ?

G. : On a des relations fraternelles, tout va bien. Je suis là quand ils font des blagues déguelasses mais ça me fait découvrir le monde des garçons de l’intérieur…Sinon je pense que c’est une sensibilité dans les compositions qu’ils n’auraient pas s’ils étaient seulement tous les trois.

J. : Elle nous permet de faire ressortir un côté un peu plus doux et mignon de nos personnalités…Et de mieux vivre le quotidien, parce que toujours entre mecs…

G. : Vous êtes contents que je sois là alors, quand même ?

Jules regarde mes gribouillis journalistiques.

J. : Pourquoi il y a 3 coeurs là ?

Moi : C’est pour Twice.

Eloge à la spontanéité façon teenager ‘I never do anything twice’, la chanson est aussi sur une note de souffrance, pour une angoisse profonde et mâture de l’habitude.

Si la planète Dodoz existait, il y aurait…

J. : La nuit.

G. : Oh non un peu de nuit, un peu de jour ! Et plein de couleurs mais pas quelque chose de flashy.

J. : Des instruments…

G. : Une pâtisserie, je la tiendrais, je ferais des gâteaux pour tout le monde.

J. : Des pots de nutella et des bonbons.

G. : Mais pas trop ! Et pas d’autres musiciens, non…Les Dodoz c’est exclusif et familial, nos amis. De la neige pour faire du snowboard, du surf aussi…

J. : Beaucoup d’animaux mignons !

G. : Avec quelqu’un pour s’occuper d’eux !

J. : Il n’y aurait pas de système d’argent.’

Les chansons et autour…

Do you like boys et son refrain ‘You’re an empty fire’ : Géraldine était dans le bus, devant trépigner 20 min en se répétant l’air sans pouvoir l’enregistrer. En yaourt les paroles qui lui sont venues étaient celles-ci, elle les a conservées. C’est comme un feu d’artifice mais creux, quelqu’un de façade.

Boyfriend in Oxford, Jules était sur son vélo et même histoire (le bonheur des transports). Mais Géraldine précise qu’il y a sans doute une fascination pour l’Angleterre et qu’avoir vraiment un copain là-bas, elle trouverait ça très cool (Campus fait aussi petites annonces à l’occas’).

‘Que redouteriez-vous aujourd’hui ?

J. : Peur de manquer des moyens matériels. Nous n’avons pas les budgets pour les dates, les projets, les sorties…Côté composition et inspiration, on ne se pose vraiment aucune question. On adore ça et tout va bien. Mais on a un peu peur pour ce qui est autour de nous.’

Premier opus à dénicher en CD, sur Internet, en vinyle chez les bons disquaires. Le second connaît déjà une jolie croissance d’oeuf bizarre et devrait être enregistré d’ici fin mars. Quelques airs d’influences plus imprévisibles insufflés au corps de l’oiseau, et surtout une ‘cabane’ encore plus solide en perspective.

‘J. : Mais…Y a une question que t’as pas posé là (Jules regarde encore mes notes, amusé)

Moi : Oui le style ébouriffé ? Si c’est le style Dodoz ?

J. : Mais oui ! Totalement ! C’est ça les Dodoz !’

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=oDN45OV3NBI[/youtube]

The Dodoz Myspace

Label Murrayfield Music


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