Comment faire l'impasse sur une légende. Chacune de ses sorties, ou plutôt de ses chevauchées, constitue un événement. Le grand, le mythique Durango est de retour.

Dans ce quinzième tome, le célèbre cowboy aura fort à faire avec un
homme répondant au doux nom d'El Cobra… Pas de panique, Durango a la
peau dure, l'oeil vif et le pistolet bien placé. Ça nous promet un beau
duel…

La fabrique à espions serait une bonne définition du Village.

Dans une lointaine forêt enneigée de l'URSS, des agents secrets sont
formés de toute pièce, prêts à servir dans le monde entier.
Rebondissements, suspens et montée d'adrénaline constituent les
maîtres-mots de la toute dernière saga du duo Rodolphe et Marchal, de
nouveau en collaboration après Frontière.

Alors qu'elle se rend chez elle après les cours, une étudiante récupère un téléphone portable laissé à l'abandon.

Celui-ci se met à sonner et annonce le suicide prochain d'une personne
qui se trouverait seulement à quelques mètres de là… La jeune fille
croit à une blague et ne tient pas compte de l'avertissement, pourtant,
celui-ci se révèle exact et les suicides s'enchaînent. Il ne reste que
peu de temps à celle-ci pour mettre fin à ce jeu macabre…

Saint-Germain, puis rouler vers l'Ouest ou le road trip d'un jeune saxophoniste assez porté sur la bouteille, partant à la recherche de sa bien-aimée, qui a quitté le domicile conjugal, après une énième découche du susnommé.

Sur son chemin, le musicien fait la rencontre de plusieurs jeunes femmes, portant toutes un prénom dérivé de Marie, autrement dit, celui de sa dulcinée…

M. Bibard, directeur de l’ESSEC MBA, nous présente son école. Il révèle notamment l’existence d’une entrée sur titre pour les titulaires de M1. Autrement dit, la possibilité pour le commun des mortels d’accèder à la voie royale sans passer par la case concours.

M. Bibard, vous êtes le directeur de l’ESSEC MBA Grande Ecole. Présentez-nous votre école ?
L’ESSEC MBA Grande Ecole est à l’origine l’ESSEC Business School (création, 1907), transformée en MBA en 1999. La spécificité de l’ESSEC MBA est d’initier les étudiants à une réelle formation permanente, et ce, dès la formation initiale. Il s’agit du tryptique enseignements théoriques (les cours), formation professionnelle (18 mois d’expérience professionnelle minimum pour prétendre au diplôme, avec la possibilité de valider des expériences antérieures – nos étudiants valident en moyenne 22 mois) et accompagnement individuel par des coachs tout au long du cursus.

Il existe une admission directe pour les étudiants ayant obtenu un diplôme de niveau M1 ? Quels sont les profils recherchés ?

L’ESSEC a été la première école à créer une admission directe sur titre au niveau MBA (2ème année de la grande école). Cette création répondait à un principe simple : bon nombre d’étudiants à haut potentiel affinent leurs objectifs professionnels au cours de leurs études et veulent s’orienter vers des carrières de gestion. Il faut leur donner leur chance. Le deuxième impératif est strictement pédagogique : plus il y a de profils diversifiés de formations et d’échanges interculturels et intermétiers à ces hauts niveaux de formation, plus l’enseignement est efficace. Nous recrutons donc en ouvrant considérablement la palette des profils. Autrement dit, il n’est pas nécessaire d’avoir fait du management pour postuler à l’ESSEC MBA. Nous sélectionnons autant des philosophes que des statisticiens, des ingénieurs, des pharmaciens ou des médecins.

A quelles voies professionnelles ouvre l’ESSEC MBA pour les médecins et les pharmaciens ?
Les jeunes professionnels de la santé, qui passent par l’ESSEC MBA, sont tous intéressés par des carrières dans l’industrie pharmaceutique et les institutions de la santé, ainsi que dans les sociétés de conseil, les ONG, les associations de patients et les organisations internationales comme l’OMS. Généralement, ils commencent par une carrière dans le marketing, mais l’évolution va vers des fonctions de « business development « .
La Chaire ESSEC-Sanofi-Aventis fait partie de l’Institut de Management de la Santé, aux côtés de la Chaire ESSEC Santé et du pôle de formation permanente. Nos étudiants ont la possibilité de suivre les deux chaires, couvrant ainsi une très large palette de compétences, depuis le management de l’innovation, la médico-économie, les relations publiques et gouvernementales, le marketing, jusqu’aux dilemmes éthiques inhérents au secteur de la santé. Cette complémentarité offre une vision à 360° des enjeux de l’industrie de la santé, ce qui est rare et très recherché dans ce secteur complexe.

En 2007, l’ESSEC MBA entrait pour la première fois dans le classement international du Wall Street Journal, qui recense les MBA préférés des recruteurs, et s’offrait la 7e place ! Comment expliquez-vous cette entrée fracassante ?
Outre l’exceptionnelle professionnalisation qu’offre le cursus, la caractéristique principale de la formation de l’ESSEC MBA est sa très forte flexibilité. Les étudiants valident 24 cours pour obtenir leur diplôme, parmi une large palette d’environ 240. Ils ont une offre de 15 000 stages par an et de 450 contrats d’apprentissage, en France et à l’étranger. 8 doubles diplômes et plus de 80 programmes d’échanges avec les meilleures universités mondiales leur sont proposés pour valider les 9 mois minimum d’expérience internationale. Ce contexte foisonnant les renvoie régulièrement à la question personnelle et professionnelle, que nous souhaitons qu’ils se posent : « Qu’est-ce que je veux faire ? ». Quelqu’un qui sait y répondre correctement, c’est-à-dire avec engagement et de manière flexible, est un manager de très haut potentiel. Ce sont ces managers que nous voulons former à l’ESSEC MBA.

Le Ministère de la Culture s'efforce de l'art. Résultat ? Une première édition, sous l'impulsion de Dominique de Villepin, foisonnante, motivante, de grande qualité. Cette année, l'ambition est de réunir des artistes de la scène émergente française de l'art contemporain sous la Nef du Grand Palais ainsi que des « invités » (Annette Messager, Orlan etc.) dans divers lieux de la capitale.
Qu'en est-il de la seconde édition dont on peut déjà dire, avant toute analyse, qu'elle est six  fois moins pléthorique que la première (plus de 200 artistes en 2006 contre 36 en 2009) ?

Pour l'événement, les trois commissaires déploient sous la Nef du Grand Palais une « Géologie Blanche », banquise de box blancs dont les parois sont repoussées, déformées par les œuvres et leurs volumes. Seul lien entre les œuvres dans une exposition athématique, ce « White Cube »  se fait écrin et laisse éclore quelques joyaux.
Il y a la bulle géante et organique à la surface-miroir de Bruno Peinado, qui se gonfle et se dégonfle lentement, timidement, sans plus de bruit qu'un souffle, dans une émouvante parade de séduction. (Cette œuvre intitulée Silence is sexy est d'autant plus à-propos qu'il n'y a pas foule sous la Grande Nef…)
Aux antipodes de la douceur touchante de cette forme ovoïde, le cube noir de Fabien Giraud et Raphaël Siboni, simulateur de vol devenu hystérique, hurle comme une bête enchaînée qui recèlerait un brûlant secret lui déchirant les entrailles. Approche plus intellectuelle, Julien Prévieux dessine d'hypothétiques organigrammes historiques, uchronies conçues à partir d'ouvrages aux théories obsolètes. Fayçal Baghriche, lui, anéantit les nationalismes en extrayant les étoiles des drapeaux et en les replaçant dans une constellation commune et sans frontières… Il y a aussi, littérale et efficace, l'installation apocalyptique de Deroubaix où des créatures monstrueuses, vertes, aux seins multiples, ailées et féroces côtoient dans un décor d'enfer des symboles de la société capitaliste. Quant à Wang Du, il compile des images de la Chine, les rassemble en un énorme kebab et invite les occidentaux à en couper un petit bout à l'aide de couteaux.
Et la Géologie Blanche qui nous laisse éblouis et errants dans son espace d'une blancheur virginale, désertique et déserté, éblouissant, silencieux. Exigeante mais élitiste et versant un tantinet dans le parisianisme (sur 36 artistes, 22 vivent et travaillent sur Paris), la deuxième édition ne semble pas remporter le franc succès de l'originale.
Cette triennale dont l'ambition première est d'enfin offrir à la France une vitrine ambitieuse sur son rayonnement culturel fait pâle figure. Si vous vouliez voir un panorama de la création contemporaine en France, vous risqueriez d'être déçu par la concision mandarinale des choix. Mais si vous vouliez redécouvrir des artistes de qualité au sein d'une scénographie pertinente, alors n'hésitez pas, faites l'effort de l'art.

Trois évènements n’ayant en apparence aucun lien. Pourtant, un point commun les réunit. A vous de le trouver.

1 – Pasqual Duquenne, l’acteur trisomique du Huitième Jour, tourne une pub pour un opérateur de téléphonie mobile et crée la polémique, fin janvier.

2 – Le chanteur à succès, Gilbert Montagné, est bombardé Secrétaire national au handicap, le 3 mars dernier.

3 – Le comique Jamel Debbouze honore la campagne publicitaire de l’Agefiph (Association de Gestion des Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées) de son humour décapant et accepte de montrer son handicap (chose qu’il n’a jamais voulu faire jusque-là) !

…Décidément, il y a comme un vent people qui souffle sur la cause des handicapés.

Et pourtant, courant mars se tenait la Semaine nationale des personnes handicapées, le rendez-vous annuel orchestré par l’Association des Paralysés de France (APF). Un événement sans commune mesure avec la médiatisation que connaît le Téléthon. Et c’est peu cas de le dire. La mobilisation était très peu relayée dans les grands médias : pas une ligne dans la presse écrite traditionnelle, rien sur Internet et un sujet sur la difficulté d’être un enfant handicapé en France, dans Envoyé Spécial. C’est dire s’il est difficile d’informer sur la condition des handicapés aujourd’hui en France….sauf quand ces derniers brillent aux Jeux Paralympiques.


Retour à la case départ ?
Le 10 juin dernier, le président de la République prenait les choses à bras le corps. Il annonçait la création de 50 000 places d’accueil, la refonte de l’Allocation pour Adulte Handicapé (AAH), le « Pacte pour l’emploi » et la tolérance zéro pour le non respect du taux de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés. « C’est un scandale que des familles soient obligées d’aller trouver des places d’accueil en Belgique », dénonçait-il, répondant ainsi à la mobilisation record des handicapés (30 000 manifestants), qui, un mois auparavant, convergeaient de toute la France vers la Place de la République, pour réclamer un « revenu d’existence décent » (au lieu des 628 euros par mois). Un an après, la députée du Nord, Cécile Gallez, remettait un rapport sur la situation des personnes handicapées contraintes à l’exil en Belgique, faute de structures adaptées dans l’Hexagone…

Le problème névralgique : la formation des handicapés

Si la cause des handicapés est une impasse, c’est clairement pour des raisons techniques qui ne devraient pas avoir lieu d’être dans un pays dit développé telle que la France. En cause : le manque d’équipement matériel et humain pour permettre le déplacement et l’accueil des personnes handicapées dans les enceintes de l’Education Nationale et en entreprise. Et qui dit manque d’équipement , dit impossibilité d’accueil des personnes à mobilité réduite et donc faible taux de formation et de qualification parmi les handicapés. En 2004, seulement 12% des personnes handicapées avaient un diplôme de l’enseignement supérieur ! Si bien qu’un grand nombre d’entreprises ne parviennent pas à respecter l’obligation légale d’emploi de salariés handicapés à hauteur de 6% de leurs effectifs. Et ce n’est pas faute d’y mettre les moyens. Ainsi, l’effort des pouvoirs publics en direction du handicap aurait augmenté de 6 milliards en quatre ans et sa part dans le PIB reviendrait à 1,9% ! 1,9% du PIB et tant de progrès à accomplir…Alors on se dit : si ça n’avance pas par le haut, il faut s’y mettre en bas. Et le buzz médiatique créé par nos trois people rattrape à lui seul tout le retard accumulé dans la sensibilisation à la cause des handicapés.

La chute éternelle du soldat républicain de Capa qui n'en finit pas de mourir, la nonne dissidente qui ose échanger un baiser avec un prêtre apostat, la célèbre Barbie molestée, humiliée par un mixer géant…La BnF présente un florilège de photographies polémiques qui, du daguerréotype à la photographie contemporaine, dresse « une histoire juridique et éthique de la photographie » (sous-titre du catalogue de l'exposition).

En quatre-vingt clichés choisis, cette exposition entend offrir un panorama discursif d'une histoire des controverses photographiques soulevant nombre de problématiques cruciales sur des questions éthiques qui subsument le champ photographique pour investir les problématiques de l'image en général.
La violence d'une image sert-elle ou dessert-elle son propos ? Est-il nécessaire de voir une main déchiquetée, séparée du corps pour appréhender l'horreur du 11 septembre ? Quand quitte t-on la réalité documentaire pour le sensationnalisme ? Quel crédit accorder à la photographie depuis les retouches du stalinisme jusqu'aux corps déterrés de la fosse commune par des journalistes peu scrupuleux faisant passer les cadavres pour des victimes de la dictature de Ceaucescu ? Que penser de la neutralité du témoignage du journaliste qui n'intervient pas en cas de conflit ? Le tristement célèbre cliché de Kévin Carter, d'un enfant soudanais rampant vers un point d'approvisionnement alors qu'un vautour le regarde lui vaudra le prix Pulitzer 94. Mais Kevin Carter se suicidera deux mois après. De même peut-on, sous prétexte que c'est de l'art, photographier des enfants nus dans des positions suggestives ? Les faits doivent-ils s'effacer devant le symbole ? Ainsi peut-on considérer que la photographie de  l'enfant vietnamienne courant nue, brûlée par le napalm reste le symbole d'une guerre même si en l'occurrence les bombardements que fuit l'enfant ne sont pas le fait de l'armée américaine comme on tend à le penser immédiatement mais le fait des forces vietnamiennes.
Pas de parti-pris, pas de réponse moralisante mais une salve de questions essentielles servies par des clichés pertinents et soulevées avec justesse et ce qu'il faut de neutralité pour laisser ouvert le débat. Malheureusement, l'analyse tend à se perdre dans un  embrouillamini de problématiques qui auraient mérité d'être thématisées. En outre, n'établissant pas de clair distinguo entre photographie d'art et photographie documentaire, l'exposition prête à confusion car ces deux types d'image ne sauraient être analysées à l'aune des mêmes paramètres.
En tout cas passionnantes car résistant à une analyse simpliste, ces photographies qui font l'Histoire ou qui font des histoires méritent que l'on s'y arrête.

C'est bel et bien le buzz du moment. Impossible de passer à côté du phénomène Charlie Winston, cet auteur-compositeur-interprète britannique connu et enfin reconnu pour son talent. Tout le monde connait sa désormais célèbre chanson, Like a Hobo, et chacun peut découvrir son premier opus officiel, Hobo, dans les bacs depuis le mois de janvier dernier. Et dire qu'il a fallu attendre 2009 pour découvrir ce grand de la pop et cet album d'une rare perfection.

C'est à croire qu'il était destiné à devenir célèbre puisque ses parents, chanteurs de profession, lui ont donné un prénom peu ordinaire : Charlie pour Chaplin et Winston pour Churchill. « Mes parents voulaient nous donner des noms que nous pourrions utiliser comme des seconds noms, sur scène», explique Charlie Winston avec le sourire. Issu d'une famille d'artistes, la trentaine, il a grandi dans un hôtel, entouré de cabarets, de théâtres, de beaucoup de groupes et a donc été fortement influencé dans son choix de carrière, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Il faut dire que Charlie Winston possède une voix extraordinaire et un talent hors du commun qui lui permettent de se démarquer des autres artistes de la pop anglaise.

Saviez-vous que Hobo n'était pas le premier album du chanteur et qu'un premier opus, Make Way, auto-produit, avait vu le jour quelques années plus tôt, dans la plus grande intimité ? « Il y a en fait beaucoup de chansons de Hobo qui étaient sur Make Way. Mon label français, Atmosphériques, voulait sortir ce premier album physiquement mais lorsqu'ils ont entendu les nouvelles chansons de Hobo, je crois qu'ils ont été séduits. C'est pour cela qu'ils ont sorti le nouvel album, plutôt que l'ancien », continue Charlie Winston. « Beaucoup de gens ont Make Way dans leur discothèque, car je vendais cet album à la sortie des concerts de Peter Gabriel ». Charlie Winston a eu le temps de développer sa musique et sa personnalité artistique au fil du temps, à l'instar de nombreux jeunes chanteurs. Cela s'entend, certes sur Like a Hobo, mais également sur le reste du disque. Une façon d'appréhender le monde, une philosophie de vie, un sens inné de l'humain… Charlie Winston semble renouer avec la tradition des soulmen. «J'aime surprendre les gens. Je voulais d'abord faire un album qui me plaise. Je pense que l'album est très riche et que beaucoup d'expériences, tirées de ma propre vie et d'influences, s'y mélangent », déclare t-il. Voyageur et séducteur sur Tongue Tie, romantique sur I Love Your Smile ou Soundtrack to Falling in Love, malicieux sur My Life as a Duck, ironique mais grave aussi sur In Your Hands ou Kick the Bucket, engagé sur Generation Spent, profondément humain sur My Name ou Like a Hobo enfin; c'est donc un disque à son image, à la fois enlevé, enjoué et profond. C'est Peter Gabriel, qu'il avait rencontré lors d'une session fraternelle avec Tom Baxter au studio Real World en Angleterre, qui avait décidé de le prendre sous son aile. On a l'impression que Charlie Winston est né à ce moment, en 2007, lorsqu'il a assuré la première partie de Peter Gabriel sur sa tournée européenne. « Il m'a rappelé sept mois après que je lui ai donné mon CD. Il avait beaucoup aimé et il m'a dit que cela lui rappelait sa première période avec Genesis ». Un beau compliment qui promet donc une belle route à l'artiste. Le monde n'a pas fini d'entendre parler du déjà mythique Charlie Winston et de son chapeau déchiré.

On ne vous répète plus les dictons communément associés à Rome. Les « Tous les chemins mènent à Rome », « Rome ne fut pas construite en un jour » et consorts…Mais avez-vous déjà entendu le proverbe « A Rome, conduis-toi en Romain ! » ? Bien décidée à suivre cet adage, je me mets en route pour la Ville Eternelle. Seul problème au demeurant: qu'est-ce qu'un Romain ??

Jour 1 : A Rome, conduis-toi en touriste
Mais à l'italienne bien sûr. Lever en douceur vers 10h donc, petit-déjeuner sur la terrasse et on se met en route tranquillement. Première étape : le Colisée. Et là, on se prend toute la masse de touristes qui veulent leur photo souvenir. Pour ce qui est de pénétrer à l'intérieur de cette arène mythique, il faut compter une bonne heure. Ca ira pour nous, non merci. Mes amis et moi concluons d'un commun accord qu'un arrêt par la pizzeria la plus proche est bien plus sage. A la carte, pizza ou pasta et rien d'autre. N'y voyez pas un choix outrancièrement restreint. Je rappelle à notre arrogant Parisien de base que parler pasta en Italie, c'est comme parler femmes. Il en existe de toutes les sortes et aucune n'est comparable: entre penne, ravioli, spaghetti, tortelloni, cappelleti…
Bien repus, nous reprenons notre petite escapade dans les rues de Rome. Forums romains-photo-statue de César-photo-autel de la patrie-photo.
La deuxième grande étape de la journée nous mène à l'incontournable fontaine de Trevi. Et encore une fois, nous nous prenons la vague de touristes qui vendraient femme et enfant pour leur photo. Quels moutons ces touristes ! Ce qui ne m'empêche pas de me frayer un chemin à travers la foule, à coups de coude, afin d'obtenir ma photo souvenir et de jeter ma pièce dans la fontaine.
Troisième et dernière étape de la journée: la fontaine de Navona. Moins connue que celle de Trevi, son histoire est pourtant particulièrement cocasse ou « romaine » (à vous de juger). La légende veut que deux architectes se soient disputés la construction de l'édifice qui fait face à la fontaine. Pour se venger, le perdant aurait construit la fontaine de Navona, qu'il a supplantée de personnages reculant de peur, tant la construction de l'édifice est mal faite et qu'elle menace de s'écrouler sur eux à tout instant. Il n'y a que la fierté romaine pour en arriver à un tel combat de coq…Retour à la maison, en passant par la case supermarché. Au menu : gorgonzola, tomate, jambon sec… A Rome, la diète méditerranéenne tu adopteras.  

Jour 2 : Plongée dans les mystères de l'esprit romain
Un périple à Rome ne peut se faire sans son traditionnel Da Vinci Code Tour ou son pèlerinage à St-Pierre (c'est selon). Direction le Vatican, l'Etat souverain le plus petit du monde. Et la densité de religieux, de nonnes et de boys scouts la plus importante avec Lourdes. Arrêt photo sur la place St-Pierre noire de monde. Là aussi, la visite de la basilique sera pour une autre fois. Quelle piètre touriste que je fais ! Que nenni ! Nous poursuivons notre périple à travers les ruelles de Rome. Le charme italien dans toute sa splendeur nous enchante ! Après un arrêt pizza de rigueur, promenade dans l'immense parc qui entoure la villa Borghese, dont nous ne verrons pas même l'ombre, préférant de loin sacrifier à la traditionnelle siesta dans l'herbe.

Dans un dernier effort, nous nous traînons vers la Plazza di Spagna : une petite église en hauteur qui surplombe des escaliers dignes de notre Montmartre parisien. Encore une fois, il y a foule. Mais cette fois, les autochtones occupent les marches en couples enlassés ou en dragueurs au regard affûté. Ce qui m'arrête un instant sur le mâle italien. Prédateur naturel parmi la gente féminine, le mâle italien avance à pas de coq avec sa bella ou en bande. L'habillent des lunettes de soleil kitsch à souhait et des vêtements au goût douteux. Son représentant dominant, en la personne de Sylvio Berlusconi, aime à jouer le séducteur, même après avoir passé la date de péremption. Dernier méfait en date: El Cavaliere s'est rendu à la fête d'anniversaire d'une jeune fille de 18 ans. Qu'à cela ne tienne, la digne Mme Berlusconi demande des excuses publiques. Ce que lui refuse bien sûr notre macho national. N'y tenant plus, l'épouse bafouée annonce donc sa demande de divorce à travers La Repubblica. Un air de déjà-vu: si si, notre Britney Spears internationale nous avait fait la même il y a quelques années… 

Dernier jour : A Rome, conduis-toi en Romain…

…et accorde-toi un jour chômé à la plage de Sperlonga ! Mot d'ordre de la journée: farniente. Méditant sur cette singulière expression, nous statuons que l'italien est bien la seule langue au monde à compte dans son répertoire un mot pour dire : ne rien (niente) faire (fare). Sur cette méditation, je mesure tout le sens du dicton qui accompagne mon voyage et en savoure toute la sagesse. 

Rencontre au sommet dans un petit café parisien. Ce mardi 12 mai, tous les plus grands acteurs du Web étaient réunis autour d'une première mondiale: la création du collectif E-AlerteEnlèvement.

Rencontre au sommet

Comme l'a souligné très justement le Directeur Général de Free, Maxime Lombardini: « Il n'y a pas beaucoup de documents sur lesquels Google, Yahoo, Microsoft et Free apposent leur nom les uns à côté des autres ». Et pourtant, Nicole Guedj l'a fait. L'ancienne secrétaire d'Etat au Droit des Victimes, à l'origine d'Alerte Enlèvement, a étendu le dispositif au Web. Tout est parti de l'affaire Elise, explique-t-elle à Figaro.fr: « J'ai créé un groupe Facebook et j'ai pu remarqué que tous ont joué le jeu, en relayant massivement le signalement d'Elise. Alors, ce que j'ai fait est simple: j'ai pris mon téléphone, j'ai appelé les principaux acteurs du web, et je leur ai proposé de coordonner des actions que certains menaient déjà de façon isolée ». En réunissant Google, Yahoo, Free, Orange, SFR, Microsoft et Dailymotion, Nicole Guedj espère toucher près de 90% des internautes, soit 15 millions de Français. Une tribune inédite et essentielle, quand on sait que tout se joue dans les premières heures qui suivent l'enlèvement.

 

Le principe

Le message d'alerte tel que nous le connaissons à la télévision ou à la radio, sera également diffusé sur les téléphones mobiles et les sites Web au travers de
bannières, de vidéos, de bandeaux dans les messageries instantanées etc. La diffusion ne durera que 3 heures, éventuellement 24 heures, mais pas plus. « Après 24 heures, cela n'a plus beaucoup d'utilité, explique Sarah Aizenman, de la Fondation Casques Rouges. Il ne faut pas créer un climat anxiogène et susciter au bout d'un moment des témoignages contre-productifs ». Le dispositif E-AlerteEnlèvement sera fonctionnel à compter du 1er juin 2009.

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la rubrique vidéo de notre site, où le dispositif E-AlerteEnlèvement vous est expliqué plus en détails.

 

A lire sur Nicole Guedj : Challenge Humanitech et la Fondation Casques Rouge

Eduardo de Filipo enfin à la Comédie Française!

L'auteur, né en 1900 à Naples et fils de l'acteur comique Eduardo Scarpetta, est l'acteur-auteur le plus célèbre de l'Italie de l'après-guerre. Il écrit La Grande Magie en 1948. L'histoire se déroule dans une station balnéaire où un magicien fait « disparaître » une femme, qui en profite pour s'enfuir avec son amant.
Et la magie opère réellement…un spectacle grandiose, raffiné,  intelligent, comme on n'en voit pas si souvent. C'est notre coup de cœur de l'année à la Comédie Française. Vous n'y « allez » pas, vous y courez et pour plusieurs raisons.
L'auteur mérite tout d'abord d'être plus connu en France, son texte est drôle et sous une apparente légèreté, plein de poésie et de profondeur. Il développe le thème de l'illusion, celle qui aide à supporter les difficultés de l'existence, à ne pas voir la réalité en face. Puis vient le jeu des acteurs, avec un éblouissant Denis Podalydès, à la fois drôlissime et émouvant dans le rôle du mari maladivement jaloux, et Hervé Pierre dans celui du magicien-illusionniste -manipulateur. La mise en scène de Dan Jemmet est inventive, colorée, gaie et subtile…une grande leçon de théâtre !

Consultant en Business Intelligence : un titre ronflant pour un métier très recherché. Traduit en français, cela donne informatique décisionnelle. Le titre perd de son sex appeal, mais devient tout de suite plus évocateur.

Le métier
Le consultant en Business Intelligence est celui qui vient faire le ménage dans votre entreprise, et son amas de bases de données enchevêtrées. Celui qui vient filtrer, croiser et reclasser les bases de données des différents services (logistique, marketing, finance etc.) dans un entrepôt de données central. Cette synthétisation permet ainsi à la direction générale d'avoir une vue d'ensemble de l'activité et de prendre les décisions nécessaires à la bonne évolution de l'entreprise.

La formation
Une équipe de Business Intelligence comporte toujours des profils variés, chacun apportant son expertise dans son domaine de spécialisation (finance, marketing etc.). Mais la formation de base du consultant est celle d'ingénieur généraliste ou d'informaticien. Son enseignement, en vogue, est dispensé en Master Pro par de nombreux établissements, notamment à l'ESC Grenoble (Mastère Management de projets décisionnels) et à l'Université Dauphine (Master Informatique décisionnelle).

L'employabilité
« Véritable arme stratégique, la Business Intelligence s'impose désormais comme indispensable pour les entreprises, contraintes de gérer une masse d'information de plus en plus importante. » dixit le site d'emploi informatique LesJeudis.com. Si indispensable que les SSII (Société de Service en Ingénierie Informatique) manquent de forces vives, pour répondre à la demande. Les salaires s'en ressentent et les enchères, attaquées à 30-35 k€ pour un débutant, peuvent monter jusqu'à 44 k€ pour un consultant confirmé.

A la rentrée 2009, l’Institut Catholique de Paris – la Catho pour les intimes – proposera quatre nouvelles formations. Au programme : histoire de l’art, droit et éthique de la philosophie.

1 – La classe prépa de l’Ecole du Louvre
L’institut Catholique lance une préparation à l’examen d’entrée de l’Ecole du Louvre. Cette formation de 39 heures s’étale sur treize semaines, entre novembre et février, à raison d’une séance hebdomadaire. Le programme couvre toutes les épreuves de l’examen, soit un renforcement en histoire de l’art et une préparation à l’analyse de document visuel et aux épreuves écrites. Et contrairement aux autres classes prépa, celle-ci est ouverte aux étudiants de tout niveau comme aux lycéens. Réunion d’information le 12 mai à 12h.

2 – Licence mention Droit-Sciences politiques
Avec l’entrée dans le système LMD (licence-Master-Doctorat), on croyait signer la fin du bi-deug, cette formation diplômante exigeante, reconnue par le monde professionnel. La Faculté de droit de l’Institut Catholique le ressort sous forme de Licence mention Droit-Sciences politiques, une formation qui vise à donner un socle de connaissances solide dans les deux disciplines. Débouchés: Master politique, juridique, de sciences sociales ou des relations internationales ; IEP, école de commerce ou de journalisme, concours administratifs.

3 – Master 2 « Métiers de l’Information et de la Communication »
La Faculté des Sciences Sociales et Economiques (FASSE) de l’Institut Catholique ouvre, à la rentrée prochaine, un M2 professionnalisant, s’appuyant sur une « mise en situation » de trois types: « réceptive » et « active », au travers de rencontres et de débats avec des professionnels de l’information et de la communication ; et « pratique », avec l’élaboration d’une revue. Cette formation s’adresse aux étudiants de formation initiale (toute filière confondue) ou continue (pour les professionnels en activité ou non). Dossier de candidature à renvoyer en juin/septembre.

4 – Diplôme Universitaire d’éthique philosophique

Enfin, l’Institut Catholique ne faillit pas à sa tradition humaniste avec ce DU, destiné à tous ceux qui sont « confrontés aux problèmes éthiques dans leur activité et leur responsabilité ». Autant dire que la Catho surfe sur l’air du temps, en ces périodes troublées de crise du capitalisme. Le principe de ce DU : déblayer les « différents terrains où les questions éthiques se posent concrètement et présenter les outils conceptuels et les références de la philosophie ainsi que les ressources des traditions culturelles, spirituelles et religieuses ».

Campus Mag se fait partenaire du Challenge Humanitech: le premier concours étudiant de l’intervention humanitaire. Depuis le 27 mars dernier, et pendant deux mois, des équipes d’étudiants de tous horizons travaillent à développer leur projet technologique pour faciliter l’intervention humanitaire.

A l’origine de cette initiative se trouve la Fondation Casques Rouges, la « force internationale humanitaire de réaction rapide » sous l’égide de l’ONU, qui oeuvre à la conception d’outils logistiques innovants, utilisés dans les interventions humanitaires.
Et qui dit innovation, dit créativité. La Fondation Casques Rouges ne pouvait donc pas passer à côté du vivier de talents que sont les étudiants et a donc lancé le Challenge Humanitech. L’occasion pour la Fondation de sensibiliser le plus grand nombre à l’humanitaire, tout en permettant aux étudiants de déployer leur ingéniosité dans une atmosphère d’émulation. A la clé, 5 000 euros pour les lauréats, mais surtout la possibilité de faire reconnaître leur talent auprès des professionnels du secteur et de participer à une oeuvre de bien publique.

R
ésultat du Challenge Humanitech, le 28 mai.
Campus Mag sera sur place pour vous tenir informé en temps réel du déroulement de la journée.

A lire sur le même sujet: l’interview de Nicole Guedj, présidente de la Fondation Casques Rouges, qui nous présente le Challenge Humanitech.

Un nouvel humoriste émerge dans le monde du one-man-show. Laurent
Lafitte a su progressivement faire grandir son spectacle pour arriver
dans la grande salle du Palais des Glaces et faire salle comble. C'est
justifié par un travail qui se démarque : une interprétation bien
sentie et efficace, des textes osés et un rythme de jeu effréné.

Laurent Lafitte parvient à surprendre le public en l'emmenant
là où il
ne s'y attend pas. Avec un humour un peu trash, comme dans le sketch où
son personnage se rend dans un back room. La situation est alors
tellement décalée sexuellement que l'on ne peut s'empêcher de rire.
L'humoriste surprend encore quand il joue une ancienne chanteuse qui a
côtoyé les rockers les plus mythiques et qui ne s'arrête jamais de
parler. Le début du spectacle en revanche, avec une grand-mère
égocentrique, est un peu moins original, mais l'agent artistique
débordé, le comique de stand up et le chorégraphe américain font leur
effet. L'humoriste ne s'assoit pas sur ses blagues et enchaîne les
vannes comme pour toujours continuer de surprendre. Il y parvient.

Becky est une acheteuse compulsive… Si c'est mode, branché, hype… Il le lui faut ! Au point qu'elle risque la ruine !

Obligée de trouver un travail, elle se fait engager dans un magazine
financier. Elle, qui ne sait que dépenser son argent, va devoir
expliquer aux lecteurs comment gérer le leur. Produit ultra calibré, ce
film est une sympathique et inoffensive comédie romantique qui atteint
parfaitement sa cible. Le réalisateur du Mariage de mon meilleur ami sait nous rendre ses personnages sympathiques et beaucoup de gags font
mouche. Distrayant et ne cherchant pas davantage !

Chargés de « faire passer le train », un tueur et deux séducteurs se heurtent au duel ancestral qui oppose les deux clans les plus têtus de l'Ouest : Les Ruckstule contre les Keller.

CAFÉ DE LA GARE. 41, rue du Temple. Paris 4ème. Métro : Hôtel de ville ou Rambuteau.

Quatre commerciaux appartenant à une grande entreprise doivent perdre entre 4 et 5 kilos en une semaine, sinon ils seront victimes d'un « dégraissage » personnel et définitif.  

Ils s'enferment donc, pendant les vacances, dans les bureaux déserts et
entreprennent de ne plus manger avec une méthodologie toute
professionnelle.

Un royaume en Espagne… Rodrigue et Chimène sont amoureux et promis l'un à l'autre. Une querelle éclate entre leur père. Rodrigue venge le sien en tuant le père de Chimène.

Un « grand Roi », père, homme de pouvoir et justicier. Des pères, des
enfants. L'atteinte irréparable – car mortelle – faite aux uns, est
donnée en héritage aux autres. Dès lors, quel avenir ces derniers
peuvent-ils bâtir ? Une jeunesse qui doit payer le prix des erreurs de
ses aînés, essayer malgré tout, de vivre, de combattre et d'aimer… Le
Cid est une oeuvre sur la liberté.

Les Sea Girls sont quatre comédiennes-chanteuses, accompagnées d'un contre bassiste et d'un guitariste.

Elles chantent, dansent, portent bien la moustache, sont grandes et petites, blondes, brunes ou un peu rousses, elles aiment le fromage, les chansons tristes, les fleurs artificielles, les personnes d'un certain âge et faire pipi… sur le gazon.

Un musicien, persécuté par son agent, peine à livrer l'album de chansons qu'il s'est engagé à écrire pour une vedette de la variété.

C'est la page blanche. Ça ne paraît rien la page blanche et pourtant c'est radical. Elle remet tout en cause. Tout. Est-ce la panique pour autant ? Non ! Car ce qui différencie notre homme de la mouche qui se noie dans un bol de lait, c'est son humour. Du coup, pour espérer s'en sortir il va devoir se débattre un petit peu et c'est précisément là qu'il nous amuse.

Une jolie jeune femme nommée Prudence, prend la route des sommets de l'Himalaya pour rencontrer Priti, la petite fille népalaise qu'elle parraine. Prudence est drôle et fragile, maladroite et sensible. Ce trek sur le toit du monde va la transformer, lui ouvrir les yeux sur l'essentiel.

Ce spectacle est un vrai seul en scène qui fait la part belle au rire,
à l'émotion, à la réflexion. Le tout est interprété par la délicieuse
Christine Mathéo, comédienne, clown, chanteuse, claquettiste qui vous
prendra par la main pour faire ce beau voyage.

Géraldine Bariani, ex-cadre supérieur d'un grand groupe pétrolier, a fait son « coming out » environnemental.

Elle s'installe avec son mari dans un petit immeuble familial, «véritable insulte à l'environnement»,
pour le mettre aux normes ! Prudence Messonnier, propriétaire
désargentée, mais soumise à l'ISF, se convertit rapidement au
Développement Durable car, à la clé, il y a de nombreuses subventions !
Mais une opposition interne se met en place et Géraldine va vite se
rendre compte que dans « durable» il y a «dur !».

Le réalisateur de Mon Nom Est Tsotsi vous raconte les origines de votre mutant préferé.

Découvrez l'histoire du plus fameux des mutants, du XIXe
siècle à quelques années avant son arrivée chez les X-Men (laissant ainsi, si
le succès est là, la possibilité de faire une suite, qui raconterait
probablement les aventures de Logan au Japon, comme le laisse présager la
séquence se déroulant APRES le générique de fin). De son lien avec Dents
de Sabres, à comment il a eu l'Adamantium greffé à son squelette, du choix de
son nom de code à comment il a perdu la mémoire.
Autant dire que les fans attendent ce film avec impatience,
priant pour que le résultat soit à la hauteur de leurs espérances et des
promesses faites (un film sombre, sans concession, digne du personnage et de
son caractère)… Et surtout qu'il fasse oublier un X-Men III de tristes mémoires
et sa fade réalisation par un tâcheron.
Le contrat est à moitié rempli… Si le film est bien meilleur
que X-Men III (pas très compliqué, ça !), il n'est pas aussi bon qu'on
était en droit de l'espérer, avec le réalisateur de Mon Nom Est Tsotsi derrière
la caméra. Sombre et sans concessions ? Après Dark Knight et Watchmen,
Wolverine
fait presque tout publique (il n'y a que chez Fox que dans un film où
ça lacère, ça sabre et ça flingue, on ne voit pas une goutte de sang !).
Digne du personnage ? Oui ! Jackman y a veillé et le casting comme
l'histoire sont, eux aussi, à la hauteur. Les scènes d'action sont, elles,
rondement menées et on ne s'ennuie pas un instant.
Le problème du film réside dans ses raccourcis
scénaristiques (par exemple, on n'explique jamais comment James Howlett devient
Logan, ni ses problèmes de santé quand il était enfant, ou pourquoi Dents De
Sabre ne le reconnaît pas quand ils se retrouvent dans le premier film X-Men
Si les fans de la BD connaissent tout cela, les autres, y compris les fans des
films, risquent d'être un peu perplexes), et le sort réservé à certains personnages
(La Reine Blanche devient la sœur de Silverfox ? Deadpool devient
muet ?…)… Les clins d'oeils aux films X-Men risquent de ne pas suffire à
calmer la colère des fans de la BD, de ce point de vue là. Des détails, me
direz-vous… mais s'aliéner les fans, pour une adaptation de BD, n'est pas la
meilleure des idées !
Bref, si X-Men Origins :Wolverine est meilleur qu'on ne
le craignait, il est moins bon qu'on ne l'espérait.

En plus :
Etant donné le succès du film (en une semaine, 100M$ aux USA
et 180M$ dans le monde), une suite est d'ores et déjà annoncée, ainsi que des
spin-off (films dérivés) consacrés à Gambit et Deadpool (une préquelle très
probablement).

Le créateur de Lost et Mission : Impossible
III
vous fait (re)découvrir les origines de la saga mythique… Bienvenue dans
Star Trek : (la Nouvelle) Première Génération !

« Ce que je voulais, c'était faire un film pour les
fans, mais surtout pour les autres, ceux qui ne connaissent pas ou ne sont pas
intéressés par Star Trek ».

Telle était la « promesse de campagne » de J.J.
Abrams, le créateur de Alias, Lost, Cloverfield et le réalisateur de
Mission : Impossible III, en reprenant les reines de la saga pour son
11e film (déjà)… Promesse tenue !
En décidant de revenir aux sources et aux origines (la
rencontre et première aventure de Kirk et Spock sur l'Enterprise) de la saga
pour un « reboot » boosté à l'action, Abrams réussit un film malin
dans sa réinvention de Star Trek, spectaculaire dans sa réalisation et
totalement réussi quand à nous faire adopter de nouveaux acteurs dans des rôles
cultes.
Star Trek nous conte donc la première aventure du jeune et rebelle
James T. Kirk, à bord du vaisseau Enterprise, qui vient d'être mis en service.
Il devra affronter Néro, un Romulan qui vient de plus de 120 ans dans le futur (donc
de l'époque de Star Trek : The Next Generation) pour venger la mort de sa femme et la destruction de
Romulus, sa planète. Au cours de cette aventure, il fera la connaissance de
l'équipage du vaisseau, ainsi que d'une figure amicale d'un lointain futur.

« Star Trek m'a toujours donné l'impression d'être plus
la promesse d'une aventure, que l'aventure elle-même… Je voulais changer
cela »,
déclarait Abrams. Là aussi, le défi est vaillamment relevé et chacun
des 150M$ du budget sont à l'écran, faisant de ce film le plus spectaculaire de
la saga. Abrams ne voulait pas, pour autant, se mettre les fans (très
virulents) à dos. Il leur réserve des clins d'oeils et une apparition d'un
membre originel de Star Trek, le Spock des origines: Léonard Nimoy himself.
«Tout un pan de l'histoire tournant autour de son personnage, si Mr.
Nimoy avait refusé de participer au film, on aurait vraiment été dedans
jusqu'au cou ! »
.

 

Enfin, afin de ménager le suspens, tant pour ce film que
pour ses (on l'espère) suites, le voyage dans le temps permet de remettre les
compteurs à zéro et d'entamer une nouvelle ligne spatio-temporelle. Ainsi,
dans ce « nouvel ancien » Star Trek, tout peut changer, et n'importe
quel personnage peut mourir, sans contredire pour autant la « mythologie »
originelle. Très malin !

Bref, bienvenue dans un reboot qui déchire ! Une bonne
histoire, des personnages qui fonctionnent (même si on ne pourra jamais oublier ceux
qui nous ont accompagnés depuis plus de 40 ans), de l'action et des effets
spéciaux réussis… OUI ! Ce Star Trek est une réussite pour les fans, mais
surtout c'est un excellent film pour découvrir une mythique saga de S.F.
renouvelée sans jamais la trahir (à l'image de James Bond avec Casino Royal),
qui vous fera oublier la (souvent injuste) réputation « cheap »
(décors en carton-pâte et costumes qui ont l'air de pyjamas) de Star Trek.

A voir d'urgence !

Rendez-vous bientôt sur www.planetecampus.com pour des
entretiens avec l'équipe du film.

Le plus Campus:

Zachary Quinto, qui incarne Spock Jeune, est un excellant
imitateur de Leonard Nimoy, le Spock original.

Tous les membres de la nouvelle équipe ont pu rencontrer les
interprètes originaux survivants de leur personnage (DeForest Kelley, Dr. McCoy
et James Doohan, Scotty, étant décédés), sauf Chris Pine, le nouveau Kirk,
William Shatner étant trop pris par le tournage de la 5e et dernière
saison de Boston Justice. « Mais il m'a envoyé une lettre pour me
souhaiter bonne chance »
.

Le film est dédié à la mémoire de Gene Roddenberry, mais
aussi à celle de sa veuve, Majel Barrett Roddenberry (qui jouait la nurse
Chapel, et faisait la voix des ordinateurs des vaisseaux dans toutes les séries
et les films Star Trek), récemment décédée. « Elle avait eu le temps
d'enregistrer ses dialogues, mais elle n'a malheureusement pas pu voir le film
fini, nous avons tous été très attristé par son décès »
J.J. Abrams.

Zoë Saldana qui incarne Uhura, tournait Avatar, le nouveau méga-film
de James Cameron (dont elle est l'une des TRES rares personnes à avoir vu un
premier montage… Plus d'un an avant sa sortie), quand Abrams lui a demandé de
jouer dans le film… Devant son hésitation (elle craignait de ne pas rendre
justice à ce rôle mythique), c'est Cameron lui-même qui est monté au créneau pour
la persuader d'accepter. Faisant ensuite la navette entre le tournage de Star
Trek
et la post-production d'Avatar, elle se faisait « interroger »
régulièrement par les deux réalisateurs sur ce qui se passait sur l'autre
plateau et sur ce que chacun cherchait à savoir sur le tournage de l'autre…
James et J.J. sont donc de vilains curieux !

Ne vous paraît-il pas incroyable que le mouvement des universités ne fasse pas plus de bruit? Faut-il interpréter ce « silence assourdissant » des acteurs de la vie publique comme une censure ou un désintérêt total pour la cause des universitaires?

LANCEZ LE DEBAT SUR NOTRE FORUM

Il est presque rassurant de voir l'observation faite par Marianne.fr dans un article du 22 avril, intitulé : « Incroyable, Le Monde découvre l'existence d'un conflit dans les facs ». Car, en treize semaines, le mouvement a paralysé le monde universitaire dans son ensemble, sans jamais qu'on n'en souffle mot dans le monde « réel ». C'est bien simple, hors des bancs de la fac, ce conflit n'existe pas ! En trois mois, il n'aura été relayé par les médias qu'au cours de deux temps forts. Ses débuts, qui marquaient une première historique, avec les enseignants-chercheurs qui se mettaient en grève; puis, ces dernières semaines, quand est venu le temps du casse-tête pour valider l'année des étudiants qui, pour certains, n'ont pas eu un seul cours du semestre. Hormis ces deux fois, le néant absolu, le déni total. Pour les médias comme pour les politiques (qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition), tout est sujet à controverse sauf le mouvement des universités.
Alors, quand Marianne.fr pointe la bévue du grand quotidien national de référence, Le Monde, on se dit que tout n'est pas perdu. Ou presque. Car la une du Monde du 23 avril relève du canular: « Universités: comment le conflit a débuté, pourquoi il peut durer ». Ce, dans un numéro spécial consacré au mouvement, trois mois après le début du conflit !

Une question se pose alors: pourquoi ce « silence assourdissant » (dixit Valérie Pécresse à l'encontre du PS)? Faut-il l'interpréter comme une collusion des médias avec les politiques ou, tout simplement, un désintérêt total pour la cause des universitaires en ces temps de crise?

Vous avez votre idée sur la question ? Donnez-nous votre avis sur notre forum !

A lire sur le même sujet : Nom de code: Flash Mob et Un diplôme à tout prix !

X-Men 1,2,3 et l'avant première de X-Men Origins: Wolverine

A l'occasion de la
sortie de X-Men Origins: Wolverine, ce mercredi 29 avril, replongez dans
la saga X-Men.

Si vous êtes un vrai fan
des X-Men, l'évènement du mardi 28 avril est fait pour vous !
Venez revoir les 3
épisodes des X-Men, au Grand Rex en Grand Large, et soyez les premiers (le film
ne sort que le 01 mai aux USA) à découvrir X-Men Origins : Wolverine, en
Grand Large numérique, à partir de 00h00 (le 29 donc)

Et pour les fans :
la plaque militaire collector de Wolverine OFFERTE !

TARIFS :
X-Men 1, 2, 3 et avant
première de X-Men Origins – Wolverine: 19 €
X-Men 2, 3 et avant
première de X-Men Origins – Wolverine: 16 €
X-Men 3 et avant première
de X-Men Origins – Wolverine: 13 €
Avant première de X-Men
Origins – Wolverine: 10 €

HORAIRES :
MARDI 28 AVRIL
X-Men à 17H30
X-Men 2 à 19H30
X-Men 3 à 22H
X-Men Origins : WOLVERINE
à Minuit

Les films seront projetés
en VERSION FRANCAISE

OU: Le Grand Rex – 1, bld Poissonnière – 75002 PARIS

Amateurs de console, sportifs du pouce ! Et s'il vous était permis de faire de votre loisir favori un art à part entière? Le 10e art ! Votez pour votre jeu préféré et faites des Micromania Games Awards 2009 une cérémonie digne des Oscars !

Pour la troisième année consécutive, Micromania convie les joueurs, de tout bord et de tout niveau, à élire le jeu qui les aura fait vibrer toute l'année. Depuis le 30 mars et jusqu'au 27 avril, joueurs et internautes sont invités à voter sur le site de Micromania et choisir leurs trois jeux favoris parmi dix catégories: meilleur jeu toute catégorie, sport, action-aventure, multijoueur, jeu musical, jeu de course, jeu de tir, jeu de rôle et jeu de combat. Les prix seront décernés au cours de la cérémonie des Micronomania Games Awards, qui se tiendra le 5 mai à La Cigale et sera retransmise sur W9 le 20 juin prochain.

Chanteuse flamboyante tout droit venue du Nord, la Norvège en l'occurence, Kristin Asbjornsen sort un album de belle facture, dense et passionnant. Interprétations de chants spirituels afro-américains, envolées jazzy pour une musique haute en couleurs. On est soufflé par sa voix, dense et sensuelle ainsi que par sa présence sur scène ! A découvrir sans plus tarder !

Tu as eu envie de proposer à tes débuts un autre type de jazz puisque tu y as mêlé la musique africaine ?
En fait je ne l'ai pas programmé de la sorte. Il s'agissait tout simplement de proposer ma musique, je composais alors beaucoup. En Norvège, il y a une longue tradition de musique jazz et nous avons la chance de compter de très grands musiciens qui sont une source d'inspiration pour moi. J'ai grandi avec des choeurs gospel et j'ai étudié le jazz expérimental. Avec ma voix, j'ai exploré et improvisé différents sons. Puis j'ai été influencée par la musique d'Afrique de l'Ouest.

La rencontre avec Ruth Reese* a été déterminante pour toi. En quoi exactement ?
En effet, quelle chance de l'avoir rencontrée ! J'avais 19 ans à peine et c'est une belle rencontre. De plus, j'ai été sa dernière étudiante et lorsqu'elle est décédée, elle m'a légué ses partitions de musique spirituelle et gospel. Elle m'a appris à faire la distinction entre le gospel et la musique spirituelle. De plus, elle m'a stimulée dans mon travail et m'a permis d'avancer.

Vous tournez beaucoup, vous aimez la scène ?
J'aime les concerts, j'ai dû en faire à peu près 200, c'est fantastique. C'est beau de constater que les chansons qui ont été importantes pour moi sont bien reçues par les gens. C'est tellement touchant. La musique est un dialogue.

Quelles sont vos sources d'inspiration ?
Tout est une source d'inspiration pour moi, la nature par exemple. J'ai grandi un peu partout en Norvège et ma musique est riche de ces contrastes dus notamment à cette complexité. Je suis connectée à la nature et apprécie aussi bien la quiétude que les rumeurs de la ville. Le Mali, pays dans lequel je me suis rendue à plusieurs reprises, est également une source d'inspiration. La musique de ce pays, ses couleurs m'ont imprégnée et je l'ai pris comme un cadeau.

* Chanteuse américiane native de l'Illinois installée en Norvège durant les trente dernières années de sa vie.

En passant le concours commun, proposé par les six IEP de province : Aix-en-Povence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse !

Pour la deuxième année consécutive, les IEP de province s'unissent pour concurrencer l'indétrônable Sciences Po Paris et démocratiser l'accès à cette école tant convoitée. Cette démocratisation passe par une réduction considérable des coûts (seulement 180€, contre 60€ pour les boursiers) et l'homogénéisation des épreuves. Ainsi, les IEP ont accepté de renoncer aux épreuves qui marquent leur particularisme, pour se restreindre au trio qui fait l'esprit de l'école: les immuables épreuves de questions contemporaines, d'histoire et de langues vivantes.
Ajoutons, toutefois, que les IEP d'Aix-en-Provence et de Lille proposent des filières franco-allemande (Aix et Lille), franco-britannique et franco-espagnole (Lille) et que, conformément à la tradition sciences po, les bacheliers titulaires de la mention TB peuvent bénéficier d'une admission sur titre aux IEP de Rennes, de Strasbourg et de Toulouse.
En 2008, plus de 9 500 candidats se présentaient au concours commun pour 1 100 places offertes. Les statistiques montrent que 68% des places étaient décrochées par les bacheliers de l'année, dont 50% par ceux issus de la filière ES (contre 15% pour les littéraires et 35% pour les scientifiques).

Inscription sur le site jusqu'au 2 juin 2009 : http://concourscommun.iep.fr/  

Question : jusqu’où iriez-vous pour obtenir votre diplôme ? En tout étudiant candide et honnête que vous êtes, vous sacrifieriez sommeil, sorties et tout ce qui s’apparente à une vie sociale. Vous avoueriez quelques pêchés d’anti-sèche, mais rien qui ne puisse être absout au confessionnal. Sachez que certains étudiants ont franchi le pas de l’illégalité pour verser dans le trafic de… diplôme ! Un trafic auquel se refuse l’Education Nationale, confrontée au casse-tête de la validation des acquis de ses étudiants.

Trafic de diplômes à l’université de Toulon
L’heure est grave dans le monde universitaire. Plusieurs centaines d’étudiants chinois, inscrits à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’université de Toulon, auraient versé de l’argent pour se payer des diplômes. Rien que trois cent faux diplômes seraient à dénombrer pour l’année 2008. Le trafic remonterait à 2004, quand un étudiant chinois, qui savait ses chances d’obtenir son diplôme nulles, a soudoyé l’administration avec succès, pour se lancer, ensuite, dans un vaste trafic de diplômes pour ses compatriotes. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. D’autres établissements pourraient être concernés. On parle notamment des universités de Pau, de La Rochelle, de Poitiers et d’une autre en région parisienne. Interrogée au micro d’RTL, la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s’est dit prête à lancer « une inspection nationale ». « Il n’est pas question qu’il puisse y avoir, en France, le moindre soupçon sur la valeur de nos diplômes », a-t-elle déclaré.

Un trafic à l’échelle nationale ?
A l’heure où la grève des universités entre dans sa dixième semaine, et dépasse en longévité le mouvement de mai 68, cette histoire de trafic de diplômes a une étrange résonnance. Un casse-tête majeur se pose à l’Education Nationale. Comment les étudiants vont-ils valider leur année, sachant qu’une grande partie des enseignements n’ont pas été dispensés au cours du second semestre ? Bon nombre d’étudiants sont inquiets, parmi lesquels les étudiants Erasmus présents sur le territoire (au nombre de 21 000), qui doivent rendre compte de leur crédit ECTS  dans leur pays ; mais surtout, les étudiants étrangers hors Union Européenne (au nombre de 50 000), qui présentent leur diplôme comme justificatif leur permettant de renouveler leur carte de séjour « étudiant ».

Mais une chose est sûre pour la Conférence des Présidents d’Université (CPU) : il est « hors de question d’accepter un semestre blanc. Aucun diplôme ne peut être bradé ». Une fois encore, il en va de la « crédibilité des diplômes que délivrent les universités françaises », dixit le cabinet de la ministre de l’enseignement supérieur.

Au 4, rue du Bouloi bouillonne Le Laboratoire, un lieu de création novateur. En son sein, artistes et scientifiques travaillent ensemble. Dans ce laboratoire à l'imagination hybridée, Shilpa Gupta, artiste indienne de renom, et Mahzarin Banaji, psychologue de même nationalité enseignant à Harvard, dialoguent sur la part incontrôlée de nos préjugés. Plongée dans la boîte de Pandore des peurs inconscientes….

Au sous-sol de ce laboratoire en effervescence, les créatures angoissantes, nées de la réflexion de l'artiste et de la scientifique peuplent un espace froid, clos, gris. Une métaphore de la boîte noire de notre subconscient.

Ça et là grésillent quelques monstres de l'esprit. Un nuage noir immense, amas de centaines de têtes de microphones, chante à plusieurs voix Song of the Cloud, une mélopée en une langue inconnue, ode mélodieuse à l'amour. Parfois, le nuage se tait. Parfois, il hurle. Parfois, il murmure le bruit des trains qui partent, qui arrivent, qui font se croiser les foules. Plus loin, un panneau d'affichage d'aéroport renouvelle dans un bruit de lettres qui s'affolent, des messages étranges. « Am unable to control it ». Bruits de lettres. « 00 :00 no longer alive ». Bruits de lettres. « My memory excludes me ». Dans un autre coin de la salle, un homme chuchote « Sometimes, you call me indian, north indian, sri-lankan. Sometimes, you call me british… ». Contre un mur, d'inactifs sifflets menaçants se taisent…jusqu'à quand ?
Ce bestiaire de l'inconscient est une mise en espace poétique des processus implicites et refoulés qui nous gouvernent, lorsque nous sommes face à l'autre.
Les œuvres sont peu nombreuses, il est vrai, mais elles sont de qualité. Cet aspect minimaliste n'est pas rédhibitoire puisque le parcours ne se limite pas à l'exposition elle-même. En effet, Le Laboratoire porte bien son nom : il nous permet de découvrir les arcanes de la démarche créative. D'une part, des médiateurs sont présents, tout au long de la visite, pour répondre aux éventuelles questions. Et d'autre part, la médiathèque présente ouvrages, articles et entretiens, en rapport avec l'exposition, permettant d'étayer son propos et d'en comprendre plus précisément les enjeux. En outre, deux ordinateurs sont mis à disposition, si vous voulez vous livrer aux tests d'associations implicites, élaborés par l'université d'Harvard, qui tentent de déterminer la part de réflexes automatiques concernant le jugement que nous portons malgré nous sur certains groupes de personnes (homosexuels, noirs, blancs etc.).
Le Laboratoire, à expérimenter donc !

Gakona, titre énigmatique de la nouvelle exposition du Palais de Tokyo, c'est le trou du Sud de l'Alaska, petit village qui abrite la base scientifique HAARP, officiellement chargée par les autorités américaines d'étudier l'ionosphère et ses effets sur les télécommunications. Or, pour cela, le laboratoire modifie localement l'ionosphère en utilisant d'impressionnantes antennes dont les éventuelles capacités de captation et de manipulation sont autant de sujets de controverse. Présentation des propositions de quatre artistes, à la frontière entre le réel et le fantasme.

Laurent Grasso livre une interprétation littérale de la problématique, en reproduisant la fameuse forêt d'antennes du site. Cette gigantesque installation, glacée et géométrique, donne le ton.
Ceal Floyer et Roman Signer nous font pénétrer dans un lieu halluciné. Et pour cause, leurs installations font écho à nos peurs les plus primaires, dès lors qu'il s'agit de manipulations scientifiques. Ici, les tables dansent, les parapluies produisent des courants électromagnétiques assourdissants, les interrupteurs sont des leurres, les tondeuses à gazon bousculent des chaises impassibles et une mélodie syncopée résonne de temps à autre, une voix humaine ne chantant que certains mots de « Love me tender ».

Micol Assaël nous plonge dans un bain électrostatique, après nous avoir inondé de recommandations et d'interdits. Interdit aux femmes enceintes, aux porteurs de prothèses électroniques, aux enfants de moins de huit ans. Prière d'éteindre ses appareils électroniques et d'éviter de toucher le visage des autres visiteurs. Malgré tout, quelques kamikazes, jouant à pince-mi et pince-moi, sont dans un champ électrostatique et s'envoient du jus en riant. Un monsieur à la mise soignée, contrastant avec sa nouvelle coiffure tendance punk électrostatique, me soutient mordicus, tous cheveux dressés, que peu de gens savent, qu'en réalité, les champs électrostatiques n'ont aucun effet sur l'être humain.

De toute façon, ce sont les potentialités de l'électromagnétisme qui préoccupent les conspirationnistes et, notamment, Jeane Manning, auteur du livre Les anges ne jouent pas de cette HAARP, dont la thèse est que le gouvernement américain poursuit des recherches pour rendre ses communications inviolables, modifier le climat ou même manipuler le cerveau humain à distance…
En ce qui concerne l'exposition, si les œuvres, prises indépendemment, ne sont pas éloquentes, l'ensemble forme un laboratoire de l'inquiétante étrangeté, (peu) peuplé de créatures grotesques dans une atmosphère teintée d'absurde. Cependant, le vide apparent de l'exposition discrédite quelque peu le travail de ces quatre artistes. Heureusement, la programmation autour de l'évènement étoffe son propos : les jeudis de Gakona présentent table-ronde, projections et ateliers autour d'expérimentations faites à partir d'électricité. Une exposition un peu capillo-hérissée donc mais fort ludique.

L'impression tenace d'avoir déjà entendu toutes les élucubrations les plus folles, les sphingeries les plus intriquées, les hypothèses les plus fantaisistes, les divagations les plus tordues à propos du Louvre, s'efface humblement devant l'imagination fertile d'artistes que ne cesse d'entretenir avec brio l'aura mystérieuse de ce bâtiment admirable, qui abrite sous ses ailes de pierre les chefs d'œuvre de l'humanité. Tour d'horizon de deux expositions temporaires qui mettent à l'honneur la beauté du Louvre et sa formidable capacité à titiller l'imaginaire. 

Le Louvre, mécène légitimement narcissique, co-édite cinq auteurs du 9ème art : Hirohiko Araki, Yslaire, M.A Mathieu, Eric Liberge et Nicolas de Crécy, avec pour seul cahier des charges l'intégration du Louvre dans leur histoire.

L'exposition, dans une petite salle perdue, accueille les planches originales des bandes dessinées ainsi crées. Le trait fouillé et tendre de Nicolas de Crécy nous emmène jusque sous les glaces, où les trésors du Louvre attendent en vain des admirateurs. Un chien-cochon peu sagace agace les antiquités de ses questions ineptes et récolte de nombreuses réponses pleines d'humour. L'on apprend ainsi que les antiquités jalousent Malevitch, mais qu'elles prennent leur revanche ,car à force d'avoir été regardée, sa peinture est devenue « un carré blanc sur fond blanc » ! 

Eric Liberge libère les œuvres, usées par le regard de tant d'hommes, dans une atmosphère spectrale et poétique, où le son de la musique suspend le temps.

Les planches d'Yslaire bénéficient d'un mode d'exposition particulier, sur écran, où l'on peut contempler le processus de création par logiciel. Les couleurs rougissent et insufflent la vie dans les corps rebelles et adolescents que dessine le créateur de Sambre. L'auteur au romantisme exalté a demandé à Jean-Claude Carrière d'écrire le scénario du Ciel au-dessus du Louvre. La chimie ne peut être que bonne.
Pendant ce temps, Mona Lisa se meurt : son teint de marbre lisse est mis à mal par les coups de pinceaux amples et furieux de l'artiste contemporain Yan Pei-Ming. Cinq formats monumentaux figurent ses funérailles. Un autoportrait de Yan Pei-Ming et un portrait de son père moribond encadrent un triptique, représentant un paysage mortuaire. La Joconde est au centre de ce cycle de vie, des crânes aux yeux vides tournés vers elle. Yan Pei-Ming fait mourir l'immortelle, qui garde figé son sourire. Elle en a vu d'autres, elle qui n'a pas bronché sous les quolibets (moustaches duchampiennes, bariolage warholien et autres camouflets), restant toujours digne face à ses pastiches. Yan Pei-Ming, avec l'implacable maestria, dont il fait preuve, lorsqu'il s'agit de travailler des portraits géants en nuances subtiles de gris et de blanc, dépose un voile fantomatique, flou et halluciné sur Mona Lisa.  Elle n'eut pu espérer peintre plus inspiré pour lui offrir un digne linceul.

Un nouvel humoriste débarque dans le monde impitoyable du one man show : Vérino.

Après s'être fait remarqué dans divers festivals, Vérino s'installe
pour la première fois, pendant quelques mois, dans un théâtre reconnu.
Une heure durant, il enchaîne des tranches de vie sur le mode du stand
up. Sa spécialité, c'est de croquer des instants du quotidien en
mettant en avant des moments décalés que chacun peut rencontrer et dans
lesquels on peut se reconnaître. Comme lorsqu'il parle des gens qui
prennent le métro : du jeune qui rentre de fête au petit matin à
l'homme pressé qui travaille. Son autre spécialité, c'est son
interprétation cartoonesque qui fait appel à un jeu plus exagéré. Moins
convaincant et moins original. On retiendra alors son côté plus subtil
que l'on souhaite exploiter davantage. Vérino possède un vrai potentiel
pour se démarquer, s'il continue à utiliser son talent d'observation et
son goût pour l'interactivité avec le public.

Le mois dernier, Campus Mag vous ouvrait les portes de l'aventure Erasmus. Mais tout le monde n'a pas l'âme d'un aventurier, ou le loisir de promener son baluchon, afin de se perfectionner en langues. À ceux-là, Campus Mag propose la formule compactée des séjours linguistiques.

Bonus/Malus
Le plus ? Les organismes s'efforcent de vous éviter bien des désagréments, en vous proposant des séjours clé en main.
Le moins, et c'est le revers de la médaille, son prix indécent. Mais ramenons les choses à leur juste valeur. Et 800 euros pour un séjour incluant hébergement, cours, activités et transports, c'est un prix tout à fait raisonnable, si ce n'est fort avantageux.

Des formules pour tous les goûts
Face à la pléthore de formules qui s'offrent à vous, il vous faut établir deux critères de sélection : vos objectifs (cours-loisirs, aisance orale, préparation à un examen) et la formule la plus adaptée à votre personnalité. Au menu :
– la formule traditionnelle : d'une durée d'un mois, elle comporte des cours le matin et des activités l'après-midi. Mais comprenons-nous bien, activité ne signifie pas atelier poterie, pour les séjours adultes. Et si le choix porte entre l'hébergement en résidence ou en famille, le second choix vous assurera la garantie de progrès conséquents.
– la formule intensive : d'une cadence moyenne de 30 à 35 heures par semaine, les cours s'adressent à tous ceux qui souhaitent préparer un examen (IELTS, TOEFEL, TOEIC ou autres). Surtout, veillez à choisir l'organisme en fonction de son taux de réussite à l'examen. (À noter que ces examens de langue font très bon effet sur un CV !)
– la formule en immersion totale : cette formule se décline en deux types. Le séjour en famille, qui vous plongera dans les us et coutumes de votre pays d'adoption. Et la formule dite du « one to one », vous permettant de vivre et d'apprendre chez votre professeur. Résultats garantis !

Et c'est parti !
Armés de tous ces conseils, vous pouvez à présent choisir votre stage de langue. Mais attention à ne pas confier votre séjour à Google et sa batterie de publicités ciblées. Rendez-vous sur le site internet des organismes, chargés de recenser les séjours en conformité avec la législation française, à la rubrique « organismes agréés »:
– L'Office national de garantie des séjours et stages linguistiques : infos@loffice.org
– La Fédération Française des Organisateurs de Séjours Culturels, Linguistiques et Sportifs (FFOSC) : www.ffosc.com
– L'Union Nationale des Organisations de Séjours Linguistiques (UNOSEL) : www.unosel.com

Le maquillage, en cette saison, se pare de couleurs vives, gaies. Mais elles n'en demeurent pas moins douces et glamour : alors prêtes pour ce virage tout en légèreté ?

Le dernier buzz en date, sur la planète Internet, n'est ni une révélation musicale, ni une bonne blague de potache. C'est l'une des ces images violentes que l'on prend un certain plaisir malsain à regarder au cinéma, mais qui nous font froid dans le dos quand les faits sont réels. La vidéo de l'agression du passager d'un bus RATP par des jeunes.

Si vous n'avez pas été parmi les milliers de personnes qui l'ont visionnée en quelques heures, le lundi 6 avril, vous en avez très certainement entendu parler. Difficile de passer à côté d'un tel buzz, car après avoir provoqué un raz-de-marée sur la planète Internet, l'info a été relayée par tous les grands médias (TV, radio, presse), en l'espace de quelques jours.

Les faits
Ils remontent au 7 décembre 2008, dans un bus noctilien de la RATP. Un jeune homme, à qui des jeunes gens subtilisent son portefeuille, tente de le récupérer et se fait rouer de coups pendant de longues minutes. Certains passagers tentent d'intervenir et se font cogner dessus en retour, d'autres ne bougent pas ou s'enfuient dès qu'ils le peuvent. Quant au chauffeur de bus, il appelle les secours après un certain moment, mais ne réagit pas outre mesure.

Le buzz
Il date du lundi 6 avril, jour où la vidéo apparaît mystérieusement sur Internet et fait le tour des sites et des blogs, soulevant à chaque fois une vague de commentaires, qui contraint les hébergeurs à fermer l'espace de libre expression. Et ce n'est pas tant la quantité de commentaires qui est en cause, mais la nature des propos. Le message de la rédaction du Post.fr est assez explicite : « Afin d'éviter tout propos à caractère xénophobe, injurieux ou diffamatoire, les réactions à cet article ont été suspendues. »

L'affaire
Rapidement, la justice se saisit de cette affaire et révèle que la vidéo a été mise en ligne par un policier sur son profil Facebook, le 17 décembre 2008 (soit 10 jours après l'agression), avant d' »exploser » sur le Web, quatre mois plus tard. Le problème. Le policier a, depuis, été suspendu de ses fonctions et encourt des poursuites pénales pour violation du secret professionnel et du secret de l'enquête. Interrogé sur les motifs de son acte, le police a déclaré : « J'ai fait cela pour faire voir à mes amis dans quelles conditions on travaillait ».

La morale de l'histoire
Si toutefois morale il y a. Car il est bien facile de disséquer les faits de manière chirurgicale. Mais quand on se retrouve face à la vidéo (qui n'est désormais visible que sur des plateformes vidéo étrangères, tel que le russe RuTube, sous le nom « Chasse au Blanc dans un bus RATP »), quand on voit la violence et la lâcheté humaines, il est bien difficile de rester de marbre. Le malaise monte, jusqu'à bouillir en un sentiment de révolte (« Pourquoi personne ne parvient à les maîtriser? »), avant de se muer en ce point d'interrogation majeur: « Qu'aurais-je fait? ». Et quand des xénophobes (parmi lesquels le blogueur Fdesouche) en profitent pour reprendre les faits et alimenter la haine raciale, on est en droit de se demander où va le monde.

La fin des aventures de la famille Montgomery

Troisième et dernière saison de l'irrésistible parodie
québécoise de soap à la « Feux de l'amour ». Cette fois, Bret, Brad et
Brenda retrouvent leur grand-père Cliford. Mais en coulisse, la guerre fait
toujours rage au sein de la famille Montgomery.
Sniff ! C'est la fin ! Mais on termine en beauté,
avec une saison encore plus délirante et hilarante… Toujours aussi indispensable,
en somme.

Batman est de retour pour lutter contre le Joker, un fou aussi flamboyant que psychopathe.

Réussite indéniable et l'un des meilleurs films de super-héro de tous les temps (le titre allant désormais à Watchmen !!), TDK débarque sur nos consoles, après une carrière ciné éblouissante. Et si le film n'est pas exempt de défauts, il reste un show spectaculaire, d'une rare intelligence et au casting cinq étoiles (le regretté et oscarisé
H. Ledger en tête).

Après « Berlusconi agace la reine d'Angleterre en criant « Mister Obama! » ( le mercredi 1er avril) et « Berlusconi s'impose entre Obama et Medvedev dans la photo officielle du G20 » (le jeudi 2 avril), découvrez « Berlusconi perturbe la cérémonie du 60e anniversaire de l'OTAN, en restant pendu au téléphone, à faire les cent pas au bord du Rhin » (le samedi 4 avril).

Le « happening » de Berlusconi
Imaginez un instant que vous soyez l'un des chefs d'Etat ou de gouvernement (c'est selon), membre de l'OTAN. Vous vous rendez à la cérémonie du 60e anniversaire de l'Alliance atlantique, où vous êtes attendu par la chancelière allemande, Angela Merkel, sur le tapis rouge. Seulement, voilà que l'on vous appelle sur votre portable, au moment où vous descendez de voiture. Deux options s'offrent alors à vous. Option A : vous ne répondez pas et vous vous dirigez vers Mme Merkel. Option B : vous prenez l'appel et faites attendre la chancelière.
Le commun des mortels aurait la sagesse d'esprit et le bon sens de choisir l'option A. Mais pas le chef de gouvernement italien : Il Cavaliere ! Non, celui-ci préfère pourusivre sa conversation au bord du Rhin et faire attendre tout le monde (en l'occurrence, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Alliance atlantique).

Un impair « berlusconien » de plus ?
« Ce nouvel impair « berlusconien » a été immédiatement relevé par la presse italienne qui en a vu d'autres », rapporte Le Monde. Mais plus qu'un simple impair, il s'agit là d'un incident diplomatique des plus incongrus, obligeant la chancelière allemande à débuter la cérémonie sans le chef de gouvernement italien. Et ce n'est pas faute d'avoir été conciliante. Tout d'abord sidérée, la chancelière se contient à travers un sourire de façade ; puis, hilare, elle montre Berlusconi à ses invités qui ne cachent pas leur étonnement face à tant de désinvolture.

Rapidement dans le courant de la journée, les instances du gouvernement italien tentent de dissiper le malentendu et d'éviter à Mr Berlusconi qu'il ne s'attire (encore une fois) la vindicte populaire. « Le premier ministre italien s'entretenait avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan ». A l'issue du sommet, Berlusconi, lui-même, indique à la presse qu'il avait été chargé de convaincre la Turquie de retirer son veto à la nomination du premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, au poste de secrétaire général de l'OTAN. Un veto qu'a finalement retiré la Turquie et qui pesait sur la réussite du sommet. Pour cette fois, Il Cavaliere est venu au secours de ses pairs. Mais au prix d'un impair, comme lui seul sait les faire.

 

Il faut le voir pour le croire. Pour cela, rendez-vous sur l'espace vidéo du site Planetecampus.

Chez MK2, le matin c'est jusqu'à 15 heures !

Jusqu'au 28 avril, dans toutes les salles MK2, les lundis,
mardis, jeudis et vendredis, le tarif matinée est valable jusqu'à 15h.

Ainsi, vous pourrez voir ou revoir les dernières
sorties et les grands classiques (MK2 oblige), sans vous ruiner et sans pour autant vous lever aux
aurores ou rater un TD matinal !

Madonna raconte son histoire au travers de personnages truculents.

Ils partagent un appartement à Londres. Eux, c'est AK, un
Ukrainien qui voudrait être chanteur, mais est gigolo ; Holly, qui voulait être
danseuse ,mais est strip-teaseuse ; et Juliette, qui voudrait sauver des orphelins
en Afrique, mais est vendeuse en pharmacie. Tous trois vont tenter de réaliser
leur rêve, mais devront en payer le prix. Pour son premier long métrage de
fiction, Madonna raconte un peu sa vie, au travers de personnages truculents et
de leurs situations incongrues. Un film décalé, un ovni à découvrir.

Ils surgissent du néant, perpètrent des actes dénués de tout sens, puis se fondent aussitôt dans la masse. Mais qui sont donc ces commandos de l'ombre ?

Chronique d'un phénomène paranormal

Paris, Bruxelles, Florence, San Fransisco et Avignon, 11 septembre 2003 à 14h46. Depuis un mois, circule ce mail sur la toile : « 11 septembre, commettez un attentat poétique. Munissez-vous d'un livre important pour vous, un livre qui a changé votre regard sur le monde. Ecrivez-y une dédicace et libérez-le sur la voie publique, sur un banc, dans le métro, dans un café à la merci d'un lecteur inconnu. Le 11 septembre ne restera pas un anniversaire funèbre, si nous transformons cette date, ensemble, en un acte créateur et généreux. »

New York, Grand Central Station, 31 janvier 2008. Après s'être donnés le mot sur Internet, des centaines de personnes se mobilisent brusquement au même moment, pendant cinq minutes. Le freeze mob est né.
Londres, Liverpool Street Station, 17 janvier 2009. 350 danseurs, recrutés dans la rue, exécutent une chorégraphie (répétée pendant 80 heures) pour une « pub-réalité » T-Mobile. La vidéo sera visionnée plus de 10 millions de fois sur YouTube.
Paris, Place Saint-Michel, 18 février 2009, de 12h00 à 12h05. La consigne du jour : venir avec un livre, lire un passage pendant cinq minutes et se disperser.  

 

Naissance d'un virus interplanétaire

Le premier cas est signalé à New York, début 2003. Nom de code : « Mob Project ». Caractéristiques du phénomène : « une convergence rapide d'individus sans liens préalables, suivi d'une disparition tout aussi rapide »*. Moyens de diffusion : SMS et mails. Autant dire que le journaliste new yorkais, à l'origine de ce mouvement, tenait là la recette parfaite du prochain phénomène de mode interplanétaire : un mélange subtile de douce anarchie, d'interaction joyeuse, la touche artistique et ce côté pouvoir-au-peuple qui fait la joie des networkers. Et le buzz est là. En un été, le virus se propage à l'Asie, l'Europe, l'Amérique Latine et l'Australie, plongeant les analystes dans la confusion la plus totale sur la nature dudit phénomène. « S'agit-il d'une nouvelle forme d'art, de convivialité urbaine, de contestation ou d'une réappropriation de l'espace public? »*

 

Un virus en mutation ?

Au commencement, le mouvement n'est que pur art, avec un esprit bon enfant à base de bataille de polochons et de largage de canards en plastique jaune, dans la fontaine de la Place des Arts (Montréal, 9 août 2003). Mais depuis peu, le phénomène mute. Il est récupéré par les publicitaires, qui y décèlent la manne au trésor du gigantesque marché des internautes (voir la vidéo T-Mobile, sur notre site). Mais il est surtout repris pour intégrer le répertoire monotone des actions collectives de contestation : les grèves générales, grèves d'occupation, manifestations et autres défilés. La preuve en est avec le mouvement de contestation des universités. Depuis le début du mouvement, les universitaires déclinent toute une panoplie d'actions : cours de traduction du pamphlet « Napoléon le petit » (Victor Hugo) dans le tramway (Bordeaux, 10 février), lecture-marathon de La Princesse de Clèves (Panthéon, 16 février), lecture-éclair (Place St-Michel, 18 février) et « non enterrement de l'enseignement supérieur et de la recherche » (Panthéon, 26 février). Les universitaires rivalisent d'ingéniosité pour exprimer leur inquiétude. Et ça marche. Simple, rapide et efficace, le buzz est toujours au rendez-vous et permet aux universitaires, largement ignorés par les grands médias, de se faire entendre. Alors, mutation ou maturation ? Le phénomène semblerait avoir atteint l'âge de la maturité et trouvé sa vocation : reprendre le flambeau du mouvement non-violent de contestation, laissé vacant par Gandhi et Mandela. Avec la touche fun en plus.

 

Vous aussi, vous pouvez devenir un flash mobber. Pour cela, il vous suffit de taper ce code sur la toile : Flash Mob.

 

* Source Wikipédia

Predator chez les Vikings.

Au temps des Vikings, un vaisseau alien s'écrase. Un homme
en sort, mais il est bientôt capturé par des Vikings, auxquels il déclare être à la
poursuite d'une créature sanguinaire, semblable aux Dragons de leurs
légendes : le Moorwen. Ils le prennent pour un fou, jusqu'au moment où la
créature attaque leur village. Sorte de Predator chez les Vikings, Outlander est une grosse production inédite en salles (où il aurait bien mérité de faire
un tour, mais ses distributeurs internationaux en ont décidé autrement !)
à découvrir, car c'est une vrai bonne surprise !

 

DVD &
BR-D Wild Side Video. VOST 5.1 (DTS pour BR-D), VF DTS & 2.0. 16/9.
Sup. : B. annonces, dessins production, sc. coupées (5 pour DVD, 27 pour
BR-D), exclu BR-D : animatiques et doc sur effets spéciaux…
Y' a que moi
que ça énerve grave les suppléments réservés aux éditions BR-D ? Donc
maintenant, c'est : « Tu veux les suppléments ? Tu fais pas « ièche »
et t'achètes un lecteur Blue-Ray ! »
 !!

Bonjour Bizarro et Supergirl, au revoir Lana et Lex…Et bienvenue dans la Saison 7!

La suite des aventures du jeune Clark Kent, futur Superman,
dans sa ville natale de Smallville, et désormais seul à la ferme, depuis que sa
mère est partie officier à Washington.
Une saison charnière pour Smallville, avec l'arrivée de
Bizarro (clone maléfique de Clark) et Kara (future Supergirl et cousine de
Clark) et le départ, en fin de saison, de Lana et de Lex et, en coulisse,
des créateurs de la série, Gough et Millard.
Une série de qualité, tant narrativement (dans son
exploration modernisée de la mythologie de Superman) que visuellement (effets
spéciaux particulièrement réussis, pour une série TV), mais qui est de moins en
mois crédible pour ce qui est de faire passer T. Welling pour un ado ! Il sera
bientôt temps de clôre la série, si l'on ne veut pas tomber dans le ridicule.

Le + Campus : Dans la catégorie des invités, on notera
Dean Cain, le Superman de Loïs & Clark, et Marc McClure, le Jimmy Olsen des
films Superman 1 à 4.

Les héros du premier, réunis pour une dernière
course…

Brian O'Conner, à nouveau au F.B.I., et Dom Toretto, toujours
en fuite mais cette fois ci de retour aux U.S.A. pour venger un ami proche. Après huit ans Ils sont réunis pour de nouvelles aventures : infiltrer un cartel de la drogue, en
tant que pilotes, afin de faire tomber Braga, son mystérieux boss.

Oubliez toute
cohérence scénaristique, oubliez toute originalité, oubliez tout jeu d'acteur
subtile (tant Diesel que Walker ont prouvé qu'ils en étaient pourtant capable !)…
Bref, laissez votre cerveau à la porte de la salle de ciné et profitez
d'un spectacle plutôt distrayant et spectaculaire, si c'est ce que vous
cherchez.
Le 08 avril.

Le + Campus : La première partie de ce 4e opus se
déroule avant le 3e (du même réal.), puisque l'un des héros de F&F3
(Sung Kang, dans le rôle de Han) y fait une apparition.

Depuis le début de l'année, l'Ecole de Management de Strasbourg est en ébullition. Accords de partenariat, nouvelles chaires… Rien ne semble l'arrêter. Zoom sur une école en pleine évolution. 

Acte I : 1er janvier 2009, l'EM Strasbourg devient la Business School de l'Université de Strasbourg
En conformité avec la loi Pécresse, prônant les partenariats entre grandes écoles et universités, l'EM Strasbourg et l'Université de Strasbourg fusionnent leurs compétences. En cela, elles se conforment également aux standards des grandes universités étrangères qui comptent en leur sein une Business School.

Acte II :  l'EM Strasbourg lance un Executive MBA de Développement Durable
L'EM Strasbourg se met en phase avec son époque et forme au métier de directeur de développement durable. Un acte historique qui met fin à l'antinomie écologie/économie.

Acte III : mars 2009, l'EM Strasbourg lance une chaire « Management de la Diversité »
A l'heure où les statistiques ethniques font débat, l'EM Strasbourg prend les devants et propose de dépasser le cadre juridique des quotas. Objectif affiché : « construire un véritable Business Case de la diversité »

Le réalisateur de Nightwatch adapte TRES LIBREMENT le
comic culte.

Wesley Gibson est un véritable looser, dans tous les sens du
terme. Mais les choses vont changer, le jour où une mystérieuse et impitoyable
jeune femme vient le voir pour lui annoncer que son père, qui l'a abandonné à
la naissance, vient de se faire tuer et que Wesley doit prendre sa place dans
la confrérie de tueurs, dont il était l'un des membres les plus redoutés.
Soyons clairs, ce film est tout SAUF une adaptation fidèle
du comic éponyme. Et pour cause, seuls deux numéros avaient paru,
quand ils ont écrit le script du film. Mais, si Wanted s'éloigne de son
sujet original (l'aseptisant au passage : dans le comic, les héros sont
de vrais méchants), il n'en reste pas moins une réussite, aussi passionnant par son histoire qu'éblouissant par son esthétique (on n'en attendait pas moins du
réalisateur visionnaire du diptyque russe Nightwatch/Daywatch).

Le nouveau chef-d'œuvre des studios Disney/Pixar

Voilà 700 ans que les hommes ont quitté la Terre, après
l'avoir polluée à outrance. Depuis, Wall-E, un petit robot, travaille à nettoyer
tout ça. Mais il se sent seul. Et puis un jour débarque une jolie petite robot,
et là, Wall-E tombe amoureux.
Merveille d'animation, d'humour et d'émotion, conte
écologique et humaniste, Wall-E est tout cela et bien plus. Les gars de chez
Pixar ont encore réussi ! Indispensable, tout simplement !

La nouvelle perle des créateurs de Shrek et
Madagascar.

Po, un panda débonnaire et maladroit, est sélectionné,
contre toute attente, pour devenir le légendaire guerrier Dragon. Mais les
autres disciples du maître Shifu ne l'entendent pas de cette oreille et vont
lui mener la vie dure !
Visuellement époustouflant, très drôle et attachant, et un
casting 5 étoiles… Kung Fu Panda est d'ores et déjà un classique et Po est, à
l'évidence, amené à devenir un icône animé moderne au même titre que Shrek. On
attend la suite (deux sont déjà en production) avec impatience !

Vivez les catastrophiques débuts de Franck Drebin.

Avant de sauver la Reine, le Président ou Hollywood, Franck
Drebin était un flic (presque) comme les autres ! Toujours aussi maladroit
et catastrophique ! Découvrez la série qui créa le personnage culte, créé
par les Z.A.Z., avec l'intégrale des six épisodes (de 24'). Créé après le succès
de « Y'a-t-il un pilote… » Police Squad ! a tout inventé, mais était
trop en avance sur son temps, tout simplement. Maintenant, c'est culte et
c'est mérité ! Une véritable bible de l'humour absurde et non-sensique, purement indispensable!

Le + Campus : parmi les réalisateurs invités sur la série,
on retrouve Joe Dante (Gremlins) et Pat Proft (scénariste de Hot Shots 1 &
2).

Le meilleur film de super héros de tous les temps ?
Après TOUS les autres !

Après avoir été piqué par une libellule génétiquement
modifiée, un jeune loser devient un super héros. Il devra apprendre à utiliser
ses pouvoirs et lutter contre un savant fou.
Parodie des récents films de super héros, ce film est aussi
crétin que l'on pouvait s'y attendre. Malheureusement, il n'est pas aussi drôle
qu'on pouvait l'espérer. Et il serait temps que ces parodieurs du dimanche
comprennent que trois gags réussis, aussi bons soient-ils, ne font pas un film. Pas
désagréable, à défaut d'être vraiment réussi.

Tout juste 20 ans, une silhouette androgyne, une voix inqualifiable et envoûtante, un accent anglais parfait, de longues boucles brunes soyeuses, des lunettes improbables et un look made in Britain… c'est Sliimy. Le jeune chanteur stéphanois s'apprête à sortir son premier album, Paint your face, à la pop colorée et acidulée. Un air de Mika ? C'est certain. Mais qu'importe car cette fois, le phénomène vient de notre beau pays, la France.

Pourquoi as-tu choisi Sliimy comme pseudonyme ?
Déjà, parce que mon prénom et tout le reste, c'est secret (rires). Tous mes amis m'appellent Sliimy depuis le collège. On m'appelait aussi le spaghetti, mais bon j'en ai eu un peu marre de ce surnom là (rires). Sliimy n'est pas un personnage créé, c'est vraiment moi car je suis très mince. De plus, je trouve que les deux « i » de Sliimy sont très visuels, cela fait comme un smiley, ils sont faits pour faire sourire. Et cela sonne très bien pour la musique.

On te compare déjà à Mika. Es-tu flatté ou plutôt agacé ?

Cela ne me dérange pas du tout. J'aime beaucoup Mika et je trouve que c'est une belle comparaison. Ensuite, nous sommes différents, nous n'écrivons pas la même chose et les sonorités de nos morceaux ne se ressemblent pas du tout. C'est sûr qu'au niveau du look, je lui ressemble, mais j'ai toujours été ainsi. Je ne vais pas tuer mes parents parce qu'ils m'ont fait avec des boucles et cette tête (rires). Pour ça, je n'y peux rien, je suis simplement moi.

Comment as-tu rencontré Feed, ton binôme artistique ?
Grâce à un concours auquel j'avais participé à Saint-Etienne. J'avais écrit ma première chanson, When life, et j'ai pu l'enregistrer dans un studio. C'est là que je l'ai rencontré et nous avons décidé de travailler ensemble durant l'année de mon bac. Il y a tout de suite eu une entente et même, une certaine osmose entre nous. Aujourd'hui, nous nous amusons et c'est un véritable échange artistique. C'est la première personne avec qui je travaille et j'apprends beaucoup avec lui.

Tu ne joues pas d'instrument…

Non (il fait semblant de pleurer, ndlr). J'ai toujours voulu jouer, mais je n'ai jamais eu la chance de le pouvoir. Je vais d'ailleurs me mettre au piano bientôt. C'est une envie très personnelle de découvrir de nouvelles choses pour m'épanouir. Feed par contre est autodidacte, il joue de tout. C'est un très bon producteur et il est très inspirant. C'est rare de trouver quelqu'un comme lui aussi rapidement.

Tu as bénéficié d'un énorme buzz sur le net grâce à ton myspace et aux vidéos que tu as postées. Imaginais-tu à ce moment-là que c'était le début d'une carrière ?

Absolument pas (rires). J'ai eu mon premier blog au collège et la musique est venue un peu plus tard. Je ne m'attendais pas du tout à ce que cela prenne une telle ampleur. Lorsqu'on est tout seul chez soi sur sa chaise, devant son ordinateur, à poster des trucs, on ne se dit pas qu'un jour on va débarquer à Paris pour répondre à des interviews assis sur un fauteuil en cuir (rires). C'est très bizarre et magique.

 

Qu'est-ce qui a changé dans ta vie depuis ?
J'ai emménagé à Paris, mais c'est un choix personnel. Je ne me suis pas échappé de Saint-Étienne (rires). Mon portable aussi a changé, je reçois mes mails dessus maintenant (rires). Je bouge aussi beaucoup, c'est la course en ce moment. Il y a également des gens qui ont retrouvé mon numéro par magie (rires). Cela permet de retrouver d'anciens amis, mais il faut aussi faire attention. Heureusement, je suis entouré par des personnes qui veillent sur moi, mais bon je ne suis pas non plus naïf comme on pourrait le croire.

Tu écris et tu chantes uniquement en anglais…
Oui, cela vient de toute cette culture anglophone et de la pop que j'écoute depuis tout petit, comme les Beatles, les Bee Gees, les Scissor Sisters, Lily Allen… Cela m'a vraiment habitué à la langue. Écrire et chanter en anglais est pour moi la façon la plus simple de dire les choses et cela s'apparente vraiment à la pop. Au niveau des sonorités, c'est beaucoup moins monotone que le français. Je n'ai pas la prétention de dire que je peux écrire en français, je n'y arrive pas. Peut-être que cela viendra un jour.

Ce qui est bien avec ton album, c'est qu'on revient à une pop désintéressée, mais dont les textes gardent de l'importance…
Dans mes textes, ce que j'écris n'est pas toujours positif. J'aime bien mêler les deux aspects de ma personnalité. J'ai ce côté léger et heureux, mais également cynique et ironique. La vie n'est pas toujours facile et je ne suis pas toujours heureux, mais prendre ces choses là de façon plus légère permet de décompresser. C'était important pour moi que cela se retrouve dans mes textes et sur mon album. J'aime ce décalage parfois entre mes textes et ma musique. Ce ne sont pourtant pas des paroles super travaillées, je parle vraiment des choses simples de la vie de façon ludique.

Pourquoi avoir intitulé ton album Paint your face ?

C'est aussi le titre d'une des chansons. Et si j'ai choisi d'intituler le disque ainsi, c'est pour montrer le paradoxe et le décalage entre le côté coloré et joyeux du titre et les paroles à double sens du morceau. Il faut bien écouter les paroles et tout le monde saisira le paradoxe. Cela représente très bien l'ensemble de mon album qui est à double sens également.

Pourra t-on retrouver ta première chanson, When Life, sur l'album ?

Seulement en bonus sur l'édition limitée avec la reprise de Womanizer de Britney Spears et le titre Close & Open. Comme When Life est la première chanson, je voulais absolument la mettre, mais elle ne collait pas forcément avec l'enchaînement de l'album. J'ai commencé à écrire tardivement et du coup, j'ai un peu tout déballé dans ce morceau. D'ailleurs, cela se retrouve aussi dans le rythme qui est assez rapide. J'y parle de plein de choses, notamment du blues.

Tu as déjà réfléchi à l'aspect visuel de tes concerts ?

Pour l'instant, nous donnons des concerts assez simples. Je développe plus le côté artistique, je chante et je m'amuse. Le contact avec le public est aussi essentiel. Mais on y travaille pour faire quelque chose de plus en plus cool, surtout que les chansons de l'album ressortent beaucoup plus sur scène. J'en suis assez content. Et j'aimerais faire un duo avec Lily Allen, un jour… (rires).

Un beau film sur les difficultées de
l'homoparentalité.

Emmanuel, à 42 ans, voudrait un enfant, mais son compagnon,
Philippe, s'y refuse. Le couple ne survie pas à ce conflit et Emmanuel décide
de trouver, coûte que coûte, un moyen pour être père. Mais les choses vont vite
se compliquer. Un film romantique, chaleureux et subtil sur l'homoparentalité
qui parle en fait, avec finesse, de l'ultime sujet universel :
l'Amour ! A redécouvrir après son jolie succès en salles.

DVD/BR-D France Télévisions Distribution. VF 5.1 & 2.0
(DTS pour BR-D). 16/9. Sup. : B. ann., m. of, fin alternative, doc. sur
l'homoparentalité.

Le réal. de Fast & Furious envoie les O'Connell
à la poursuite d'une momie Chinoise.

Le temps a passé et les O'Connell s'ennuient dans leur
manoir anglais, pendant que leur fils joue les aventuriers. Mais les ravages
d'une momie Chinoise va bientôt les réunir pour de nouvelles aventures.

Effets
spéciaux, action et humour sont aux rendez-vous de ce 3e opus, sous
la houlette du réal. de Cœur de Dragon, Daylight, Fast & Furious et XXX.
Distrayant mais ça ne vaut décidément pas le premier.

DVD/BR-D Universal. VOST/VF 5.1 (DTS pour le BR-D), 16/9. Sup. : B. ann., c. audio,
docs., m. of…

Nicolas Cage empêchera-t-il l'Apocalypse ?

Pour les cinquante ans de leur école, des élèves
déterrent une « capsule temporelle » datant de l'ouverture de l'école,
et dans laquelle les enfants d'alors avaient mis des dessins de leur vision du
futur. Mais ce que Caleb reçoit est une page de chiffres. Son père,
statisticien, découvre que ces chiffres sont la date, le nombre de morts et
les coordonnées géographiques de toutes les pires catastrophes de ses cinquante
dernières années… Et il en reste trois à venir sur cette liste.

Le réalisateur de
The Crow, Dark City et I, Robot nous offre un film qui, dans ses deux premiers
tiers, distille bon suspense et superbes séquences homériques (malgré le peu
d'alchimie entre Cage et Chandler Canterbury qui joue son fils), avant de
tomber, dans son dernier tiers, dans le mysticisme (assez prévisible)
science-fictiono-religieux. Alors soit, on échappe au pire, mais malheureusement
aussi, au meilleur !
Le 1er avril.

Tout est dans le titre de ce nouveau délire des créateurs de Shrek et Kung-Fu
Panda
!

Le jour de son mariage, Susan se prend un météore sur le
coin de la trogne et se met à grandir jusqu'à faire 20 m de haut. Récupérée par
l'armée, elle devient la nouvelle recrue d'une agence secrète qui, depuis cinquante
ans, récupère les « Monstres » : Dr. Cafard, Maillon Manquant,
B.O.B. et Insectosaure. Et quand un E.T. belliqueux vient se défouler sur
Terre, ils deviennent rapidement la dernière ligne de défense !

La
nouvelle perle des créateurs de Shrek et Kung-Fu Panda arrive sur vos écrans
(Et en 3D dans certaines salles !!) pour le plus grand plaisir, tant des
grands que des petits. Un film surgonflé au délire, à l'humour et aux
références !
Le 1er avril

Le + Campus : chaque Monstre est une référence :
Susan = L'Attaque de la femme à cinquante pieds ; Dr. Cafard = La
Mouche ; B.O.B. = Le Blob ; Maillon Manquant = L'Etrange
créature du Lac Noir ; Insectosaure = Godzilla et Them.

Quand les survivants d'un crash aérien disparaissent, l'un d'entre eux et une psy enquêtent.

Claire Summers, jeune thérapeute à la vie aussi vide que
rangée, se voit assigner pour mission d'aider les survivants d'un crash aérien.
Mais alors que la compagnie accuse une erreur humaine, les survivants parlent
d'un problème mécanique. Alors quand ceux-ci commencent à disparaître, Claire
et Eric, un survivant avec lequel elle a entamé une relation, se demandent
s'ils sont en danger.

Thriller à tendance fantastique, Les Passagers se laisse
regarder. Mais le retournement de situation final risque d'être prévisible pour
les plus observateurs.

Moralité de l'histoire : attendre d'avoir son bac avant
d'insulter ses profs !

Persuadé que son bac est quasi en poche, Lucas se lâche et
règle ses comptes avec l'un de ses profs. Dommage pour lui : il le
retrouve dans le jury des oraux… Et pire, il se rend compte que ce prof est le
père de sa nouvelle petite amie.
Soyons clair, on est loin du Péril Jeune, mais, malgré ses
clichés, cette comédie sur le passage à l'âge adulte est loin d'être
désagréable, grâce à un casting très réussi.

Dur dur d'être jeune diplômé par les temps qui courent. A peine finit-on ses études, que l'on débarque sur un marché du travail en pleine débandade. Débandade, oui, mais pas pour tous. Chaque jour se multiplient les exemples de personnes qui percent par leur génie et leur débrouillardise. Et si vous aussi, vous en étiez ?

L'association TOTAL EDHEC ENTREPRENDRE (TEE) se propose de vous aider, à travers son concours de création d'entreprise. « Pour se présenter au concours, c'est simple : il suffit d'être âgé de moins de 28 ans, d'avoir une idée de création d'entreprise dans le Nord Pas-De-Calais et de rédiger un business plan, même bref ». Et pas besoin de sortir d'une école de commerce, pour avoir l'idée géniale. L'association TEE est là pour vous aider à mener votre projet à bien.

Trois prix (2 000, 1 000 et 500 €) ainsi que le titre de « Jeune Entrepreneur de l'Année » seront en jeu. Mais plus encore, les lauréats pourront bénéficier d'un accompagnement des entreprises partenaire, voire de leur soutien financier. Alors un mot : OSEZ !

 

Dépôt des candidatures : jusqu'au lundi 30 mars – Finale : « Grand Oral » devant un jury de professionnels à l'EDHEC, le lundi 30 avril – Plus de renseignements : Guillaume Creuze, président du TEE, au 06 03 55 57 73 ou tee@edhec.com 

En ces temps de restriction budgétaire, le troc est de rigueur. Mais en toute légalité bien sûr. Voici donc la dernière alerte bons plans : le marché légal du billet d’occasion. Un marché qui fait fureur, notamment avec le site généraliste zePASS.com proposant billets de train, places de concert, spectacles, matchs et autres.

Vous détenez des billets non échangeables et non remboursables que vous ne pourrez finalement pas utiliser ? Revendez. Des envies d’évasion  vers n’importe quelle destination, pourvu que ce soit ailleurs ? Utilisez la dernière fonctionnalité du site et entrez le nom de votre gare de départ : le moteur de recherche vous trouvera les meilleurs prix en partance de cette gare.

Il faut le voir pour le croire : www.zepass.com.

L'histoire véridique de la grande bataille de la
Falaise Rouge.

En l'an 208, le jeune Empereur Han Xiandi règne sur les trois royaumes
de Chine. Son premier ministre, l'ambitieux et manipulateur Cao Cao, qui rêve
de prendre un jour la place de l'Empereur, se sert de celui-ci pour mener une
guerre sans merci aux royaumes du Sud-Ouest et de Wu, qui ont conclu un pacte
d'alliance. Il envoie une force de 800 000 soldats et de 2000 bateaux pour
les écraser à la Falaise Rouge, sur les bords du fleuve Yangtze, où sont
installés les alliés. Dix fois moins nombreux, quelle chance peuvent-ils
avoir ?

Le nouveau film de John Woo est une grande fresque historique et guerrière
de 2h30, basée sur une célebrissime bataille qui changea la face de l'Empire, à laquelle il donne un véritable souffle épique et romanesque. Plus gros
budget de l'histoire du cinéma asiatique, ce film est aussi l'un des plus grands
succès de tous les temps là-bas. Gageure d'autant plus grande qu'il y est distribué
sous la forme de deux films de 2H30 (Aurons-nous droit à la version intégrale
en DVD ?). Cela fait plaisir de retrouver le grand John, en grande forme.
A voir.
Le 25 mars

Mardi 10 mars, 10h30. Devant le Grand Palais, s'agite un attroupement confus et chic composé de journalistes à la mise sophistiquée, de maigres mannequins vêtues d'un rien qui prennent la pose en pleine rue et de quidams éblouis. Les flashes aveuglent et de sobres parapluies griffés Chanel virevoltent, indolents compagnons au-dessus de la foule électrique. Est-ce cela, Le Grand Monde d'Andy Warhol ?

Hélas non. De toute évidence pas assez caféinée, je me rends compte que ce sont les prémisses du défilé Chanel auxquelles j'assiste et que le vernissage de l'exposition consacrée à Warhol est la semaine prochaine…
Une dizaine de cafés et de jours plus tard, ouvre Le Grand Monde de Warhol, rétrospective orchestrée par le commissaire d'exposition Alain Cueff dont le parti-pris est de n'exposer que les portraits. Portraits d'ailleurs trop souvent ramenés aux seules images de Marilyn et malheureusement souvent vus en reproduction par paresse intellectuelle : Warhol travaillant sur la série et la reproduction, pourquoi alors voir les originaux ?
Parce qu'à tergiverser sur le conceptuel, on en a oublié le plasticien. Plasticien de génie qui, s'il utilise la sérigraphie de manière mécanique, sait travailler ses toiles, manier les noirs profonds, les gris métalliques et les empâtements.
Parce qu'à gloser sur son prétendu cynisme facile, on en a oublié le coloriste qui exalte ses sujets, rehausse d'un bleu-vert dynamique une ombre sur un visage qui se donne, excite d'un coup de pinceau une sage chevelure, barre la paupière d'un large trait vert sans concession. On en a oublié l'artiste qui sait transformer les hommes en images éternelles.
Parce qu'à trop pérorer sur la superficialité de son travail, dont les couleurs acidulées ne sont que poudre de perlimpinpin et dissimulent des sujets bien plus noirs, on en a oublié que la beauté et la jeunesse des sujets ne sont représentées non pour les glorifier mais au contraire pour en stigmatiser la fugacité.
Et si, fasciné par la beauté formelle qui se dégage de ces tableaux on l'oublie tout de même, les morbides Skulls, crânes aux orbites vides qui comme tous les crânes affichent un sourire sardonique et ricanent d'outre-tombe sur le mont (Gol)gotha, sont là pour nous le rappeler.
Cette exposition est donc incontournable car loin de revenir sur un sujet galvaudé, elle en ouvre de nouvelles dimensions et permet de redécouvrir un artiste qui a souvent fait l'objet d'analyses restrictives. En outre, l'accrochage est particulièrement bien pensé et va à l'essentiel sans sacrifier à la profondeur d'analyse.
Rendons donc hommage à celui qui a su, techniquement et conceptuellement, révolutionner l'art du portrait : « Tous mes portraits doivent avoir le même format pour qu'ils tiennent tous ensemble et finissent par former un seul grand tableau intitulé Portrait de la société. Peut-être que le Metropolitan Museum voudra l'acquérir un jour ».

Le Grand Monde d'Andy Warhol – jusqu'au 13 juillet 2009

Tel est le diction qui pourrait ressortir de la dernière étude réalisée par l'Ifop pour Agoracampus auprès de 1 000 étudiants, fin février. Confrontés chaque jour à une réalité digne des pires scénarios catastrophes hollywoodiens, les jeunes se veulent lucides, mais restent optimistes. 

Génération précaire…
Comment se porte le jeune étudiant français de base, face à la plus grande crise jamais connue depuis la Grande Dépression et la seconde guerre mondiale ? Tout d'abord, il faut savoir que celui-ci exerce un ou plusieurs emplois à temps partiel en même temps que ses études, parfois pour des raisons exclusivement alimentaires (dans 1/3 des cas). Et ce, même s'il reste plus longtemps chez ses parents et qu'il tire ses revenus de ces derniers. Ainsi, il définirait sa situation financière comme étant difficile (2/5e des jeunes). D'ailleurs, s'il devait juger son état, il se dirait stressé (3/4 des étudiants). Il rejoint en cela ses aînés, avec lesquels il partage également les craintes portant sur l'emploi et le pouvoir d'achat ; quand eux, à son âge, n'avaient à se soucier que de mener la révolution libertaire.

…mais pas désespérée
Notre jeune est donc lucide, mais pas désespéré pour autant. Confiant serait plutôt le terme pour le définir. Confiant en sa formation pour assurer son avenir (à 63%) – quand bien même il reste critique vis-à-vis du système éducatif. Confiant sur sa capacité à trouver un emploi qui corresponde à ses qualifications (à 80%). Confiant, enfin, dans l'ascenseur social auquel il croit toujours. Ce qui fait de notre étudiant un jeune qui a le moral (un étudiant sur dix avoue que son moral est mauvais). Un jeune « bien dans son rôle », d'après Marc Dupuis (Le Monde de l'Education du 11 mars 2009). « L'avenir leur appartient. Ils ont encore des rêves et de l'ambition à revendre. »

Du 17 au 31 mars, le Train pour l'Emploi s'arrêtera dans 12 gares françaises, pour informer et proposer plus de 15 000 empois et contrats en alternance, de « sans diplôme » à Bac +5. Seront notamment présents à bord Axa, Carrefour, La Poste, NRJ, Orange, SNCF, 20 Minutes, Monster, l'Armée de Terre et l'Armée de l'Air.

« Plus que jamais, ce train a du sens dans la période que nous vivons », déclare Karim Zéribi, le porte-parole du Train pour l'Emploi et l'Egalité des chances. Et effectivement, cette démarche inédite a un double mérite : proposer plusieurs milliers d'offres d'emploi (dont 80% de CDI), en pleine période de crise, et aller à la rencontre de candidats qui ne seraient pas forcément venus vers eux.
Pour note, l'an passé, l'étape lilloise avait attiré plus de 3 000 personnes et généré des contrats fermes pour plus de 10% d'ente eux. Cette année, les jeunes sont présélectionnés par les missions locales, afin de passer un entretien de recrutement au passage du Train. Rendez-vous dans la Mission locale de votre ville ou sur le site : www.train-emploi.fr.

Aux Victoires de la Musique 2005, la France découvrait Ridan, qui remportait à cette occasion le titre de « meilleur espoir de la chanson française ». Deux ans plus tard, on ne présente plus l'artiste dont les deux premiers albums ont unanimement séduit les critiques. Son troisième opus, L'un est l'autre, sonne comme un espoir après deux albums très inspirés et fondamentalement noirs. Ridan, pour qui la musique est un « voyage au centre de lui-même », nous offre ici un album riche en nuances, aux textes fins et engagés, traduisant les émotions humaines avec une aisance  déconcertante. Entretien avec cet écorché vif, éternel rêveur épris de langue française.

Les critiques ont accueilli très favorablement tes deux premiers albums. Tes textes, notamment, ont été particulièrement bien perçus. Te sens-tu fier d'incarner un renouveau de la chanson française ?
La fierté c'est une chose que je digère assez mal en général, parce que je n'ai pas l'impression de faire quelque chose d'exceptionnel. Je fais juste ce que j'aime, donc je suis flatté plus que fier.

Mais lorsque l'on te compare à des Brassens ou à des Renaud, qu'est ce que tu ressens?
Sincèrement le seul point commun entre Renaud et moi, c'est le bandana, peut-être… (rires). Je ne peux pas me comparer à ces artistes, ce sont des entités énormes, ils représentent beaucoup, et je n'ai pas la prétention d'être comparé à eux, même si cela me touche.

Tu es un artiste engagé, l'écriture pour toi, doit nécessairement dénoncer?
Je pense qu'un artiste voit son écriture conditionnée par la réalité qui l'entoure. On vit dans un monde assez dur, c'est la réalité, et c'est cela que l'on ressent dans mes textes.

Dans stars minutes, tu dénonces le principe de ma télé réalité, qu'est ce que tu déplores le plus dans ce système ?

Le drame que vit une bonne partie de ces gens-là. Même le moins talentueux de ces jeunes artistes, c'est quelqu'un qui rêve, et il tue son rêve sans le savoir. C'est cela qui me touche. Quand on propose de fabriquer des artistes, on tue tout le concept d'art. Les artistes se révèlent, et ils se révèlent au travers de leur vie, de leurs expériences, de leur sensibilité. C'est la différence entre écrire un album et fabriquer un CD.

Dans une interview précédente, tu qualifiais la musique de « voyage au centre de toi-même ». Pourquoi un tel besoin d'écriture ?

Je pense qu'on a tous besoin de trouver son équilibre. Il faut se remettre en question pour savoir qui l'on est. Je suis en permanence en train de me découvrir. Je me surprends parfois à être capable de faire certaines choses. Il y a 10 ans, je ne me voyais pas monter sur une scène ! Pour être en phase avec toi-même, il faut que tu fasses ce qui te permet d'être toi-même. Dans mon cas, écrire est une sorte de thérapie.

Tu fais beaucoup de scènes, tu penses que le live et le contact avec le public donnent une autre dimension à la musique ?
Oui complètement. Ça peut paraître démago, mais les concerts sont très fraternels. D'un seul coup, tu vis avec des gens que tu ne connais pas un instant très intime. C'est un moment privilégié. Ce qui me frappe le plus, ce sont les expressions du public. Puisqu'on dit que le regard est le miroir de l'âme, alors c'est fascinant d'avoir 10000 paires d'yeux en face de toi. Ce qui est difficile c'est de ne pas développer l'égocentrisme qui naît souvent de ce type de situation…

Et de ce point de vue-là, tu penses que tu gardes la  tête froide ?
Tant que mon père m'appelle une fois par semaine pour me souvenir de sortir les poubelles, ça me rappelle qui je suis…(rires)

Tu as le don de mettre le doigt sur des sujets qui sont très parlants, c'était le cas dans le rêve ou la vie et l'on retrouve cela dans L'un est l'autre. Parler de sujets qui touchent les gens c'est important pour toi ?
Oui bien sûr, même si au départ ce n'est pas calculé. J'exprime des souffrances et des sensibilités qui sont miennes, mais que partagent parfois d'autres gens. J'essaye d'apporter une vision différente et non pas une solution, car c'est la différence entre un moralisateur et un artiste dit « engagé ». J'ai une vision qui m'est propre, j'ignore quelle dimension elle peut prendre, mais plus elle touche les gens, plus j'en suis heureux évidemment.

Le titre de l'album, L'un est l'autre est synonyme de fraternité; est ce qu'il clôt la boucle des deux premiers albums avec une réponse à toutes tes interrogations : la réponse est dans l'autre ?
C'est exactement ça. On passe son temps à se poser des questions, mais non seulement la réponse est dans l'autre, mais l'amour de soi passe par l'autre. Quand je dis « l'autre », je parle de l'autre moitié qui me complète. Je ne parle pas au sens amoureux du terme. L'autre moitié, ça peut être le monde, ça peut être un frère, un père. J'aime les gens, ils sont pleins de richesses, de diversité. On a tous à apprendre les uns des autres.

Le premier morceau d'un album est toujours important. Quel est le message d'On est comme on naît ? Une référence à ta double identité de chanteur français d'origine algérienne?
Le message, c'est d'apprendre à s'aimer avec ses forces et ses faiblesses. C'est la combinaison des deux qui permet l'équilibre Pendant trop longtemps la différence n'a évoqué que de la peur. Il est important qu'aujourd'hui tout le monde soit conscient que la différence c'est une richesse.

Tu termines l'album par un morceau dans un style rap, qui tranche avec les autres chansons, c'est un clin d'oeil à ton passé, je pense notamment à ton appartenance à 30 rappeurs contre la censure?
Oui, c'est aussi un moyen de fermer la boucle. La musique n'est pas une histoire de tempo ou de mélodie, c'est une ligne droite qui s'étend à l'infini et que chacun arpente selon ses envies. Un artiste peut, s'il le souhaite passer d'un style à un autre. C'est ce que je voulais expliquer en concluant ainsi mon album.

Cette année, la BDE de l'ESTACA s'est démenée pour vous en mettre plein la vue. Au menu: DJ Antoine Clamaran, Patson du Jamel Comedy Club, show laser et CO2, tours de magie, concert de rock et de jazz, et, tenez-vous bien, exposition de moto et de voitures de luxe ! Placez tout ça dans un chalet classé monument historique et vous obtenez une de ces soirées dont vous reparlerez encore longtemps.

Gala ESTACA le vendredi 13 mars 2009.

Tilt, le festival multimédia de Perpignan, revient cette année du 12 au 15 Mars en conjuguant de plus belle musique, danse, théâtre et vidéo…
Cette année, l'image est omniprésente. 

Tilt vous permettra ainsi de jouer au petit reporter vidéo via le Ciné Remix. Le concept ? Reprendre une ou plusieurs séquences d'un film original et le remixer en y intégrant une nouvelle bande-son ou d'autres images, musiques et dialogues. Le Battle ciné remix s'annonce donc très sympa… Pour plus d'infos sur les autres folies du festival (concours de Mash Up et autres spectacles, performances, concerts, concours ou débats) : http://www.tilt-festival.org

L'Opéra de Benjamin Britten produit par la ville de Viroflay !

 

Outre l'originalité et la beauté de l'œuvre du compositeur anglais créée en 1957, c'est surtout l'entreprise d'une ville, celle de Viroflay (78), qu'il faut féliciter et venir encourager massivement ! La ville produit entièrement l'œuvre en faisant appel à la fois à des musiciens et chanteurs professionnels, des amateurs de diverses chorales du département, des élèves du Conservatoire de Versailles et de Viroflay, ainsi que des enfants des écoles. Avec assiduité, passion et détermination, les quelques 300 personnes qui participent à ce beau projet répètent la mise en scène et les chœurs régulièrement depuis plus d'un an. Un spectacle fédérateur, accessible à tous et qui réserve de bonnes surprises ! Direction Musicale Jean-Marie Curti, mise en scène Anne-Marie Gros, scénographie Caroline Lowenbach. Les 20, 21,  26 et 27 mars à 21h (et à 14h30 le 21 mars) Eglise Notre-Dame du Chêne – 28 rue Rieussec, Viroflay Loc 01 39 07 11 89

Est-elle hantée par son jumeau qui n'est jamais
né ?

Casey Beldon est une jeune et brillante étudiante. Mais elle
commence à avoir des visions macabres et des cauchemars terrifiants. Au point
qu'elle se demande si elle ne serait pas hantée par son jumeau non né.

David
Goyer est à l'évidence meilleur scénariste (Batman Begins, Dark Knight, Blade 1 à 3, Dark City) que réalisateur (Invisible, Blade 3). Mais ce Unborn est une
bonne surprise, tant du point de vue du suspense que de l'histoire. Il faut dire
que le film est bien aidé par un casting de qualité.
Le 11 mars

Cet opéra méconnu de Wagner est créé pour la première fois en France.

Un événement donc, à saluer et à honorer…de votre présence ! C'est le 2e opéra de Wagner. Le compositeur s'est inspiré d'un conte de Carlo Gozzi, intitulé La femme Serpent, représenté à Venise en 1762. Une biche transformée en jolie Fée dont un prince tombera amoureux, des épreuves insurmontables, des apparitions, des malédictions…assez d'éléments et de matière pour nourrir le génie musical et la pensée mystique de Wagner. Avec les Musiciens et chanteurs du Louvre-Grenoble. Direction Musicale Marc Minkowski, mise en scène Emilio Sagi. Du 27 mars au 9 avril Théâtre du Châtelet – 1 Place du Châtelet, Paris 1er – Loc  01 40 28 28 40

 » Yes we can't  » :  la dernière création du grand chorégraphe américain.

William Forsythe à Chaillot, c'est l'événement à ne pas rater. D'un modernisme provocateur, celui qui fait converser les corps entre eux de manière innovante et toujours inattendue, nous présente ici sa dernière création au titre plein d'ironie, avec les 20 danseurs de sa Compagnie, la Forsythe Company. Du 26 au 28 mars à 20h30

Théâtre National de Chaillot – 1 Place du Trocadéro, Paris 16e – Loc 01 53 65 30 00

Le clarinettiste virtuose David Krakauer consacre tout un concert à la musique Klezmer à Pleyel.

Le chef de file de la musique Klezmer s'inspire de la mélodie populaire de l'Europe de l'Est et se promène entre le rock, le ryth'n blues, le funk, la musique classique et le jazz. Sur des rythmes mélancoliques ou joyeux, son ensemble Madness! nous offre un magnifique répertoire entre nouvelle vague et tradition. Programmation dans le cadre de la saison Les Grandes Voix-Les Grands Solistes – Dimanche 22 mars à 19h – Salle Pleyel – 252 rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8e

Loc. 01 42 56 13 13

 

Bénéficier d'un enseignement théorique n'ayant rien à envier aux enseignements traditionnels, s'enrichir d'une première expérience sur le marché du travail, obtenir une rémunération et profiter tout de même des avantages étudiants. Voilà ce que propose à l'heure actuelle l'alternance. Ce choix d'orientation de plus en plus prisé par les étudiants offre aujourd'hui de nombreuses possibilités d'avenir par une diversification des secteurs d'activités touchés. Mais, même si l'alternance se présente sous son aspect le plus attractif, il ne faut pas oublier qu'intégrer ce système est synonyme de travail, de motivation et … de peu de vacances ! Cap sur cette formation qui a de beaux jours devant elle !

Combiner un enseignement théorique et une expérience professionnelle.
L'alternance est un système permettant de combiner un enseignement théorique et une expérience professionnelle en vue de préparer un diplôme reconnu tout en étant rémunéré et en bénéficiant des avantages étudiants et salariés. Ce mode de formation permet de mettre en pratique l'enseignement reçu et facilite l'insertion professionnelle. Mettre un pied dans le monde de l'entreprise pour y être formé, encadré et rémunéré tout en apprenant à côté les outils nécessaires à votre future pratique professionnelle, et tout en acquérant le diplôme vous permettant de valoriser votre CV, voilà un véritable tremplin pour l'avenir professionnel. Alternant entre une vie d'étudiant et une vie de salarié, vous jouirez des avantages des deux postes (congés payés, cotisation retraite, sécu de l'entreprise, réductions étudiantes…) et surtout vous serez rémunéré. La rémunération (qui est un pourcentage du SMIC) se fait en fonction de l'âge, de la qualification et de la branche professionnelle. Grâce à ce salaire, vous ouvrez enfin la porte de l'indépendance et de l'autonomie.

 

L'alternance englobe deux types de contrats : le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation.

Le contrat d'apprentissage s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans (des dérogations sont possibles) et est le plus utilisé des contrats en alternance. Très encadrant, il s'agit d'un contrat tripartite signé à la rentrée scolaire pour une durée précise (CDD renouvelable) entre l'entreprise, le jeune et le maître d'apprentissage. Il permet de préparer un diplôme professionnel (CAP, Bac pro, BTS…), un titre d'ingénieur ou un titre à finalité professionnelle enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnelles. Pendant sa durée (de un à trois ans suivant le type de diplôme préparé), le jeune apprenti alternera entre formation rémunérée en entreprise (n'excédant pas 35 heures par semaine) et cours théorique dans un centre de formation des apprentis (CFA), un lycée professionnel ou encore l'université. De plus, un contrôle de la formation obtenue sera exercé par l'Education Nationale et la Région et le jeune sera encadré par son maître d'apprentissage au sein de l'entreprise. Ce « tuteur » en relation étroite avec le CFA suivra l'évolution du jeune et l'aidera à acquérir les outils nécessaires à l'exercice de son futur métier. En ce qui concerne la rémunération, le salaire versé par l'employeur est calculé en fonction du SMIC (de 25 à 75 % du SMIC selon l'âge de l'apprenti). De plus, le jeune bénéficiera d'une scolarité gratuite. Toute entreprise peut conclure un contrat d'apprentissage, à l'exception des sociétés d'intérim. Pour intégrer un CFA, il faut se renseigner sur les calendriers car certains prévoient des tests de sélection.

 

Le contrat de professionnalisation a été créé pour la rentrée 2004. Ce contrat est plus souple que le contrat d'apprentissage. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans mais aussi aux demandeurs d'emploi de plus de 26 ans souhaitant se réinsérer dans le milieu professionnel. Il permet d'accéder à l'emploi et est signé pour une durée précise sous forme de CDD ou de CDI comprenant une période de professionnalisation. Les formations sont adaptées aux besoins des recruteurs car ce dispositif a pour visée essentielle l'emploi. Vous préparerez par conséquent un certificat reconnu par le Répertoire National des Certifications Professionnelles ou encore reconnu par le métier lui-même.
La scolarité sera gratuite pour le jeune qui se formera dans des centres de formation en partenariat avec des branches professionnelles nécessiteuses (l'hôtellerie notamment). Ce contrat peut être conclu à tout moment de l'année par toute entreprise sauf les entreprises publiques. Contrairement au contrat d'apprentissage, aucune disposition légale n'oblige le recruteur à désigner un tuteur. Chaque branche professionnelle décide donc de l'encadrement. Et ce sont ces branches professionnelles qui choisissent les organismes avec lesquels elles souhaitent conclure des contrats (par conséquent, ce dispositif ne souffre d'aucun contrôle). L'alternant sera rémunéré à hauteur d'un pourcentage du SMIC allant de 55% pour les moins de 21 ans à 80% pour les plus âgés. Néanmoins, cela varie d'une branche professionnelle à une autre et selon le type de diplômé préparé. Il est important que votre projet professionnel soit bien défini et que vous soyez conscient de la charge de travail que va nécessiter cette formation. Alternant entre 35 heures maximum de travail par semaine en entreprise, vous passerez presque l'autre moitié de votre temps en cours (selon le diplôme préparé) soit une semaine sur deux ou trois au centre de formation. De plus, vous devrez rendre des devoirs théoriques, travailler vos examens et accepter les horaires fixes de l'entreprise sans oublier que les vacances scolaires ne seront plus votre lot quotidien… Mais bienvenue aux congés payés ! Bien conscient de ce choix, vous ne regretterez pas cette formation et le temps sacrifié puisque plus de 80% des apprentis obtiennent un emploi à la fin de leur contrat.

Les formations et les diplômes
Maintenant, que votre choix est fait, voyons les formations et les diplômes qui s'offrent à vous.
Il faut mettre un terme aux idées arrêtées voulant que l'alternance soit réservée aux jeunes préparant des CAP. Aujourd'hui, l'alternance évolue en fonction de la demande des jeunes mais aussi des entreprises. Tout type de profil est alors visé notamment les formations supérieures. Plus de 500 métiers et plus de 1400 diplômes, de quoi trouver son bonheur : du BEP-CAP au Bac Pro, BTS en passant par les diplômes du supérieur, les licences et masters professionnels ou encore les titres d'ingénieurs. Les secteurs sont aussi variés que le sont le bâtiment, l'automobile, la restauration, l'hôtellerie, la banque, les secteurs du paysage, l'agroalimentaire, l'assurance, l'informatique, les métiers de la beauté. Et presque tous les métiers sont visés. La majorité des diplômes technologiques et professionnels de l'Education Nationale sont accessibles en alternance ainsi que la plupart des titres et diplômes visés par les ministères des sports, santé et agriculture. Néanmoins, certains métiers demeurent fermés à ce dispositif où une formation à temps plein est exigée : médecine, métiers du droit, ou encore classes préparatoires aux grandes écoles.Vous obtiendrez le même diplôme que vos camarades inscrits à plein temps. Cependant, il conviendra de se renseigner sur les types de diplômes préparés par le centre de formation et l'enseignement car il existe en effet beaucoup de structures préparant des diplômes ou qualification en alternance. Pour ce faire, démarrez vos recherches le plus tôt possible et préparez-vous aux tests de sélection de certains établissements et surtout démarchez les entreprises. Les CFA recherchent des profils pouvant convenir aux recruteurs potentiels et ces critères sont très évolutifs : votre personnalité et votre motivation seront étudiées. À la fin de votre contrat, vous aurez accumulé une expérience sur le terrain, étoffé votre carnet d'adresses, été rémunéré et votre insertion professionnelle sera nettement favorisée (85% des anciens apprentis au niveau BEP-CAP ont  un emploi contre 75% pour les jeunes issus de la filière scolaire). Petit bémol cependant concernant les filières supérieures. Mais il s'agit peut-être de laisser les mœurs évoluer.  Ce dispositif est une chance donnée à des jeunes ne pouvant financer leurs études d'accéder à la formation, une chance d'être autonome et de trouver une motivation dans le concret pour ceux qui estiment que l'école est trop abstraite.
Pour en savoir plus : www.alternanceemploi.com (trouvez une formation, trouvez une entreprise) 
www.enalternance.com (guide pratique, témoignages d'apprentis) www.blog-alternance.fr (blog sur l'alternance)

Le Centre Pompidou met une dizaine de ses salles à nu pour la rétrospective Vides, rétrospective d'expositions ne  » montrant rigoureusement rien « , orchestrées par les grands noms de l'art conceptuel. Circulons, il n'y a rien à voir ?

Perché au-dessus des flots mouvants des foules incessantes des Halles, entre quatre cimaises vierges, l'état flottant du vide. Le regard vient cogner avec une violence assourdie sur les murs nus et, affolé, ne sait où s'accrocher. Des spectateurs étourdis et timorés déambulent timidement comme des pingouins gauches qui prendraient tout à coup conscience de l'immensité virginale et infinie de la banquise. Vide alors, l'exposition au Centre Pompidou ? Que nenni ! Chaque vide est différent. Il y a le vide primordial, celui d'Yves Klein, le vide radical du 28 avril 1958, qui tente une réflexion sur le monochrome. Il y a aussi le vide politique et militant de Maria Eichhorn qui, plutôt que d'exposer ses œuvres, consacre son budget à la rénovation de la Kunsthalle de Berne, laissant le musée vide. Il y a les vides qui ne le sont pas, qui sont des leurres, cachant le système d'écoute de Roman Ondak ou qui sont exposition de l'air conditionné.
Non seulement ces salles ne sont pas vides conceptuellement parlant, mais elles sont physiquement traversées et envahies par une pléthore de visages et de regards ahuris, déconcertés ou…vides, de réflexions avisées du type  » Faites gaffe, il y a quelqu'un en train de voler un tableau  » ou même  » Il faut de l'inspiration ! « . Peut-être faut-il, comme l'eut désiré Robert Barry, prendre le temps, hors de toute agitation, de toute image polluante, de réfléchir et d'échanger. C'est sans compter sur nos contemporains que le vide rend de toute évidence nerveux et/ou angoissés et exhorte à rire pour exorciser la peur d'être face à eux-mêmes. Notre génération qui sacrifie sa capacité imaginative et qui confond la présence avec la matière…
Et, rêvassant sur les escalators vertigineux du Centre Pompidou, je vis une jeune femme tenant tant bien que mal un cadre vide. Certainement une prise de vues en rapport avec l'exposition puisqu'elle était suivie d'un photographe. Mais rien que cette apparition…Le proverbe anglais ne nous dit-il pas avec justesse et poésie :  » Beauty lies in the eye of the beholder  » (La beauté est dans les yeux de celui qui regarde) ?

Vides, une rétrospective – Jusqu'au 23 mars 2009
Centre Pompidou (niveau 4) – Place Georges Pompidou, 75004 Paris Tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h
Billet « Musée et expositions », tarif : 10 euros. Tarif réduit : 8 euros (moins de 25 ans, étudiants en art, théâtre, musique et danse.)

De Georges Feydeau

En ces temps de crise, le travail reste le maître mot. Le Crik, Club de réflexion et D'investigation clownesque, bien dans l'air du temps met toute sa clique au travail : sous la coupe d'une sorte de main invisible, les clowns se partagent les tâches, angoissent devant les dossiers, et subissent les humeurs de leurs collègues… Ça parle travail donc, ça décrypte les attitudes de chacun, mais aussi ça demande qu'on en rit…

Du 11 mars au 19 avril
Espace Daniel Sorano – 16 rue Charles Pathé
94 300 Vincennes
Loc : 01 43 74 73 74

De Michèle Albo. Spectacle adapté du récit de Violette Jacquet-Silberstein qui raconte l'histoire d'une jeune immigrée en France à la fin des années 30 et déportée à Auschwitz en 43.

C'est son talent de violoniste qui la sauvera en intégrant l'orchestre du Camp. Le metteur en scène raconte l' histoire de la déportation avec les mots mais aussi la musique, les images et a également recours aux marionnettes qui « montrent ce que ne peut montrer un comédien. »
Au Théâtre de l'Epée de Bois-Cartoucherie – Route du Champ de Manoeuvre, Paris 12e Loc 01 48 08 39 74

« J'ai vécu une enfance heureuse ». Voici les premiers mots de ce drôle d'autoportrait.

 

Drôle de mère, drôles de parents, drôle d'enfance « heureuse » décrite avec sobriété et concision, comme il convient à un rapport. Au rythme fluctuant de la mémoire, l'auteur puise dans ses souvenirs et tente de comprendre qui il est… Avec toujours en tête la même question : que retirer de ses expériences ?

Jusqu'au 21 mars au Théâtre Tristan Bernard – 64 rue du Rocher – Paris 8e Loc : 01 45 22 08 40

Sonia, en instance de divorce, recrute une prostituée: Nancy. 

Le contrat est simple: en échange d'une grosse somme d'argent, Nancy, baptisée alors Nathalie Ribout, doit séduire son ex-mari Jean-Luc, entretenir avec lui une relation d'un mois et tenir Sonia au courant de tous les détails. Mais la manipulation devient complexe lorsque la prostituée prend son rôle à coeur, le mari s'implique dans cette nouvelle relation et la femme se retrouve seule face à sa souffrance. Une pièce de Philippe Blasband. Théâtre Marigny Robert Hossein : Carré Marigny – Paris 8e  Loc 01 53 96 70 20

Rencontre avec D' de Kabal, metteur en scène du métissage.

D'de Kabal, vous vous considérez plus slameur, chanteur, comédien ou metteur en scène ?
Je pense que je suis une des multiples définitions de l'identité créole, à savoir que je suis un peu tout ça. Si on parle en terme de chronologie, je suis d'abord un rappeur, puis un comédien, puis un slameur puis un metteur en scène, si on parle en terme de ce qui m'habite aujourd'hui,  je suis tout ça en même temps. C'est hyper important et intéressant de se déplacer à chaque fois entre deux  rôles.

D'où vient le nom D' de Kabal ?
Kabal, c'est le nom de ma première famille artistique, celui de mon groupe de rap que j'ai co-fondé et qui a officié entre 1993 et 2000. Le D, c'était mon nom dans le groupe. Je m'appelle D, comme le dé à jouer avec les différentes facettes. Quand ce groupe s'est arrêté, pour moi, c'était important qu'il y ait une traçabilité dans mon parcours et « D de Kabal » me relie directement à cette aventure hip hop.

Comment est venue l'idée du spectacle « Femmes de Paroles » ?
Le projet est parti de moi mais c'est un spectacle où je n'ai rien écrit, je fais seulement la mise en scène. Il est écrit par des femmes qui sont d'abord auteurs. On m'a envoyé des textes, moi j'ai fait les choix d'organisation, selon les thèmes, j'ai fait tout ce montage et maintenant on est sur la mise en scène.

Il y a de la musique aussi…
C'est de la musique que l'on fait. Il n'y a pas de nom, on peut appeler cela du rap, je ne sais pas, c'est notre musique ! Il y a même un tango à un moment.


Comment arrivez-vous à marier tango et  hip-hop ?

C'est Franco Mannara, avec qui je bosse beaucoup, qui est une espèce de père Noël…Je lui ai demandé qu'il fasse une musique qui soit la rencontre entre le hip hop et le tango et c'est super !

Le contact avec le sol a l'air très important pour vous…
Oui, vous savez, c'est comme un match  de rugby où vraiment il y a de l'énergie dans le sol. Effectivement, c'est super important d'être ancré et avec ce contact sur le sol, on raconte plein de choses sans qu'un mot ne soit prononcé. Le bruit avec le sol, c'est du langage sans mots, j'aime le son des corps et des bruits de pas sur le sol parce que c'est de la musique sans forcément de notes.

Ces huit femmes, leur point commun c'est la révolte ?

Pas forcément, je pense que par les temps qui courent, mettre sept ou huit femmes sur un plateau, c'est une façon de se poser, de prendre position par rapport à la société telle qu'elle tourne et de leur donner la parole, à partir de textes qu'elles ont écrits. Moi je me suis vite rendu compte que je n'avais pas envie d'écrire pour ces femmes-là, puisque elles savaient le faire. Après, je vois comment je peux organiser ces paroles, je les mets en images avec ma musique.

De quel univers viennent-elles, elles sont slameuses principalement ?

Oui, elles sont sept à venir du slam et il y a une danseuse de tango. Mais elles sont en même temps comédiennes et chanteuses et on leur donne la parole à toutes !

 

Femmes de Paroles : slam, chanson, théâtre, danse / Mise en scène D'de Kabal assisté de Nicolas Fleury, vidéo Aalto, Musique Franco Mannara. Théâtre d'Ivry – Antoine Vitez // 1, rue Simon Dereure – Ivry (94) // Loc 01 46 70 21 55 – Tarif 19 euros, étudiants 12 euros

Lecture-spectacle mise en scène par François Duval. Après avoir créé Six personnages en quête d'auteur de Pirandello (2001), Rhinocéros de Ionesco (2004) et Homme pour homme de Brecht (2007) au théâtre de la Ville, Emmanuel Demarcy-Mota met en scène le dramaturge hongrois Ödön von Horváth.

L'histoire de Casimir et Caroline se déroule pendant une fête foraine. Tous deux s'aiment mais Casimir vient de perdre son travail et Caroline rêve d'une vie qu'il ne pourra probablement pas lui offrir… « On pourrait dire que l'histoire de Casimir et Caroline est ordinaire, mais il s'agit certainement d'un grand amour empêché, comme celui de Dante et Béarice, Rodrigue et Chimène, Roméo et Juliette… » souligne Emmanuel Demarcy-Mota .  
Au Théâtre de la ville  – 2 place du Châtelet – Paris 4e Loc : 01 42 74 22 77

Lecture-spectacle mise en scène par François Duval. Daniel Pennac monte sur scène et nous  conte l'étrange histoire de Bartleby le scribe écrite par Herman Melville : une nouvelle, qui le passionne depuis longtemps.

Bartleby est l'histoire d'un homme qui cesse de jouer le jeu des hommes et qui se retrouve confronté à un avoué de Wall Street qui cherche à tout prix, lui, à comprendre les autres. « Un face à face entre deux solitudes donc : Bartleby, l'homme qui ne veut plus jouer l'homme, et le narrateur, l'homme qui ne peut vivre sans comprendre les hommes. Le duel de nos tentations favorites en somme ».

Daniel Pennac à La Pépinière Théâtre – 7 rue Louis Le Grand – Paris 2e
Loc : 01 42 61 44 16

C'est une pièce courte mais forte que nous propose Nicolas Pomiès (à l'écriture et à la mise en scène). À l'époque de la Libération, l'atelier d'un perruquier : Antoine (Jean-Claude Aumont) s'est peu à peu transformé en salle des tondues.

Les femmes ayant « pactisé » avec l'ennemi y sont rasées et leurs cheveux récupérés pour créer des perruques. C'est le beau-fils Zéphirin (Charles Schneider) qui se charge de «rendre service à sa patrie» et s'arme chaque jour de sa tondeuse… Antoine, lui, est écoeuré par cette activité. Sa petite fille Alsace (Corélie König) attend de lui qu'il lui inculque son savoir ; en attendant, elle entasse les boîtes et les cheveux… Dehors la foule gronde, la peur s'infiltre partout. Le doute s'empare aussi de ce trio incertain. Un trio interprété admirablement par des acteurs touchants qui donnent toute sa profondeur à cette histoire. Jusqu'au 26 avril au Théâtre du Marais – 37 rue de la Volta – Paris 3e Loc : 06 61 77 52 01

Le Pôle Paris Alternance propose des programmes conçus pour répondre aux attentes des entreprises regroupées en 3 instituts : Institut de Commerce et Communication (ICC), Institut de Gestion et Ressources Humaines (IGRH), Institut des Technologies de l'Information (ITI). Rencontre avec son directeur général, Jonathan Azoulay.

Monsieur Azoulay, vous êtes le directeur général du groupe PGSM, au sein duquel vous avez développé le Pôle Paris Alternance. Présentez-nous ce dispositif.
Le Pôle Paris Alternance, affilié au Groupe PGSM, compte 1100 étudiants en alternance de Bac à Bac+5. Notre établissement se compose de 2 cycles : le Cycle Bachelor (Bac à Bac+3), pour lequel PPA figure comme 3e école de commerce à Paris à ce niveau ; et le Cycle Master (Bac+3 à Bac+5) qui permet d'obtenir un titre certifié et reconnu par l'Etat niveau 1 en marketing, communication, commerce extérieur, gestion de patrimoine, RH, audit et expertise comptable, architecture logicielle et système réseaux sécurité. PPA propose aussi 13 MBA spécialisés en alternance (mode, sport, e-business, marketing, finance, RH…), 11 Masters of Science en alternance (systèmes d'informations, innovation, conception multimédia…) et 11 Bachelors professionnels en alternance (commerce électronique, game design, animation numérique, décisionnels, jeux vidéo…). L'objectif de PPA est de former des experts dans le domaine du marketing, de la communication, des RH, de la finance et de l'informatique en facilitant l'insertion professionnelle de nos étudiants par le biais de l'alternance. La cellule conseil et placement de PPA accompagne chaque étudiant dans son projet professionnel afin de lui proposer des offres de stages en alternance (essentiellement en contrat de professionnalisation) en adéquation avec son objectif pédagogique et son profil. Avec plus de 1000 entreprises partenaires, 150 offres de stage par semaine, 3 speed-meetings de l'alternance et un réseau d'anciens PGSM de 25 000 professionnels, les étudiants ont toutes les cartes en main pour trouver une entreprise souhaitant les recruter en alternance.

 

Quels types d'étudiants recrutez-vous ?
Nous recherchons des étudiants de Bac à Bac+5 ayant un projet professionnel clairement défini et une volonté de s'insérer rapidement dans le monde du travail. Au niveau Master ou MBA, nous recherchons des profils souhaitant avoir une double compétence ou souhaitant se spécialiser sur un secteur d'activité précis. Au niveau Bachelor, nous recrutons des étudiants étant motivés pour apprendre et ayant une capacité d'adaptation importante.

 

Quels sont les débouchés à l'issue des différents cursus proposés ?
Les débouchés sont très variables selon la spécialité choisie, mais on constate que la plupart de nos diplômés ayant donc un diplômé certifié niveau 1 par l'Etat occupent un poste de cadre, car les conventions collectives de beaucoup de branches professionnelles l'imposent. En outre, le salaire moyen en marketing / commerce / communication est de 32K€ par an ; en gestion / finance / RH la salaire moyen est de 33K€ par an et en informatique il est de 35K€ par an. Nos diplômés, de par leur expérience acquise lors de l'alternance, sont amenés à rapidement encadrer des équipes. Les postes types sont : chef de produit marketing ; ingénieur commercial ; contrôleur de gestion ; responsable RH ; chef de projet informatique ; consultant ; responsable communication.
 

Voici la série la plus originale du moment. Ned est un pâtissier un peu spécial : S'il touche un mort, il le ressuscite, mais s'il le retouche, il meure définitivement. De plus, si la personne reste ressuscitée pendant plus de 60 secondes, quelqu'un d'autre meurt à sa place…

On reconnaît la patte, tout en poésie décalée, du créateur de Dead Like Me et de B. Sonnenfeld (Men In Black, La Famille Addams) dans cette petite merveille télévisuelle qui doit autant à Tim Burton qu'à Amélie Poulin… Box 3DVD/2 BR-D Warner. VOST/VF 2.0, 16/9. Bonus: Entretiens…

Dan tente par tous les moyens de tenir sa petite famille, depuis la mort de sa femme. Il rencontre Marie et le contact est immédiat : ils se parlent, se plaisent, rient et pleurent… Mais il apprendra aussi qu'elle est la nouvelle petite amie de son frère !

Comédie craquante avec deux acteurs magiques. À découvrir absolument !
Bonus : Commentaire, Making of de la BO, Scènes coupées, Bêtisier.

Grand Prix au Festival de Cannes, ce film choc montre les rouages de la mafia napolitaine qui tente à tout prix de contrôler Naples et la Campanie.

Violence, armes, sang, pouvoir… Attention les yeux ! Bonus : Making of, Interview de l'auteur et des acteurs.

Les «3 jours à 3,50 euros» sont de retour… Pour sa dixième édition, le Printemps du cinéma revient les dimanche 22, lundi 23 et mardi 24 mars dans toute la France.

Avec ce tarif unique pour tous les spectateurs et toutes les séances, vous pourrez déguster toutes les nouveautés ou rattraper votre retard cinématographique. À l'affiche notamment cette année, Les passagers, L'enquête, Harvey Milk… 

Un américain divorcé en fin de carrière débarque à Londres pour le mariage de sa fille. Rapidement mis de côté dans les préparatifs, il se sent plus que jamais seul. Il rencontre alors une Londonienne qui, elle aussi, pourrait bien avoir quelques soucis familiaux…

Malgré un scénario apparemment léger, le film traite avec un regard incisif mais une grande finesse du fossé entre les anciennes et les nouvelles générations. Les deux acteurs principaux, formidables, ont tous deux été nominés aux Golden Globes pour ce film. 

Bienvenue en 1985 dans ces USA parallèles où les Américains ont gagné la guerre du Vietnam, où Nixon entame son 5e mandat, où la 3e guerre mondiale semble inévitable et où les super héros, qui sont une réalité (bien qu'à une exception près, ce soient des athlètes sans aucun superpouvoir), n'ont plus le droit d'agir depuis la loi Keene de 1977. Le Comédien, sorte d'ancien Captain America limite facho, se fait assassiner. Un ancien « collègue » entame une enquête sur son meurtre et se rend compte que ce n'est peut-être que la partie émergée d'un iceberg: un complot visant à éliminer les anciens héros masqués.

Watchmen, d'Alan Moore et Dave Gibbons, est souvent considéré comme le Citizen Kane du comics. Une maxi série de 12 épisodes, sortie entre 1986 et 1987 (à la même époque que The Dark Knight Returns de Franck Miller qui, lui aussi, redéfinit le genre en le rendant adulte et sombre), ouvrant la voie au mouvement sérieux des comics actuels. Réputé inadaptable (cela fait 15 ans que qu'elle est annoncée puis annulée), cette décortication de la psyché des héros costumés sur fond d'enquête policière est la seule BD classée par le très sérieux Time Magazine parmi les 100 romans les plus importants écrits en langue anglaise depuis 1925. Bref, c'est un chef d'œuvre ! Et le réalisateur de 300 s'y est attaqué avec tout l'amour et le respect du vrai fan qu'il est. Alors oui, quelques sacrifices (mais aucune trahison) inévitables ont été faits sur l'autel de l'adaptation ciné, mais on saluera l'intelligence et la force du récit et de ses personnages (un casting à la perfection quasi hypnotique, pour tout fan qui se respecte, qui sublime le récit, choisissant de prendre des acteurs/actrices adaptés aux rôles plutôt que des stars), la profondeur de son analyse… Oui !  La puissance de Watchmen (y compris dans les scènes d'action peu nombreuses, mais magnifiées pas la mise en scène de Snyder) est là ! Et à peine quelques mois après que The Dark Knight ait hérité du titre, ce chef-d'œuvre du 8e art devenu un chef-d'œuvre du 7e, devient le meilleur film adapté d'un comics jamais réalisé. Une œuvre marquante qui mérite un succès phénoménal et même quelques oscars au passage, pour remercier les artisans de ces 2h40 de pur bonheur visuel et intellectuel. Sachez qu'une version longue est d'ores et déjà annoncée en DVD/BR-D de plus de 3h30 (à priori 1/2 heure de film en plus et le récit du Black Freighter intégré au récit). Le récit pirate du Black Freighter, adapté en animation, sera donc distribué aux USA, en même temps que le film, dans un DVD où l'on retrouvera aussi des extraits de Under The Hood. Petit clin d'œil, enfin, c'est le fils du réalisateur qui interprète Rorschach enfant.

Il est des destins dignes de conte de fées. Ayo, née d'une mère gitane dont elle récupère le virus du voyage et de la rencontre, et d'un père originaire du Nigéria qui, émigré en Allemagne, lui transmet son amour de la musique, ne cesse de nous enivrer avec sa voix feutrée mais puissante, de nous attirer comme de pauvres papillons vers sa douce lumière. Révélée en 2006 avec son premier album Joyful, sorti dans 40 pays et vendu à plus de 450 000 exemplaires dans l'Hexagone, la jeune femme revient avec un deuxième opus, plus rythmé mais toujours épuré, intitulé justement Gravity At Last.

Peut-on revenir sur les deux années qui viennent de s'écouler, depuis la sortie de ton premier album ?
Ayo :  Les deux dernières années sont passées tellement vite. J'ai débuté ma carrière en France, mais j'ai rapidement commencé à travailler à l'étranger, afin de tourner et de promouvoir mon album. Je me sens bénie et je suis consciente que peu de personnes ont cette chance de pouvoir faire ce qu'ils aiment.

Maintenant que tu as un pied aux États-Unis…reste t-il une place pour la France ?
En fait, je ne suis pas connue aux États-Unis. Je suis toujours une jeune artiste en devenir là-bas. Mais peu importe ce qui se passera, l'Europe, et en particulier la France, restera l'endroit où j'ai commencé. C'est ici que se trouvent mes bases, mes origines musicales.

Pourquoi avoir posé tes valises aux Bahamas début 2008 ?
Je suis partie aux Bahamas pour enregistrer Gravity At Last. Je pensais que cet album avait besoin d'être enregistré dans un environnement chaud. Je voulais que chacun transpire, au sens propre comme au figuré, durant l'enregistrement, afin que la chaleur se ressente dans la musique.

Tu as enregistré dans les mythiques studios de Compass Point, comme Bob Marley, les Rolling Stones ou les B 52's. Quel souvenir en gardes-tu ?
J'aime Compass Point. Terri et Sherri, les propriétaires, sont les personnes les plus charmantes que j'ai pu rencontrer depuis longtemps. L'équipe, là-bas, nous a fait nous sentir comme une vraie famille. Et bien sûr, cela ne fait pas de mal de savoir que certains des plus grands artistes ont enregistré là aussi.

Tu as voulu travailler en analogique, à l'ancienne, entourée d'instruments vintage…
Le son analogique est un son plus chaud et plus chargé que le son numérique. Cela dit, nous avions l'habitude d'utiliser la technologie numérique plus naturellement, puisque le studio contenait les deux équipements. Finalement, j'ai pu travailler avec le meilleur des deux mondes.

Ton album est encore une fois épuré. C'est ainsi que tu considères la musique ?
Je n'ai pas vraiment de philosophie musicale. Tout ce qui a été créé est venu naturellement, et je n'ai pas pensé de manière conceptuelle. J'écris pendant mes voyages, en fonction de ma vie. Je n'ai rien préparé avant l'enregistrement et la plupart du temps, je n'ai fait qu'une ou deux prises par chanson.

Il paraît que tu as enregistré en cinq jours ?
Beaucoup des chansons de l'album existaient déjà. Comme avec mon premier album, j'ai eu la chance de jouer ces chansons en live, je les ai laissées mûrir avant l'enregistrement. Je pense que c'est ce qui fait que je peux enregistrer si rapidement.

Il y a plusieurs styles musicaux dans cet album. Est-ce une nécessité pour toi ?
Il n'y a pas d'autre but que la musique en elle-même quand on fait un album. Je ne choisis vraiment rien. Les couleurs de mes morceaux sont le résultat de tout  ce que j'aime, mais également de l'endroit où je me trouve, de ma vie. Mon écriture est très personnelle et basée sur mes propres expériences. C'est pour cela qu'il y a plusieurs styles, et non pas un seul et unique.

Maybe est une chanson magnifique aux accents blues…
J'ai eu l'opportunité de pouvoir travailler avec Lucky Peterson qui est l'un des plus grands pianistes que j'ai rencontrés. Cet homme est « le » bluesman par excellence. Il m'a aidée à apporter les bonnes couleurs pour cette chanson. Maybe est aussi intime et universelle que peut l'être n'importe quelle chanson d'amour.

Tu ouvres sur I Am Not Afraid, une chanson aux couleurs et à la chaleur africaine…
Ce morceau est devenu le premier de l'album une fois que tous les autres eurent été achevés. Cela n'a pas vraiment été un choix de mettre I Am Not Afraid en premier, cela s'est plutôt imposé au regard de son énergie, en parfaite concordance avec celle de l'album dans son intégralité. Quant au style de la chanson, j'ai une part de culture africaine, puisque mon père est Nigérien, il était donc naturel qu'elle se retrouve dans ma musique.

L'amour reste ton thème prédominant. Es-tu une grande amoureuse ?
Oui, je suis une amoureuse de musique, une amoureuse de l'amour et une amoureuse de la vie. La chanson Lonely est à première vue une simple chanson d'amour, mais je l'ai écrite pour mon père. Je pense que les paroles parlent d'elles-mêmes et permettent de découvrir comment je suis. La famille et l'amour vont de pair, il me semble.

Ton album s'intitule Gravity At Last. Ce n'est pas un hasard ?

Ma vie s'est écoulée incroyablement vite ces deux dernières années, j'ai été beaucoup occupée et de nombreuses choses se sont passées. Mais au milieu de tout cela, j'ai grandi et je me suis plus concentrée sur ma famille, j'ai également pris en maturité puisque aujourd'hui, je suis plus femme et je suis aussi maman. Cela a mis du temps à venir.

Parle-moi de ton premier single Slow Slow, que tu aurais paradoxalement pu appeler Run Run ?
A.: Je l'ai appelée Slow Slow tout simplement parce qu'il y a beaucoup trop de chansons dans le monde qui s'appellent Run Run. C'est l'un des morceaux les plus rythmés de l'album, même si je pense que le plus rythmé reste I Am Not Afraid. Je souhaitais que le premier single reflète parfaitement l'album qui est beaucoup plus dynamique que le premier.

La dernière chanson de ton album, Thank You, termine en beauté ce deuxième opus. Merci à qui et pourquoi ?
A.: Ne devrions-nous pas être tous reconnaissant envers les gens qui font partie de nos vies, les vies que nous vivons ? Je remercie les gens qui m'ont soutenue toutes ces années et qui m'ont permis d'arriver là où je suis aujourd'hui. La chanson commence par ceux qui ont cru en moi, puis continue par ceux qui ont acheté ma musique, et enfin par ceux qui sont venus à mes concerts. Je leur dois beaucoup. Alors merci encore à vous tous.

Son dernier album, La suite… (nouvelle édition), était sorti en 2006. La Grande Sophie revient en ce début d'année 2009 avec un nouvel opus, Des vagues et des ruisseaux, aux couleurs acoustiques et organiques, qui invitent sans nul doute à l'écoute attentive et à l'évasion. Différente, la Grande Sophie paraît heureuse lorsqu'elle évoque son disque. Celui de la maturité ? Oui et non. « Heureusement qu'avec les années, je ne régresse pas », dit-elle dans un éclat de rire. Une œuvre dans la logique des choses, dont la pureté épate, enivre même…

Pourquoi avoir mis si longtemps à sortir ce nouvel album ?
J'ai beaucoup enchaîné depuis quelque temps entre mes tournées et mes deux précédents disques. Il n'y a pas eu de coupure au milieu. J'avais donc besoin de prendre un peu de temps pour moi. Je n'ai pas vraiment fait les choses dans l'ordre parce que, après la tournée pour mon dernier album, je suis revenue pour une deuxième tournée en solo. C'était important que je le fasse et c'était vraiment le bon moment par rapport à l'album qui allait suivre. Avec cette tournée solo, je suis entrée dans une phase de recherche qui m'a permis de retrouver mon public dans des salles plus intimes, puisque j'avais terminé ma précédente tournée au Zénith. J'ai complètement réarrangé mes morceaux, ce qui m'a donné beaucoup de nouvelles idées. C'est pour cela que je suis rentrée en studio assez sereine.

Tu viens donc de la scène. Préfères-tu les petites ou les grandes salles ?
Avant, je pensais que je préférais les petites salles, jusqu'à ce que je fasse le Zénith. Je me demandais si cela allait me plaire et j'ai été très surprise. Je m'y suis éclatée. On prend des plaisirs différents en fonction du nombre de personnes qui viennent nous voir en concert. Dans chaque lieu, je trouve mes points de repère. Je n'ai pas encore joué seule à Bercy, mais j'aurais envie de le tenter. C'est important pour moi de voir les gens et d'avoir un contact avec mon public, c'est ce qui fait que j'aime les petites salles. Mais les grandes salles, c'est quand même grisant.

Ton nouvel album est beaucoup plus acoustique que les précédents…
Sur cet album, j'ai voulu changer plein de choses. Déjà, je voulais une vraie place pour la voix. C'était important pour moi d'arriver à tenir ce défi car lorsque je rentre en studio, je me dis toujours que je veux quelque chose d'épuré et de sobre, et je n'arrive pas forcément à tenir. Les idées arrivent et l'on empile les pistes. Mais cette fois, j'ai respecté mon idée de départ. J'avais aussi envie d'aller un peu plus dans l'émotion qui est une facette que j'avais peu abordée avant. Je n'avais jamais osé par pudeur. J'avais aussi besoin d'une énergie plus posée. Tous mes albums sont différents, mais celui-ci est peut-être encore plus particulier.

Peux-tu expliquer le titre de ton album, Des vagues et des ruisseaux ?
J'ai mis un certain temps à trouver le titre du disque. Et j'ai eu un déclic. C'est le titre de l'une de mes chansons et je trouvais que cela me représentait parfaitement. J'avais l'impression que les vagues, c'était moi sur scène, et que les ruisseaux, c'était ce que j'arrivais à poser maintenant. C'est un mélange très imagé car cela représente aussi les hauts et les bas de la vie. Je trouvais que cela faisait partie des thèmes que j'aborde assez régulièrement. Dans cet album, les relations des uns et des autres, arriver à mettre des mots sur des impressions, sont quelque chose de récurrent. Le nom représente bien l'album, et au niveau de la couleur, c'est très boisé, voire acoustique et organique. Il y a de la contrebasse que je n'avais jamais utilisée par exemple.

Tu as choisi de travailler avec Edith Fambuena…

Je pensais à elle depuis un certain moment, je l'avais d'ailleurs déjà invitée sur scène. Elle chante, elle compose, et elle a travaillé en tant que réalisatrice avec Étienne Daho, Alain Bashung, Guillaume Cantillon, Pauline Croze… C'est l'une des rares artistes françaises à être aussi complète. Et c'était l'une des seules à pouvoir se mettre réellement à ma place à chaque instant et qui pouvait me comprendre. Elle travaille avec la maïeutique, c'est-à-dire qu'elle est là pour faire accoucher les autres. Beaucoup de choses venaient de moi et elle me tendait des perches pour les améliorer. Du coup, j'ai été très active en studio, aussi bien avec les musiciens qu'avec mes arrangements. Elle m'a vraiment mise en confiance.

Pourquoi avoir choisi de livrer certains morceaux lors de ta tournée acoustique, avant même qu'ils soient sur un album ?

Parce que je suis très impatiente (rires). Dès que je termine un titre, j'ai envie de le jouer et qu'il existe. On essaye de me calmer, mais je suis comme ça, un point c'est tout. J'écris beaucoup, donc j'arrive à faire des choix. Il y en certains qui sont destinés à la scène et qui n'iront pas avec la couleur de l'album. Mais peut-être qu'ils iront avec la couleur d'autres albums. En attendant, je continue de les jouer.

Tu ouvres ton album sur la chanson Pardonner. Pourquoi ?
C'est la dernière que j'ai écrite et je lui laisse la première place. Je trouvais que le violoncelle au début du morceau était une belle ouverture pour l'album.

Tu as écrit une valse. Comment t'est venue l'idée ?
Cette chanson a une histoire par rapport à ma tournée solo. Ce n'était pas une chanson à la base. Elle est arrivée car je voulais présenter mon équipe sur une musique entêtante, quelque chose à trois temps. Je finissais mes concerts comme ça et comme j'aimais bien cette ritournelle un peu nostalgique, j'ai voulu la mettre sur mon album. Il s'est passé plein d'événements, j'ai notamment perdu mon éditeur avec lequel je travaillais depuis dix ans. Il est parti avant d'avoir pu écouter mon album. Tout est parti de là, et je me suis retrouvée à écrire La valse des adieux.

Tu clos l'album sur une reprise de Barbara…
C'est une autre histoire. Je ne pensais pas chanter du Barbara, c'est un tel monument pour moi. J'ai rencontré une journaliste et à la fin de l'interview, elle me dit qu'on lui a proposé de faire une conférence chantée sur Barbara, et qu'elle ne le ferait que si j'acceptais aussi. Elle m'a collé la pression (rires). J'ai réfléchi et je me suis mise à réécouter Barbara. J'ai pris ma guitare et j'ai sélectionné six titres. J'ai travaillé pour me les approprier. J'ai accepté de faire la conférence chantée à la Rochelle. J'ai trouvé que le titre, Dis quand reviendras-tu, collait parfaitement à la couleur de mon album. Je ne me suis donc pas posé de question.

Le vendredi 27 mars dès 22H30, au Max Linder Panorama, aura lieu la dixième édition de cette nuit spéciale réservée aux courts métrages. Cette année, l'événement sera parrainé par le réalisateur Philippe Muyl (Cuisine et dépendances, Le papillon, et plus récemment Magique). Animations, boissons et petit-déjeuner offerts en prime.15 euros sur place et 13 en prévente. Plus d'infos sur http://nfc.bde-esiea.fr

Monnaie de Paris. Le décor est chic, empesé, séant. Jusqu'à ce que les trompettes malicieuses de David LaChapelle résonnent. Alors son humour glacé et son terrible sens de l'à propos envahissent le décorum ambiant d'images cataclysmiques. La bulle Hollywood éclate en orgies sirupeuses, dégoulinantes, éclaboussant les vedettes, entraînant dans sa chute aux abysses tous les symboles de notre société capitaliste à paillettes. Voilà le programme de la plus grande rétrospective jamais organisée en France du photographe cynique David LaChapelle. Etapes.

 » Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite  » (Apocalypse chapitre 1, verset 19). Il semblerait que David LaChapelle, Cassandre glamour, suit cette injonction à la lettre, nous montrant avec force images décadentes l'état et la fin annoncée de notre monde déliquescent. Si cette fin du monde est larvée dans certaines photographies, des signes avant-coureurs trahissent comme cette discrète larme de diamant à l'œil de Naomi Campbell, superbe esclave ferrée au cou et aux poignets, attendant sur cette table virginale, ou ces crânes à peine perceptibles dans certains clichés. C'est clair : on va tous y passer. Les femmes nanties et les enfants pourris d'abord. Dans ce monde en perdition, Jésus a le téton percé et tente de ramener sur le droit chemin ses brebis égarées. Mais les brebis sont dévoyées et Jésus semble échouer. Pour le réconforter, une Marie-Madeleine en minijupe de cuir rouge lui lave sensuellement les pieds. Puis, les eaux antédiluviennes exondent de toutes parts et viennent baigner les cathédrales immenses où d'improbables ouailles se confessent d'urgence et les musées où la culture séculaire, ici un Courbet, là une statue antique, vit ses derniers instants de grâce. Le Déluge ensuite engloutit hommes, femmes, enfants, les noyant dans les mêmes eaux où surnagent les vestiges de nos sociétés impies : l'enseigne de Starbucks rejoint celle de Gucci dans le même tourbillon apocalyptique. Dans cet univers cataclysmique, des bimbos de luxe errent en tenues légères dans les décombres, entre les maisons explosées et les routes défoncées. Les toutes dernières œuvres du photographe ne se départent pas de cette atmosphère licencieuse. Ses photographies sculpturales sont d'autant plus obscènes qu'elles sont en trois dimensions et grandeur nature. L'on contemple alors fasciné une véritable scène de débauche mêlant sans pudeur signes religieux et symboles de dépravation : alors que des cochons dorés copulent complaisamment sur une montagne de pièces, des enfants montrent du doigt des images bibliques. Dans une flamboyance de kitsch pop et racé, David LaChapelle critique et s'amuse. Nous aussi.

Une pièce de Jean-Philippe Daguerre et Charlotte Matzneff.

Cette comédie originale et très enlevée nous présente deux jeunes femmes qui se sont rencontrées sur Internet et se donnant un soir rendez-vous,  chacune croyant que l'autre est un homme… ! normal quand on se présente comme Claude ou comme Sacha, les prénoms prêtent  à confusion. Une occasion de faire s'affronter deux personnalités complètement opposées, d'évoquer la solitude, la recherche du prince charmant, la dépression ou le désespoir avec humour -noir parfois-  et surtout de découvrir d'excellents acteurs impeccablement mis en scène par Jean-Philippe Daguerre. Charlotte Metzneff est drôlissime en ingénue naïve et spontanée, Séverine Delbosse dérange et surprend par son sarcasme troublant et Thierry Batteux déploie ses nombreux talents de chanteur-jongleur-comédien-magicien avec beaucoup de charme.  Une  belle réussite !
Théâtre du Petit Gymnase – 38 bd Bonne Nouvelle, Paris 10e – Loc 01 42 46 79 79

Cristina Hoyos, la grande dame du Flamenco, est enfin de retour à Paris. 

Avec  vingt six danseurs, musiciens et chanteurs, elle nous montre ce qu'il y a de plus flamboyant et de tragique dans cette superbe danse venue de l'Andalousie, en s'inspirant de poèmes de F. Garcia Lorca. Ce sont ses adieux à la scène qu'il ne faut donc pas manquer.

Jusqu'au 22 février aux Folies Bergères – 36 rue  Richer, Paris 9ème – Loc 08  92  68 16 50

Qu'accomplir avec une Ford, un appareil argentique qui a des ratés et un idéalisme coriace et contestataire qui vous colle aux basques ? Réponse : une série de clichés parmi les plus polémiques du 20ème siècle. Le jeu de Paume expose actuellement les photographies controversées du livre devenu mythique de Robert Franck : Les américains.

Ayant obtenu une bourse du Guggenheim, Robert Frank se paie un road trip de deux ans dans les Etats-Unis au milieu des années 50. De ce voyage dans les Amériques oubliées, aux antipodes du faste des paillettes hollywoodiennes, il ramènera des clichés hallucinés, faisant la part belle à une esthétique quasi expressionniste. Le Rêve Américain backstage, c'est une serveuse harassée au regard vidée par tant d'heures de labeur dans un fast-food quelconque, c'est ce cow-boy las et anachronique dans une rue de New York qui allume une énième cigarette, c'est cet homme noir à genoux qui cire des chaussures dans les toilettes publiques. Ces portraits sensibles, souvent flous et en contre-plongée car pris à la dérobée, racontent une histoire de l'Amérique moins glorieuse que ne l'eut voulu la bourgeoisie bien-pensante de l'époque. Scandale.
Moins litigieuse mais tout aussi percutante, une série de photographies de Paris prise au début des années 50 est également exposée.  De la capitale, Robert Frank a su capter la déchirante ambivalence, du cliché romantique du cycliste passant avec superbe devant la plus sombre et la plus incontournable des cathédrales parisiennes, aux photographies des caravanes grises et esseulées sur le bord d'une route en impasse.  
A l'étage, Sophie Ristelhueber arpente les déserts et les villes dévastées du Koweït ou de l'Irak et photographie les profondes traces laissées par les guerres terribles. L'on contemple ainsi les stigmates aléatoires que la mort dessine sur le sable, les panneaux criblés d'impacts de balles, les béances de béton fracassé des routes meurtries, les murs des immeubles devenus poreux. Cette artiste, jouant avec l'échelle de l'image, nous contraint à interroger les plis cicatriciels de la terre et les objets morts qui y gisent : cet objet là, est ce une cartouche ou un obus ?
En regard de ces photographies, deux formats géants, en noir et blanc, exhibent en gros plan les cicatrices de blessés de guerre. La douleur exonde de chaque incursion dans la chair victime.
Rien ne semblait rapprocher Robert Frank et Sophie Ristelhueber : ni l'époque, ni l'esthétique, ni l'approche photographique. Et pourtant, il s'agit bien du même sujet, déplacé, des laissés pour compte de l'histoire…

Robert Frank, un regard étranger et Sophie Ristelhueber – Jusqu'au 22 mars 2009 – Jeu de Paume 1, place de la Concorde, 75008 Paris (métro Concorde) Tarif : 7 euros. Tarif réduit : 4 euros.  Les « mardis jeunes » : entrée gratuite pour les étudiants et les moins de 26 ans le dernier mardi de chaque mois, de 17h à 21h

Prévert est un poète maudit. Maudit par quelques milliers de têtes de linottes écervelées qui ont bredouillé, ânonné, écorché sa prose légère durant d'interminables heures académiques de poésie scolaire et stérile. Il est grand temps de réviser nos classiques et notre jugement et en rang, comme les enfants pas sages que nous sommes devenus, faire la queue devant l'Hôtel de Ville afin de voir la rétrospective qui est consacrée à cet artiste majeur.

Infiniment plus qu'un poète d'école, Jacques Prévert est un artiste complet qui, de ses fameuses œuvres littéraires à ses collages méconnus, participa activement à l'effervescence culturelle parisienne, des années 30 aux années 70. Paris la belle, exposition gratuite à l'Hôtel de Ville revient sur les affinités du poète avec la capitale.  En se baladant nonchalamment dans l'univers de Jacques Prévert, nous retrouvons ses Paroles sublimes aux murs ou sur des bouts de papier, des photographies de sa jeunesse et de Saint-Germain des Prés, des extraits de films mémorables dont il a écrit les scénarios comme Quai des Brumes ou Les Enfants du Paradis. Il y a aussi des clichés du Groupe Octobre, troupe de théâtre engagée jouant dans la rue et les usines et pour laquelle Prévert pondit des pièces contestataires. Plus loin, des portraits photographiques pris par les plus grands, Brassaï, Doisneau, Ronis etc. nous montrent le poète toujours en vadrouille dans les rues parisiennes. Injustement ignorés, les collages de Jacques Prévert regorgent de fantaisie onirique directement inspirée de ses amitiés surréalistes (Breton, Ernst). Farfelues et corrosives, ces images osent montrer deux prêtres qui se câlinent en douce, un Christ crucifié sur les pales du Moulin Rouge, des gargouilles à tête de clown ou encore un poulet aussi géant que déplumé devant l'Arc de Triomphe, images où anticléricalisme et antinationalisme se côtoient allégrement.
On retrouve cet humour offensif et bienvenu dans les pages de son agenda, où il griffonne en guise de  planning  » Battre Janine. Fesser Michèle. Boire un verre. Faire autocritique.  » Mais, fil d'Ariane de ce fatras de génie, cette égérie superbe aux ruelles étroites montmartroises, cette icône glacée aux Champs-Élysées gigantesques, Paris la Belle lui offre le plus beau des écrins pour une faune à observer, à conter, à égratigner…avec tendresse et férocité.

Exposition Jacques Prévert, Paris la belle, Jusqu'au au 28 février 2009 à Hôtel de Ville, Salle St-Jean, 5 rue Lobau 75004 Paris. Entrée gratuite.

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