Rachida Dati : bonne qu’à régler ses comptes en public ?

Après le clash Dati-Goasguen rapporté par le Canard Enchaîné du 20 février et les précédentes confrontations avec des personnalités de son propre clan, comme François Fillon, la députée européenne, maire du VIIe arrondissement de Paris et candidate à la mairie de Paris n’est-elle bonne qu’à exposer ses déboires sur la place publique ?

Malmenée par l’UMP, l’image de Dati érigée en symbole de l’intégration et de la réussite en 2007 est supplantée par l’image de la femme qui succombe à la victimisation, du moins pour certains élus qui veulent vraisemblablement l’évincer. De ses dernières interventions télévisées, on retient davantage ses commentaires sur les tensions au sein de son parti, plutôt que les idées politiques qui formeraient une réelle opposition contre l’actuel gouvernement.

« Elle se fait passer pour une victime. Elle est maire du VIIe, députée européenne. Comme maltraitée, il y a pire », a répliqué Goasguen qui a répondu aux accusations de Dati selon qui des élus veulent la réduire au silence du fait de son ancienne condition sociale qui dérange.

Elle a confié à Bourdin mercredi matin être le bouc émissaire du député Bernard Debré. Il « m’insulte matin, midi et soir », « Lui je pense que c’est une histoire de condition sociale (…) Ca le gêne que je puisse être partie d’une condition sociale et avoir accédé à une autre ».

Ces grands déballages pourraient desservir la candidate à la mairie de Paris. On se souvient que la candidature de Dati pour la mairie du 7e avait été appuyée par les membres de son camp, sans lesquels elle n’aurait peut-être pas été élue. Depuis l’eau a coulé sous les ponts et l’ancienne protégée de Sarkozy risque elle aussi d’être emportée par les flots.

 

Crédit photo : afp.com / Lionel Bonaventure


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