Tristane Banon : Elle prépare une attaque groupée contre DSK

Tristane Banon, la jeune romancière qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol, a affirmé aujourd’hui dans le Parisien avoir des contacts avec d’autres victimes présumées de l’ancien directeur du FMI.

« Oui, j’ai été contactée par ces femmes, mais elles ont peur, confie Tristane Banon. Je ne peux que les comprendre. Elles ont vu ma vie virer au cauchemar et n’ont pas envie du même sort. Certaines ont dû faire un long chemin pour refaire leur vie. Si nous parvenons à une avancée judiciaire, je pense que d’autres parleront. » La plaignante précise ne pas avoir rencontré ces femmes. « C’est à la justice qu’elles auront à parler le moment venu, si la justice permet que ce moment vienne. »

La jeune écrivaine précise avoir seulement échangé par e-mails. Elle leur a néanmoins «évidemment conseillé de porter plainte» tout en restant consciente de la difficulté de la démarche et compréhensive « qu’elles ne le fassent pas, eu égard à la personnalité de Dominique Strauss-Kahn. »

Tristane Banon veut mener son combat jusqu’au bout et prouver sa crédibilité. Elle a d’ailleurs demandé une confrontation avec DSK, ce que le parquet de Paris a refusé. En cas de classement sans suite, un juge d’instruction pourrait cependant organiser une confrontation si T. Banon se constitue partie civile. Ce face-à-face, la jeune femme l’appréhende beaucoup, affirmant qu’elle « ne dormirait sans doute pas la veille » et aurait « terriblement peur ». C’est pour elle l’ultime recours de faire connaître la vérité en « faisant craquer » Dominique Strauss-Kahn car « il ne doit pas être si simple de mentir frontalement à sa victime en la regardant en face. » a-t-elle ajouté.

Dans son combat contre la justice, Tristane Banon se dit « terriblement épuisée » et « rêve toujours du moment où celui que j’accuse sera condamné parce que je n’ai pas menti. » Par ailleurs, Tristane Banon justifie son appel à manifester samedi à 14 heures devant le Palais de justice de Paris. « En France, les violences faites aux femmes ne sont pas prises au sérieux, ça tend à progresser, mais c’est lent. J’espère qu’il y aura du monde pour faire bouger les choses, améliorer les lois. » 


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