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Lex & the City : glauque attitude
Par Alexandre DUBOIS / le 30/07/08 à 10h07
Retrouvez chaque semaine la chronique de notre journaliste Alexandre Dubois, en stage à New York.
Hi everybody. New York ne regorge pas que d'endroits luxueux où se retrouvent les Golden Boys et les belles jeunes filles riches. Il y a aussi des coins glauques pour les étudiants fauchés. J'ai testé pour vous deux lieux étranges, mais non moins amusants.
Tout d'abord, un petit bar mexicain situé en face de l'endroit où je travaille à Manhattan sur la 39e rue, entre la 8e et la 9e avenue. Si la devanture ne donne pas envie d'entrer, c'est pire une fois à l'intérieur. C'est un couloir étriqué qui s'étire devant moi. Au bout, une salle minuscule avec deux banquettes libres. Pour y arriver, il faut passer - ou plutôt frôler - la vingtaine de Mexicains tatoués accoudés au bar. La musique est bruyante, les serveuses ont l'air de sortir de plusieurs opérations de chirurgie esthétique ratées et l'alcool est imbuvable. A côté des banquettes, la porte des toilettes mixtes ne ferme pas à clé et laisse échapper une insupportable odeur d'urine. Mais très vite, entre potes, on s'amuse. Et l'on se met à discuter avec quelques Mexicains qui finalement n'ont rien de méchant. Trois heures passent à la vitesse de l'éclair et la soirée fut bonne, ou au moins pas catastrophique.
Autre quartier, autre mœurs. Cette fois, dans l'East Village, c'est soirée karaoké. Après un petit restaurant thaï agréable, je me rends avec des amis dans un lieu appelé Sing Sing. Tenu par des chinois, ce bar-karaoké est complètement atypique. Minuscule, seule une dizaine de personnes tiennent difficilement sur le bar. Un homme chante un tube de U2 et le massacre. Au fond, un couloir qui s'étend avec des portes clauses. On se croirait dans un film d'épouvante. Pour louer une salle privée d'environ 9m², c'est 10 $ par personne. En se serrant bien, on rentre tous les huit. Assis devant l'écran de télévision fixé au mur, on feuillette les trois classeurs de chansons. On commande bien sûr quelques vodka et c'est parti. Le choix est difficile tant le nombre de tubes est grand. Tout y passe, d'Aqua aux Scorpions, de Britney Spears aux Doors, et même un titre en français : Ҫa plane pour moi de Plastic Bertrand. Un petit tour aux toilettes et l'on peut écouter chanter des hommes se recoiffant devant le miroir. Cinq vodkas chacun et quatre heures plus tard, on ressort lessivés, un grand sourire sur les lèvres. Il est temps de rentrer se coucher. Je prends un taxi et ça me coûte 18 $. Pas si cheap que ça la soirée. See ya'
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