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La réflexion est la meilleure alliée pour une bonne orientation, il ne faut donc pas foncer tête baissée dans la première filière sous prétexte de faire quelque chose à tout prix. »

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Inscriptions de dernière minute : pas de panique !

Par Alexandre DUBOIS / le 03/09/08 à 09h14

 

C'est déjà la rentrée et vous n'êtes pas encore inscrit dans le supérieur, ou pire, vous n'avez pas encore trouvé ce que vous alliez faire cette année ? Pas de panique, des solutions de dernière minute existent pour les retardataires et les indécis. Mais attention, dernière minute ne signifie pas précipitation...

 

La réflexion est la meilleure alliée pour une bonne orientation, il ne faut donc pas foncer tête baissée dans la première filière sous prétexte de faire quelque chose à tout prix. Cela n'amène jamais rien de bon, et si c'est pour abandonner dès le premier semestre, autant ne pas se précipiter. Tout n'est pas perdu puisque de nombreuses formations sont encore susceptibles de vous accepter en septembre : universités, filières sélectives, Cned, écoles privées... À vous de voir !

L'université pour tous ou presque
En théorie, la loi garantit à chaque bachelier un accès à l'université dans la filière de son choix. En pratique, les choses sont bien différentes. Tout dépend des capacités d'accueil de la discipline et de l'université choisies. Dans les disciplines sans problème, comme la philosophie, l'allemand ou les sciences par exemple, il vous suffit de vous présenter au secrétariat de l'université souhaitée et vous serez inscrit. Cependant, tout se complique dans les filières un peu plus bouchées. En psychologie, art, communication ou LEA, toutes les places risquent d'être déjà prises. Mais ne dit-on pas que qui ne tente rien n'a rien ? Si malgré tout, vous vous retrouvez sans université, l'établissement pourra alors vous proposer une autre filière ou vous inviter à remplir une fiche rectorale, à retirer au secrétariat. Vous formulerez trois vœux, avec à chaque fois une discipline et une université, mais il faut vous dépêcher car ces vœux seront étudiés courant septembre par les commissions ad hoc du rectorat. Une fois votre dossier examiné, celles-ci rendront un avis et prendront éventuellement contact avec vous pour vous soumettre une autre proposition de réorientation. À cet effet, il est utile de se renseigner sur les passerelles qui existent entre les différentes formations. Vous pourrez peut-être retrouver la filière de votre choix à la fin de la première année.


Les filières sélectives pour des projets précis

Les filières sélectives - STS (sections de techniciens supérieurs), IUT (instituts universitaires de technologie), écoles préparatoires ou encore BTS (brevet de technicien supérieur) - ont quasiment toutes achevé leur recrutement en juillet. En prépa (sélection sur dossier après le bac), quelques places vacantes peuvent encore être disponibles par le biais de la « procédure complémentaire » qui ouvre les places non pourvues lors du premier tour d'admission. Mais dépêchez-vous car avec le rythme soutenu de ces classes, il devient très difficile de rattraper le retard accumulé après seulement quelques semaines.
En STS comme en IUT, les procédures d'inscription ouvrent dès le début du mois de janvier, voire dès octobre dans les spécialités rares. Mais dans les STS et les IUT publics, il y a les désistements de dernier moment. Une lettre de recommandation d'un de vos professeurs de lycée peut alors fortement jouer en votre faveur. Tous les BTS ne remplissent pas non plus toutes leurs classes avant l'été et, selon les spécialités, il se peut que des places restent encore à pourvoir. Vous aurez plus de chances de préparer un BTS dans un lycée privé hors contrat. C'est à vous de jouer et de contacter tous les établissements qui proposent votre spécialité.


Les solutions pour ceux qui n'ont pas le bac

Même sans le bac, toutes les portes de l'enseignement supérieur ne sont pas fermées. Certes, il est plus difficile de trouver une place quelque part, mais il est quand même possible de passer par les capacités en droit et en gestion. Accessibles aux jeunes âgés de 17 ans et d'une durée de deux ans, ces deux formations permettent d'intégrer par la suite l'université dans ces mêmes domaines. Quelques lycées privés hors contrat acceptent aussi des candidats n'ayant que le niveau bac dans une centaine de spécialités de BTS, que ce soit dans les secteurs agricole, industriel ou tertiaire. Dans certains domaines, comme la vente, les arts, ou encore le sport, le talent et la motivation priment sur les résultats scolaires. Certaines écoles d'arts appliqués, du spectacle ou de l'esthétique se focalisent ainsi plus sur vos travaux personnels que sur vos bulletins de notes. Mais attention, pour toutes ces filières professionnelles, vous devez mûrir votre projet, car vous vous engagez pour un métier précis avec peu, voire pas de réorientation possible. Évidemment, vous pouvez aussi très bien recommencer votre année de terminale.


Les écoles privées pour ceux qui ont les moyens
En dernier recours, les établissements privés sont les plus susceptibles de vous accueillir. Il en existe dans tous les domaines : arts, communication, commerce, tourisme, informatique, immobilier, secrétariat, santé... Tout dépend alors de votre projet professionnel, il faut que celui-ci soit suffisamment clair et défini pour que vous puissiez vous lancer dans ces cursus assez onéreux. Selon les établissements, les frais de scolarité peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros par an. Une plaquette luxueuse ou des droits d'inscription élevés ne sont pas synonymes d'école de qualité. Il faut donc bien faire attention.
Dans ces écoles, les places sont souvent chères et l'on y trouve le meilleur comme le pire. Il est important de bien se renseigner sur l'établissement visé. Heureusement, l'État ne vous laisse pas seul face à la pléthore d'écoles privées qui existent. Il délivre des labels aux établissements dont il reconnaît la qualité. Le grade de master, le plus prestigieux, est accordé de façon automatique à toutes les écoles d'ingénieurs et à de nombreuses autres écoles visées de niveau bac + 5, principalement des écoles de commerce. Intervient ensuite le visa du diplôme, qui suppose un contrôle par le ministère de l'Éducation nationale du programme, de la pédagogie, des professeurs, au moins tous les six ans. L'annuaire des anciens élèves peut aussi vous renseigner sur les débouchés de la formation choisie.

Le Centre national d'enseignement à distance (Cned)

Le Cned est un établissement public du ministère de l'Éducation nationale permettant de suivre par correspondance un cursus de l'enseignement supérieur. De nombreuses formations sont développées, comme des BTS, des licences, des masters, des DESS, des certificats et des Diplômes d'universités. Rattaché au ministère de l'Éducation Nationale, le Cned confère le statut d'étudiant à tous ses inscrits, tous seront donc affiliés à la sécurité sociale. Cette formule s'adresse aux plus motivés et permet de travailler à son rythme depuis son propre domicile. Les cours sont envoyés par le Cned et des exercices auto-correctifs aident à mieux assimiler les leçons et à contrôler ses acquis. Tous les documents pédagogiques sont élaborés par des enseignants, des spécialistes ou des professionnels en activités dans les domaines de formations proposés.

Et la vie active ?
Peut-on travailler directement après le bac ? Oui, mais attention, ceci n'est pas la solution miracle. Il ne faut pas se lancer trop vite dans la vie active. En effet, seules certaines filières et certains types de bacs vous y préparent plus ou moins. Ceux et celles qui sont les mieux préparés sont les bacheliers professionnels qui le plus souvent ont déjà 4 années de formation professionnelle et technologique dans leurs bagages. Les bacheliers technologiques ont, eux aussi, des bases technologiques et professionnelles, même si elles restent souvent insuffisantes pour les faire valoir sur le marché du travail. Souvent, il est nécessaire de passer par une formation plus professionnalisante. Les bacheliers titulaires d'un bac général n'ont quant à eux pas les qualifications professionnelles requises pour se lancer tout de suite dans la vie active.

 

 
 

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