Parcoursup : 65 000 bacheliers sans affectation

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À quelques jours de la rentrée universitaire, plus de 100 000 bacheliers restent indécis quant à leur avenir. Parmi eux, 65 000 n’ont d’ailleurs aucune affectation, malgré une inscription en règle sur Parcoursup. Des chiffres qui inquiètent les élèves, mais qui ne semblent pas alarmer le ministère de l’Éducation Supérieure.

 

Ce mercredi 22 août, 100 000 bacheliers sur les 812 000 inscrits ne savent toujours pas où ils vont aller à la rentrée. La plupart d’entre eux a pourtant bel et bien reçu une proposition de formation via Parcoursup. Problème : elle ne leur convient pas ! Seule solution pour ne pas se retrouver dans une formation non souhaitée ? Ne pas la valider et espérer en recevoir une autre… ce qui bloque tout le système pour d’autres élèves en attente.

 

C’est là l’un des plus gros points noirs de la plateforme : en ne hiérarchisant plus leurs vœux, les bacheliers se sont pour beaucoup retrouvés affectés dans des écoles et universités qu’ils auraient placées tout en bas de leur liste. Évidemment déçus, ils n’ont pas validé la ou les propositions reçues, sans pour autant les refuser catégoriquement. Résultat, plusieurs milliers de places « gelées », dans l’attente qu’un ou une candidate se décide à accepter ou à décliner.

 

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Étudiants cherchent formation

 

Pour que le système se remette en marche, il faudrait en effet que les quelques 100 000 indécis se résignent à accepter ou à refuser les propositions qui leur ont été faites. Autrement dit, qu’ils arrêtent d’attendre désespérément après une meilleure formation… Plus facile à dire qu’à faire, on est bien d’accord ! Le choix, en effet, est cornélien, et les élèves en question ont peur de passer à côté de ce qu’ils veulent vraiment.

 

Contrairement à APB qui proposait la meilleure formation possible en fonction des souhaits des bacheliers, Parcoursup laisse les élèves gérer leur avenir. Ce qui peut sembler simple et idéal sur le papier, ne l’est pas tant que ça en réalité : les futurs étudiants peuvent hésiter jusque fin septembre s’ils le souhaitent, ce qui n’arrange pas les quelques milliers d’élèves sans affection… 65 000 n’ont encore nulle part où aller l’an prochain !

 

Formations en manque d’étudiants

 

Du côté des formations, même constat : certaines filières, qui jusque-là n’avaient aucun problème pour se remplir, risquent de se retrouver avec des sièges vides à la rentrée. La faute aux abandons de bacheliers découragés, ou aux indécis qui auront gardé leur proposition en attente pour finalement ne pas la valider, privant ainsi un ou une autre élève de décrocher la place. Histoire de forcer un peu le destin, certaines classes prépa ainsi que les BTS ont d’ailleurs avancé leur date limite d’inscription à lundi prochain. Voilà qui devrait déjà libérer quelques places, du moins, on l’espère !

 

Interrogée ce mercredi sur France Inter, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, défendait encore une fois le bon fonctionnement de la plateforme : « Affecter quoiqu’il arrive des étudiants, ce n’est pas une bonne solution. Ce n’est pas une bonne façon d’aider les jeunes à réussir leur année universitaire. Si vous voulez que le choix soit mûri, ça prend plus de temps. » Un argument qu’il devient un peu plus difficile de défendre, en sachant que les étudiants n’ont pas qu’une simple inscription de dernière minute à faire. Il leur faut aussi trouver un logement, faire des démarches administratives auprès de la CAF, faire des demandes de bourses… et tout ça ne se fait pas en 2 jours.

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