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Études médicales et paramédicales

Par Alexandre DUBOIS / il y a 7 mois

 

Vous souhaitez devenir médecin, dentiste, sage-femme... alors les études médicales sont faîtes pour vous. Attention cependant de ne pas s'y jeter tête baissée. Il faut peser le pour et le contre car la première année du premier cycle d'études médicales (PCEM1), commune aux étudiants inscrits en médecine, dentaire, sages-femmes et, pour certaines facultés, à d'autres formations paramédicales (kinésithérapeutes, ergothérapeutes...), est très difficile. Un cap obligatoire à passer avant de très longues et fastidieuses années d'études et qui n'est pas forcément évident...

 

 

 

 

Etudes médicales : le cap de la première année

 

Chaque école s'organise à sa manière. Certaines n'autorisent pas l'inscription de bacheliers hors académie, d'autres le font. Certaines demandent aux étudiants qui n'ont pas le bac de passer devant une commission de réorientation, mais ce n'est pas toujours le cas. Mieux vaut alors choisir la faculté la plus proche de chez soi pour pouvoir dédier plus de temps à ses études.


Une première année difficile

Tout d'abord, un bac S est plus que préconisé car le concours qui clôt la première année d'études (PCEM1) s'avère très sélectif. En 2007, le numerus clausus (quota de places fixé chaque année par arrêté ministériel) était de 7 100 places proposées et le taux de réussite national ne dépassait pas 15,9%. Il faut dire que le nombre d'étudiants ne cesse de croître et même si le numerus clausus est aussi en constante augmentation depuis plusieurs années, il ne suffit pas aux facultés pour faire face à une telle affluence. En 2007, il y a eu 3 200 étudiants inscrits en plus en première année de médecine par rapport à 2006, alors que le numerus clausus n'avait augmenté que de 100 places entre les deux années.
Les étudiants de PCEM1 suivent une vingtaine d'heures de cours magistraux et de travaux pratiques par semaine. Et le travail personnel qui s'en suit est deux fois plus fastidieux. L'année est consacrée aux bases scientifiques : des matières médicales (anatomie, physiologie, biologie cellulaire...), des sciences dures (physique, biophysique, statistiques...) et des sciences humaines (histoire de la médecine, éthique, psychologie sociale...). Chaque école a le choix de son enseignement pendant les deux premières années du cursus.
Le concours se déroule en deux temps. Après une première session d'épreuves fin janvier, une seconde session se déroule en mai-juin. Le classement a lieu à l'issue de ce second groupe d'épreuves, en additionnant les notes affectées de leur coefficient. Chaque établissement arrête le contenu de ses épreuves, ses propres coefficients et son mode d'évaluation deS connaissances : questionnaires à choix multiples (QCM), questions rédactionnelles... La sélectivité du nombre d'étudiants autorisés à poursuivre leurs études au-delà de PCEM1 change d'une fac à l'autre. En effet, le numerus clausus est fixé en fonction des exigences locales. Les étudiants du Nord ont ainsi statistiquement plus de chances de réussir leur première année et le taux de réussite varie de 12 % à 21 % en France métropolitaine.

 

Le cap de la sélection
Chaque étudiant exprime des vœux en cours d'année : médecine, dentaire ou sage-femme. Mais l'attribution des places n'a lieu qu'une fois établi le classement définitif au concours. Les candidats les mieux placés décrochent les meilleures places. Du coup, il arrive que des élèves soient orientés en dentaire, alors qu'ils auraient voulu faire médecine, et inversement. Libre à eux de décliner cette orientation, mais ils perdent alors le bénéfice du concours. Et sauf dérogation, un seul redoublement est autorisé.
Les étudiants ayant une moyenne minimale de 10 sur 20, appelés les reçus-collés, mais non admis dans le numerus clausus, jouissent d'équivalences pour des réorientations. La deuxième année de licence de sciences et technologies mention sciences de la vie est la seule équivalence reconnue après un PCEM1 non validé. Et ceux ayant eu plus de 8 sur 20 au concours sont dispensés de la moitié des modules. Enfin, autre alternative de réorientation : les études paramédicales. Les reçus-collés peuvent ainsi entrer directement en deuxième année d'ergothérapie. Et une dizaine d'instituts de formation en masso-kinésithérapie recrutent aussi leurs étudiants après un PCEM1 validé.

 

Témoignage

Albane N. est une jeune étudiante de 19 ans. Après un bac S, option physique-chimie, obtenu avec mention « bien », elle s'est dirigée vers des études de médecine à l'université Paul-Sabatier de Toulouse. « J'ai voulu faire médecine très tard... Avant d'avoir mes résultats du bac, je pensais que c'était trop dur et que je n'y arriverais jamais. J'avais donc exclu cette filière de mes choix pour l'avenir ». Son premier choix s'est alors porté sur l'architecture, mais très vite, la jeune femme s'est rendu compte que la médecine était ce qui l'intéressait le plus et qu'avec ses résultats, la filière était accessible. Une aventure qui lui faisait peur en raison du travail fastidieux qui l'attendait. « J'ai toujours été très attirée par la médecine pour son côté humain et j'ai toujours voulu être utile à la société. La filière m'a terrifiée car il fallait beaucoup travailler et assimiler une quantité énorme de vocabulaire et de connaissances. Mais je me suis fait de bons amis. On se soutient, on révise ensemble... Sans eux, j'aurais sûrement abandonné ». Il faut dire qu'Albane a redoublé sa première année car elle n'a pas été reçue au concours. Comme elle l'explique elle-même, cela est dû au manque de travail et de méthode. « En école de médecine, j'ai appris à travailler différemment du lycée. La bibliothèque devient un passage obligatoire après la journée de cours. Et ce sont les relations sociales qui m'ont aidée et motivée car le travail personnel est tellement intense qu'il faut savoir s'aménager des pauses ». Nombre d'étudiants abandonnent après les résultats de la première session de janvier. La faute au numerus clausus qui impose une forte pression. « Beaucoup ont peur d'avoir travaillé pour rien lorsqu'il reçoivent leur classement, alors ils préfèrent abandonner ». Albane s'est alors rapprochée d'élèves de 2e année pour se rassurer et obtenir un appui moral fort. Sans ces « tuteurs », il est évident que la jeune fille aurait perdu pied. « Avant de se lancer en médecine, il faut avant tout être motivé et ne pas se laisser ensevelir sous la pression car c'est ce qu'il y a de plus rude. Une fois dépassé ça, c'est une filière magique, faîte de passion et de relations humaines solides ». Un travail régulier est important car le concours arrive vite et le temps de révision est court. Il faut alors acquérir des réflexes, des automatismes car il n'y a pas de place pour l'erreur. « Mon rêve est de devenir chirurgien! C'est un métier technique et scientifique, mais c'est aussi un art. Et la relation médecin-patient est très importante. Si l'on a une tête bien faîte, on peut facilement devenir médecin. Mais il ne faut jamais négliger le côté humain du métier ».

Études paramédicales : une rude sélection
La majorité des formations paramédicales réclament deux à quatre années d'études après le bac. Et de nombreuses professions ne sont accessibles qu'après avoir réussi un concours permettant de suivre un cursus spécialisé sanctionné par un diplôme d'État.

Les concours paramédicaux sont très sélectifs du fait du nombre très important de postulants et de leur niveau de préparation. La sélection à l'entrée requiert fréquemment le passage par une prépa voire, pour certains centres de formation en kinésithérapie, par une première année de médecine. Examen du dossier, tests, entretiens : la sélection est rude ! De plus, le nombre de places proposées en 2e année est limité en raison du numerus clausus. Beaucoup de candidats donc, mais peu d'élus...
Une année préparatoire est donc essentielle. Avec des effectifs par classe restreints, des critères d'admission rigoureux, des équipes pédagogiques de haut niveau et un encadrement très intensif (cours, contrôles et révisions), les Centres CPES obtiennent de forts taux de réussite : de 50% à 70% de reçus selon les concours.
Les cours sont complétés par des concours blancs, chaque semaine. Trois fois par an, les candidats sont classés dans l'ensemble du réseau CPES, ce qui donne une idée du niveau atteint et du travail encore nécessaire. Les résultats permettent aussi de choisir les concours les mieux adaptés aux aptitudes de chaque étudiant. Pour les aider, les Centres CPES procurent à leurs candidats le planning national des concours, les annales et les dossiers d'inscription dans les différentes écoles.
Le réseau des Centres CPES prépare à la quasi-totalité des filières accessibles par concours, ainsi qu'à l'ostéopathie et à la prothèse dentaire. Dans la plupart des Académies, les étudiants peuvent ainsi trouver une prépa de haut niveau, et préparer avec les meilleures chances de réussite possible, des concours devenus très difficiles.

 

 
 

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