Aller chez Delaveine, c'est un peu comme aller au restaurant, payer un menu pas trop cher et manger à volonté »
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Delaveine, la marque qui se porte et qui s'exporte
Par Jonathan PRETRO / il y a 7 mois
Incontournable dans le microcosme parisien, la marque Delaveine s'exporte aujourd'hui partout en France, mais aussi dans le monde entier. Fondé en 1962, la "marque des branchés" fait le bonheur des plus "fashion", mais pas seulement. Malgré une concurrence accrue, Delaveine a, très rapidement, su se démarquer et reste plus que jamais fidèle à sa marque de fabrique : prix discounts et clientèle éclectique. Pour preuve, mon témoignage de jeune provincial.
C'est bien connu, un étudiant n'a pas forcément les moyens (financiers)
de se faire plaisir. Ceux qui n'ont pas (ou plus) la chance d'habiter
chez leurs parents vont le diront sans détour : boucler son budget en
fin de mois relève de l'exploit. Après le loyer, la nourriture, les
transports en commun et le téléphone, il reste peu, voire rien du tout,
pour les petits plaisirs. J'en ai récemment fait l'expérience...
Je
n'irais pas jusqu'à dire que l'argent me brûle les mains et que je
ressente à tous prix le besoin de faire chauffer la carte bleue... Mais
jugez plutôt par vous-même : nous sommes vendredi, il est 18h, je viens
de terminer ma semaine de cours et ce soir, je suis censé sortir mes
amis. Du moins, c'est ce qui est prévu. Mais à l'heure actuelle,
plusieurs obstacles me barrent la route. Primo, je n'ai rien à me
mettre, secundo, il me reste peu de temps pour faire les magasins et
trouver des vêtements à ma convenance, et tertio, mon budget est plus
que restreint. Ca s'annonce compliqué... Pour autant, je ne me dégonfle
pas et je prends la direction du centre ville, à la recherche d'un
essaim de boutiques de vêtements pas trop onéreux et de bonne qualité.
Je sais, ce n'est pas gagné. Mais le temps presse, les magasins ne sont
pas ouverts éternellement et une soirée qui m'attend.
Au cours
de mon marathon, je croise la route de plusieurs enseignes, mais rien
ne m'accroche. Pas de panique, il me reste des valeurs sûres comme Zara
ou H&M. Patience, j'y serai bientôt. C'est à ce moment-là que je
crois halluciner. Mes yeux restent scotchés sur une vitrine comme je
n'en ai jamais vu. Le genre de vitrine qui allie vêtements de goût et
tarifs très abordables. Habituellement, nous avons soit l'un, soit
l'autre. Je lève la tête et je vois inscrit sur l'enseigne : Delaveine.
Sans parler de cet impeccable costume blanc (aux alentours des 70 € !)
qui m'a violemment tapé dans l'œil, je reste de marbre à la vue de
pulls à partir de 6,90 € et de tee-shirts à seulement 4,90 €. Mais l'on
ne m'aura pas comme ça, tout comme Saint-Thomas, je veux en avoir le
cœur net : je pénètre dans le lieu saint et je me livre à une petite
expertise. Je scrute, je tâte, j'essaie. Tout y passe : chemises,
sweats, jean's, chaussures et autres ceintures. Premier constat : la
qualité est au rendez-vous. Au-delà du fait que les prix soient très
avantageux, je suis surpris par l'éclectisme des collections : du
classique discret au "fashion" déclaré, tout le monde trouve chaussure
à son pied.
Même si le temps s'égrène immanquablement, je
trouve tout de même quelques minutes pour me renseigner auprès des
responsables du magasin et découvrir un peu plus ce lieu que la
providence semble avoir placé sur ma route. J'apprends entre autres que
la marque Delaveine a été créée en 1962 et qu'à ce jour, onze boutiques
ont fleuri un peu partout en Ile-de-France, dont huit à Paris (Rivoli,
Saint-Michel et Bastille en tête) et trois en région (Créteil, Chelles
et Sevran). Une localisation exclusivement dédiée aux Franciliens ?
Plus maintenant. Grâce au site Internet (www.delaveine.com), il est
possible d'avoir accès à l'intégralité des collections et de commander
en ligne, et ce, que vous soyez en France ou à l'étranger. Depuis plus
de quarante ans, les magasins Delaveine ont connu une évolution
considérable en passant de la petite enseigne de base à la marque que
tout le monde s'arrache. Dans un milieu où la concurrence est féroce et
là où nombreux ont mis la clé sous la porte, Delaveine a su, dès le
départ, tirer son épingle du jeu en s'appuyant sur le leitmotiv suivant
: prix discounts et clientèle éclectique.
En ce qui me concerne,
avec une chemise, un pantalon de soirée, une paire de chaussures, un
tee-shirt et un jean's, mon bonheur est tout trouvé. C'est vrai, je
vous l'accorde, au départ, je devais seulement me vêtir pour la soirée.
Mais que voulez-vous, l'appétit vient en mangeant. Aller chez
Delaveine, c'est un peu comme aller au restaurant, payer un menu pas
trop cher et manger à volonté. En sortant, vous avez fait deux heureux
: vous et votre porte-monnaie. Sur ce, on peut dire que ma soirée
s'annonce sous les meilleurs auspices. En rentrant chez moi, j'ai
communiqué par Internet avec mon cousin qui habite en Australie. Tout
fier que je suis, je lui glisse au beau milieu de la conversation que
je peux dorénavant m'habiller de la tête aux pieds pour une poignée
d'euros, et que mon nouvel idole se nomme Delaveine. Il me répond
aussitôt que cela fait bientôt un an qu'il commande régulièrement via
le site Internet. Il faut toujours qu'il ait une longueur d'avance sur
moi celui-là...



