Festival de Cannes : que faut-il retenir ?

« Nous avons été nombreux à aimer de nombreux films, mais nous n’avions pas assez de prix à distribuer. C’est toujours un problème. Nous avons débattu plus longtemps », a expliqué Jane Campion, présidente du jury de ce 67e Festival de Cannes, à l’issue de la cérémonie de clôture. Retour sur le palmarès 2014, entre bonnes surprises et désillusions.

Classement

Longs métrages
Palme d’or – Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)
Grand prix – Le meraviglie d’Alice Rohrwacher (Italie)
Prix d’interprétation masculine – Timothy Spall dans Mr. Turner (Royaume-Uni)
Prix d’interprétation féminine – Julianne Moore dans Maps to the Stars (États-Unis/Royaume-Uni)
Prix de la mise en scène – Bennett Miller pour Foxcatcher (États-Unis)
Prix du scénario – Andreï Zvianguintsev et Oleg Negin pour Leviathan (Russie)
Prix du jury – Ex-æquo Mommy de Xavier Dolan (Canada) et Adieu au langage de Jean-Luc Godard (Suisse/France)

Courts métrages
Palme d’or du court métrage – Leidi de Simon Mesa Soto (Colombie/Royaume-Uni)
Mentions spéciales – Aïssa de Clément Tréhin-Lalanne (France) et Yes We Love de Hallvar Witzo (Norvège)

Concernant la palme d’or, décernée au Turc Nuri Bigle Ceylan, la présidente du jury Jane Campion est sans appel : « L’intérêt de ce film, c’est son honnêteté brute, sans pitié. Si j’avais les tripes pour être aussi honnête que ce réalisateur, je serais fière de moi. »

Du côté des critiques, cette année manque, selon eux, d’un film choc comme lors de la précédent édition avec La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, mais les découvertes sont nombreuses offrant un souffle nouveau à l’un des festivals les plus importants du monde.