Keith Haring s’expose au Musée d’Art moderne de Paris

A partir du 19 avril, le Musée d’Art moderne (MAM) de la Ville de Paris et le CENTQUATRE ouvrent leurs portes au virtuose du dessin et icône du Pop Art, Keith Haring, dont les œuvres subversives, symboliques, voire mystiques, rayonnent aux quatre coins du Globe. Vous connaissez sûrement ses loups, ses cœurs, ses arbres colossaux et ses petits bonshommes tantôt blancs tantôt multicolores qui, semblables comme des ombres, s’embrassent, se mordent, s’enlacent, se tordent, s’entassent dans des paysages chimériques hantés par la vie, l’amour, la maladie, la mort et l’enfer.

Génie de la ligne, directe et épurée, le pop artiste et activiste Keith Haring s’expose au MAM de Paris qui, avec le CENTQUATRE, lui consacre une rétrospective majeure, rassemblant plus de 250 œuvres, dont une quinzaine de grands formats : « The political line ». Car le dessin du créateur américain, en plus d’être unique, renferme une dimension politique. Ses « subway drawings » réalisés dans le métro, ses fresques murales données aux badauds, ses peintures, ses dessins et ses sculptures illustrent ses obsessions et ses protestations : contre le racisme, l’injustice, la violence, l’Apartheid en Afrique du sud, la menace nucléaire, la destruction de l’environnement, l’homophobie et l’épidémie du sida (qui cause sa mort en 1990). Le MAM de Paris, comme le CENTQUATRE, qui exposera les créations monumentales de Keith Haring, parmi lesquelles Les Dix Commandements (1985), veut d’abord éclairer la dimension politique d’une œuvre qui, reproduite et standardisée, accouchera rapidement de milliers de produits dérivés.

Jusqu’au 18 août 2013 au Musée d’Art moderne de Paris

11 rue du Président Wilson, Paris 6e

Et au CENTQUATRE, 5 rue Curial, Paris, 19e

Tarif : 5 et 5,50 euros

Photo : Monkey, 1982, Collection privée © Keith Haring Foundation