[Témoignage] ZUPdeCO : Élodie, 22 ans, revient sur son volontariat en service civique au sein de l’association

Elodie, 22 ans, a décidé de réaliser un service civique. C’est à la suite d’un redoublement qu’elle souhaite faire une pause dans ses études et se rendre utile. Cette étudiante en première année de Master de psychologie choisit donc de faire un volontariat au sein de l’association ZUPdeCO.

 

Rencontre.

 

Planète Campus : Quelles sont tes missions au sein de cette asso’ ?

 

Elodie : J’effectue mon volontariat, depuis le mois de septembre, dans un collège, avec l’association ZUPdeCO. Ma mission est d’aider les collégiens en difficulté dans les réseaux d’éducation prioritaire. Pour la mener à bien, j’ai en charge de « manager » des binômes d’étudiants bénévoles qui souhaitent également se rendre utiles auprès de ce public.

Mon contrat comprend 26 heures par semaine qui sont réparties sur quatre jours (les lundis, mardis, jeudis et vendredis). Nous sommes présents au sein de l’établissement de 11 heures à 18 heures.

Nous accompagnons les élèves de tous les niveaux de la 6ème à la 3ème. Chaque volontaire et bénévole a en charge un groupe d’environ 4 élèves pour chaque créneau horaire.

 

Planète Campus : Pourquoi avoir décidé de réaliser ton volontariat au sein de cette asso’ ? Comment as-tu choisi ton volontariat ? Est-ce qu’il est en lien avec ton projet professionnel ?

 

Elodie : Oui et non. Réaliser un volontariat en service civique en rapport avec l’éducation était d’emblée une évidence pour moi. Sans pour autant souhaiter travailler dans ce domaine par la suite. C’est tout naturellement que je me suis tournée vers ZUPdeCO parce que j’y étais bénévole auparavant. Cette expérience m’a finalement incitée à préparer le concours de professeur des écoles afin de devenir enseignante en primaire.

Par ailleurs, je cherchais dans mon volontariat cette part d’humanité qui manquait à mes précédents stages en ressources humaines. Et, je l’ai enfin trouvée au sein de ZUPdeCO! Ça m’a fait beaucoup de bien !

 

 

Planète Campus : Comment accompagnes-tu les élèves en difficulté scolaire ? Comment as-tu réussi à trouver ta fibre pédagogique ?

 

Elodie : Au départ, il est vrai que c’était compliqué. Trouver son positionnement a été délicat également. Dans le sens où nous ne sommes ni enseignants, ni «amis » des élèves. Ma technique, c’est de créer une complicité que je garde très professionnelle pour travailler dans la bonne humeur avec les élèves.

 

Planète Campus : Comment vous sont redirigés les élèves qui pourraient avoir besoin de votre accompagnement dans leur scolarité ?

 

Elodie : Tout d’abord, sur leur demande et le fléchage effectué par les enseignants, on accompagne, de nouveau, les élèves qui avaient déjà été inscrits au sein de notre association l’an passé. Pour les nouveaux élèves que nous pouvions, potentiellement, accompagner, nous avions accès à Pronote (plateforme où sont inscrits leurs résultats scolaires) afin de voir leurs notes de l’année d’avant et constater si difficultés il y avait. Par la suite, on sollicitait les enseignants pour avoir leur avis quant à l’existence d’un réel besoin ou non de l’élève de bénéficier de l’accompagnement de ZupdeCo.

 

 

Planète Campus : La fin de ton volontariat approche à grands pas. Qu’en retiens-tu ?

 

Elodie : Ce volontariat m’aura fait gagner en patience et en autonomie. Bien que notre responsable ait été très présente et qu’elle nous ait offert un accompagnement sans failles, elle nous a laissé très autonomes.

Par ailleurs, ce volontariat m’aura permis de découvrir et comprendre ce que sont les réseaux d’éducation prioritaire. D’en comprendre les difficultés auxquelles sont confrontées les populations qui s’y situent. Et bien sûr, j’ai, durant cette année, pu dessiner les contours de mon projet professionnel avec plus de précision.

 

Propos recueillis par Latifa El Houari.

Partagez19
Tweetez
Enregistrer
+1