L’application Stig : vers une démocratie 2.0 ?

On l’a vu ces dernières années, notamment avec les Révoltes arabes, l’impact des réseaux sociaux et du Web, plus généralement, est très important. Et si les applications avaient le même pouvoir ? C’est le pari que Jérémie Paret et Germain Lecourtois, deux jeunes français, ont voulu tenir. Avril 2014, l’aventure commence ! Tout part d’un sentiment d’insatisfaction. Les Français, bien qu’étant dans un Etat démocratique, berceau des Droits de l’Homme, ne sont consultés que ponctuellement : élections municipales, élections législatives, élection présidentielle… Et si notre démocratie représentative devenait participative ? Et si les citoyens français étaient consultés de manière plus régulière ? Quelques mois plus tard, ce qui n’était qu’une idée devient un projet, et Germain Lecourtois, un collègue de Jérémie, décide d’apporter son aide à l’élaboration de l’application Stig. Il deviendra, donc, CTO (responsable du développement) de Stig et co-fondateur.

Mais en fait, comment ça marche « Stig » ?  

Le nom de l’application vient du mot stigmergie, qui désigne « une forme d’intelligence collective auto-organisée où les projets sont menés par les idées plutôt que par une personnalité ou un groupe », explique le site d’informations Mr Mondialisation. Et, c’est justement le but de cette application : « Proposer des idées, améliorer celles des autres citoyens et enfin voter, voilà les trois actions principales que vous pourrez effectuer en vous inscrivant sur Stig » expliquent les deux concepteurs de l’application. 

Une application à perfectionner ?

De multiples fonctions restent à améliorer, notamment la modération des sujets proposés (qui, parfois, peuvent être farfelus) ou encore le danger de votes irréfléchis, sous le coup de l’émotion (ex : vote en faveur de la peine de mort après la médiatisation d’un fait divers). D’autre part, cette démocratie 2.0 pose question. A commencer par l »accès à cette application qui suppose la possession d’un smartphone, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de la population française. Ainsi, une partie des citoyens n’est pas sondée.

L’impact de « Stig » sur nos gouvernants ? 

En créant cette application, Jérémie et Germain n’ont, aucunement, eu la prétention de vouloir bouleverser notre système institutionnel de démocratie représentative, loin de là ! Cette plateforme a, avant tout, pour but de servir de support à nos gouvernants lors de prise de décisions.

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