Bien le bonjour à vous. Ici Yass Ajang, qui vous écrit de Wimbledon en Angleterre. Plus exactement de son lit…à l’heure même où elle devrait être en cours !! Eh oui, la petite Frenchie s’est pris un méchant coup de froid. Ce, deux jours après avoir posé ses valises chez les « rosbeefs »…

Tout avait pourtant si bien commencé. Je débarquai de Paris chez une amie de mon frère – puisque je n’avais toujours pas trouvé de logement sur Londres*… Cette même amie avait une piste de logement pour moi. Nous sommes sortis en ville avec ses amis le premier soir : pour prendre un verre dans un bar branché, puis un autre dans un pub tout aussi branché, avant d’enchaîner avec du « curry ». Qu’est-ce donc que le « curry » ? Curry est la transcription locale pour restaurant indien – et j’avais pourtant spécifié que je voulais essayer la spécialité du coin !?! « Mais c’est typically british », me rétorque Tony, le petit ami de l’amie de mon frère.

Tony est l’individu à l’origine de ce marathon alcoolisé. Une sorte de surhomme qu’aucun alcool à moins de 14 degrés n’arrête. Le mâle britannique dans toute sa splendeur avec la frimousse de Billy Elliott en prime. Monsieur a poursuivi sa tournée au restaurant indien avec une troisième fournée de bière et une bouteille de vin. Inutile de vous dire que la petite Française que je suis avait lâché dès la deuxième tournée – celle dans le pub branché – tandis que notre Tony local enchaînait les pintes non sans flegme. Voyant mon peu d’endurance, on me rassurait : « Tu prendras le coup de main petite »…

Ca, c’était pour le premier soir. Je ne vous parle pas du dimanche après-midi à Luton (ville à une heure de Londres), qui marquait la réunion annuelle entre Tony et ses amis d’enfance. Point de rendez-vous : le pub. Mot d’ordre du jour : boire et discuter jusqu’à la tombée de la nuit. Je ne vous en parle pas parce que je n’y étais pas. J’étais dans mon lit. J’y suis toujours à l’heure où je vous parle. Je ne l’ai d’ailleurs pas quitté depuis 72 heures. Et c’est parti pour durer encore une bonne journée (minimum).

Comment est-ce arrivé ? Moi-même je ne le sais pas vraiment. Je sais juste que cela a été très violent. Je me réveille avec un petit mal de gorge et quelques heures plus tard, je suis une véritable épave humaine. Un petit détour par le site de la NHS (service de santé britannique) me confirme dans mes doutes d’hypocondriaque notoire : j’ai la grippe. Is it THE flu : that is the question. « De la fièvre (38°C et plus) et deux ou plusieurs des symptômes suivants : fatigue inhabituelle, maux de tête, nez qui coule, maux de gorge, perte d’appétit, muscles endoloris, diarrhée ou vomissement », dixit ces messieurs de la NHS. N’ayant pas de fièvre, cela signifie donc que je n’ai « que » la grippe saisonnière. Je dis « que », car j’en morfle tout autant.

J’ai d’ailleurs raté mon premier jour de cours. Le deuxième aussi. Moi qui me faisais une joie de commencer mes études de journalisme à London City, le lever de rideau sera pour plus tard.

A bon entendeur salut…

* j’y fais un master de journalisme international pendant un an