Des cours de Kaamelott à la fac ? Et pourquoi pas !

Kaamelott (droits réservés)

« J’peux pas, j’ai Kaamelott ! » Qui, un jour, aurait cru pouvoir prononcer cette phrase ? Certainement pas les étudiants suisses pourtant concernés par le projet ! C’est en effet à l’Université de Genève qu’on eut lieu les cours d’Histoire les plus improbables… de l’histoire !

 

Analyser des séries à travers le prisme de l’Histoire

 

Alors qu’elle s’apprête à être adaptée au cinéma, Kaamelott a en effet fait l’objet de conférences très sérieuses. Intitulée « The Historians », cette série de cours magistraux a pour vocation d’analyser et décortiquer plusieurs séries télévisées. Au même titre que les Universités d’Harvard ou de Berkley qui proposent d’ors-et-déjà des cours basés sur « Game of Thrones », l’Université de Genève (Unige) a décidé d’offrir à ses étudiants la possibilité de décrypter certaines séries cultes et/ou emblématiques, à la lumière de véritables faits historiques.

 

Organisées en partenariat avec Le Temps, ces conférences n’existeraient pas sans l’intervention d’historiens renommés. Grâce à leurs connaissances et leur regard d’experts, des séries telles que Rome, Game of Thrones ou The Walking Dead ont pu être étudiées par des dizaines d’élèves. D’autres shows ayant une trame de fond historique comme Master of Sex, The Knick, Kaamelott, Penny Dredful ou The Tudor ont quant à eux fait l’objet de vidéos. Un projet rendu possible grâce à la participation de la boîte de production La Souris Verte et la RTS.

 

Kaamelott : nous instruire, sans oublier de nous divertir

 

Voilà le pari que s’est vraisemblablement lancé Alexandre Astier lorsqu’il a commencé à écrire sa série ! C’est en tout cas le constat qu’a fait Sarah Olivier, historienne, lorsqu’elle a analysé Kaamelott. Dans 5 mini vidéos de 3 minutes chacune, elle affirme en effet qu’il « propose une nouvelle version de la légende arthurienne ». Une version qui, à l’image de celle des auteurs médiévaux, « s’inscrit dans une époque qui est celle de l’écriture », tout en parlant « d’un passé devenu mythique ».

 

En d’autres termes, Alexandre Astier, à l’image des trouvères et troubadours de l’époque, ne fait pas que nous transmettre l’Histoire. Il l’arrange, l’embellit, et y ajoute des péripéties… sans pour autant la dénaturer. « En ce sens, [il] suit la même ligne que les auteurs médiévaux et c’est pour ça que Kaamelott est intéressante ! » Une analyse qui nous donne encore plus envie de découvrir le point final de la série, et renvoie forcément à l’Exoconférence, spectacle dans lequel l’auteur et interprète s’est plus récemment illustré.

 

Incarnant un scientifique bien en peine avec son programme de projection et une interface vocale du nom de Swan, il aborde en effet de nombreux sujets scientifiques, philosophiques et poétiques. Entre deux rires, il évoque la diversité des cosmogonies, le paradoxe de Fermi ou le parfum de la Voie lactée. Donnant la parole à de nombreux personnages tels que Ptolémée et Copernic, le comédien livre encore une fois sa propre version de l’histoire tout en ne nous cachant rien de la réalité. Un spectacle à la fois drôle et didactique, pour l’écriture duquel il a notamment rencontré un grand nombre de véritables scientifiques.

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