Baccalauréat : la tricherie à l’examen, en Chine, est passible de 7 ans de prison !

En Chine, les candidats au baccalauréat peuvent écoper de sept ans de prison en cas de tricherie. Une peine issue d’une loi votée à l’automne dernier. 

Afin de contrer le phénomène endémique de tricherie au gaokao, l’équivalent chinois de notre baccalauréat, une loi a été votée à l’automne dernier. Effective dès cette année, un candidat surpris en train de tricher ou accusé de tricherie peut écoper de sept ans d’emprisonnement. Le 7 juin dernier, alors que le gaokao se tenait, les autorités chinoises ont déployé 768 policiers chargés de surveiller l’ensemble des centres d’examens présents sur le territoire.

Le gaokao, un véritable outil permettant une ascension sociale

Une telle sévérité quant à la lourdeur de la sanction en cas de tricherie s’explique par les enjeux que renferme cet examen, bien plus important que ceux de notre baccalauréat.  En effet, en fonction des résultats obtenus au gaokao, les candidats peuvent accéder aux meilleurs ou, au contraire, aux moins bonnes universités. Or, plus que jamais en Chine, le parcours académique impacte sur l’évolution de carrière. Alors que le diplôme obtenu dans une grande université permet d’accéder à des métiers gratifiants et bien rémunérés, être diplômé d’une moins bonne université peut condamner un employé à des postes subalternes.

Un buisness développé autour des tricheries au gaokao

L’importance du gaokao étant, des parents sont prêts à tout pour la réussite de leurs enfants. Des entreprises proposent même, en contre partie d’une rémunération, de transmettre les bonnes réponses aux candidats avant l’examen. Par ailleurs, la corruption des personnalités officielles locales s’est considérablement développée. Le but étant d’accéder, contre un pot-de-vin, aux copies avant qu’elles ne soient corrigées.