Naufrage en Méditerranée : l’UE doit agir !

Face aux naufrages à répétition en Méditerranée, l’Union européenne se devait de réagir, et rapidement.

Un triste bilan pour le début d’année 2015…

Même si le nombre de morts ne s’élevait qu’à 24 le 20 avril au matin, les témoignages des rescapés laissent entendre qu’au moins 700 personnes étaient présentes à bord du chalutier qui avait chaviré au large de la Lybie le 19 avril. Ainsi, un plus lourd bilan est à attendre.

Avant ce drame, déjà 900 migrants avaient perdu la vie en 2015 en tentant de rejoindre l’Italie. Ces chiffres sont en très nette augmentation par rapport à l’année dernière (50 personnes pour la même période). A cette époque, l’opération Mare nostrum organisée par l’Italie était encore active.

Les gardes-côtes italiens ou les navires marchands secourent entre 500 et 1000 personnes chaque jour. Venant de l’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, pour eux, gagner l’Europe est leur seule chance de survie.

A l’UE et aux Etats membres d’agir…

Avec l’abolition des frontières au sein de l‘Espace Schengen, les frontières extérieures de l’Union européenne se sont renforcées. Les frontières des pays en périphérie de l’Union européenne deviennent celles de tous les États membres. Pourtant, il reste encore beaucoup de travail à l’UE et aux États membres pour être efficaces dans le domaine de l’immigration.

Dans le but d’améliorer les performance l’Union européenne en matière d’immigration, la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini a voulu mettre l’immigration à l’ordre du jour de la réunion des ministres des Affaires étrangères le 20 avril à Luxembourg.

Pour Federica Mogherini, l’Union européenne et ses membres doivent agir au plus vite, ils n’ont plus « d’alibi ». Elle a proposé un renforcement de Triton, opération européenne lancée le 1er novembre 2014. Coordonnée par Frontex, cette dernière assure une mission de surveillance des eaux territoriales européennes. Elle dispose d’un budget de 3 millions d’euros par mois, quelques bateaux, quatre avions, un hélicoptère et 65 officiers… Peu mais en accord avec les moyens limités alloués à l’agence Frontex (114 millions d’euros pour 2015). Sa mission première ne consiste pas à sauver les migrants mais bien de surveiller les frontières…

Le commissaire européen Dimitris Avramapoulos doit également présenter une nouvelle stratégie sur l’immigration au milieu du mois de mai 2015…

Quelles mesures l’UE doit-elle entreprendre selon vous ? Comment les États membres devraient-ils collaborer dans le domaine de l’immigration ? Vont-ils se donner les moyens de mener une politique cohérente et efficace ?