5 sites bloqués pour apologie du terrorisme

Parmi les mesures du gouvernement pour lutter contre la menace terroriste, la loi Cazeneuve prévoit un blocage administratif des sites faisant l’apologie du terrorisme ou proposant un contenu pédo-pornographique. Cinq sites sont actuellement concernés : ils diffusaient des textes de l’EI, de la revue Inspire

Islamic-news.info se disait favorable à l’EI et contre la « propagande chiito-occidentale ». Depuis dimanche soir, les internautes ne peuvent plus accéder au site, même depuis l’étranger. Un message s’affiche sur la page :

« Vous avez été redirigé vers ce site officiel car votre ordinateur allait se connecter à une page dont le contenu provoque à des actes de terrorisme ou fait publiquement l’apologie d’acte de terrorisme ».

Le compte twitter lié au site a lui aussi disparu.

Al Hayat Media Center et Mujahadia 89 font également partie de la liste des sites à bloquer.

Comment ça marche ?

L’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) envoie une liste de sites aux contenus suspects aux hébergeurs ou aux éditeurs et en demande la suspension.

Les fournisseurs d’accès à Internet reçoivent la même liste et disposent de 24 heures pour procéder à la redirection des sites vers les pages d’avertissement. Le site peut déposer un recours administratif.

Une loi prévoit cette procédure pour les contenus à caractère pornographique depuis 2011 et pour les incitations au terrorisme depuis novembre 2014. Cependant, aucun décret d’application n’avait été promulgué avant le 4 février 2015.

Cette loi a été beaucoup décriée, autant pour son caractère liberticide que pour son efficacité relative. Les créateurs de sites peuvent utiliser d’autres moyens techniques et contourner l’interdiction du ministère de l’Intérieur.

Faut-il bloquer ces sites ? Est-ce que cette interdiction est vraiment efficace dans la lutte contre le terrorisme ou la pédopornographie ?