PRIMARK : L’ENSEIGNE DE VETEMENTS VICTIME D’UN CANULAR

Le 16 juin dernier, Rebecca Gallagher a retrouvé une étiquette appelant à l’aide à l’intérieur d’une robe achetée dans le magasin anglais Primark. Il était écrit «Forced to work exhausting hours » (J’ai été forcé à travailler de longues heures). Même surprise pour Rebecca Jones qui a découvert une étiquette dans son tshirt où il était écrit « Degrading sweatshop conditions ». (Les conditions des ateliers sont dégradantes).

La chaîne de prêt à porter a lancé une enquête pour connaître la provenance de ces étiquettes. Elle se justifie en parlant de canular. « Notre enquête (…) nous a menés à la conclusion qu’il est plus probable qu’il s’agisse d’un canular réalisé au Royaume-Uni. Ces vêtements ont été assemblés par des employés différents dans des usines différentes sur des continents différents, l’un en Roumanie, l’autre en Inde, à des milliers de kilomètres. Le seul lien qui les unit est qu’ils ont tous les deux été achetés dans le même magasin, à Swansea, en 2013 », explique l’enseigne dans un communiqué publié sur leur site internet.

Primark conclut en assurant le bon traitement des ouvriers qui fabriquent les vêtements. « Primark accorde une importance capitale au bien-être des travailleurs de sa chaîne d’approvisionnement. Primark n’oserait vendre des vêtements à moins d’être sûr qu’ils ont été fabriqués conformément à notre code de conduite. »

L’affaire Primark relance le débat sur les conditions de travail dans les usines de textile. En Mai 2013, une usine de textile s’était effondrée au Bangladesh causant la mort de 1000 personnes.

 


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