Chili : après les séismes, un tsunami ?

Mardi 1er avril un violent tremblement de terre de magnitude 8,2 a eu lieu à 89 kilomètres et à 46 kilomètre de profondeur au large de la ville d’Iquique au Nord du Chili. Selon le centre américain d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC), s’en est suivi des dizaines de répliques de plus faible magnitude, entre 5,5 et 6,2. Les autorités ont décidé de lancer une alerte tsunami au Chili mais aussi au Pérou. L’alerte a été levée dans la matinée.

Cette alerte a été mise en place suite à l’apparition de vagues d’une hauteur moyenne de 2,11 mètres aperçues sur les côtes nord-ouest du Chili. La menace de tsunami a incité les autorités à évacuer la zone concernée. Suite à ce séisme, au moins cinq personnes sont mortes « victimes de crise cardiaque ou écrasées sous les décombres » précise le ministère de l’intérieur chilien. Michelle Bachelet, la présidente de la république du Chili, a déclaré l’état de catastrophe naturelle dans plusieurs régions à risque : l’Arica, Tarapaca et Parinacota. La chef de l’Etat doit se rendre aujourd’hui dans les zones touchées par le tremblement de terre. 

Concernant la zone côtière, lieu le plus à risque en cas de tsunami, l’évacuation a été rapidement ordonnée par les services d’urgence du Chili et du Pérou craignant les répercussions du séisme. Et les autorités ont informé les habitants d’une manière assez peu conventionnelle. En effet, des dizaines de milliers de chiliens ont reçu un SMS des services d’ordre, leur recommandant vivement de quitter la côte.

Des glissements de terrain qui bloquent certaines routes et des voies de chemins de fer compliquent les interventions ont rapporté les autorités chiliennes. Mais malgré ce frein aux opérations qui a entrainé des embouteillages notamment,  l’évacuation des zones à risques s’est déroulé sans problème et a été maintenue durant au moins six heures. Heureusement, les services d’eau potable ainsi que les communications téléphoniques n’ont pas été interrompus mais des coupures d’électricité régulières ont été recensées dans plusieurs régions.

Il faut dire aussi que le Chili est un des pays du monde les plus touchés par les tremblements de terre. En 2010, un séisme de magnitude de 8,8 avait entrainé le décès de plus de 700 personnes et plus de 220 000 habitations ont été détruites. Pire ? Le séisme le plus puissant du monde a été enregistré au Chili. Le violent tremblement de magnitude 9,5 avait tué plus de 5 000 personnes en 1960.