Séisme au Chili : quel bilan ?
Classé dans Actualités, MondePar Anne Boyer le 2 mars 2010 à 15:37 — Lu 283 fois
Dans la nuit de samedi à dimanche, un séisme de magnitude 8,8 suivi de tsunamis a durement frappé le Chili. Le bilan, qui s’élève aujourd’hui à plus de 720 morts, a aussi engendré une situation chaotique dans laquelle des survivants affamés se battent pour manger. L’aide humanitaire commence à arriver.
Le chaos a succédé à la peur et aux terribles secousses, parmi les plus violentes depuis un siècle, qui ont frappé le Chili dans la nuit de samedi à dimanche. De magnitude 8,8, le séisme a ensuite été suivi par des tsunamis qui ont porté le nombre de mort à 350 dans la seule ville côtière de Pelluhe. Après la catastrophe, le calme revient difficilement dans les villes les plus affectées, où des habitants affamés, privés d’eau et de nourriture, s’adonnent aux pillages des magasins pour survivre. Le couvre-feu a été décrété dans plusieurs villes, où une présence militaire renforcée doit assurer la sécurité et prévenir les pillages et autres incidents.
Les images de désolation ont fait le tour du monde : voitures catapultées sur les toits de maisons éventrées, bateaux entraînés au large et débris jonchant le sol des villes côtières de Pelluhe et Constitucion, les plus touchées par le séisme. Des vagues géantes qui ont pénétré sur une centaine de mètres dans les terres ont déferlé sur les maisons, démolissant tout sur leur passage. Au total, c’est plus d’1,5 million de maisons qui ont été détruites partiellement ou totalement. A cela s’ajoute le lourd bilan des routes, ponts et infrastructures touchées par le puissant tremblement de terre.
La catastrophe a créé des pénuries d’eau, de nourriture et de carburants et affecté des infrastructures importantes de l’économie du pays, premier producteur de cuivre mondial. C’est toute l’industrie chilienne qui s’en trouve affaiblie. De plus, une série de fortes répliques a de nouveau secoué le pays et la capitale dans la nuit de dimanche, alors que les secouristes s’activaient encore pour tenter de dégager des survivants des décombres. Des centaines d’habitants, tétanisés par de possibles nouvelles secousses, se sont installés dehors, sous des tentes ou des abris de fortune.
L’aide internationale commençait à être acheminée vers les lieux les plus touchés ce matin. La présidente chilienne Michelle Bachelet avait annoncé lundi qu’une aide alimentaire et médicale était déjà dispensée sur place. Le Brésil a immédiatement affrété un avion d’aide pour son voisin meurtri.
Mais le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd si certaines villes du Chili n’avaient été équipées en bâtiments et infrastructures antisismiques. En effet, le Chili est situé dans une zone où l’activité sismique est l’une des plus fortes au monde. Beaucoup de bâtiments ont ainsi pu résister. Cependant, la facture de la reconstruction et de l’aide aux sinistrés s’élève d’ores et déjà à plus de 15 milliards de dollars.
Articles en relation
Inscris-toi à la newsletter

Actualités
Tendances
Culture
Bons plans
Mes études
Ma carrière
Petites annonces 


apparament j’ai pas de commentaire à faire sur ce sujet parce qu’etant dans la desolation totale mais je demande avec le progres technologique est ce qu’il n’est pas possible de prevenir ces genres de catastrophes sinon mettre en place des barrages pour contrer les tsunami
ce qu’il faut savoir c’est que dans le cas d’un seisme et donc, parfois, d’un tsunami, les experts ne sont souvent prévenus que quelques minutes a l’avance de l’arrivée du séisme, il est donc impossible en très peu de temps de construire des barrages de plus de cinq metres sur des kilometres de côtes…