Ukraine: un trou de mémoire ?

Après 12 heures de longues et intenses discussions, le parlement ukrainien a finalement voté sa loi d’amnistie, à une seule condition: que les manifestants quittent les bâtiments occupés. Une décision pas très bien accueillie par les protestataires. Cette loi avait été exigée lors des négociations entre le président Ianoukovitch et l’opposition.

C’est après 12 heures de discussions que le parlement s’est enfin prononcé mercredi soir. Une loi sur l’amnistie, visant à l’abandon des poursuites contre les protestataires qui ont commis des heurts envers les forces de l’ordre a été votée. Mais la condition est lourde: ils doivent quitter les bâtiments occupés. Ces bâtiments sont primordiaux pour les manifestants, car ils jouent un rôle prépondérant pour eux. Servant de QG, d’infirmerie, de lieu de discussion, ou tout simplement de refuge. Dans la capitale, ils occupent de grands lieux tels que la mairie, la Maison des syndicats et la Maison de l’Ukraine. Mais la condition énoncée ne convient évidemment pas aux membres de l’opposition. Au vote de la loi, ils ont même crié « HONTE » dans l’Hémicycle. N’étant pas d’accord avec celle-ci, ils affirment vouloir continuer leur combat.