Groupes d’extrême droite: ils seront enfin dissous

Après la mort de Clément Méric, la dissolution des groupuscules d’extrême droite est à l’étude. Troisième Voie et les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR) sont directement visés.

Jean-Marc Ayrault a demandé samedi au ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, d’engager « immédiatement » une procédure de dissolution des JNR après la tragique mort de Clément Méric, jeune militant d’extrême gauche de 19 ans.

Ce mardi 11 juin, le premier ministre a réitéré devant l’Assemblée nationale vouloir lancer une procédure de dissolution de Troisième Voie et des autres groupes de cette mouvance.

« Le gouvernement est déterminé à agir (…) je fais toute confiance à la justice pour que les auteurs soient condamnés sévèrement », a ajouté Jean-Marc Ayrault, interrogé par la députée PS Patricia Adam.
Les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires est en fait une sorte de service d’ordre, de 20 à 30 personnes du groupe d’extrême droite Troisième Voie, dirigé par le skinhead Serge Ayoub.

« La même phase contradictoire sera également engagée pour le groupe Troisième Voie et pour tous les groupes, associations et groupements d’extrême droite contraires aux valeurs et aux lois de la République », a annoncé le Premier ministre dans l’hémicycle.
« C’est à l’issue de cette procédure contradictoire, si elle s’avère à conduire à la dissolution, que le président de la République prendra un décret en Conseil des ministres ».

Clément Méric, militant d’extrême gauche, avait été frappé à mort par un groupe de skinhead, dont une femme, à Paris la semaine dernière. Cette annonce avait provoqué une émotion nationale et une colère contre ces groupes de skinhead, prônant la violence.

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