Classes Prépa : elles ne seront plus gratuites !

L’Assemblée a adopté cette semaine plusieurs amendements dans le cadre du nouveau projet de loi sur l’Enseignement supérieur et la Recherche. Parmi ces modifications, une mesure consiste à instaurer des frais d’inscription dans les classes préparatoires publiques. 

La gratuité des classes prépa, de l’histoire ancienne ? C’est en tout cas ce que prône l’amendement voté par l’Assemblée nationale ce mercredi. Ces filières de l’Enseignement supérieur, qui ont toujours bénéficié du même statut de gratuité que le secondaire, devraient donc devenir payantes.

Le député PS Vincent Feltesse, le rapporteur du texte de loi, parle d’ « une mesure symbolique » qu’il justifie notamment par l’« origine sociale » des étudiants des classes prépas. D’après le parlementaire, la moitié d’entre eux « ont des parents cadres supérieurs ou exerçant des professions intellectuelles.» Il a également ajouté que l’argent récupéré grâce à ce dispositif servirait à un fonds spécialement dédié aux boursiers. Enfin, pour ces bénéficiaires de bourse d’Etat, la loi devrait aussi prévoir un système d’exonération de frais d’inscription en classe préparatoire comme il en existe à l’université.

Mais cette mesure fait débat. Même si l’inscription en classe préparatoire est bel et bien gratuite, les dépenses liées à l’achat de livres, de manuels sont bien plus importantes qu’à l’université. De plus, les frais liés aux concours d’entrée aux grandes écoles, que les étudiants passent à l’issue des deux ans de prépa, représentent également un budget considérable. Comptez 450 euros par exemple pour passer tous les concours des écoles de commerce dite Ecricome, et cela sans oublier le prix des écoles en lui-même qui atteint entre 20 000 et 40 000 euros pour 3 ans, selon les établissements.

Outre cette mesure controversée sur les classes prépa, un autre amendement, adopté cette nuit, vise à s’assurer que tous les bons élèves de terminale aient accès à une filière sélective. L’objectif de cet amendement est d’accroître le nombre de jeunes de milieu modeste dans ces formations.

photo : AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI

 

 

 

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