Droit de vote des étrangers : vers un référendum ?

Le droit de vote des étrangers aux élections locales n’a pas fini de faire débat. Ce matin, l’UMP a annoncé, par la voix de son secrétaire général, Jean-François Copé, qu’elle allait lancer une pétition générale contre cette promesse de campagne de François Hollande.

Alors qu’une partie de la gauche à récemment fait part son impatience à voir la mesure adoptée, Jean-Marc Ayrault a assuré ce matin sur RTL qu’un projet de loi serai prêt pour 2013. Dans le même temps, Jean-François Copé, qui estime que ce droit de vote « constitue vraiment une perspective extrêmement inquiétante pour la cohésion nationale« ,  a annoncé que l’UMP allait lancer « une pétition nationale afin d’en appeler les Françaises et les Français à faire connaître directement (…) leur opposition à l’introduction » de cette mesure. Il a en outre réitéré sa volonté de voir organiser un référendum sur la question. La mesure impliquerait, en effet, une modification de la Constitution; ce qui exige un vote du Congrès ou un référendum.

Interrogé sur cette possibilité, Jean-Marc Ayrault a répondu «Rien n’est à exclure». Il devrait néanmoins privilégier la voie du Congrès : le résultat d’un référendum serait trop aléatoire; et les risques de fractures, dans la population, autour de ce sujet brûlant sont réels. Néanmoins, cette solution nécessite une majorité au 3/5ème, ce qui semble loin d’être acquis : « il y a un travail de conviction à faire » , « pour arriver aux 3/5e, il faudra aller voir les centristes, certains députés de l’UMP », a affirmé le Premier ministre.