Beaubourg : Le musée enlève les tableaux volés par les nazis
Classé dans Actualités, InsolitePar Rédaction le 12 décembre 2011 à 13:25 — Lu 90 fois
Les trois tableaux du peintre Fédor Löwenstein (1901-1947) exposé jusqu’à maintenant au musée Beaubourg ont été radiés de l’inventaire des collections permanentes le 16 novembre par un arrêté administratif. Les raisons ? « Les Peupliers », « Arbres » et « Composition » ont été volés par l’ERR (Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg) pendant la période nazie. Les tableaux doivent être rendus aux potentiels héritiers du peintre.
Pendant l’Occupation, les nazis dépouillaient les marchands et collectionneurs juifs et aux francs-maçons de leur collection. Ainsi, des milliers de chef-d’oeuvres ont été saisis avec le soutien de la Gestapo et du Commissariat aux questions juives. Hitler, Goering et les dignitaires nazis se sont constitués de véritables collections de tableaux, et n’hésitaient pas à alimenter le marché noir du marché de l’art.
Les oeuvres d’art transitaient ensuite par le musée du Jeu de paume. Rose Valland, attachée de conservation au Jeu de paume, observatrice et chroniqueuse clandestine des opérations conduites par les nazis, avait précieusement noté les oeuvres qui transitaient. C’est grâce à ses notes que le responsable des archives des musées nationaux, Alain Prévet, et le conservateur en chef du patrimoine, Thierry Bajou, ont pu établir que les trois tableaux de Löwenstein exposés au musée Beaubourg ne sont pas issus d’une donation mais d’une spoliation.
Cette procédure de récupération des biens provenant des actes de spoliation des nazis est prévue par le code du patrimoine, mais rarement mise en oeuvre. Après une enquête, les tableaux sont inscrits dans l’inventaire des MNR (Musée nationaux récupération).
Source : Rue89
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Contrairement à ce qui est affirmé, ces tableaux de Fédor Löwenstein étaient en réserve et n’étaient pas accrochés. Et c’est faux d edire que celà arrive rarement, au contraire celà c’est plusieurs fois par an que des musées français rendent les oeuvres spoliées par les nazis, si les preuves de propriété à l’époque sont apportées. Le musée de Toulouse a rendu un Guardi, le musee d’art moderne de Strasbourg un klimt, le Louvre de nombreuses oeuvres, dont des tableaux de Tiepolo, Strozzi,primitis allemands … La meilleure solution reste quand le musée peut racheter aux héritiers l’oeuvre réclammée (là aussi nombreux exemples; Braque à Beaubourg, tableaux hollandais au Louvre, Canaletto à Strasbourg, très nombreux cas de musées Allemands aussi)