TVA à 5,5%, le jackpot pour les jeunes
Classé dans Actualités, SociétéPar pauline le 30 juin 2009 à 19:13 — Lu 0 fois
Une petite révolution se prépare dans nos assiettes. Dès le
1er juillet, la TVA dans la restauration s'effondre à 5,5%, envoyant
à la poubelle le traditionnel taux de 19,6%. Mais, les professionnels devront
payer le prix fort pour ce joli cadeau estival : baisse des prix, hausse des
salaires et création d'emplois. De quoi ravir les plus jeunes.
Une petite révolution devrait à coup sûr ravir les papilles
des gourmets et surtout leur portefeuille. Dès le 1er juillet,
l'addition dans les restaurants devrait en effet être beaucoup plus digeste
pour les clients. Jacques Chirac en avait fait l'un de ses chevaux de bataille,
mais c'est son successeur Nicolas Sarkozy qui l'a mise en œuvre : dès
mercredi, la TVA à 5,5% arrive dans les restos et les cafés de France, volant
la vedette au traditionnel taux de 19,6%. Une chose est sûre : les
professionnels seront les premiers bénéficiaires de cette mesure, qui devrait accroître
inévitablement leur chiffre d'affaires. Mais ce joli cadeau estival, désiré
depuis de nombreuses années par ce secteur d'activité, n'est pas sans
contrepartie. L'Etat a en effet exigé que les professionnels s'engagent sur
trois points répertoriés dans un « contrat d'avenir » signé le 28 mars 2009 : une baisse des prix, l'amélioration de la situation
des salariés et la modernisation des établissements. Et là, les grands gagnants
devraient être les consommateurs et les salariés, au premier rang desquels les
jeunes.
« La TVA baisse, les prix aussi »
La facture s'annonce donc un peu moins salée pour les
amoureux du petit noir et de la bonne bouffe. Dans les cafés, grâce à cette
réduction du taux de TVA, les prix de trois produits dont le café, le thé et
une boisson fraîche diminueront ainsi de 11,8% et seront donc encore plus
abordables pour les bourses des plus jeunes consommateurs. Côté resto, les
gérants d'établissement devront afficher sur leur carte les sept produits
subissant la baisse de 11,8% : l'ancien prix devra soit être barré,
soit agrémenté d'un astérisque afin d'indiquer que ce produit bénéficie de la
baisse intégrale de la TVA, et le nouveau prix devra également apparaître. En
revanche, Christine Pujol présidente de l'UMIH (Union des métiers et des
industries de l'hôtellerie) a précisé à l'Associated Press que « les
prix des produits alcoolisés ne baissent pas, y compris pour les cocktails, la
TVA restant à 19,6% », et cela au nom de la lutte contre l'alcoolisme. Reste que ces boissons constituent souvent la principale consommation des plus
jeunes. Pour éviter de se faire arnaquer, mieux vaudra privilégier les restaurants
arborant à leur entrée, l'autocollant « La TVA baisse, les prix
aussi », signe que ces établissements se sont engagés à respecter les
termes du « contrat d'avenir ».
Les établissements de la restauration rapide, plébiscités
par les jeunes et les étudiants, appliqueront désormais un taux de seulement 5%
sur leurs menus de référence, contre 5,5% actuellement. De quoi soulager la
cagnotte de ces consommateurs. Là aussi, les établissements appliquant ces baisses
devront le signaler sur leurs cartes.
De nouveaux emplois à la clé
D'autres promesses de la part des professionnels de la
restauration ont été actées concernant l'emploi. Ces derniers se sont en effet
engagés à améliorer les conditions de travail de leurs employés, notamment en valorisant
leur salaire. Christine Pujol a ainsi précisé que les négociations relatives
aux augmentations salariales se poursuivent toujours. En outre, les
restaurateurs ont également promis de créer 40 000 emplois en deux ans,
dont 20 000 emplois pérennes et 20 000 pour les jeunes en alternance. Tout
bénef pour ces derniers qui ont généralement recours à de tels jobs durant les
vacances pour financer leur étude.
Au bon vouloir des restaurateurs
Seule ombre au tableau, mais de taille : toutes ces
mesures ne sont en rien obligatoires pour les professionnels du secteur,
même si un « comité de suivi » va être constitué pour rendre
compte tous les six mois de leur mise en œuvre. Reste donc à savoir, si tous
les restaurateurs libres de leurs décisions, répercuteront sur leurs clients la
baisse de la TVA et créeront de nouveaux emplois. Durant les vacances
scolaires, les jeunes constituent la majeure partie de la clientèle des cafés
et restos, ainsi que les principaux pourvoyeurs de main d'œuvre pour ce secteur
d'activité. Il serait donc dommage qu'ils n'aient pas droit, eux aussi, à leur
part du gâteau.
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