L’Express : Christophe Barbier adresse une lettre à DSK

Le directeur de la rédaction de l’Express, Christophe Barbier, a réagi au propos de DSK dimanche soir qualifiant le magazine de « tabloïd ».

Il a  donc publié une lettre sur l’Express.fr à l’intention de l’ancien patron du FMI, en réponse à l’accusation d' »acharnement » à son égard depuis son arrestation le 22 mai dernier. Christophe Barbier l’accuse notamment d’avoir proféré trois mensonges lors de son interview sur TF1.

L’Express n’est pas un tabloïd. L’Express effectue un travail d’investigation, et en comparaison aux vrais tabloïds outre-Atlantique, le magazine ne s’est éloigné de la quête des faits et d’une ligne éditoriale intraitable quant au respect dû aux femmes. Contrairement à la presse anglo-saxonne, DSK n’a pas subi de la part de l’Express les attaques injurieuses et les Unes graveleuses de la vraie presse de caniveau.

L’Express ne s’acharne pas. Mais cherche à établir la vérité. En octobre 2008, le magazine consacrait sa Une à l’affaire Piroska Nagy. Peut-être est-ce cela que vous ne pardonnez pas à L’Express?, s’interroge Christophe Barbier. Il ajoute ensuite que « avoir raison avant tout le monde ne s’appelle pas de l’acharnement, mais de la lucidité. » et que si Dominique Strauss-Kahn avait tenu compte jadis des analyses faites, il ne se retrouverait pas en pleine tempête médiatique à l’heure qu’il est.

L’Express et le rapport médical. Le rapport médical publié par l’Express avait été rédigé par « un praticien spécialisé dans les agressions sexuelles, document standard et officiel établi par les hôpitaux compétents à chaque fois que se présente un cas similaire ». Et même si le procureur n’a pas estimé qu’il était suffisant pour établir des preuves, selon Christophe Barbier, cela « ne le dénature en rien. » Il ajoute ensuite, s’adressant toujours à DSK, que « le doute vous profite, et c’est normal. »  faisant écho aux versions contradictoires de la plaignante Nafissatou Diallo qui lui en a fait perdre sa crédibilité pendant la procédure pénale.

Le rédacteur en chef de l’Express conclut par « le vrai sujet d’interrogation n’est pas l’attitude de la presse, c’est la vôtre. » Notamment son attitude dimanche soir face à Claire Chazal, où l’on a pu voir un homme arrogant qui visiblement n’a pas conscience de la gravité de son cas.


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