Deux femmes, politiques et politisées, au parcours amoureux perturbé par les frasques de leur mari, mais aux tactiques de communication bien contrôlées.

Dans l’affaire Monica Lewinsky, Hillary Clinton n’hésite pas à prendre parti pour son mari, Bill Clinton. Son soutien lui apporte une aide considérable qui a sans doute dissuadé le Sénat américain d’engager une procédure de destitution. C’est donc par la sur communication qu’elle offre un garant à son mari.

Anne Sinclair quant à elle, d’une solidarité sans faille et d’un silence radieux, offre son soutien en toute sobriété. Rien ne transparait hormis son attachement à Dominique Strauss-Kahn.

Deux femmes que les propos de l’avocate Gisèle Halimi ont réuni : « Nous avons eu droit à l’éternelle et ridicule séquence de l’épouse outragée mais fidèle-soutien-de-l’accusé (…), une épouse pour laquelle la femme victime présumée n’existe pas, n’existe plus ». L’avocate poursuit en comparant Anne Sinclair « aux Hillary Clinton et autres célèbres cocues ».

Cocues mais dignes.

 

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