Sakineh : sa libération était une mise en scène

Les espoirs de la communauté internationale  sur la libération de Sakineh Mohammadi Ashtiani ont été relancés hier. Le Comité international contre la lapidation avait annoncé la libération de la femme iranienne reconnue coupable d’adultère et de complicité du meurtre de son mari. Le démenti de l’Iran a été publié cette nuit.

Jeudi, le Comité international contre la lapidation annonçait avoir reçu des « nouvelles de la libération » de Sakineh. Des images montrant la femme à son domicile avec son fils ont ensuite été diffusées, « certifiant » de sa libération le jour-même. Sauf que…

Sauf que ces images ont été filmées dimanche dernier pour une reconstitution du meurtre de son mari. Et en aucun cas après une quelconque libération définitive. C’est ce qu’indique un communiqué de presse de la chaîne d’Etat iranienne PressTV. Publié dans la nuit de jeudi à vendredi, il dénonce une « vaste campagne de publicité des médias occidentaux ». Tandis que Téhéran qualifie l’annonce de l’ONG comme « une propagande occidentale cherchant à saper l’autorité du régime iranien. »

PressTV diffusera ce soir une émission qui fera « toute la lumière sur le meurtre avec de multiple interviews ». Le fils de Sakineh et son avocat devraient s’exprimer, selon la chaîne.

L’Iran a-t-il fait exprès de laisser le doute planer sur la libération de l’iranienne de 43 ans ? Est-ce vraiment une mauvaise interprétation de l’Occident ? Difficile à dire. Comme le rappelle justement l’ONG, des « informations contradictoires ont circulé dans les agences de presse iranienne » depuis le début.

Les différents épisodes qui se sont succédé (annonce puis suspension de l’exécution, démenti de la suspension…) ont marqué la communauté internationale, s’indignant de « méthodes médiévales » de l’Iran.


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