Service National Universel : tout ce qu’il faut savoir

SNU

En février dernier, Emmanuel Macron annonçait vouloir le retour du service national obligatoire. Quelques mois plus tard, c’est presque officiel : la phase pilote du Service National Universel – ou SNU, débutera en juin 2019.

 

Le retour du service militaire ?

 

Anciennement connu sous le nom de service militaire, le service national a pour but premier d’enseigner les principales responsabilités militaires aux citoyens, au cas où ceux-ci seraient amenés à défendre leur pays. Obligatoire jusqu’en 1977, il était obligatoire pour les jeunes entre 18 et 22 ans. Le 13 février 2018, le président de la république réaffirmait son souhait de voir revenir ce fameux service militaire obligatoire, tant pour les filles que pour les garçons.

 

Un service national n’ayant pas forcément un lien direct avec l’armée, et pouvant se dérouler dans le cadre d’un service civique, pour une durée de 3 à 6 mois. « Je souhaite un service obligatoire, ouvert aux femmes et aux hommes », pouvant avoir « une ouverture sur la chose militaire mais dont la forme pourra être civique », annonçait alors le chef de l’État. Pour être plus clairs, il ne s’agit donc pas du service militaire tel que nos parents – et surtout nos pères, ont connu. L’objectif ici est plutôt de renforcer la cohésion sociale et républicaine.

 

Le SNU dans les grandes lignes

 

Dans les faits, le Service National Universel s’adressera autant aux jeunes filles qu’aux jeunes garçons, âgé(e)s de 16 ans. Chaque année, près de 800 000 jeunes seront donc appelés pour un mois de SNU obligatoire.

 

Pendant les 15 premiers jours, les appelé(e)s passeront par une phase d’intégration visant à favoriser le mélange social. Logé(e)s dans des hébergements collectifs tels que des internats, des centres de formations ou encore des bâtiments à usage militaire, ils et elles apprendront à vivre ensemble.

 

Le reste du temps, les jeunes seront amené(e)s à former de petits groupes au sein d’une association. Le but ? S’engager de manière plus personnalisée. Une seconde phase qui aura principalement lieu hors des périodes scolaires.

 

Une fois ces deux phases terminées, les appelé(e)s auront le choix de prolonger l’expérience pour une durée pouvant aller jusqu’à 12 mois. Une partie non obligatoire mais que, selon jean-Michel Blanquer, permettrait aux jeunes de « s’engager davantage dans les domaines aussi variés que la défense, l’environnement, l’aide à la personne, le tutorat ou la culture ».

 

Le SNU encore en test

 

Bien qu’il n’y ait encore aucune date officielle pour le lancement de ce nouveau service national, une phase de test sera mise en place dès le mois de juin 2019. Les modalités techniques du Service National Universel étant encore en train d’être examinées, cette première phase d’expérimentation devrait permettre de régler les derniers détails. Notez que tou(te)s les participant(e)s de cette session seront appelé(e)s sur la base du volontariat.

 

Des volontaires qui devront toutefois être représentatifs de la jeunesse française et regrouper un maximum de milieux sociaux. Une phase pilote qui s’effectuera sous la surveillance du secrétaire d’État, Gabriel Attal. « Mon objectif, c’était que les premiers jeunes fassent le Service National Universel dès juin 2019. Cette cohorte sera donc constituée de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers de jeunes. »