Service civique à l’Afev : Latifa, 24 ans, nous parle de son volontariat en résidence au sein d’un lycée professionnel

Service civique à l’Afev : Latifa, 24 ans, nous parle de son volontariat en résidence au sein d’un lycée professionnel2

latifa el-houariPublié le 22 mars 2017 - Lu 4 413 fois

Depuis septembre , je suis volontaire en service civique à l’Afev, une association visant à lutter contre les inégalités sociales sous le prisme scolaire et de l’ouverture culturelle. J’interviens, à raison de deux jours par semaine, au sein d’un lycée situé dans les Hauts-de-Seine, afin d’accompagner les élèves et impulser des projets avec eux. J’ai choisi de faire un service civique l’année suivant la fin de mes études. 

 

Une expérience enrichissante sur les plans humain et professionnel 

 

Le choix de ma mission visant à améliorer le climat scolaire et lutter contre l’échec scolaire tient à la fois de mon expérience personnelle, mais aussi, de ma vocation professionnelle. 

Ayant été scolarisée dans un collège situé en zone d’éducation prioritaire (actuellement réseau d’éducation prioritaire (REP)), j’ai eu la chance d’avoir été accompagnée par ma grande soeur dans le choix de mes voeux pour le lycée, et dans le cheminement du gain de confiance en moi. Mais, nous n’avons pas tous la chance de bénéficier de cette bienveillance. C’est de là qu’est née mon envie de devenir enseignante en Histoire-Géographie en REP, afin de faire profiter de mon expérience. C’est tout naturellement qu’il m’a semblé primordial de réaliser un service civique en lien avec mon projet professionnel après l’obtention de mon Master 2 en Science politique, et pendant la préparation de mon CAPES.

 

L’identité, les discriminations, le manque de confiance en soi, des thématiques abordées dans ma mission

Avec le terrain et mon expertise acquise durant cette année, je pense que les problématiques relatives au complexe identitaire, aux discriminations raciales et/ou sociales, et au manque de confiance en soi sont étroitement liées à l’échec scolaire. Au lycée professionnel dans lequel je suis volontaire en résidence, lorsque je parle avec les élèves de leur recherche de stage ou de leur projet pro, ils se montrent fatalistes et pessimistes. Ils se sentent, pour la majorité, discriminés du fait de leur adresse, ou de leurs origines. Beaucoup d’élèves s’autocensurent, également, dans leurs choix d’études supérieures, en pensant que l’université n’est pas faite pour eux. Or, il y existe de nombreuses passerelles les privilégiant davantage par rapport aux élèves issus des voies générales, du fait de leur professionnalisation depuis la Seconde. 

Notre objectif avec ma binôme est de lutter contre cette autocensure, ce manque de confiance en soi et ce fatalisme. C’est pourquoi, nous avons, avec un assistant d’éducation, monté le projet « Citoyenneté », ayant pour but d’aborder diverses thématiques que sont l’identité, l’engagement, la démocratie, la laïcité, les discriminations, ou encore, le racisme. 

Et pour plus d’informations sur l’Afev, clique ici, et pour le volontariat en résidence, rendez-vous sur http://afev.org/nos-actions/volontaires-en-residence/presentation-generale/

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